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wait a minute.. is this my fault? || défi solo

Hail to the KingHail to the King


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   Sam 11 Aoû - 21:10


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Il faisait chaud, terriblement chaud. Il était insupportable de sortir la journée. Le mercure était lui-même entré en ébullition. Il faisait beaucoup trop chaud. Le soleil semblait en vouloir à cette Terre, cette dernière semblait avoir liée la Nature à sa cause, la poussant à tenter d'éradiquer la vermine que représentait la vie sur elle. Les mers et les océans s'asséchaient, la banquise n'était plus qu'un lointain souvenir dont on contait les histoires aux jeunes. Il faisait beau hier, il faisait bon vivre. Et ce monde, qu'est-il devenu ? Pourquoi tourne-t-il toujours ? Tout le monde savait que si l'on venait à mourir, la Terre se reconstruirait, et redonnerait vie à une espèce intelligente, qui deviendrait à son tour le plus haut maillon de la chaîne alimentaire, détrônant les Hommes qui n'auraient pas pu survivre. Ce cercle vicieux se répètent, les dinosaures étaient présents avant nous, et quelqu'un d'autre prendrait notre place à l'avenir.

Ce jour-là, le Roi n'avait pas dormi. Il se questionnait, et se torturer l'esprit l'empêchait de fermer l'oeil. Il devait bouger, s'aérer l'âme et recouvrir ses idées claires. La nuit lui chuchotait des paroles. Cela faisait bien longtemps que nous n'entendions plus les bruits des grillons, le champ des oiseaux de nuits et le bruit de la vie nocturne. Tout ça n'était plus. La nuit était silencieuse, et seul au loin, nous entendions les bruits de la guerre, du front, des insectes géants et des animaux radioactifs. Pourtant, c'était comme si la Nuit lui parlait. Elle lui chuchotait de s'aventurer dans la pénombre, loin de la lueur chaleureuse de la Sylve. Il devait bouger. Alors, il n'attendit pas son reste, et quitta son promontoire.

Il descendit lentement le long des champignons, se dirigeant vers le centre du camp. Là-bas, des félins discutaient, préparent les gardes du matin prochain, préparant la garde et la sécurité de la Citadelle pour la nuit. Lorsque le Roi passa non-loin d'eux, les félidés lui firent un signe de tête, se prosternant presque devant lui. Alec leurs répondit d'un signe de tête, et continuait son chemin silencieusement, ses sabots résonnant faiblement sur le mucus de la terre.

Une fois en dehors de la Citadelle, le Roi laissa ses pattes le guider. Ses griffes cinglaient sur le sol, à chaque mouvement. Il avançait lentement, soupirant presque à chaque respiration. Il était fatigué, fatigué de cette vie fatigante. C'était fatiguant d'être fatigué. Le Roi se dirigeait, sans y faire attention, vers l'Orée. Il lui faudrait plus qu'une nuit pour arriver là-bas. Le Roi traversait la sylve sans un bruit, la lueur des champignons illuminaient sa route, et quand il les dépassait, c'était semblable aux auto-routes de nos jours, avec les lampadaires qui luisaient rapidement avant de laisser place à l'ombre.

Traverser la Sylve lui prit presque un quart d'heure de marche constante. Il était facile de se perdre dans ce dédale de champignons, si l'on ne connaissait pas les lieux. Alec y avait passé plusieurs de ses années, et connaissait cette forêt lumineuse comme sa poche. S'il s'y perdait, c'est qu'il le voulait. Lorsque les champignons se faisaient de plus en plus espacer et rare, c'est qu'il n'était plus dans ce qu'on nomme « La Sylve », mais plus dans la zone verdoyante qui l'entourait.

Après une petite demi-heure, il atteignit l'Étang, passant sous les arbres calcinés par la chaleur. La nature souffrait de cette canicule. Alec n'attendit pas son reste pour s'approcher de l'eau et laper sa surface, se délectant du nectar translucide comme s'il était le nectar des Dieux. Qu'il était bon d'apprécier l'eau quand il nous en manque. Le Roi se posa près de l'eau, observant les animaux qui passaient pour s'abreuver eux aussi. Il était silencieux, discret et calme. Les animaux le voyaient, mais n'étaient pas effrayés par sa présence. Alec était lui aussi un animal, après tout. Chaque vie mérite sa place près d'une source d'eau. La paix devait y être présente pour que la nature ne soit encore plus détraquée. Le Roi reprit sa route, sans idée fixe de destination. Il se demandait.. Se demandait comment vivait sa compagne et sa fille. Lilith et Mazikeen avaient péries toutes les deux dans l'incendie qui avait dévoré son arrière-train. Il ne saurait comment ce bout de corps de substitution était arrivé à se brancher sur son corps, mais il ne s'en plaignait plus.

Et si cet accident ne s'était jamais déroulé ? Et si elles étaient encore en vie ? Et s'il était en un seul morceau ? Il n'aurait pas cette cicatrice sur le visage, ce corps qui n'est pas le sien et ce bout de tissu qui le retient dans le passé. Qu'il était triste de perdre quelqu'un à qui nous avions donner la vie.

▬ « La famille ne se fait pas ça.. Attendez une minute.. Est-ce ma faute? »

Le Roi se stoppa, il pensait tout haut. Il leva ses yeux vers le ciel. C'était douloureux. Cette douleur était constante, mais il avait appris à l'ignorer et à vivre avec. Pourtant, alors qu'il regardait les quelques astres restant dans le ciel, il se découvrit à trembler. Sa patte avant droite, celle qui ne portait pas le gant, tremblait terriblement. Alec baissa son regard vers celle-ci, et força ses griffes à se planter dans le sol pour stopper ces secousses. Il souffrait ? Pourtant il n'était pas blessé. Il lâcha un long soupir, qui ressemblait presque à une plainte profonde. S'il ne les avait pas laissées tomber, peut-être vivraient-ils une belle vie ? La question se posait, et c'était affreusement douloureux d'y penser.

Après plusieurs heures de marche coupée par de la course, il arriva près de l'Orée. Comment avait-il atterrit ici ? Cela faisait plusieurs années qu'il n'avait pas posé ses pattes sur ce sol semi-nu. L'herbe tentait de reprendre ses droits sur la terre brûlée, et des fleurs poussaient par endroit. Dans le temps, le Royaume, encore nommé Felinae, avait installé des sentinelles et des points de contrôles dans ces lieux. C'était un bon endroit pour espionner les Hommes. Encore aujourd'hui, Alec envoie plusieurs félins ici, pour continuer cette garde d'antan. Heureusement, il connaissait l'emplacement de ses sujets, et pourrait les esquiver. Éviter les interactions sociales étaient devenues l'un de ses hobbies quotidiens.

Alec s'avança dans ces lieux, laissant toujours ses pas le guider vers un avenir peut-être meilleur. Il n'aurait sûrement pas dû. Devant lui, se dressait une souche à demi calcinée. Il reconnaissait ces lieux, presque trop bien. Il était né dans cet arbre couché, et c'était ici qu'il avait revécu de ses cendres. Le Roi s'aventura dans cette souche, reniflant les odeurs qui parcouraient les lieux. La lointaine effluve de miel qui flottait dans l'air il y a plusieurs années de ça restait encore agrippée au parois de bois. Le matou s'installa sur des restes de mousses sèches. Quelqu'un était passé il n'y a pas longtemps.

Il soupira. Et si tout ceci n'était pas arrivé ? Ce corps qui n'est sien est stérile, et l'empêche d'avoir des relations avec un autre félin. Il ne pouvait reconstruire sa vie sur les décombres d'une ancienne, ce corps le lui empêchait. Chaque jour, à chaque fois qu'il se réveille, il se rappelle cette fatalité sans issue. Il ne pouvait rien faire, il ne pouvait qu'avancer et vivre. Alec ne peut s'empêcher de se demander si sans cet incendie, sa vie aurait été meilleure. Pourtant, il savait que tout ceci aurait pu être l'inverse. Il aurait pu vivre une vie de merde, enfermer chez les humains, mais aveugler par sa soif de reconnaissance de ces singes sans poils. Il n'aurait jamais tenté de fuir, si la perte de sa famille ne l'y avait pas poussé. S'il n'était pas arrivé à Felinae, il n'aurait jamais connu Dariel, Elli, et tous ces félins qui partagent ses souvenirs et son présent. Il n'aurait jamais pris la tête de ce groupe pour en faire ce que le Royaume est aujourd'hui. Il n'aurait jamais pu guider un groupe vers la force et la puissance, vers la survie à long terme. Dariel n'avait pas refaçonné cette guilde pour qu'elle vive longtemps. Elle était destinée à mourir avec un chef comme le félin crème à sa tête. Le félin brun s'en rend compte, et il sait que sa perte lui à permit de protéger plusieurs félins de cette même fin. Il savait qu'il valait mieux qu'une personne souffre en évitant la douleur à un groupe entier. C'était un bien pour un mal. Mais pourtant.. L'égoïsme que tout le monde possède lui rappelait que sans ça, il aurait peut-être vécu une vie heureuse, eu d'autres enfants, vu sa fille grandir. Le félin cornu soupira de nouveau.

Il aimerait se dire qu'elles ne sont pas mortes, qu'il possède peut-être encore un espoir, qu'une autre lueur brille encore, mais il savait qu'il ne devait s'accrocher à un espoir vain. Il n'irait pas loin, et finirait par mourir ronger par cet espoir étouffant. Mais il ne peut s'empêcher d'imaginer une vie différente, sans ces Hommes, avec sa famille, peut-être d'autres enfants, ses parents, sa compagne. Sans ces modifications physiques, sans ces pouvoirs démoniaques, sans ces ennemis insurmontables. De ce temps, le plus grand danger reste le doute, le doute en nous, le doute en notre prochain et en notre futur. Mais Alec était contre laissé le doute s'immiscer sous sa carapace. S'il doutait, le Royaume chuterait.

Pourtant, un pincement lui tournait le coeur, lui faisant saturer sa respiration. Il savait que quelque chose n'était pas bon, faussé, et improbable. Pourtant.. Il n'arrivait pas à mettre la griffe dessus. C'était.. Si particulier ? Comme s'il savait que son savoir était faussé, qu'il ne savait pas tout. Si seulement.. Si seulement le félin savait que ses espoirs n'étaient pas tous morts. Ahmès était là, bien en vie, dans le royaume, sous protection continuelle. Il ne pouvait pas baisser les bras maintenant, et laisser son fils dépérir sans lui. Peut-être arriverait-il a vivre, mais c'était si peu probable, il était si petit, si fragile, si faible.. Pourtant.. En son fils adoptif, il pouvait y voir sa fille déchue, cette vision le torturait, mais le réjouissait en même temps. C'était une torture douce et cruelle. Un jour, il saturerait. Il faisait tout pour tenir ce jour dernier le plus loin de lui, de se protéger de cette fin, en vain.

Ses pensées le faisaient souffrir, silencieusement, assis dans cette souche. Le félidé gronda, et d'un mouvement brusque, porta un coup de griffes d'acier à l'intérieur de la souche. Il découpa l'écorce, découvrant une sorte de petit renfoncement dans l'arbre mort.. Cette souche était vraiment si petite ? Et s'il existait des pièces cachées ? Alec approcha son museau de la petite cachette, où plusieurs objets étaient disposés. C'était.. Une touffe de poils, les poils étaient courts, sombres, et l'odeur qui en émanait était presque effacée, vieille, mais connu du Roi. Il s'y reprit à plusieurs fois, humant ces restes d'un passé lointain. Ici reposait des objets de ses parents, de ses frères et de ses soeurs. Que sont-ils devenus ? Ils étaient quatre dans la portée d'Alec, étaient-ils toujours en vie ? Peut-être étaient-ils soldats ? Ophéis ? Solitaires ? Morts ?

Le Roi secoua la tête, et recouvrit le trou de ce qu'il trouva, le bouchant avec des restes de mousses et d'écorces. Ca protégera ces restes d'une vie ancienne pendant encore un moment. Alec soupira, se relevant et quittant le couvert de cette tanière. Il la quittait, pour la deuxième fois, et espérait qu'aucun autre malheur n'arrive. Le Caprae reprit la route, lentement, fatigué de vivre. Cela lui prit plusieurs jours, pour rentrer chez lui, près de son fils, de son peuple.
Hruskans

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« Puis je vis un Ange descendre du ciel »
Apocalypse 20,1-10 ▬ Les mille ans écoulés, Satan, relâché de sa prison, s’en ira séduire les nations des quatre coins de la terre, Gog et Magog, et les rassembler pour la guerre, aussi nombreux que le sable de la mer; ils montèrent sur toute l’étendue du pays, puis ils investirent le camp des saints, la Cité bien-aimée.

Merci Terra!
Merci Opaline!
Hail to the King!:
 


Dernière édition par Alec le Mar 14 Aoû - 19:42, édité 1 fois

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   Lun 13 Aoû - 18:05


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Merci Opaline blblblb *-*:
 


Merci Enkiro pour cette merveille *-*:
 


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