« Sur cette terre déchue, seule la survie prime » - Le Passeur.
 
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Till we meet again - Feat Opaline

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   Mer 16 Mai - 23:37


La journée avait été immensément longue, éprouvante. L'état de mes pattes bandées de crèmes et de pansements en disait long. Couché dans une sorte de panier blanc où les blessés sont censés se reposer, je repensais à la journée qui allait désormais marquer ma vie, plongeant dans de tumultueux souvenirs.
Gwei, notre dispute, ces mots horribles qui étaient sortis de ma bouche, véritables couteaux que je lançais vers le coeur sincère de mon meilleur ami. Je ne voulais plus vivre, pas à ce moment. L'ours. Monstre énorme déboulant sur moi. Je restais immobile, attendant la mort. Car à quoi bon vivre sans Elle ? Puis Gwei, me sauvant la vie, encore une fois. Ce ne sera pas la dernière non plus. Mon pouvoir, la perte du contrôle, la douleur. La mort du prédateur. Ma culpabilité, ma honte. Le pardon de Gwei. Une larme.
J'étais retourné en ville en boitant comme jamais, chaque pas me procurant une douleur violente, châtiment pour mes crimes envers mon ami. J'avais répondu une partie de la vérité aux questions indiscrètes : J'avais perdu le contrôle de mon pouvoir en me battant contre un korth. Certains s'étaient marrés, d'autres étaient restés indifférents. Quelques curieux avaient regardé mes pattes. J'étais trop exténué pour les envoyer balader. Alors, silencieux, j'avais marché jusqu'au laboratoire. On m'avait rapidement soigné. Cela faisait partie des choses que je regretterai une fois parti d'ici : La sécurité médicale. Terra avait beau m'avoir déjà soigné avec une plante, je n'y croyais pas encore vraiment. Enfin, peu importait.
Je m'étais endormi rapidement, laissant retomber toute la pression de cette journée épuisante. Lorsque j'avais rouvert les yeux, mes bandages avaient été changés et la luminosité m'indiquait que le soleil comptait bientôt se coucher. J'appris plus tard que j'avais dormi deux jours, mon sommeil mêlant fatigue physique et médicaments visant à me faire récupérer plus vite.  Agacé de m'être tout de même fait sucrer deux jours de ma pitoyable existence, j'avais observé quelques chats aller et venir dans les couloirs, prenant un médicament, repartant.

Voilà où j'en étais à cet instant. Ce manège avait duré une ou deux heures, assez pour que l'astre lumineux ait presque fini de disparaitre derrière les immeubles. J'observais quelques instants, par la fenêtre de l'infirmerie, les rayons perdre en clarté. Tout paraissait si calme. J'avais presque envie de croire, naïvement, que ce n'était pas qu'un voile cachant les gémissements des prisonniers. Le silence était pourtant pesant, uniquement brisé par les crépitements réguliers du néon qui éclairait la pièce.
L'équipe de nuit n'allait pas tarder. Humains et chats se relayaient, coopéraient, afin de garantir les soins de leurs armes. Comment c'était mignon. Quant à moi, bien que j'aurai voulu rejoindre ma chambre afin d'y avoir toute la tranquillité dont je rêvais, j'étais dans l'obligation de rester encore quelques jours entre ces murs glauques. Un chat aux pouvoirs curateurs était venu me faire grâce de la majorité de la douleur et avait accéléré ma guérison. Quelques semaines s'étaient muées en quelques jours, je ne pouvais pas vraiment m'en plaindre.
Seul parmi les immenses armoires blanches, je laissai mon esprit divaguer. Il va sans dire qu'une certaine chatte vint rapidement occuper mon esprit. Je ne m'étais pas remis de sa disparition. Je ne m'en remettrai jamais. Elle sera pour toujours une partie de moi, une ombre, un espoir d'un futur parfait. Mais ils me l'avaient pris. Je ne l'avais pas immédiatement rejoint chez les Caprae par peur de mourir, et les Hommes m'avaient pris ma seule raison de vivre. La vie pouvait se montrer très ironique parfois. Elle m'avait brisé, laissé en morceaux. Et Gwei avait dû les recoller, me sauvant une nouvelle fois. Mais les fissures resteraient à jamais. Sans elle, je ne pourrai jamais être complet.
Maintenant, mon seul but, s'il en est, était de libérer les cobayes avec l'aide de Gwei. Cela l'avait toujours été. Mais désormais, je n'avais plus aucune raison de rejoindre sa guilde une fois le travail accompli. Mon coeur ne battait que pour Opaline. Elle. Uniquement elle. Sans l'espoir de la revoir un jour, je n'étais qu'une carcasse que mon meilleur ami devait sans cesse secouer. Il avait réussi, bien évidement. Mais ensuite ? Je ne me sentais plus totalement en vie. Je n'avais plus aucun espoir. Ah, Gwei me hurlerait dessus s'il pouvait entendre ces pensées... Il était bien le seul qui me permettait de ne pas sombrer maintenant...

Je soupirai. Avais-je un jour été optimiste et totalement heureux de vivre ? Je passais mon temps à me méfier, à m'inquiéter, à être trop prudent. Seul le désir ardent de vivre chez les Caprae avec Opaline avait réveillé en moi une flamme d’insouciance. Une folle envie de rêver. Jamais je n'avais autant espéré, imaginé un futur idyllique. Et tout n'était plus que cendres et poussière. Tsss, m'était-il donc impossible de penser à autre chose que la désillusion et la peur ? Je serrai les dents, agacé contre moi-même, contre les Hommes, contre la vie qui avait osé me faire croire que le bonheur existait.
Je me levai lentement. La douleur, bien que largement diminuée, était encore présente. Mais je pouvais marcher sans réelle souffrance, loués soient les pouvoirs de guérison. Il fallait que je me dégourdisse les pattes, autrement j'allais devenir fou dans cette pièce immaculée. Quelques allez-retours dans le couloir ne devraient pas mettre en péril mon rétablissement et j'avais besoin de respirer autre chose que ce fumet infecte de médicaments.
Alors que j'allais franchir la porte me faisant quitter la pièce, je manquais de bousculer quelqu'un, trop concentré sur la recherche de comment poser mes pattes avec le moins de douleur. J'allais râler, feuler à cet énergumène de regarder où il mettait les pattes -alors que j'étais clairement le fautif mais que voulez vous- quand mon être entier se figea devant le félin que j'observais maintenant, les yeux écarquillés.
Un corps élancé, fin, propre à évoquer celui de la chatte parfaite. Un pelage blanc soyeux dont on devine la douceur d'un simple regard. La douce chaleur des flammes dansant sur des oreilles vives. Un visage délicat, d'une beauté sans pareille, gravé dans mon esprit depuis la première rencontre. Puis vint le regard. Un regard orangé, profond, unique. Une merveille, une raison de vivre, chatoyant devant mes yeux ébahis.
Je ne pu dire qu'un nom. Trop choqué pour faire quoi que ce soit. Trop déboussolé pour me rendre compte que cet instant était bien réel. Etais-je en train de rêver ? Un seul nom. Celui qui ne quittait pas mon esprit. Celui qui m'avait permis de croire, d'aimer, d'espérer, d'être. Ce nom qui avait fait vibrer mon coeur durant des mois.

- O-Opaline ?

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   Jeu 17 Mai - 20:00


Opaline
Felinae

Kaïgaan
Soldat

Till we meet again

La nuit commençait à tomber tandis que je rentrai à la caserne, une patte effleurant à peine le sol. Un filet de sang s’écoulait de mes coussinets et des petites gouttes perlaient au bout de mes poils avant de s’écraser sur le sol blanc des couloirs. Ce soir là, j’avais eu l’intention de sortir. Mais pas n’importe où. Je voulais retourner à l’Orée. Mais pas pour n’importe quelle raison non plus. Je souhaitais retrouver l’arbre dans lequel Kaï et moi avions passé la nuit. Je me souviens encore de l’orage, de la meute de chiens sans poils… ça avait été une aventure inoubliable, malgré la peur de me faire croquer les fesses ou foudroyé par un éclair. Mais la chose qui avait le plus marqué mon esprit, c’était la façon d’être du matou gris et bleu. Ses petites moqueries gentilles, son courage face aux chiens ou encore son fidèle et adorable sourire taquin. A cette pensée, mon cœur bondit dans ma poitrine et me fit sourire bêtement. Depuis mon retour sur mes terres natales, j’avais en tête de retourner là-bas dans l’espoir de revivre de telles aventures à ses côtés. Je me souviens également de la dernière fois que nous nous sommes vus. J’étais dans cette cage, entourée de chats fiers de m’avoir capturé et rapporté aux humains comme de bons petits toutous. Kaï était là, lui aussi. Mais il n’était pas fier, lui. Il était effrayé de me voir partir loin. Ses paroles aussi, notre dernière échange avant le départ. Elles m’avaient bouleversé, chamboulé mon cœur. Je secouai la tête et tournai le regard vers mes coussinets amochés. Malheureusement, une petite pierre bien tranchante avait refusé de me laisser rêvasser dans un coin de l’orée, sous un ciel agréable et étoilé. Déçue, je soupirai un long moment avant de me diriger finalement vers le laboratoire. Un passage rapide auprès des guérisseurs humains ou félin évitera sans doute une infection, ce qui serait encore plus désagréable qu’une simple plaie. Ensuite je partirais sûrement dans ma chambre et m’installerais sur le matelas poussiéreux qui me sert de lit pour une nuit froide, sans personne pour mêler son pelage au mien. Je soupirai une nouvelle fois. J’espérais que les scientifiques allaient faire vite, j’étais pressée d’aller dormir pour oublier ses tristes pensées.

Les couloirs du laboratoire étaient sombres. Seules quelques lumières au plafond et mes oreilles de feu éclairaient les murs blancs. J’avançai doucement, laissant au passage quelques petites gouttes écarlates. Le laboratoire était tout près. Je réfléchissais un instant avant de changer de couloirs. Le passage à droite, puis à gauche… J’avais tenté de mémoriser au mieux ce labyrinthe de couloirs immaculé qu’était le bâtiment des soldats, mais ce n’était pas toujours très simple pour se repérer. C’est juste une question d’habitude, j’imagine. Aller, plus que quelques mètres et… d’un mouvement rapide, j’esquivai au dernier moment l’épaule d’un félin trop occupé à fixer ses pattounes bandées pour regarder où il allait. Je m’attendais à prendre une vilaine remarque en pleine face ou un grognement sourd. Pourtant, le soldat ne broncha pas une seule seconde. Intriguée, je relevai le menton pour faire face au matou avant de reculer subitement d’un pas. Un frisson parcouru mon dos jusqu’au bout de mes queues quand mon regard parcouru le pelage du félin. Cette fourrure grise, rayée d’azur et d’argent… Elle ne pouvait appartenir qu’à une seule personne. Mon cœur commençait à s’affoler et à battre à toute allure. Je relevai alors brusquement la tête et plongeai mon regard brûlant dans celui bleu électrique du matou. Oui, c’était bien lui, sans aucun doute.

- O-Opaline ?

Amusée de le voir aussi surpris, j’émis un léger rire puis affichai un sourire ravi. Je savais que j’allais le retrouver ici, parmi les soldats. C’était évident, nous faisons parti de la même guilde maintenant. Si ça n’avait pas été dans le laboratoire, nous nous serions croisés au réfectoire ou en plein milieu du champ d’entraînement. Mais peu importe l’endroit où nous nous retrouvons, le tout c’est que nous soyons enfin réuni. Et cette fois-ci, plus rien ne m’empêchera de rester à ses côtés. D’un regard taquin mais d’un geste tendre, je lui donnai un petit coup de museau sur le bout de sa truffe et lui glissai doucement :

« Je te l’avais dit, Kaï. Je t’avais promis que je reviendrai. »

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   Jeu 17 Mai - 22:12


Cette vision était surréaliste. Opaline se tenait devant moi, affichant le sourire craquant qu'elle avait lors de notre première rencontre. Elle était magnifique. Son rire me transporta. Elle semblait bien moins surprise que moi, comme si elle savait pertinemment que ce jour allait arriver. Et moi, j'avais perdu espoir depuis des semaines. Une myriade de questions se bousculait dans ma tête, qui elle-même débordait d'une émotion nouvelle. Jamais je n'avais ressenti quelque chose d'aussi puissant. Ce n'était pas que de la joie ou du soulagement. C'était tout ce que j'avais espéré, tout ce que je voulais, qui me revenait droit dans le coeur. Je crois bien que si cet instant se déroulait le jour même de ma blessure, j'aurai pu m'écrouler sous la vague de sentiments. Opaline posa tendrement son museau sur le mien, ce qui me valu une décharge de bonheur. Son regard était pourtant taquin et le simple fait de savoir qu'elle n'avait pas changé me combla de joie. Elle était toujours la chatte douce et malicieuse dont j'étais tombé fou amoureux.

- Je te l’avais dit, Kaï. Je t’avais promis que je reviendrai.

Je sentais une force infiniment puissante prendre le contrôle de mon être. Un bonheur extrême doublé d'un soulagement immense. Oui, elle m'avait promis qu'elle reviendrait. Et moi, pessimiste que j'étais, il ne m'avait fallu que la perdre de vue pour croire que tout était perdu. Mais elle était là, rayonnante. J'aurai pu pleurer de joie si ma surprise n'était pas aussi grande. Mon coeur se serra violemment alors que je prenais une inspiration, gonflant mon poitrail de bonheur, le visage reflétant absolument toutes mes émotions. Je posai ensuite délicatement mon museau sur le sien, prolongeant le contact qu'elle venait de créer. Je savourais chaque seconde, écoutant son souffle régulier, me laisser m'approprier totalement ce moment. Lorsque je reculai, mon visage était plus interrogateur, sans perdre de son émotion.

- Mais comment ? Comment es-tu arrivée ici ? Tu es soldate ?

Mon ton était de plus en plus interloqué au fil de ma réplique, comme si chaque question était plus improbable que la précédente. C'était évident qu'elle était soldate, idiot, auquel cas elle ne pourrait pas se balader gentiment entre ces murs. Le choc de ces retrouvailles me déboussolait un peu, je ne pouvais le nier. J'avais arrêté d'espérer, arrêté d'y croire. Et maintenant je me sentais renaître. C'était comme si un feu nouveau venait de s'allumer en moi. Quelque chose de brûlant qui faisait trembler mon corps.

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   Sam 19 Mai - 16:53


Opaline
Felinae

Kaïgaan
Soldat

Till we meet again

La réaction de Kaï me toucha énormément. Ses grands yeux bleus reflétaient tout le bonheur du monde ce qui me valu un frisson de joie. A vrai dire, j’avais du mal à le reconnaître dans cet état, aussi ému et surpris, ce qui me valu un sourire amusé. Rien ne pouvait me faire plus plaisir que de le revoir, et nous voilà face à face, après des mois tenus éloignés. Nous pouvons enfin nous retrouver et ce sans que personne ne s’y oppose. Le poitrail bouffi, il pressa une nouvelle fois sa truffe contre la mienne, amplifiant davantage le bonheur qui me transportait. Je fermai alors les yeux en repensant encore à toutes ces choses que nous avions vécues avant mon départ. Toutes ses choses qui avaient bercé mes rêves, loin de mon monde et de tout ce que je connaissais. Mais c’était fini tout ça. J’étais de retour et j’avais retrouvé le bonheur. Les rêves étaient devenus réalité, plus rien ne pourra m’empêcher de vivre heureuse, désormais. Je rouvris les yeux lorsque Kaï décolla son museau du mien.

- Mais comment ? Comment es-tu arrivée ici ? Tu es soldate ?

Sa question dernière était un peu bête, mais je mis cela sur le compte de l’étonnement et l’émotion. Je souris, attendrie, et d’un ton taquin je fis :

- Bien sûr que je suis soldate, gros malin. Sinon je ne me baladerai pas tranquillement dans les couloirs du laboratoire. Les scientifiques ont sûrement dû pensé que ma place était ici et pas autre part.


Je soupirai un moment, soulagée d’être définitivement débarrassée de la prison infernale dans laquelle on m’avait enfermé. Maintenant que Kaï était près de moi, je n’avais plus peur. Je me sentais plus forte, moins seule. Sa chaleur, son odeur, son être… Il me rendait plus courageuse. Je pouvais faire face à n’importe quel danger, n’importe quelle menace. A cette pensée, c’est moi qui me sentis émue et des petites larmes perlèrent aux bords de mes yeux.

- Oh Kaï, tu ne peux pas savoir à quel point tu m’as manqué...

Ne pouvant plus me retenir, je plongeai mon museau dans sa fourrure, glissant ma tête sous son menton tout en prenant garde de ne pas le brûler avec mes oreilles de feu. Collée contre lui, je versai quelques larmes de joie et de soulagement. Perdue entre son parfum enivrant et son doux pelage, je me pensais rêver. Jamais je ne me sentie aussi bien. Un sentiment puissant fit battre la chamade à mon cœur, et une nouvelle fois un agréable frisson parcouru mon échine. A cet instant je me jurai que plus rien ne nous empêchera de vivre ensemble. Kaï était devenu mon tout et sans lui, je ne suis plus rien.

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   Sam 19 Mai - 21:54


Son sourire attendri, divinement adorable, me calma un peu. J'étais un peu à cran, mais qui ne l'aurait pas été à ma place ? Revoir son meilleur ami, se disputer avec lui, se battre contre un ours, passer deux jours endormi à cause d'une sale blessure, se réveiller en repensant à cette journée et bordel, revoir celle que j'aimais après des mois. C'était intense, même pour moi. Disons que cela faisait beaucoup de chocs d'un coup. Mais petit à petit, je reprenais mes esprits, bercé par la voix angélique de la chatte enflammée.

- Bien sûr que je suis soldate, gros malin. Sinon je ne me baladerai pas tranquillement dans les couloirs du laboratoire. Les scientifiques ont sûrement dû penser que ma place était ici et pas autre part.

Elle soupira, alors que je souriais bêtement. Oui, sa place était ici, près de moi. C'est ça, j'étais bêtement heureux. Pour une fois, je ne pensais à rien d'autre que l'instant présent, oubliant les missions, les promesses, l'anxiété. C'était Opaline et rien d'autre. Juste elle et sa voix, son odeur, sa présence. Elle m'avait affreusement manqué. Elle m'était nécessaire, indispensable à ma vie, à mon bonheur. C'était une drogue aspirant mon stress et mes angoisses, me rendant plus fort, plus courageux.

- Oh Kaï, tu ne peux pas savoir à quel point tu m’as manqué...

Alors que je la regardais comme si elle allait encore m'être enlevée, observant chaque détail de son corps svelte mais musclé, elle s'avança vers moi et posa sa tête dans le creux de mon cou. Je senti mon pelage s'humidifier alors qu'elle pleurait. Mais je ne ressentais aucune tristesse. Tout comme moi, elle était soulagée. Je posai délicatement mon menton sur sa tête dans un geste protecteur, même si je savais pertinemment qu'elle ne faisait pas partie de ces chattes qu'il fallait toujours protéger. Non, elle était forte, indépendante et fière, et c'est tout ce qu'elle était qui m'avait fait tomber sous son charme. Fixant un point invisible, je prononçai subitement d'une voix déterminée, brûlante.

- Je te promet que je ne laisserai plus rien ni personne nous séparer.

La vie m’offrait une seconde chance. Il était hors de question que je la gaspille en n'étant pas à la hauteur. Je ferai tout pour qu'elle soit heureuse, pour mériter sa grandeur d'âme, pour que jamais elle n'ait à pleurer. Je faisais le serment de faire tout ce qui était en mon pouvoir pour que sa vie soit aussi parfaite qu'elle l'espérait. Je donnerai ma vie pour son bonheur, puisqu'il contribuait au mien. Et si quelqu'un osait lui causer du tort, son châtiment dépassera toute souffrance qu'un corps puisse endurer. J'étais remonté. Prêt à affronter le monde entier si cela me permettait d'être à ses côtés. Reculant doucement, je lui donnai tendrement un coup de langue sur le front avant d'afficher un sourire taquin, sans perdre mon regard fou amoureux.

- Je vois que tu as pu profiter des avantages de la vie de soldat...

Le visage malicieux, je regardais son ventre plus arrondi que lors de notre première rencontre. Je me moquais gentiment, préférant me détendre plutôt que de rester dans un pic d'émotion qui allait me rendre fou tant il était puissant. J'avais une chance unique d'aimer une chatte aussi moqueuse que moi et qui me permettait d'être moi-même, comme elle l'était avec moi. Il va de soit qu'en réalité je me fichais bien de sa courbe de poids. Je l'aimais entièrement, graisse y-compris. Si, c'est mignon ce que je dis. Cela dit, je ne pu que me dire qu'elle était sûrement en dessous d'un poids véritablement normal lorsqu'elle était encore chez les Capraes. Après tout, nous étions en plein hiver lors de cette nuit mouvementée et la vie de chat sauvage devait être immensément difficile lors de la saison froide... Mais désormais, j'allais vieller sur elle.
Soldat ou Caprae, cette chatte était ma reine. Et je comptais bien la traiter comme telle.

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   Sam 2 Juin - 21:30


Opaline
Felinae

Kaïgaan
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Till we meet again

Le museau enfouit dans la douce fourrure de Kaï, je sentis qu’il se détendait lui aussi. Un poids énorme se dégagea alors de mes épaules. J’avais l’impression d’être plus légère, de respirer enfin normalement. Que tout ce qui était resté coincé au fond de mon cœur pendant de longs mois pouvait enfin se libérer. Je soupirai doucement, soulagée. Il posa alors son menton sur ma tête et prononça ardemment :

« Je te promet que je ne laisserai plus rien ni personne nous séparer. »


Attendrie par son geste protecteur, je souris et essuyai les dernières larmes du bout de la griffe. Qui oserait nous faire face de toute façon ? Désormais réunis, nous sommes invincibles. Personne ne serait apte à nous séparer, même pas les Hommes. Je souris bêtement. Pensé de cette manière, on dirait plus une chatonne qui se prend pour une super-héroïne qu’une chatte adulte. Mais je m’en fichais, je serais toujours une gamine, dans le fond. Ceci dit, si quelque chose ou quelqu’un venait à faire obstacle entre nous, je ne me laisserai pas faire. Je me battrais pour rester aux côtés de Kaï,  je me le jure.
Alors que je commençai à m’enflammer toute seule, la langue rappeuse du matou vint effleurer ma tête. Il recula un peu et prit ce petit air moqueur qui lui allait si bien. Son regard taquin se posa sur mon ventre avant de miauler :

« Je vois que tu as pu profiter des avantages de la vie de soldat... »

Je m’assieds alors soudainement, sentant mes oreilles se chauffer plus d’habitude. Je baissai la tête pour contempler mon ventre et souris d’un air gêné en voyant des petits bourrelets se dessiner. Oui, c’est vrai. Je l’avoue. C’est plus facile de se rendre à la cantine matin et soir plutôt que de chasser un lapin. Même si la saveur est loin d’être la même, les croquettes que nous donnent les humains sont mangeables. N’étant pas beaucoup sortie ces derniers temps, je ne me suis pas bien dépensée. Je ferais attention à ça. Ceci dit, l’origine de ce léger surplus ne venait pas seulement de mon manque d’activité physique. La plupart doivent être des traces de ma dernière grossesse. En y repensant, je serrai les crocs. Je n’avais pas la moindre idée de comment annoncer ça à Kaï… J’espérais juste qu’il ne le prenne pas mal ou qu’il se fasse des idées. En tout cas, il était hors de question que je lui annonce maintenant. Je ne voulais en aucun cas gâcher l’instant présent. Alors, je fis semblant d’être vexée en plaçant mes pattes devant mon ventre pour le cacher avant de miauler d’une voix boudeuse :

« Je vois absolument pas de quoi tu parles. »

Évidemment, je n’allais pas le laisser s’en tirer aussi facilement. Cette fois c’est moi qui prit un air moqueur. Je posai mon regard sur ses pattes, avant de rétorquer :

« Ce sont de gros bandages que tu as là. Pauvre petit chaton, il s’est fait mal ? J’espère que ça ne date pas de la fois où on s’est battu contre les chiens sans poil. Je dois t’avouer que je suis déçue, je te pensais plus costaud que ça… »


Je fis la moue pour exagérer davantage mes propos avant de lui faire un petit clin d’œil. Je ne m’étais pas moquée comme ça depuis si longtemps. C’était agréable. Je me sentais bien, apaisée. J’étais heureuse. Heureuse d’avoir retrouvé Kaï et son fidèle caractère taquin qui ont su raviver la flamme réchauffant peu à peu mon cœur.

[HRP → Encore désolée pour ce léger retard ;u;]

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   Sam 9 Juin - 19:50


Opaline sembla se tendre un instant, si court que je me demandais si je n'avais pas rêvé. Elle n'allait tout de même pas prendre mal cette simple moquerie si peu sérieuse ? Mais rapidement, elle me gratifia d'une mine boudeuse, si adorable qu'elle me fit sourire bêtement. Je devais avoir l'air idiot en sa compagnie, bien plus doux qu'avec le reste du monde. Je l'adorais sincèrement. Avec elle, je me sentais libre, vivant, capable de parler sans retenue, parce que je savais que l'on était pareil. Elle était la chatte parfaite, celle dont j'avais toujours rêvé. Je ne méritais pas un telle beauté.

- Je vois absolument pas de quoi tu parles.

Son air boudeur était craquant, c'était indéniable. J'avais l'impression de la redécouvrir, je ne pouvais la quitter des yeux, savourant chaque nouvel instant à ses côtés. Mais son regard subitement malicieux me réveilla, me faisant vibrer de l'intérieur. Elle avait un pouvoir incroyable sur moi, quelque chose d'une puissance que je n'avais jamais ressenti auparavant.

- Ce sont de gros bandages que tu as là. Pauvre petit chaton, il s’est fait mal ? J’espère que ça ne date pas de la fois où on s’est battu contre les chiens sans poil. Je dois t’avouer que je suis déçue, je te pensais plus costaud que ça…

Ce fut à mon tour de faire la moue alors qu'elle me faisait un clin d'oeil coquin. Je relevai la tête d'un air fier mais le regard malicieux, voire enfantin. Tout cela ressemblait à un bête concours de chaton de qui-sera-le-plus-moche. On se défendait gentiment, attaquant l'autre sans jamais être méchant ou condescendant, sachant pertinemment que tout cela n'était qu'un jeu. Je levais ma patte avant droite encore bandée pour la rapprocher du visage de l'allumette.

- Oui bah vous m'excuserez mademoiselle, mais moi je me bas pour sauver la veuve et l'orphelin.

Je quittai mon ton théâtral en même temps que je posais ma patte au sol, ne pouvait pas m'appuyer sur l'autre sans douleur. Je n'étais pas encore totalement guéri, mais les soins et pouvoirs avaient déjà fait du beau boulot. Je clignais des yeux en détournant le regard, repensant à ce fameux combat contre le korth.

- Enfin, sur ce coup c'est plus Gwei qui m'a sauvé.

C'était une drôle de situation, de parler de mon amitié avec un Caprae dans la caserne. Cela devait être la première fois que je le faisais d'ailleurs. Avec les soldats, je ne pouvais que me méfier. Même ceux qui se fichaient bien des relations inter-guildes pourraient me balancer pour quelques privilèges. Hum, je devais être parano, mais je tenais à être prudent. Je n'avais aucune confiance en mes collègues. Enfin, Opaline en était une maintenant. C'était... Déboussolant. Pour moi, elle serait toujours ma princesse Caprae, lampe torche vivante. Son arrivée chez les soldats soulevaient de nouvelles questions. Etait-elle prête à s'enfuir avec moi ? Est-ce que je pouvais risquer ma vie alors qu'elle avait désormais un sens ? Et si elle ne me suivait pas, oserais-je partir sans elle ? Je me posais beaucoup de questions, pour ne pas changer. Mais peut-être devrais-je tout simplement suivre l'exemple de Gwei : Profiter de l'instant.

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   Mar 26 Juin - 18:06


Opaline
Felinae

Kaïgaan
Soldat

Till we meet again

Kaï n’attendit pas une seconde pour me tendre l’une de ses pattes bandées en prenant un air théâtrale. Son regard éclatant de malice était affreusement craquant, si bien que je sentis mes oreilles me chauffer davantage accompagné d’un frisson qui parcouru mon dos jusqu’au bout de mes cinq queues. Kaï avait littéralement un drôle d’effet sur moi, mais je ne m’en plaignais pas, bien au contraire, j’adorais cette sensation.

- Oui bah vous m'excuserez mademoiselle, mais moi je me bas pour sauver la veuve et l'orphelin. 

J’émis un petit rire amusé. Dit de cette manière, on aurait cru que Kaï se prenait pour un super-héros. Il reposa sa patte et détourna le regard. Intriguée, je penchai légèrement la tête sur le côté. Quelque chose le tracassait, ça se voyait. J’espérais juste ne pas l’avoir blessé.

- Enfin, sur ce coup c'est plus Gwei qui m'a sauvé.


Mes oreilles de feu se dressèrent sur ma tête en entendant le nom de mon ancien compagnon de chasse. Je ne savais pas que Kaï le connaissait. Ceci dit, je n’avais aucun mal à imaginé Gwei en train de sauver un autre matou, de n’importe quelle guilde qu’il soit. C’était un chat brave et généreux, un peu surexcité sur les bords à ce qu’on raconte, mais il avait un cœur d’or, ça j’en été persuadée. Mais les paroles Schrödy me revinrent soudainement à l’esprit. Les Caprae ont changé, ils ne sont plus les mêmes. Ils sont encore plus horribles que les soldats. Gwei aurait-il changé lui aussi ? Je serrai un peu les dents à cette pensée. Non, pas Gwei. Je n’y croyais pas une seule seconde. Pourtant, l’air malheureusement sincère qu’avait pris Schrödy me fit tout de même douter. J’inspirai alors profondément pour chasser ses vilaines pensées et me reconcentrai sur l’instant présent. J’aurai tout le temps d’y réfléchir plus tard, après tout. Je souris alors à Kaï et fit :

- Gwei ? Ça ne m’étonne pas de lui. Je l’ai toujours vu comme un chat courageux et protecteur. Je m’entendais bien avec lui, on a chassé plusieurs fois ensemble, on avait même combattu un renard vampire…

J’exagérais un peu mes dires et prenais un ton rêveur, juste histoire de rendre Kaï un peu jaloux. Je finis par lui tirer la langue d’un air malicieux puis repris, taquine :

- En fait, je ne sais pas ce que tu fiches encore ici. Tu te lies bien plus d’amitié avec les Caprae qu’avec les soldats à ce que je vois.

Je me souvins alors qu’une discussion similaire avait déjà eu lieu. Oui, c’était il y a longtemps mais je me rappelais encore un peu des paroles de Kaï. Partir loin de tout ce que l’on a connu, abandonner la vie que l’on a toujours menée, chasser pour survivre...  Ce n’est peut-être plus d’actualité, mais c’était ce qui le bloquait à l’époque. D’ailleurs j’avais eu du mal à le comprendre, mais plus maintenant. Quitter ce qui nous a façonné pendant si longtemps est vraiment difficile. Je me sentais un peu honteuse et de peur de l’avoir vexé, je tentai de me rattraper un peu :

- Enfin t’as sûrement plein d’amis ici aussi, hein. C’est juste assez drôle que tu t’attaches autant aux Caprae.

Je me léchai une patte en détournant un peu le regard. Et moi alors ? Serais-je prête à retourner dans mon ancien foyer ? A faire face aux changements ? Je soupirai discrètement, tentant d’oublier une nouvelle fois les paroles du chat brun. Je ne voulais pas avoir l’air distraite, j’avais attendue ce moment depuis si longtemps. Je ne souhaitais pas tout gâcher avec ce genre de pensées. Alors je repris mon sourire léger tout en ignorant la multitude de questions qui tempêtait dans ma tête.

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   Mar 3 Juil - 15:46


Opaline dressa ses oreilles de feu au nom du taré à boussole. Bien sûr, elle le connaissait, c'était évident. Ils avaient été dans la même guilde pendant des mois, ils avaient dû au moins se parler plusieurs fois. Pendant un instant, je me senti comme exclu. L'immense majorité des chats qui étaient chers à mes yeux étaient ou avaient été ensemble, alors que j'étais seul chez les soldats à moisir dans une chambre tout aussi rudimentaire. Chacun devait parler aux autres... Parlaient-ils de moi ? Je n'aimais pas vraiment cette idée, préférant savoir, être acteur de ma réputation plutôt que d'être porté par des dires invérifiable. Enfin, je n'eus pas à imaginer sa relation avec Gwei bien longtemps car elle me prit de vitesse.

- Gwei ? Ça ne m’étonne pas de lui. Je l’ai toujours vu comme un chat courageux et protecteur. Je m’entendais bien avec lui, on a chassé plusieurs fois ensemble, on avait même combattu un renard vampire…

Je plissai les yeux en faisant la moue de la façon la plus honnête qui soit. Me découvrais-je un côté jaloux ? Je n'en doutais pas. J'avais beau me trouver plutôt pas horrible, j'ignorais toute l'immensité des matous qui avaient dû tourner autour de ma belle immaculée. En cela, je me sentais privilégié. Malgré ma vie et tous mes défauts, elle avait choisi d'aimer un soldat comme moi. Je ne devais pas m'inquiéter -je le ferai quand même-, surtout pour sa relation avec mon meilleur ami. Même si j'avais du mal à imaginer Gwei séduire une demoiselle au clair de lune. Cette simple pensée me fit sourire intérieurement. La langue rosée d'Opaline qui apparut alors transposa mon sourire sur mes lèvres. Elle était parfaite, et je lui faisait confiance.

- En fait, je ne sais pas ce que tu fiches encore ici. Tu te lies bien plus d’amitié avec les Caprae qu’avec les soldats à ce que je vois.

Ah, ce n'était pas faux. J'appréciais quelques soldats, mais ils n'étaient que des exceptions dans un vaste océan de merdes purulentes. Les Capraes, les Ophéis, et même les solitaires, tous me semblaient plus digne de mon respect que ces chiens à la botte des Hommes dont je faisais partie.
Quant à ce que je faisais encore là, ce n'était plus que le temps de planifier notre grande évasion. Elle ne saurait tarder. J'étais prêt. Prêt à partir d'ici, à changer de mode de vie. Mes rencontres, mes aventures, toutes ces choses m'avaient aidé à évoluer, à appréhender le changement. Mais maintenant qu'Opaline était chez les soldats, que faire ? Je ne voulais pas prendre à nouveau le risque de la perdre. Si je me sauvais et pas elle, elle serait seule ici... Je ne doutais pas de sa force. Je doutais des autres, et peut-être de moi.
Je venais d'accepter le fait que je l'avais perdue, qu'il fallait que j'avance et que je prenne des risques inconsidérés pour ma liberté. Et elle revenait dans ma vie. J'étais le plus heureux des chats, mais tout était à nouveau remis en question.

- Enfin t’as sûrement plein d’amis ici aussi, hein. C’est juste assez drôle que tu t’attaches autant aux Caprae.

Ele s'était empressée de rajouter cette phrase, comme gênée. Moi, je ne l'étais pas. Je n'avais aucune honte à détester mon propre camp, à sympathiser avec ce qui avait toujours été un ennemi. On pourrait me penser volatile, mais j'étais fidèle à mes simples convictions, pas à un camp. Si en allant chez les Caprae je me rendais compte qu'ils n'étaient pas ce que je cherchais, je n'hésiterai pas à les quitter à leur tour. Je regardais Opaline, qui elle avait détourné le regard. Lorsque je pris la parole, ma voix était légèrement plus basse, de façon à ce que n'importe quel soldat qui passait par là ne puisse m'entendre.

- Je ne veux plus rester ici. Bientôt, au temps voulu, je partirai. Avec les prisonniers et les soldats qui rejoignent mes pensées. Ce n'est qu'une question de temps.

Je ne parlais pas en détail de mon plan avec Gwei. Pour l'instant, ce n'est pas ce qui m'importait le plus. Ce serait peut-être trop d'information d'un coup. Ou peut-être que j'étais prêt à tout abandonner si cela signifiait de perdre Opaline. Je la regardais plus intensément. Maintenant que je lui avais fait comprendre qu'au final elle avait certainement le temps d'y réfléchir, je posais ma question.

- Me suivras-tu ?

Si elle ne me suivais pas, je ne partirai pas. Jamais je ne la quitterai, elle comptait trop pour moi. La perdre à nouveau me rendrait fou. Pourtant, je ne voulais pas la forcer, même si je ne voyais plus aucune raison de rester ici. J'étais prêt. J'espérais uniquement qu'elle le soit aussi, même si cette évasion pouvait très bien se dérouler dans plusieurs mois.

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   Ven 13 Juil - 20:53


Opaline
Felinae

Kaïgaan
Soldat

Till we meet again

Après quelques coups de langues, je finis par poser ma patte au sol. Je sentais le regard de Kaï se poser sur moi, si bien que j’en frissonnai. J’espérais vraiment ne pas l’avoir vexé. Mais je fus bien surprise quand, d’une voix plus basse, il me miaula :

«Je ne veux plus rester ici. Bientôt, au temps voulu, je partirai. Avec les prisonniers et les soldats qui rejoignent mes pensées. Ce n'est qu'une question de temps.»

Intriguée, je relevai le museau, plongeant mon regard de braise dans ses beaux yeux bleus. Alors il aurait changé d’avis… Et dire que quelques mois plus tôt, il avait refusé de fuir sa guilde parce qu’il était encore trop attaché à son camp. En tout cas, je me demandais comment il allait trouver des alliés soldats sans se faire repérer.

« Me suivras-tu ?»

Son intense regard me fit frissonner une fois de plus. J’ouvris alors la bouche pour lui répondre « évidemment », mais rien ne sortit. Je clignai des yeux et soupirai. Oui, je devais lui en parler avant de me précipiter. Je devais lui dire ce que Schrödy m’avait raconté. D’un ton désolé, je répondis alors lentement :

« Les Capraes ont changé tu sais… Ils sont comme les soldats maintenant, ils sont totalement différents de ce que j’ai connu.»

Mon regard se perdit dans le vide en repensant une nouvelle fois aux paroles de Schrödy. Il était tellement bouleversé. Ses larmes n’avaient pas coulé pour rien, les Capraes sont devenus terriblement injustes. Je serrai les dents avant de continuer presque à contre cœur :

« C’est la loi du plus fort qui y règne désormais... »

Ceci dit, j’avais encore du mal à m’y faire. Même si je croyais le matou brun, j’avais l’impression que ces paroles sonnaient faux. Je n’ai jamais connu mon ancienne guilde sous cet angle, après tout. Ça me paraissait irréel. J’avais confiance en Schrödy, mais je n’arrivais vraiment pas à me faire à cette idée. Et puis mince alors, je ne comptai tout de même pas rester dans ce trou à rat qu’est le camp de soldat. Je ne me voyais pas finir ma vie aux côtés de ces stupides chats sans cervelle. Ma guilde, la vraie, celle qui m’a accueilli, celle qui m’a entraînée, celle qui a fait de moi ce que je suis maintenant, je ne pouvais pas l’abandonner. Je devais m’assurer que tout allait bien, que rien n’avait changé. Peu importe ce que m’avait dit Schrödy, je devais y retourner.
Je replongeai alors mon regard plus brûlant que jamais dans celui de Kaï avant de lui miauler :

« Mais je te suivrai partout où que tu ailles Kaï, si je t’abandonnais une seconde fois je ne me le pardonnerai jamais. »

Je finis par lui sourire tendrement, comme pour le rassurer. J’avais enfin retrouvé le chat que j’aimais, je ne pouvais pas le laisser tomber. Et puis ce sera l’occasion de revoir de vieux amis. J’étais certaine qu’eux n’avaient pas changé, qu’ils étaient tous encore justes et malins, comme l’était mon ancienne guilde. C’est décidé, j’accompagnerai Kaï dans cette mission. Et je reverrai enfin les miens après des mois d’absence.

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