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put them in the cellar with the naughty boys ||DÉFI ELITE||

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   Jeu 2 Aoû - 2:48


défi élite

Emulp, en 2000 mots tu te feras violemment réprimander par un membre de ta guilde suite à une erreur. Cela te conduira à te poser de multiples questions sur ta place au sein des Capraes et sur ton utilité.

put them in the cellar with the naughty boys

Ce n'était pas de ta faute. Ç'avait toujours été pour toi de fausses tâches simples, à cause de tes difficultés personnelles. On ne pouvait pas t'en tenir rigueur, c'était pour ça que tu n'étais qu'antédiluvien malgré tes capacités. Tu savais que tu pouvais réduire en bouillie jusqu'au cerbère dans ses propres terres. Mais tu restais là, las. A ne rien faire de tes pattes. Parce que la chose la plus simple à réaliser pouvait coûter cher à ton esprit, et tu ne le savais que trop bien. Tu avais toujours eu cet étrange respect de la part des autres, qu'on admoneste aux malades et aux handicapés : la pitié qui lie leur langue et qui fait déborder leurs regards de cette affreuse expression, les forçait à ne pas se moquer de toi en public. On avait bien trop de peine, pour ce personnage un peu étrange. C'était ce qui t'avait là sauvé de nombreuses fois de souffrances tout à fait dispensables. De toute manière, tu n'y pouvais, en somme, pas grand-chose. Peu importe à quel point elles étaient appuyées ou onéreuses, tes fautes étaient aussi imprévisibles qu'impossibles à endiguer. Ce serait comme dépenser futilement de l'énergie à apprendre à un nouveau né comment marcher correctement. Il ne savait pas le faire, et n'avait pas le cerveau construit de sorte à ce que cela fusse possible si tôt, et en somme, on obtiendrait de pauvres résultats, si tant est qu'on puisse nommer cela ainsi. C'était tout à fait ce qui te caractérisait, à l'exception que tu avais désormais six ans, mais que tu étais tout aussi incapable que si tu avais autant de jours.

Il en a toujours fallu assez peu pour te peiner. Encore moins pour t'intimider. C'était le genre de personnage peu idéal qui t'avait donné une mission simpliste au sein du Royaume, comme on t'en donnait de temps à autres, puisque tu ne t'éclipsais pas si souvent que cela, ta condition physique te l'obligeant. Amener des plantes au soigneur, ce n'était pas si compliqué. Mais tracer un chemin d'un point A à un point B était quelque chose de très complexe pour toi, pour le moment. On te demandait d'à la fois te concentrer sur la destination, les destinataires, et l'état de ce que tu devais transporter, ainsi que son contenu. Ta tête tambourinait affreusement, était-ce seulement possible de se souvenir d'autant de choses? Tes souvenirs glissaient comme du sable fin à travers ton esprit troué par la maladie, et tu oubliais peu à peu vers qui tu devais te diriger, puis où tu devais aller, puis ce que c'était que cet affreux goût âcre et révulsant dans ta bouche, puis où tu étais, et ce que tu avais commencé aujourd'hui. Tu t'étais posé au sol, et tu avais oublié où tu avais posé ce que tu devais transporter. Ton esprit, ennuyé par la traversé trop longue à son goût, avait prit soin d'emmêler tous tes membres et tes souvenirs, si bien que tu éprouvais la plus grande difficulté à relier tout. Était-ce ce jour là où on t'avait demandé de nourrir les petits? Ou peut-être que c'était t'occuper d'eux? Ou c'était bien nourrir, mais plutôt les malades? Les malades? Tu désespérais, parce que tu savais que tu avais oublié quelque chose de très, très important, et que le temps te manquait. Mais d'un autre côté, tu savais que c'était peine perdue : tu ne pourrais définitivement pas t'en souvenir.

Reclus dans un coin, tu avais tenté de te faire oublier. Demain, tout irait mieux. La personne qui t'avait demandé de faire quelque chose ce matin, elle t'oublierait probablement, et, dans quelques jours, elle apparaîtrait à ta porte, frustrée, mais songeant que cela était tout à fait réglé. Cela devait bien se passer ainsi. Mais elle te trouva bien avant. C'était un de ces chats imposants, mais peu notables. Qui s'effacent dans la foule, ce qui n'aidait pas tes souvenirs. Dans son regard, on pouvait sentir la rage s'entremêler avec le mépris, et leur charmant enfant portait son lourd jugement sur ton squelette courbé dans cet endroit sombre. Il te demandait d'abord si tu avais accompli ta tâche. Quelle tâche? tu t'étais demandé à voix haute, plus pour toi que pour lui. Tu n'avais jamais été un très bon menteur. Lorsqu'il te répliqua avec un ton lourd et sec que tu n'avais pas intérêt à l'avoir oubliée, tu tentas de t'en souvenir un peu plus. Ah, tu devais improviser. Ce matin... Tu commençais, c'était bien ce matin. Ce matin, tu m'as demandé d'aller m'occuper des petits. C'était bien cela, tu le savais. Tu devais t'occuper pour la énième fois de ces petits gourgandins. Au lieu d'être satisfait, son œil sévère redoubla d'intensité fiévreuse : ce n'était pas ça. Non, tu repris à voix haute, c'était les anciens, n'est-ce pas? Cela n'arrangea pas les choses. Parce que ce n'était toujours pas ça. Tu paniquais très clairement, ton regard fuyait le sien, la sueur commençait à perler sur ton visage, et quelques chats s'étaient rapprochés, en vue de la dispute qui allait suivre. Toi même tu la sentais presque caresser déjà ton visage de sa longue robe pourpre. Tu entendais quelques vains commentaires, de ceux qui jugeaient que tu l'avais mérité après tout ce temps, et des autres qui pensaient que cela était trop cruel de sa part. Toi, au milieu de tout ça, tu n'avais aucun commentaire à faire. La faute n'était ni partagée, ni entièrement sienne, ou tienne. Tu ne savais pas vraiment, pour être honnête; et ce n'était pas important, car tu n'avais jamais raison face à ceux qui crient trop fort.

Il te dit que tu étais parfaitement inutile, et qu'à ton âge, et avec un pouvoir tel que le tien, tu n'étais qu'un déchet joliment décoré, mais que tu n'en étais pas moins un affreux gâchis. Que tu appréciais ta position de larve au sein de la guilde, et que seule la miséricorde d'Alec t'avait accordé quelque repos que ce fut; tu t'étais bien enfui des soldats, comme c'était talentueux ! C'était là ta seule fierté, disait-il, parce que cela prouve qu'une seule fois dans ta vie, tu avais réussit à accomplir quelque chose d'un peu audacieux. Ce n'est pas vrai, le coupas-tu, poussé par une force invisible : ce n'était pas toi, c'était Rosenberg. A cela, il rit d'un rire cruel, puis disait que cela prouvait ton autisme. Ce n'était pas très gentil, mais c'était là le sentiment qui semblait dominer au sein de la foule. Alors, tu ne dis plus rien, et baissa un peu plus la tête. Tu ne l'entendais déjà plus, de toute manière. Les réprimandes s'enchaînaient, un peu plus fortes chaque fois, un peu plus violentes, un peu plus commentées positivement, un peu plus lourdes sur tes épaules affaissées. Un bruit s'éleva autour de toi, qui t'empêchait de l'écouter plus longtemps; un bruit gris et des murmures, qui provenaient des hallucinations que produisait ton cerveau en réponse à la surcharge d'informations que l'autre essayait de tasser dans ta tête. Tu ne pouvais pas suivre un discours aussi long, tu le savais bien. Peut-être le savait-il aussi. Mais pour lui, le plus important était de décharger sa rage; en temps de guerre, et sous une chaleur épouvantable, c'était là un petit exutoire comme un autre.

Tu avais envie de pleurer. Aucune personnalité ne venait prendre le relais, pour une fois. Pour une fois où tu aurais voulu qu'on te vole, qu'on te prenne loin de cet endroit. Tu te sentais affreusement seul. Pourquoi personne ne te défendait-il, autrement que par des regards emplis de pitié, des disparitions, des manques d'intervention? Pourquoi semblait-il alors maintenant que le monde t'en voulait ? Tu restais assis un bon moment, qu'il termine sa tirade que tu n'écoutais déjà plus. Il te frappa, lorsqu'il s'en rendit compte. Il avait laissé une marque noirâtre sur ta joue, qui se rougit rapidement de perles de sang. Pourquoi avait-il fait ça? Comme tu en avais assez. Comme tu voudrais que cela cesse. De la foule sortit une forme noire, grande, et sale. Quelque chose que tu avais déjà vu avant, et qui écarta le bruit blanc d'un coup sec. C'était un chat qui venait d’assommer d'un violent coup celui qui t'avait admonesté cette correction. Tout cessa, avec ce craquement horrible. Ses yeux parfaitement blancs se retournaient vers toi un instant, comme pour constater objectivement ton état physique. Sans sentiment, il se retourna vers l'autre; comme s'il n'avait fait que machinalement constater, et que cela n'avait aucune importance. Il corrigea tout le monde à voix haute : que cela était une honte de s'en prendre à si faible, et que tous ceux qui n'étaient pas intervenus étaient tout aussi fautifs, et que cela n'était pas là les valeurs du Royaume. Quand à toi, ajouta-t-il en se tournant, si tu n'avais que faire de te défendre et que tout ce que tu savais faire était chialer quand on ne faisait que te parler, tu n'avais pas ta place ici.

Il avait raison, quelques-unes de tes larmes mortes-nées s'étaient échappées, et leur cadavre avait roulé sur tes joues rouges. Il partit, dissipant la foule d'un regard curieusement noir. C'était le cerbère, tu t'en souvenais bien. Et la tâche des plantes te revint, et où tu les avais mise. Alors tu partis les chercher, en traînant de la patte, atterré par ce qu'il venait d'arriver. Pourquoi donc toi? N'avais-tu pas ta place ici? Tu avais toujours eu des difficultés à te faire des amis, tu en était parfaitement conscient. Et ce chat-là, ce cerbère; il n'en avait pas non plus, et s'en fichait parfaitement, et on le respectait, et on ne disait rien lorsqu'il disait des choses terribles. Pourquoi te blâmait-on autant? La liste de tes échecs était très, très longue, mais tu ne pouvais pas t'en souvenir, et personne n'en serait capable tant elle s'étalait inutilement. Mais tu étais incapable de t'auto-critiquer. Alors tu restais ici, triste et incapable de comprendre quoi que ce soit. Les plantes? Les plantes. C'était quelque chose que tu tenais à ne pas rater. Tu ne pouvais remercier personne, tu ne pouvais être quelqu'un à qui on devait quelque chose. La nature de ton personnage t'en empêchait formellement. Quand on te donnait quelque faveur, elle finissait noyée dans le flot incessant de ce brouillon noir et confus qu'était ta matière grise. Personne n'aidait, parce que personne ne veux le faire pour le plaisir : tu ne pouvais leur donner aucune contrepartie, et cela ne les motivait vraiment, vraiment pas. Alors tu devais pouvoir donner des faveurs, dès que tu le pouvais, parce que c'était un moyen comme un autre de te faire accepter.

Alors, si on te l'autorisait maintenant, tu allais le faire. Tu retrouvas les plantes là où tu les avais laissées. Elles étaient sèches, rêches, et n'avaient rien à faire ici, mais étaient toujours en état. Tu les repris avec toi, les posant dans ton chapeau, pour ne pas les oublier. Pendant que tu œuvrais cependant, tu te rendis compte qu'il y avait là un très, très joli spectacle. Tu t'assis à nouveau pour le contempler : c'était de jolis et bizarres trèfles, qui arboraient un visage mécontent tout en se tenant la main dans leur champ. C'était très charmant, et très amusant également. Tu songeas un instant à la grande, grande solitude dans laquelle tu vivais constamment. Ton cœur s'était instantanément alourdi. Tu décidas de coincer l'un de ses trèfles dans le ruban de ton chapeau. Eh, on t'avait aussi arraché à tout, qu'il ne vienne point se plaindre ! Toi aussi, tu avais vécu cette déchirure qu'on avait jamais refermé. Jamais, jamais. Et c'était toujours le cas. Alors tu finis ta tâche, et tu apportas les denrées au soigneur qu'on t'avait donné.Tu pensais encore un peu aux mots du cerbère, qui étaient restés dans ton esprit tu-ne-savais pourquoi. Tu n'avais pas ta place ici, non. Comme ce trèfle n'avait pas sa place dans ton chapeau. Comme lui, revenu d'entre les morts, n'avait pas sa place parmi les vivants, cette caricature là n'avait aucun droit sur toi!

Personne n'avait de place. Pas dans ce monde. Si ces amas sales de personnes grouillant sous tes yeux étaient des gens à leur place, alors tu avais la tienne chez toi-même, parce que dans ta tête grouillaient certainement plus de gens que tous les groupes qui pouvaient naître en ce bas-monde. Ce n'était pas un prix, mais c'était une consolation. Même si elles avaient toutes fait une longue, longue sieste aujourd'hui, tu n'étais jamais, jamais vraiment seul.


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thank u to haruu !!
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Dernière édition par Emulp le Ven 3 Aoû - 22:44, édité 2 fois

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Le membre 'Emulp' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


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   Jeu 2 Aoû - 3:26


Rp de grande qualité, +20 coins !
Je donne aussi un calin à Emulp parce que c'est trop triste :'(

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   Ven 3 Aoû - 23:54


Pygmalion était enfin rentrée au bercail. Elle avait juste très hâte de revoir ses deux mères, ou sa mère et son père?? Elle n'a jamais vraiment su si Lecter était un mâle ou une femelle, ni comment June a pu accouché d'autant de chatons, ou même comment elle a pu être fécondée? Qui sait. Elle avait tant de questions à poser à se deux parents. Mais ce que Pygmalion désirait le plus, c'était d'être plus forte. Et pour cela elle aurait besoin de l'aide de Lecter. Pas que June est faible, mais Lecter est quand même un caillou; le problème c'est que si Lecter se décide à enseigner l'art de se battre à sa plus grande fille, elle se montrera très DURE avec elle. Aha. C'est pas drôle. Plus sérieusement, elle est vraiment très effrayante quand elle le veut. Même quand elle le veut pas remarque. Qui sait ce que Lecter pense?

Après il restait sa mère June: plutôt faible en défense, dans le genre, elle ne fait qu'esquiver, alors est ce qu'on peut vraiment dire qu'elle est forte pour se défendre? C'est un point qui à le mérite d'être soulevé. Ensuite en attaque, elle... Elle n'est pas mal mais, pour peu qu'on ait un pouvoir de défense, il est facile de résister. Ses frappes n'ont rien de spécial en fait. Et enfin son agilité: c'est son plus grand point fort. Elle l'utilise à merveille. Je crois que c'est le vrai but de Pygmalion: savoir maîtriser son pouvoir à la perfection pour combler ses lacunes. Car soyons honnêtes, elle est faible sans son pouvoir, un peu comme tout le monde finalement. C'est ce qu'elle se répète au fond d'elle même.

Enfin rentrée, Pygmalion tombe une nouvelle fois sur ce chat étrange, Emulp il parait, celui qui l'a plaqué au sol sans aucune raison avant de courir après une plante. Il était plutôt con, mais Pygmalion préfère dire qu'il est spécial. Là encore il avait l'air "spécial". Il regardait des trèfles avec un grand sourire, Dieu sait pourquoi.

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   Dim 9 Sep - 16:34


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