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Nouvelle vie, nouvelle rencontre [Feat Schrödy]



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   Dim 15 Avr - 20:20


Opaline
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Schrödinger
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Nouvelle vie, nouvelle rencontre

Je me suis réveillée tôt ce matin. Le soleil entamait tranquillement son ascension dans le ciel tandis que ses rayons commençaient tout juste à envahir le paysage. La lumière éclairait progressivement ma chambre tout en réchauffant doucement mon pelage. Assise sur le rebord de la fenêtre, je profitai de ce spectacle matinal. Les gros nuages chargés de neige avaient enfin cédé la place à la douceur du printemps, la saison la plus agréable de toutes. Ni trop chaude, ni trop froide, elle était parfaite. Même si l'hiver a été rude cette année, je m'en étais plutôt bien sortie grâce à mon pouvoir et à mes flammèches. Ceci dit, j'appréhendais beaucoup l'arrivée de l'été qui sera un vrai calvaire pour moi et mon épaisse fourrure. Je lâchai un soupir. Alors profitons.

D'un bond, je sautai de mon perchoir et atterris sur mon matelas. Sans faire de bruit, je sortis de ma chambre. Beaucoup de félins dormaient encore, mais quelques chats passaient tout de même dans les couloirs. Certains hochèrent la tête en passant pour me saluer, d'autres ne firent même pas attention à moi. Mais au moins, tout était encore calme. Pour l'instant, personne ne se bousculait en râlant. Dans tous les cas, je ne voulais pas rester ici. Aujourd'hui, j'avais l'intention de sortir. Cependant, mon estomac n'était vraiment pas d'accord. D'un grognement, il me fit signe de passer par la case "cantine" avant de faire ma petite promenade. Honteuse, je priai pour que personne n'ait entendu cela et pressai le pas vers la cafétéria sans me retourner.

Arrivée à destination, je ne fus pas surprise de ne voir que quelques matous déguster un bon bol de croquettes. Ce "plat" n'était pas très ragoûtant, mais pour éviter de faire râler une nouvelle fois mon ventre je me forçai à manger. Comme d'habitude, cette nourriture desséchée n'avait pas beaucoup de goût, je préférais largement les cuisses de lapins fraîchement chassés et une petite souris juteuse en guise de dessert. Mes pensées commencèrent alors divaguer. Je me souvenais de ma vie d'autrefois, où j'étais encore une chasseuse Felinae qui ne se souciait de rien, qui aimait l'aventure, qui était naïve et intrépide, qui ne pensait qu'à courir après les lièvres, à dormir à la belle étoile et à vivre une merveilleuse histoire d'amour. Elle me manquait terriblement cette vie. J'y repensais souvent, j'y rêvais même. Je me revoyais aux côtés de mes anciens camarades à ramener les plus belles proies de la forêt tout en me faisant féliciter par notre chef. La mine assombrie par la nostalgie, je ne fis plus attention au goût des croquettes et aux chats qui m'entouraient. J'étais juste perdue dans mes souvenirs. Mes tendres souvenirs.

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   Mar 17 Avr - 20:49




Il ne fait plus froid. Enfin.


Le retour des beaux jours signifie que  aussi et surtout autre chose : je commence à perdre mes poils. Par paquets de mille. C'est donc tout naturellement que lorsque je relève la tête, aux premières lueurs de l'aube, je constate que mon matelas est littéralement recouvert de touffes de poils. Mon pelage est déjà devenu moins dense, les mois de diètes qui ont marqué mon corps sont enfin remarquables. À vrai dire, étant déjà grand de nature, je ressemble maintenant à une vraie brindille. Soupirant longuement, je commence à balayer mon matelas d'un geste fluide de la patte. Que c'est ennuyant...

Lorsqu'enfin je finis ma corvée de nettoyage, le soleil se montre en entier à l'extérieur. Le temps est clément, les nuages sont fins et éparses, rien à voir avec la couche de moutons gris qui avait encombré le ciel tout l'hiver. Cette année il avait été incroyablement enneigé et venteux, gelant tous les félins sortis. Bon, l'été, de même, est difficilement vivable : il fait si chaud que l'on pourrait croire que le monde entier fond. Je ne parle même pas de l'automne à vrai dire, quand les déluges de l'enfer tombent du ciel et embourbent le monde entier. Décidément, le printemps est la seule saison pendant laquelle le monde ne marche pas sur la tête... enfin même cela ce n'est pas gagné à vrai dire, car si la météo est agréable, ceux qui en profitent ne le sont pas toujours.

Lorsque mon ventre laisse échapper un vague bruit contrarié, j'émet moi même un grognement. Il faudra bel et bien passer par la case cantine avant que j'espère pouvoir sortir. C'est donc tout naturellement que je sors de ma chambre et me dirige vers la plus grande salle de la Caserne : le réfectoire. Bizarrement il est relativement vide ce matin, seuls quelques groupes de matous éparses se penchent sur leur plat de croquettes. Dans un soupir je me dirige vers un des bacs et commence à manger sans grand enthousiasme. Des flots de lumière ont beau sortir des larges fenêtres ouvertes sur le toit, c'est comme si tout était sombre à l'intérieur. Rien n'était intéressant. Ni person...

Si. Il y a quelque chose. Quelqu'un. Elle arrive tout juste, les yeux dans le vague, comme perdue dans ses souvenirs. Son pelage blanc la fait briller dans la lumière du petit matin, comme un ange tombé du ciel et piégé parmi les démons. Sur ses deux oreilles rougeoient de petites flammèches qui me sont étrangement familières... j'ai le furieux sentiment de l'avoir déjà vue. Je la connais. C'est sûr. Mais d'où ? J'ai vécu tellement de vies... Est-ce que c'était lors de mon premier séjour chez les soldats ? Chez les Caméléons quand j'étais petit ? Ou bien chez les Felinae ? Oui ça doit être ça... Mais pourquoi ? Pourquoi elle m'a tant marqué... ? Ça y est ! Je me souviens ! Il y avait eu toute une rumeur autour d'elle, comme quoi elle serait tombée amoureuse d'un soldat. Avait-elle fini par le rejoindre ? Elle ne semble pourtant pas être là très volontairement... D'un pas discret je me dirige vers elle, osant à peine la déranger.

« On se connaît non ? J'suis sûr qu'on s'est déjà vus avant... Ton nom c'est Opa-quelque-chose c'est ça ? »

J'essaie de rester calme et respectueux, mes grands yeux verts brillant de calme et de compassion. Elle a l'air si profondément triste, si profondément nostalgique, que je n'ose même pas la déranger tant que ça.

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   Mar 17 Avr - 23:21


Opaline
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Nouvelle vie, nouvelle rencontre

Je mâchais lentement les fades croquettes qui se trouvaient dans mon bol. J'étais totalement perdue dans mes pensées, le regard plongé dans le vide. Cette fois-ci, elle avaient dérivé jusqu'au jour où j'ai rencontré Kaï. Ma gorge se serra, si bien que j'en arrêtai de manger. J'avais tellement envie de le revoir, mais en même temps tellement peur... Peut-être m'avait-t-il déjà oublié. Cela faisait si longtemps, et nous nous sommes vus si peu de fois. D'ailleurs, il s'est sûrement trouvé une compagne. Ça ne m'aurait pas étonné, il devait être très convoité par beaucoup de femelles. Cette idée m'horrifiait. Mais je l'aurai bien mérité. Si j'avais été raisonnable, je ne me serais jamais faite capturée...

Une présence me sortit de mes pensée. Quelqu'un s'était effectivement penché vers moi. Intriguée, je tournai mon regard et découvrit qu'un grand matou brun aux grands yeux verts fluorescents s'était approché. Je me mis aussitôt sur mes gardes, un réflexe qui provenait de l'ancien camp dans lequel j'avais été importée. Cependant, il n'avait pas l'air hostile, au contraire, son regard brillant était rassurant et doux. Je me détendis alors tranquillement et penchai légèrement la tête sur le côté d'un air curieux. Le chat prit alors la parole :

"On se connaît non ? J'suis sûr qu'on s'est déjà vus avant... Ton nom c'est Opa-quelque-chose c'est ça ?"


Je souris, amusée bien qu'un poil gênée. Je ne me souvenais pas de ce chat brun, ou du moins j'avais de très vagues souvenirs. Dans tous les cas, il avait réussi à me sortir la première syllabe de mon prénom alors on s'était sûrement déjà croisé quelque part. Peut-être était-ce une connaissance de mes parents, autrefois. Ou alors il a fait partit des Felinae et on se serait vus là-bas. Ça m'étonnerai mais bon, pourquoi pas ?

"C'est presque ça, fis-je après un petit rire enjoué. Je me nomme Opaline."

Je pris un air désolée et regardai mes pattes. Je réfléchis un instant, tentant de me rappeler d'au moins un ou deux souvenir. Un chat brun, yeux fluorescents, plutôt menu... On n'en trouve pourtant pas partout des chats comme ça, si ? Justement, sa simplicité faisait son originalité. Et pourtant rien ne me revenait en tête. J'avais beau fouiller dans ma mémoire, mais impossible de me souvenir de quoi que ce soit sur ce drôle de matou.

"Toutes mes excuses, je ne me souviens pas de toi... J'espère que tu ne m'en veux pas trop."


Je n'osais pas trop le regarder dans les yeux, de peur de l'avoir vexé. Mais une idée me vint soudainement en tête. Peut-être que si je connaissais son prénom...

"Et toi ? Comment t'appelles-tu ?"

Avec un peu de chance, entendre son nom m'aiderait à me rappeler de ce félin. Il avait l'air amical en plus, je m'en voudrais de l'avoir blessé parce que je l'avais oublié...

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   Mer 18 Avr - 13:38




Elle est plutôt jolie...


Bien sûr que je l'ai remarqué avant, mais maintenant que je suis proche d'elle et qu'elle a levé ses deux grands yeux de braise vers les miens, cela se remarque encore plus. Elle est plus jeune que moi, mais semble tout de même suffisamment mature pour son âge. Quand elle m'entend essayer de prononcer son prénom elle sourit, signe que j'ai vu juste.

« C'est presque ça. Je me nomme Opaline. »

Le petit rire qu'elle lâche est tout bonnement adorable. Je me demande si elle est toujours amoureuse de ce soldat... Elle prend soudain un air gêné et regarde ses pattes, l'air autant songeuse que perplexe. Quand elle semble enfin sortir de sa réflexion intense, elle fait une petite moue et reprend la paroles avant même que je n'ai osé reparler.

« Toutes mes excuses, je ne me souviens pas de toi... J'espère que tu ne m'en veux pas trop. »

J'hausse les épaules, l'air désabusé. Je n'étais pas chez les Felinae depuis longtemps lorsqu'elle en a brusquement disparu, et si je n'ai que vaguement entendu parler d'elle suite à des rumeurs, il me semble tout à fait logique qu'elle n'ai pas de souvenir de moi. Elle semble néanmoins décidée à combler cette lacune puisqu'elle me demande avec un sourire chaleureux :

« Et toi ? Comment t'appelles-tu ? »

Je hausse à nouveau les épaules, certain que mon nom ne lui rappellera rien :


« Mon nom c'est Schrödinger, mais comme tout le monde trouve ça ou trop long ou trop compliqué, on m'appelle Schrödy. Et te casses pas la tête non plus, c'est normal que tu ne me reconnaisses pas je pense, je n'étais pas chez les Felinae depuis longtemps lorsque tu les as quittés... »

Je me demande si parler de notre ancienne guilde la peinera. Dans le doute, je préfère ne pas trop m'aventurer sur ce sujet si épineux. Une question me tournait cependant dans la tête : était-elle là volontairement, comme moi ? Ou avait-elle été forcé de venir grossir les rangs des soldats bien malgré elle ? Je fis à cet instant une drôle de grimace à l'idée qu'elle ai été manipulée par ce soldat dont elle était amoureux.

« Dis, est-ce que t'es là volontairement ? Je veux surtout pas me mêler de ce qui ne me regarde pas, mais disons que tu n'as pas l'air... ravie, de notre condition. »

J'espère sincèrement n'en avoir pas trop dit, cela me ferait de la peine de voir une si jolie frimousse amicale devenir froide et énervée après moi pour une question trop intrusive. Je lui fais un nouveau sourire légèrement désolé, comme un enfant qui sait qu'il ne devait pas faire quelque chose mais que sa curiosité a poussé à bout. En cet instant on pourrait croire que c'est moi le plus jeune de nous deux, j'ai beau faire presque une tête de plus qu'elle elle m'intrigue tant que je baisse la tête en signe d'excuse. J'espère qu'elle voudra bien répondre malgré tout à mon impertinente demande...

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   Mer 18 Avr - 22:10


Opaline
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Nouvelle vie, nouvelle rencontre

« Mon nom c'est Schrödinger, mais comme tout le monde trouve ça ou trop long ou trop compliqué, on m'appelle Schrödy. Et te casses pas la tête non plus, c'est normal que tu ne me reconnaisses pas je pense, je n'étais pas chez les Felinae depuis longtemps lorsque tu les as quittés... »

Oh alors il faisait partie des Felinae... Ceci dit, même son nom un peu compliqué ne me disait rien. Mais bon, il ne m'en voulait pas alors tout allait bien. Pourtant, je serrai quand même les dents. Non pas parce que je ne me souvenais pas de lui, mais à cause de ces dernière paroles.
"lorsque tu les as quittés..."
Ça sonnait comme si je l'avais voulu, comme si que j'étais partie de mon pleins grès, abandonnant volontairement les miens sans prévenir. Je n'ai jamais voulu devenir une soldate, ce statut me dégoûtait. Pourtant, je savais que Schrödy ne voulait pas me blesser. Mais je devais avouer que ça m'avait tout de même fait un peu mal. Ou alors, j'étais juste un peu trop susceptible... Evidemment, je ne voulais pas faire de peine à ce gentil matou, alors je camouflai mon air vexé par un joli sourire.

« Dis, est-ce que t'es là volontairement ? Je veux surtout pas me mêler de ce qui ne me regarde pas, mais disons que tu n'as pas l'air... ravie, de notre condition. » continua-t-il.

Je secouai doucement la tête de gauche à droite en détournant le regard. Jamais je ne serais venue chez les soldats volontairement. Jamais. Certes, j'ai étais stupide, je me suis jetée dans la gueule du loup pour revoir le chat que j'aimais. J'étais tombée amoureuse et tous savent à quel point l'amour peut nous rendre dingue... Alors je ne pouvais m'en prendre qu'à moi-même si j'étais retenue ici. Après quelques secondes de réflexion, d'un ton calme, je répondis :

"Non, je ne suis pas là par envie, malheureusement. Et si je ne suis pas "ravie", c'est parce que je ne trouve pas ma place ici. Je ne connais presque personne, je n'aime pas l'ambiance que dégage cet endroit, ni le goût de cette nourriture. Je ne me sens pas chez moi."

Sur ces mots, je poussai le bol de croquettes du bout de la patte en soupirant. Ce n'était pas ça, la vraie vie. Même si la guerre des Hommes faisait rage, on pouvait tout de même vivre heureux. Et là, je n'étais pas heureuse. Il me manquait quelque chose, j'en étais sûre. La présence de Kaï peut-être. Sûrement même. A cette pensée, j'eu terriblement envie de me blottir dans son pelage. Mais Kaï n'était pas là pour me rassurer ou me câliner. Il y avait juste un grand vide. Lorsque je me rendis compte que j'étais encore partie trop loin dans mes pensées, je secouai légèrement la tête et reportai mon attention vers Schrödy. Je lui souris une nouvelle fois mais cette fois-ci ça ne suffisait pas à cacher le chagrin qui voilait mes prunelles de feu.

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   Jeu 19 Avr - 20:25




Elle est triste.


Cela se voit dans le fond de son regard, cela se sent dans le mouvement désabusé de sa tête. Elle semble un instant profondément, comme si elle regrettait quelque chose. Ou quelqu'un. Comme si elle regrettait d'en être arrivée là.

Regarder quelqu'un réfléchir sans rien dire c'est long. Regarder quelqu'un souffrir ça l'est encore plus. Je suis profondément désolé. J'ai l'impression de pouvoir palper sa peine, comme si au moindre effleurement ce serait à moi de me prendre une gifle de douleur et de tristesse. Mais elle finit par reprendre la parole et cette sensation s'évapore.

« Non, je ne suis pas là par envie, malheureusement. Et si je ne suis pas "ravie", c'est parce que je ne trouve pas ma place ici. Je ne connais presque personne, je n'aime pas l'ambiance que dégage cet endroit, ni le goût de cette nourriture. Je ne me sens pas chez moi. »

Elle repoussa son bol d'un geste écoeuré, secouant la tête comme si ça n'avait pas d'importance. Elle me sourit, un peu faussement peut-être, puisque ses prunelles sont empreintes d'une tristesse profonde. Je me sens réellement désolé pour elle, même si je ne partage pas son sentiment.

« Tu sais, je crois que jusqu'ici tu n'es tombée que sur les plus mauvais côtés de la vie de soldat. Tu peux me croire, je m'y connais sur tous les avantages et inconvénients de toutes les situations. »

C'était vrai. J'ai vécu toutes les vies, mais c'est aujourd'hui celle de soldat qui vaut le mieux. Je ne sais pas si j'arriverai à la convaincre, mais je peux au moins essayer. Si cela peut lui permettre d'oublier sa peine au moins un instant....

« Regarde, viens avec moi. »

Je me redresse, lui montrant d'un signe de la tête de me suivre. Il fallait sortir de cet endroit macabre. Je ne sais pas où elle dort mais je sais aussi que nous ne sommes pas tous logés à la même enseigne. Certains ont la chance d'avoir une belle vue depuis leur fenêtre et c'est mon cas. Après m'être discrètement assuré qu'elle me suit bien, je prends la direction de  ma chambre. Dans le couloir on ne croise personne, tout le monde n'est pas encore levé à cette heure. Cela me rassure en même temps, je n'aimerais pas qu'elle ne me crois pas, on ne sait jamais ce qui peut nous tomber sur le coin de la truffe.

« Bon, je ne peux pas forcément garantir la bienveillance de la majorité des soldats, mais la plupart d'entre eux ne sont pas si méchants. Après tout paraître sec tout le monde le fait, c'est une forme de protection, on évite de se faire marcher sur les pattes. »

C'est complètement vrai. Si l'on espère avoir une belle tranquille, loin de tout conflit ou de tout harcèlement, le mieux est de paraitre froid et distant, même si on ne l'est pas par nature. C'est mon cas et je dois bien avouer que c'est la seule chose qui me manque de chez les Felinae. Tout du moins les Felinae d'avant.
Ce fut à mon tour de m'assombrir en me remémorant la mort de Dariel et le changement de la guilde. Peut-être était-ce le seul moyen pour elle de subsiter, mais le refuge chéri n'est plus. Je ne le dis cependant pas de suite à Opaline, préférant lui laisser un peu de répit avant de lui apprendre que son ancien refuge ressemblait désormais à la caserne.

Lorsque je pousse la porte de ma chambre, le soleil est aveuglant. La fenêtre donne droit vers les ruines de la Ville Engloutie, offrant en spectacle un sable blond et des vestiges d'une civilisation passée. Je trouve cela magnifique, mais j'ignore si ce sera aussi son cas.

« Je sais que la vie de soldat n'est jamais ce que l'on espère pour l'avenir, mais parfois c'est le mieux qu'on peut avoir... Crois moi, tu n'aimerais probablement pas être une felinae par les temps qui courent. »

Même si je crains d'en avoir trop dit, le secret me brûle tant les babines que je ne vais pas pouvoir le garder trop longtemps.

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   Jeu 19 Avr - 22:53


Opaline
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« Tu sais, je crois que jusqu'ici tu n'es tombée que sur les plus mauvais côtés de la vie de soldat. Tu peux me croire, je m'y connais sur tous les avantages et inconvénients de toutes les situations. »

Je penchai la tête sur le côté. Y avait-il vraiment des avantages lorsqu'on servait de cobaye en plus de servir d'arme de combat. Certes, jusque là, j'ai eu la chance de n'avoir affronté aucun chat. Mais pendant combien de temps ? De tout façon, je refuserais de tuer ou capturer un de mes anciens camardes Felinae, quoi qu'il m'en coûte. Cependant, Schrödy avait vraiment l'air d'avoir envie de me montrer ses fameux "avantages". En se redressant, le matou gris me fit :

« Regarde, viens avec moi. »

Curieuse, je me relevai également et le suivis. A vrai dire, j'avais hâte de découvrir ce qu'il trouvait agréable chez les soldats. J'espérais presque me tromper au sujet de cette guilde que détestais tant. Si je pouvais avoir une meilleure vision de celle-ci, peut-être arriverai-je à mieux à m'intégrer... Poussée par la curiosité, je me mis à trottiner au côté de Schrödy, la queue haute et les yeux pétillants.

« Bon, je ne peux pas forcément garantir la bienveillance de la majorité des soldats, mais la plupart d'entre eux ne sont pas si méchants. Après tout paraître sec tout le monde le fait, c'est une forme de protection, on évite de se faire marcher sur les pattes. »


Il avait raison. De toute façon, j'avais bien compris depuis un certain temps que le monde n'était ni tout noir, ni tout blanc. Je poussai juste un soupire en guise de réponse, ne sachant que dire d'autre. Nous continuâmes de marcher dans les couloirs pendant quelques secondes jusqu'à ce que Schrödy entre dans une des chambres. En entrant à mont tour dans la pièce, je dû cligner des yeux plusieurs fois avant de m'habituer à la lueur du soleil. La chambre du félin gris était très exposée aux rayons, ce devait être embêtant en été, la chaleur devait être étouffante. D'ailleurs, celui-ci s'arrêta devant la fenêtre. En m'approchant, je plissai les yeux et aperçu une bande de sable qui s'étendait jusqu'à l'infini. C'était très impressionnant, je n'ai vu que très peu de fois le désert ! Les yeux écarquillés, j'observai le paysage. Un peu plus loin se dessinait les contours de la Ville Engloutie, endroit que j'ai également très peu exploré. Je n'avais jamais pensé à m'y aventurer depuis mon arrivée ici...

« Je sais que la vie de soldat n'est jamais ce que l'on espère pour l'avenir, mais parfois c'est le mieux qu'on peut avoir... Crois moi, tu n'aimerais probablement pas être une felinae par les temps qui courent. » continua-t-il.

Mon air enthousiaste s'éteignit de suite. Que s'est-il passé pendant mon absence ? Cela fait très longtemps que je n'ai pas revue mes anciens camarades, il aurait pu leur arrivé n'importe quoi sans que je ne sois au courant. Cette pensée me fit serrer les crocs. Mon regard plus brûlant que jamais se détourna du paysage pour se planter dans celui de Schrödy. D'un ton était un peu sec mais d'une voix tremblante qui trahissait ma peur, je fis :

"Que veux-tu dire par là ? Il leur est arrivé quelque chose de grave ?"

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   Ven 20 Avr - 23:06




La bombe vient d'exploser.


À partir de maintenant c'est fini. Le retour en arrière ne sera jamais possible. Son enthousiasme s'est éteint aussi vite que la flamme d'une bougie dans une tornade. Ça me brise le coeur quand elle me regarde avec cet air paniqué, tentant tant bien que mal de dissimuler son angoisse derrière une façade sèche. Son regard me brule de l'intérieur, les reflets de braise qui dansent dans ses prunelles consument tout mon esprit. Et la voilà qui demande. Je sais déjà quelle est la seule réponse qu'elle attend. La seule que je ne peux pas leur donner.

« Que veux-tu dire par là ? Il leur est arrivé quelque chose de grave ? »

Je suis gêné. Peut-être que pour elle ça ne sera pas une si grave avancée dans l'histoire de la guilde, mais pour moi ça l'est. D'un ton hésitant je commence de suite par le plus dur. Le plus insupportable.

« Dariel est mort... »

Ces mots me semblent bizarre, comme si j'avais la bouche emplie de terre. Cela fait si longtemps... Je le sais, et pourtant, en l'apprenant à Opaline, c'est comme si je ne pouvais pas y croire moi même. J'aurais aimé le savoir. J'aurais aimé être sûr que si je retourne chez les Felinae, ceux qui ont été ma famille un an durant, je la retrouverai telle qu'elle était dans mes meilleurs souvenirs : apaisée, ouverte. Unie et fraternelle. Elle me manque dans le fond. J'ai beau retrouver cette solidarité chez les soldats, je n'arrive pas à y retrouver cette volonté de bien faire commune à tous mes anciens camarades.

Dans un geste compatissant, je me colle à Opaline, tentant de comprendre son sentiment. Comment j'avais été moi ? Quand j'avais appris cette nouvelle ? Je ne sais plus. C'est comme si toute ma peine avait été oubliée, ne laissant derrière elle qu'un soupçon de nostalgie.

« Et... Alec a reprit le commandement de la guilde. À vrai dire la guilde entière ressemble à un camp de soldat maintenant, c'est plus du tout... Comme avant. À ton avis pourquoi je suis ici  maintenant ? »

C'est vrai après tout, je ne suis venu ici que pour cela. Échapper à cette monarchie instaurée par un félin sans égal, sans remords, sans attaches. Je préfère vivre chez les soldats plutôt que de retourner chez les Felinae. Mon menton tremble légèrement tandis que je retiens des à grand peine des spasmes de colère froide. Je hais la guilde telle qu'elle est maintenant. Pourquoi ne pouvait-elle pas subsister comme avant ? Nous vivions bien, pas la peine de s'embêter avec un système strict et inégalitaire. Ce sont ses frissons de rage qui me prennent, et il me faut respirer lentement pour me calmer. Lorsqu'enfin mes muscles s'apaisent, je remarque, légèrement dépassé par la situation, que j'ai creusé de larges sillons avec mes griffes dans le sol. Oups. Mon pouvoir était actif au bon moment dis donc, ç'aurait été un coup à perdre la moitié de ma patte. J'ose à peine retarder Opaline, lançant d'une voix encore tremblante :

« Les Felinae... Je crois qu'ils ne seront plus jamais pareils. Je crois que veux qui te manquent n'existent même plus... »

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   Dim 22 Avr - 22:36


Opaline
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En voyant l'air gêné de Schrödy je compris qu'il s'était vraiment passé quelque chose de grave. Je me crispai, comme si ma vie dépendait de ces prochaines paroles. Mes muscles se tendirent, mon regard était brûlant.

« Dariel est mort... »

Le sol se déroba tout à coup sous mes pattes. Les yeux écarquillés de surprise mêlée à la tristesse, je m'assied lourdement sous le sol. Notre chef, celui que j'ai toujours connu en tant que vaillant meneur de notre guilde venait de s'éteindre. Non, impossible. Pas lui... Il était si bon, si généreux. Il prenait tant soin de nous, les Felinaes... Son sourire toujours présent illuminait si bien son visage... comment un être aussi affectueux pouvait un jour mourir ? Je l'ai toujours pensé invincible, capable d'affronter les pires dangers de la vie pour protéger ceux qu'il guidait. Comment... J'étouffai tant bien que mal un cri de détresse, le regard perdu dans le vide. Il y avait tant de pourritures dans ce monde, tant de chats qui méritaient la mort à cause de leurs actes horribles et impardonnables... et pourtant ce sont ceux qui se démènent toute leur vie pour soutenir leurs camarades que la mort fauchait en premier. C'était tellement injuste...
Le pelage brun de Schrödy se mêla alors au mien. Le matou se collait contre moi, comme pour me rassurer. Les yeux humides de chagrin, je ne tentai même pas de me défaire de son geste. J'avais besoin de réconfort. Dariel, notre cher Dariel... Je n'en revenais toujours pas. Et pourtant, c'était loin d'être terminé...

« Et... Alec a reprit le commandement de la guilde. À vrai dire la guilde entière ressemble à un camp de soldat maintenant, c'est plus du tout... Comme avant. À ton avis pourquoi je suis ici maintenant ? »


Je relevai le menton, les yeux larmoyants. Alec ? Un camp de soldats ? Comment a-t-il pu... La tristesse laissa place à une colère noire. Comment a-t-il pu autant déshonorer les Felinaes ?! Ils sont tout le contraire des soldats, ils se battent contre eux. C'est impensable, tellement ridicule. Alec devrait avoir honte ! Cette nouvelle "guilde" serait donc pire que les soldats... si bien qu'elle a poussé Schrödy à la fuir ? Mais c'est complètement absurde ! En me tournant vers le matou, j'aperçu en lui une rage silencieuse et sous ses griffes, de larges fentes striaient le sol. Il ressentait donc la même chose que moi, la même douleur...

« Les Felinaes... Je crois qu'ils ne seront plus jamais pareils. Je crois que ceux qui te manquent n'existent même plus... »

A ces paroles, je serrais les crocs si forts que ma mâchoire me faisait souffrir. Je refusais d'y croire. Je voulais que Schrödy se trompe, qu'il mente même. Il fallait qu'il ai tort. Mes anciens camarades... Un grognement sourd monta dans ma gorge. D'un mouvement sec, je me décollai du matou en montrant presque les crocs. J'étais blessée par ce qu'il venait de m'avouer, mais au fond je savais qu'il n'a pas voulu me faire de mal. D'un ton froid, je répondis :

"Je ne te crois pas. Ce n'est pas possible. Les Felinaes ont toujours étés droits et justes, c'est ce qui faisait leur force. C'était des chats courageux et malins, et il le seront toujours. Ils ne se laisseraient en aucun cas berner par un imposteur. Les Felinaes ne seront JAMAIS comme les soldats !"

Furieuse, je crachai mes dernières paroles à la figure de ce pauvre Schrödy, comme si tout était de sa faute. Mais je m'en voulu presque directement. Il n'y était pour rien du tout, je n'aurais pas dû m'emporter comme ça. Je soupirai et baissai la tête, honteuse. Que faire maintenant ? Si le matou brun disait vrai, la guilde n'avait plus de sens pour moi. Cependant, je devais le voir de mes propres yeux. Il me fallait des preuves. Et puis peut-être que tout est revenu à la normal maintenant, peut-être que ce n'était qu'une passe ? Je l'espérais même si j'avais du mal à y croire. Je priais pour que tout soit resté comme avant. Je priais pour que ma guilde soit resté libre, fière et brave.

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   Jeu 26 Avr - 0:44




L'ambiance est glaciale, comme son regard.


Ses crocs sont serrés, si forts, si horriblement fort, que tout son visage est déformé par la force qui se dégage de sa mâchoire. Je me sens extrêmement coupable mais malgré tout j'espère que cela lui passera... Un grognement sourd monte dans sa gorge, faisant se serrer la mienne. D'un mouvement extrêmement sec elle se décolle de moi, comme si je lui avais menti. Comme si j'avais tout fait pour la blesser. Cela me blesse moi aussi, j'ai beau ne pas la connaître depuis longtemps, la peine qui brille dans la braise de ses yeux me bouleverse. Elle me montre les crocs, comme si elle était prête à m'attaquer. Je n'ose pas faire un geste, je ne fais que la fixer, un air profondément désolé peint sur le visage. Sa voix est sèche, comme choquée. Elle ne peut croire ce que je lui raconte, je m'en doute bien...

« Je ne te crois pas. Ce n'est pas possible. Les Felinaes ont toujours étés droits et justes, c'est ce qui faisait leur force. C'était des chats courageux et malins, et il le seront toujours. Ils ne se laisseraient en aucun cas berner par un imposteur. Les Felinaes ne seront JAMAIS comme les soldats ! »

Sa rage est brulante, comme son regard. Quand elle me parle j'ai l'impression que tout est de ma faute, qu'elle me reproche la transformation des Felinae. Pourtant, aussi vite qu'elle est née, cette fureur s'éteint pour laisser place à un soupir suivi d'un silence honteux. Opaline a la tête baissée, l'air troublée par mes paroles, comme si elle était incapable de me croire réellement. Doucement, je pose la patte sous son menton et lui relève la tête. Mon ton est aussi rassurant que je peux, je tente de prendre le plus possible sur moi, ce qui n'est pas réellement une mince affaire :

« Écoute, je ne pourrai jamais te raconter de manière claire tout ce qui s'est passé : si tu espères retrouver les Felinae tels qu'ils sont cela me semble compromis mais pour autant tu devrais te faire ton propre avis. »

Et j'en pense tous les mots. J'ai bien évidemment peur pour elle, et si cela se passe mal avec Alec ? Je me souviens encore de ces chatons qu'il a froidement tué parce qu'ils n'étaient pas suffisamment bien pour lui. Une nouvelle vague de colère froide et de dégoût me saisit, si forte que de la bile monte dans ma bouche. Je ne peux pas la laisser retourner dans le piège de notre ancienne guilde sans savoir cela.

« Malgré tout... Si un jour tu y retournes prends bien garde à toi. Après tout tu n'as pas idée des atrocités commises là bas... Même des chatons se font tuer s'ils ne sont pas assez bien pour les critères d'Alec... Ou plutôt comme il se fait maintenant appeler, pour le Roi. »

Je crois que c'est le jour de ce massacre qui n'a laissé derrière lui que la vie d'un chaton sur toute une portée qui m'a poussé à partir loin. Au moins les soldats et les humains ont un respect de la vie au delà de ça, même les chatons les plus frêles ont leur chance de survivre et de se faire un nom et une vie. C'est mon tour de baisser les yeux, honteux de ne pas m'être révolté contre cette infâmie. Comme si j'étais le seul à m'apercevoir de la chose mise en place, je suis parti sans que l'on me suive ou me retienne. Quelle tristesse, cela n'aurait jamais été comme ça avant... Quand je relève enfin la tête vers Opaline des larmes de honte, de fureur, de frustration, de tristesse, de dégoût, de toutes ces émotions emplies de rancœur qui se baladent dans ma tête, perlent au bord de mes yeux. J'ai la rage au ventre et elle est en train de me dévorer de l'intérieur.

Mais bon. Au delà de ça sa présence m'apaise un peu. Juste un peu. La lumière discrète de ses oreilles, la couleur chatoyante de ses yeux. Elle est drôlement jolie au fond...

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   Jeu 26 Avr - 18:40


Opaline
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Mon regard se perdit dans le vide tandis qu'un déluge de souvenirs tourbillonnaient dans ma tête. J'étais perdue. La patte de Schrödy vient alors se glisser doucement sous mon menton pour me relever la tête. Son regard vert luisant était réconfortant tout autant que ses paroles d'ailleurs :

« Écoute, je ne pourrai jamais te raconter de manière claire tout ce qui s'est passé : si tu espères retrouver les Felinae tels qu'ils sont cela me semble compromis mais pour autant tu devrais te faire ton propre avis. »

Mon propre avis ? Il faudrait que je retourne dans la guilde pour me faire mon propre avis... Mais comment ? Je suis enfermée ici, une puce dans la nuque. Je n'ai aucune idée de comment fuir les soldats. Et puis à quoi ça sert de faire autant d'effort pour cette guilde si elle est identique à celle des soldats... Autant restée ici, à faire connaissance avec les autres chats et vivre facilement. Nous sommes nourris, soignés, hébergé... Il y a les expériences, on sert de cobaye, certes. Mais on doit bien ça aux humains, c'est comme un échange. Je m'en voulais de penser ça, j'avais l'impression de trahir les Felinaes. Enfin, les anciens Felinaes...

« Malgré tout... Si un jour tu y retournes prends bien garde à toi. Après tout tu n'as pas idée des atrocités commises là bas... Même des chatons se font tuer s'ils ne sont pas assez bien pour les critères d'Alec... Ou plutôt comme il se fait maintenant appeler, pour le Roi. »

Tuer des... chatons ? Mes yeux s'écarquillèrent d'effroi. Alec est-il un tel monstre qu'il est capable de tuer des chatons ? Comment peut-il juger des chats s'ils ne sont qu'aux début de leur vie ? Et quels sont ses critères exactement ? Etre horriblement fort et sans cœur ? Et les chats les plus âgés alors ? Il les tue ? Les chasse ? Les torture ? Et qu'elle est cette histoire de Roi ? Les Felinaes sont devenu un Royaume ? Mais c'est complètement stupide... et absurde ! Alec n'a pas le droit de déshonorer autant les Felinaes ! Et personne n'ose le chasser de son trône ? Personne ne se rend compte de sa connerie ? J'aurai aimé pouvoir hurler toutes ses questions, toute cette rage, mais ma gorge se nouait, m'empêchant de dire quoi que ce soit. Lorsque je reposais mon attention sur Schrödy, des larmes commencèrent à perler au bords de ses yeux, reflétant le vert fluorescent de ses prunelles. Du bout de la griffe, je recueillis une gouttelette et la contemplai. Cette nouvelle guilde fait donc tant de mal... Si bien qu'elle en fait pleurer ses anciens membres. Je soupirai. Je n'aimais pas cette ambiance. Je pris alors sur moi-même pour ne pas sangloter à mon tour et pris une grande inspiration.

"Et si nous allions dehors ? Ça nous aérera l'esprit et en plus, sans vouloir te vexer, ça sent le fauve ici..."

Je donnai un petit coup de coude à Schrödy tout en essayant d'esquisser un sourire taquin. L'annonce de Schrödy m'avait bouleversé, mais en même temps je ne voulais pas rester là à déprimer sur le sort de mon ancienne guilde. Lorsque je tournai mon regard vers la fenêtre, le soleil m'éblouit et la chaleur de ses rayons me firent frémir. Ce changement chez les Felinaes n'empêchait pas le soleil de briller. Alors ça ne m'empêcherait pas d'avancer non plus, même si ça faisait terriblement mal. Et j'étais persuadée que cette mauvaise période ne durerait pas, j'en étais certaine... Alors autant profiter du beau temps en attendant. De plus, sortir un peu devrait faire du bien à Schrödy. Et à moi aussi d'ailleurs. Je penchai alors la tête sur le côté et espérai qu'il accepte. De toute manière, je n'avais pas l'intention de rester enfermer, alors qu'il m'accompagne ou non, j'allais faire un tour dehors. Mais j'avoue qu'être aux côtés d'un ami serait tout de même plus agréable...

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   Ven 27 Avr - 22:40




Est-ce que ne pas penser à une chose c'est comme si elle n'existait pas ?


À vrai dire c'est ce que j'essaie de faire en cet instant : si je ne pense pas aux Felinae alors peut-être qu'ils ne resteront qu'un mauvais souvenir. Enfin pas aux Felinae, à ce qu'ils sont devenus. D'un air tendre, comme une petite maman, Opaline ceuille une de mes larmes du bout de la griffe, l'observant avec détail. Je ne dis rien, comme si la scène me rendait muet. Dans un soupir elle la laissa retomber sur le sol. Décidément cette histoire nous touche tous les deux de très près. Je vois bien qu'elle réprime ses larmes, elle n'essaie pas de le cacher, mais sa maîtrise d'elle-même m'impressionne. Elle inspire fortement, comme pour se donner du courage :

« "Et si nous allions dehors ? Ça nous aérera l'esprit et en plus, sans vouloir te vexer, ça sent le fauve ici... »

Elle me donne un coup de coude auquel je réponds par un petit "eh !" faussement contrariée. Elle me fait un nouveau sourire, légèrement forcé, comme si elle se convainquait elle même de la sincérité de sa bonne humeur. En même temps je ne vais pas lui en vouloir, moi aussi j'ai du mal à me convaincre qur tout va bien. Pourtant je me prête au jeu, j'en ai besoin. Alors je fais la moue, comme si elle m'avait vexée, avant de lui répondre :

« Comment ça !? Tu oses dire que ma chambre pue !? Ça sent le mâle qui se respecte tout simplement. »

Je renifle légèrement, un air pompeux peint sur le visage, avant de lui tirer largement la langue. Je sais bien qu'il faudrait aérer mais je n'ai pas encore compris comment ouvrir la fenêtre : j'ai beau être intelligent, je n'ai pas encore saisi tous les stratagèmes des humains et celui là me dépasse. En tout cas sa proposition me plait bien, l'idée de m'aérer en une si charmante compagnie me séduit fortement.

« Mais bon, puisque je suis un charmant jeune chat et que je suis conciliant, je suis d'accord pour t'accompagner. »

Je commence enfin à me détendre. Enfin de compte parler d'autre chose est bien efficace pour se changer les esprits. Ici, en cet instant, j'arrive un peu à laisser derrière moi toutes ces choses que je n'ai pas pu changer. Mon regard se porte un peu plus longtemps sur la jeune chatte. Elle est décidément bien jolie et sa conversation me plaît, cela m'étonne qu'elle n'ait pas encore de prétendant... En tout cas je suis plutôt prêt à tenter ma chance, tant que cela ne me conduis pas irrémédiablement vers un cuisant échec. Je cligne légèrement des yeux avant de me remettre en marche, droit vers la porte :

« Bon allez, tu te dépêches ? »

Je m'élance instantanément dans le couloir, comme un chaton surexcité qui attend que son ami le suive pour aller jouer à l'extérieur. Eh oui. Je suis à la fois un vieux nostalgique et un chaton impatient, au moins j'espère que je ne l'ennuierai pas !

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   Sam 28 Avr - 12:44


Opaline
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Nouvelle vie, nouvelle rencontre

Après mon petit coup de coude, je constatai avec soulagement que Schrödy se prit au jeu et fit semblant d'être contrarié. Pendant un instant, j'ai eu peur que le matou le prenne mal. Mais heureusement, je ne suis pas tombée sur un soldat susceptible. Mes muscles se détendirent alors tout doucement. En prenant une mine boudeuse, il me lança :

« Comment ça !? Tu oses dire que ma chambre pue !? Ça sent le mâle qui se respecte tout simplement. »

Amusée, j'émis un petit rire. Et pour accompagner mes dires, je posai mes pattes sur mon museau d’un air exagéré, comme si l’odeur était insoutenable.Suite à cela, il renifla et me tira la langue. Ce soldat était littéralement un grand chaton. Et pourtant, il semblait plus âgé que moi. Mon regard se tourna alors vers la fenêtre. J'avais déjà vu des humains en ouvrir une, elle faisait même un petit "clic" dès qu’elle s’entrouvrait. Plusieurs fois j’ai tenté d’aérer ma chambre de cette manière, mais rien à faire, je n'avais pas assez de force pour pousser la poignée jusqu'au bout.

« Mais bon, puisque je suis un charmant jeune chat et que je suis conciliant, je suis d'accord pour t'accompagner.»

Sur ces mots, le matou me regarda un instant avant de cligner des yeux et de se diriger vers la porte.  Intriguée, je penchai la tête sur le côté. Son regard était étrange. Peut-être à cause de la lueur verte fluorescente qui y brillait constamment ? J’haussai les épaules. Sûrement même, ce n’est pas tous les jours que l’ont croise un chat avec des yeux radioactifs. Quoique...

« Bon allez, tu te dépêches ? »

Je bondis sur mes quatre pattes lorsque je vis Schrödy s’élancer à toute allure dans les couloirs. Surprise, je sautai par dessus le matelas en lui criant :

« Eh attends moi ! »

Sûrement un peu trop fort, d’ailleurs. Des chats sortaient de leur chambre, tout ensommeillés. Certains avaient encore le pelage en bataille et la mine endormi. Ils me foudroyaient tous du regard et me grognaient dessus dès que je passais. Je m’excusai rapidement, sans m’arrêter et rejoignis en vitesse Schrödy. Décidément, les soldats sont encore plus effrayants le matin que pendant les entraînements… Que dis-je ? Ils sont même plus effrayants qu’une troupe de Korth affamés ! Suite au sprint que je me suis tapée dans tout le couloir pour échapper aux regards accusateurs des mal-réveillé, je lançai, essoufflée :

« Alors ? Où m’emmènes-tu "charmant jeune chat" ? »

Mon ton était taquin, voir un poil moqueur. Je commençai tout juste à oublier cette histoire de Felinaes, ce qui délivra mon esprit d’un poids lourd. J’inspirai et expirai lentement et longuement pour oublier encore plus ses mauvaises pensées qui tourbillonnaient dans ma tête. Courir me faisait également du bien, elle détendait davantage mes muscles et soulageait ma conscience. De plus la compagnie du matou était amusante. Cette matinée allait finalement devenir agréable. En espérant que ça dur.

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   Dim 6 Mai - 0:20




Un soldat au réveil c'est moche.


Et là, on a le bonheur d'en croiser plein d'un coup. Des matous sans foi ni loi ni hygiène dentaine ni pelage lustré. Pfff qu'elle décadence ! Derrière moi j'entends Opaline me parler, en même temps qu'elle cherche à esquiver ces fameux félins aux faces fermées en ce lieu mal famé :

« Eh attends moi ! »

Je souris légèrement et ralentis subtilement le pas, juste assez pour qu'elle puisse me rattraper. Si je le voulais j'aurais pu être déjà parti, mais celà n'aurait en rien facilité ma séduction de la jeune féline. Nous nous retrouvons au bout du couloir, là où il débouche sur le hall. Les grandes portes sont ouvertes, laissant passer un air exceptionnellement doux. Décidément, cette journée se promet d'être extraordinaire ! M'activer, de plus en une si charmante compagnie, me fait du bien. Je souris encore à la jeune chatte alors qu'elle me pose une question tout à fait pertinente :

« Alors ? Où m’emmènes-tu "charmant jeune chat" ? » e

J'ai envie de l'impressionner avec un paysage majestueux, mais où aller ? Soudainement je sais. Un véritable flash vient d'illuminer mon esprit, m'offrant une perspective que je n'avais pas encore retrouvé. Et si... Et si nous allions là bas ? Et si j'y retournais, mais cette fois-ci accompagné ? Ce n'était pas si loin, seulement une petite vingtaine de minutes de marche, et là vue était à couper le souffle. En plus ça nous laisserait vraiment l'occasion de parler ! Je cesse donc ma course petit à petit, faisant signe à Opaline de trotter à mon côté. Les petites foulées c'est agréable aussi.

« J'ai une idée, un endroit tranquille avec une vue splendide ça te dit ? Par contre il est un peu loin mais bon, ça nous laissera le temps de discuter ! Si tu as des gestions déjà je suis tout ouïe ! »

La peine dans mon coeur a disparu, changée en de l'appréhension. Là où je nous conduis, je m'étais juré de ne plus jamais y retourner, pourtant mes pas m'y conduisent irrémédiablement... Celà me démange de ne pas courir pour faire demi-tour, je sens le sang qui pulse dans mes tempes et mon souffle qui s'emballe. Je me fais violence pour garder un air aussi serein que possible. Quand enfin nous sortons à l'air libre cela me soulage même si j'ai toujours ce nœud au creux du ventre. Décidément je commence à douter que ce soit une bonne idée... Pourtant je veux le faire. Je veux y retourner et revoir ce paysage de mes propres yeux, tout du moins si le bâtiment ne s'est pas encore effondré... Chaque pas que nous faisons fait se soulever la poussière du sol, elle tourbillonne en de somptueuses volutes dorées par la lumière. Le ciel aussi est magnifique, d'une palette de nuances de rose et de bleu très rare. De même, l'horizon couleur ocre entoure la ville endormie dans des décombre et la nimbe d'une brume colorée. Tout autour de nous est plus éblouissant et chatoyant qu'il ne l'a jamais été. Pourtant alors que je ne cesse de chercher à observer la plus belle chose à observer du coin de l'oeil, mon regard retombe toujours sur Opaline.

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   Ven 11 Mai - 12:36


Opaline
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Arrivés au bout du couloir, Schrödy me fit signe de trotter près de lui. Je ralenti alors le pas et me postai à ses côtés. Mon cœur battait encore la chamade suite à ma dernière course, j’inspirai donc profondément pour réguler ma respiration. Me dégourdir les pattes me faisait le plus grand bien, cela m’aidait à oublier mon chagrin. Et puis, il y avait un moment que je n’étais pas sortie de la caserne. A vrai dire, la dernière fois que je suis allée dehors c’était aux côtés de Nishari, une adorable minette qui m’avait tenue compagnie tout au long du chemin. M’enfin cette balade s’était passé cet hiver, je ne suis que très peu sortie jusqu’à maintenant. Après une courte réflexion, Schrödy répondit à ma question :

« J'ai une idée, un endroit tranquille avec une vue splendide ça te dit ? Par contre il est un peu loin mais bon, ça nous laissera le temps de discuter ! Si tu as des gestions déjà je suis tout ouïe ! »

Mon regard s’illumina et j'acquiesçai en hochant la tête. Une vue splendide ? J’avais hâte de voir ça. Mais en même temps je me demandais bien où se trouvait cet endroit. De beaux paysages, il n’y en avait pas beaucoup dans le coin. Ou en tout cas, je n’en avait encore vu aucun. Juste des bâtiments gris presque effondrés, des débris à tous les coins de rue et de la végétation pourrissante. Mais je jugeais sûrement trop vite. Si Schrödy disait m’emmener dans un endroit tranquille à la vue splendide alors je le croyais. En passant par les grandes portes du hall, nous sortîmes enfin dehors. L’atmosphère était incroyablement agréable, l’air était doux et le ciel sans nuage. Le soleil s’élevait tranquillement tandis que des couleurs chatoyantes peignaient le ciel de leurs milles nuances. Un frisson parcouru mon échine lorsque je sentis les chauds rayons caresser mon dos. Le printemps était vraiment la plus belle des saisons, ça ne faisait pas de doute. Je pouvais trotter comme cela pendant des heures, et ça tombait plutôt bien puisque d’après Schrödy, nous avions de la route à faire. Je commençai alors la conversation d’un ton joyeux :

« Et bien parle moi un peu de toi. Nous discutons comme si nous avions toujours été amis, et pourtant nous nous connaissons que depuis ce matin. Mis à part que tu étais autrefois chez les Felinaes… »

Mon cœur se serra en repensant à mon ancien camp désormais détruit, mais je respirai un bon coup pour chasser ses mauvaises pensées avant de reprendre :

« Je n’en sais pas vraiment plus sur toi. »

Curieuse, je tournai mon regard vers lui en affichant un léger sourire. J’avais hâte de connaître un peu plus ce drôle de matou. Il était sympathique et amusant, je serais heureuse s’il devenait un bon ami. C’est le genre de chat qui nous font oublier tous nos soucis et avec qui on peut passer du bon temps. Et c’était ce dont j’avais besoin, actuellement.

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   Ven 18 Mai - 20:53




Elle est enfin heureuse.



Ça se voit dans sa foulée, dans son sourire, dans ses yeux. Même ses petites flammèches on pourrait les croire plus vives. Nos foulées sont lentes, appliquées, on pourrait courir ainsi pendant des heures. J'aimerai courir ainsi pendant des heures. Elle prend gaiement la parole, un air aussi curieux qu'enjoué peint sur le visage.

« Et bien parle moi un peu de toi. Nous discutons comme si nous avions toujours été amis, et pourtant nous nous connaissons que depuis ce matin. Mis à part que tu étais autrefois chez les Felinaes… »

Elle fait une pause, semblant soudain se souvenir que ceux qu'elle chérissait n'existent plus. Je respecte cette brève pause : après tout elle a du, pendant son temps passé en tant que soldate, se représenter son ancienne guilde comme un refuge qu'elle pourrait toujours rejoindre si besoin est. Maintenant tout l'espoir de ces illusions a dû s'envoler en fumée. Elle soupire un bon coup, comme pour se vider la tête, avant de reprendre :

«  Je n’en sais pas vraiment plus sur toi. »

Ah ? Ainsi elle veut en savoir plus sur moi ? Qu'est-ce que je pourrais bien lui raconter sur mon histoire ? Il est vrai qu'elle n'est pas banale après tout, j'espère qu'elle saura la distraire suffisamment pour qu'elle retrouve son sourire aussi grand qu'il l'était avant.

« Eh bien, à vrai dire, sache que j'ai testé toutes les vies possibles ! »

Je me tais un instant, la laissant éventuellement imaginer ce que mes mots signifient réellement pendant que je cherche mes mots.

« J'ai à peine cinq ans, mais jusqu'ici je suis resté assez peu souvent au même endroit. C'est ce que l'on appelle de l'inconstance je crois. Je suis né chez un humain, mais je n'ai pas été élevé comme un soldat. J'étais ce que l'on appelle, si je ne me trompe pas, un domestique. Mais bon, ça n'a pas duré, et suite à ça j'ai beaucoup changé de foyers : je suis devenu solitaire, puis felinae, ensuite caméléon et enfin soldat. Enfin ça c'était il y a deux ans déjà, entre temps je suis redevenu solitaire puis felinae... Aujourd'hui, bah, j'en suis là ! Tu sais... Je crois que j'ai un parcours atypique. »

Je la regarde très sérieusement, trop sérieusement même pour qu'elle puisse penser que c'est sérieux. J'exagère ma réaction au maximum, espérant qu'elle la fera rire. Je lui fais un clin d'oeil avant de lui demander :

« Plus sérieusement, y a-t-il une période de ma vie qui t'intéresserait plus que les autres ? Je sais pas trop ce qui te branche alors... Demande moi comme tu veux je suppose ! »

Je lui fais un sourire encourageant, me demandant de quoi elle voudra me faire parler. Pour ses beaux yeux je dois avouer que je suis prêt à tout déballer.

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   Dim 24 Juin - 8:44


Up !

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«Words have the power
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FICHE DE LIEN    ▼△▼   FICHE DE PRÉSENTATION

Nishari vous parle en #cc6600



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   Ven 13 Juil - 17:09


Opaline
Soldate

Schrödinger
Soldat

Nouvelle vie, nouvelle rencontre

Toujours aussi curieuse, je fus impatiente d’en savoir plus sur le matou brun. Il réfléchit alors un instant avant de me répondre :

« Eh bien, à vrai dire, sache que j'ai testé toutes les vies possibles ! »

Je penchai la tête sur le côté, intriguée. Toutes les vies ? Qu’est-ce que ça signifiait ? J’avais du mal à comprendre. Je fronçai les sourcils, réfléchissant un instant à ses drôles de paroles. Parlerait-il de cette légende comme quoi les chats auraient neuf vie ? Ça paraît un peu absurde… Après c’est peut-être son pouvoir ? Ce serait cool comme pouvoir n’empêche, même si à mon avis la contrepartie serait plutôt gênante ou dangereuse. Tandis que je posai mon regard interrogateur sur Schrödy, il continua.

« J'ai à peine cinq ans, mais jusqu'ici je suis resté assez peu souvent au même endroit. C'est ce que l'on appelle de l'inconstance je crois. Je suis né chez un humain, mais je n'ai pas été élevé comme un soldat. J'étais ce que l'on appelle, si je ne me trompe pas, un domestique. Mais bon, ça n'a pas duré, et suite à ça j'ai beaucoup changé de foyers : je suis devenu solitaire, puis felinae, ensuite caméléon et enfin soldat. Enfin ça c'était il y a deux ans déjà, entre temps je suis redevenu solitaire puis felinae... Aujourd'hui, bah, j'en suis là ! Tu sais... Je crois que j'ai un parcours atypique. »

Je détournai le regard, observant mes pattes. C’était donc à cela qu’il pensait quand il me disait avoir testé toutes les vies… Mon idée sur les neuf vies n’était pas si mal pourtant, tant pis. En tout cas, son parcouru paraissait presque aussi incroyable. En 5 cinq ans il a eu le temps de vivre dans n’importe quelle guilde, et plusieurs fois pour certaines, si j’ai bien compris. Je tournai mon regard admirateur vers lui, mais je me mis à rire légèrement en le voyant prendre un drôle d’air. Il avait prit une mine exagérément sérieuse, ce qui ne lui allait pas du tout. Il me fit alors un clin d’oeil, qui là me parut bien plus naturel. Amusée, je me remis à sourire d’un air léger.

« Plus sérieusement, y a-t-il une période de ma vie qui t'intéresserait plus que les autres ? Je sais pas trop ce qui te branche alors... Demande moi comme tu veux je suppose ! »

Ma curiosité fut si grande que je n’attendis pas une seconde avant de lui répondre, enjouée  :

« Je pense qu’elles m’intéressent toutes ! »

Ceci dit, il fallait bien commencer par quelque part. Je réfléchis alors quelques secondes avant de continuer. En moins de cinq ans, Schrödy à pu tester toutes les guildes connues dans le coin. Mais par laquelle commencer ? En ce qui concerne la vie de soldat, je commence à m’y habituer et je doute que ce soit la plus intéressante. Les caméléons ? Peut-être après. Une vie de domestique alors ? C’est quelque chose de complètement inconnu pour moi, mais si ça n’a pas duré, il n’aura sûrement pas grand-chose à me raconter non plus. Donc solitaire ou felinae ? Hmm. Comme nous étions tous les deux felinaes avant et que je sais comment fonctionnait la guilde, je serais plus tentée de lui poser des questions sur les solitaires. Mais bizarrement, j’avais envie d’en savoir plus sur sa vie de felinae. Peut-être parce que c’était notre sujet de conversation il y a peu. Évidemment, mon but n’était pas de plomber une nouvelle fois l’ambiance, mais va savoir pourquoi je préférais écouter en premier cette partie de l’histoire de Schrödy. Je répondis donc :

« Mmmh, commence par les felinaes s’il te plaît. J’y ai déjà vécu, mais j’ai quand même envie d’entendre ce que tu as à me dire sur cette partie de ta vie. »

Prête à écouter ce que le matou brun avait à me raconter, je penchai légèrement la tête sur le côté, comme une chatonne attendant que sa mère lui conte une petite histoire avant d’aller dormir.

[HRP → Désolée pour cet affreuuuux retard ><]

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   Mar 17 Juil - 23:02




Bon dieu, ce que j'aime son sourire.



Il me fait du bien, il me réchauffe de l'intérieur. Ce n'est pas que mon cœur est entouré de cette carapace froide et tenace si particulière et propre aux mœurs des soldats, loin de là, mais cette ouverture d'esprit et ce soutien que je lis dans son regard me fait littéralement fondre. Avec elle je me sens comme chez moi. Ça m'a tellement manqué. Elle a le coeur d'une vraie Felinae, une force d'esprit que je respecte et admire chez tous ceux qui la possèdent, telle qu'elle était chez beaucoup de mes anciens camarades, mais elle est bridée par les conventions de ce monde de brutes. C'est pour cela que les Felinae n'existent plus. Il ne reste désormais que les Caprae et leur Royaume. Pourtant elle sourit encore, et c'est un vrai sourire. Un sourire qui pourrait me faire tomber amoureux d'elle, si ce n'est ce je-ne-sais quoi qui me défie de le faire. Elle répond promptement à ma question :

« Je pense qu’elles m’intéressent toutes ! »

Au moins je suis intéressant, voilà un bon point pour moi ! Mais je n'en sais toujours pas plus sur ce que je pourrais bien lui raconter. Ma vie chez les soldats ? La voilà qui s'y habitue, je doute que ça l'intéresse beaucoup. Il en va de même pour ma vie chez les Caprae, elle doit bien la connaître aussi. Peut-être que ma vie en tant que Caméléon, domestique ou solitaire l'intéressera ? Peut-être plus celle de solitaire... Il faudra néanmoins que je lui dise où nous nous rendons. A cette pensée mon cœur se serre de plus belle. L'appréhension ne cesse de monter, au fur et à mesure que nous nous rapprochons des immeubles. Je reconnais le quartier. Nous ne sommes plus si loin, nous sommes plus rapides que ce que j'avais estimé au premier abord.

« Mmmh, commence par les Felinae s’il te plaît. J’y ai déjà vécu, mais j’ai quand même envie d’entendre ce que tu as à me dire sur cette partie de ta vie. »

Ah ? Pour une fois j'ai lamentablement loupé mon raisonnement. Décidément Opaline est bien plus mystérieuse et indéchiffrable que ce que j'ai pensé au premier abord. Tant mieux, les gens comme elle sont bien plus intéressants ! Cependant je ne sais toujours pas quoi lui raconter. J'ai vécu deux périodes chez les Felinae et elles ont toutes deux été entachées par de sombres évènements. Je n'ai pas envie de gâcher ce moment avec un récit maussade, alors j'ai intérêt à bien tourner mon histoire.

« Je ne me souviens pas si bien de mon arrivée chez les Felinae quand j'étais jeune, j'avais moins d'un an. Ce sont trois félins qui nous y ont conduit, moi, ma mère et mon frère, ils s'appelaient Armeht, Coral et Cassiopée. Tu as peut-être connu Armeht d'ailleurs ! C'est un chat tout petit, au pelage crème, et il a deux grandes cornes rouges ! Très réservé mais excellent combattant et un coeur en or. Aux dernières nouvelles il est toujours membre des Caprae. Par contre Coral les a quitté pour devenir un Caméléon et Cassiopée est décédée il y a bien longtemps de cela. »

Je n'ai pas envie de m'étendre plus que cela sur le funeste destin de mon premier amour, sa disparition restant toujours une vraie plaie ouverte dans mon âme. La manipulation, le chantage, les mensonges, tout cela avait pourrit de l'intérieur la vision même que j'avais alors de l'amour.

« Je suis parti de chez les Felinae que quelques mois après, ma mère n'ayant pas aimé que mon frère et moi ayons été mêlés à une bataille. Je n'ai pas remis les pattes chez les Felinae avant longtemps, près de trois ans après, tu te rends compte ! C'était il y a un presque deux ans déjà... »

Me voilà qui a éludé une bonne partie de mon histoire encore. Elle n'est pas joyeuse, loin de là, comme pour beaucoup d'entre nous malheureusement. Je suis déjà suffisamment angoissé par cet immeuble que je viens de voir apparaître à l'horizon pour avoir en plus envie de parler de mes mauvais souvenirs. J'ai déjà envie de vomir, ce serait un vice que de me pousser à le faire réellement.

« Je sais pas si tu étais là quand je me suis réveillé pour la première fois chez les Felinae, mais on a parlé de moi pendant au moins une bonne semaine comme celui qui est tombé depuis le haut d'un champignon en hurlant comme un chaton ! Bon j'avoue c'était pas glorieux, mais à ma défense mon dernier souvenir était un combat contre un korth, qui m'a valu ces quelques cicatrices. En tout cas là bas j'avais pas vraiment de rôle, j'avais un arrangement avec Dariel. En échanges de quelques heures passées à surveiller la sylve, comme une Sentinelle, j'avais le droit de partir à l'aventure. Des fois je ramenais des proies ou des plantes médicinales, rien de bien exceptionnel souvent, mais j'aimais bien cette vie... Je crois que c'est ce qui me manque en fait. J'étais à la fois libre et en sécurité là bas... Après j'ai pas tellement de choses à raconter je dois l'avouer, si ce n'est que c'est moi qui ai ramené Bali, tu sais, le chat limace ! C'est un peu ma fille maintenant, m'enfin, elle est restée aux côtés d'Alec. Tu te souviens aussi de la fois où une libellule a fait irruption dans le camp ? Eh bien c'était aussi après moi qu'elle en avait... J'suis un peu un aimant à catastrophes. »

Je finis ma phrase visiblement gêné. Oh oui, j'avais plus d'une fois mis les autres en danger, jamais volontairement mais toujours d'une manière assez exceptionnellement improbable. Si sur le moment ces évènements n'avaient certainement pas été comiques, avec du recul ils l'étaient bel et bien. Joignant l'acte à mes paroles, j'avais aussi montré mon flanc à Opaline, sur lequel étaient bien visibles les trois cicatrices alignées. J'espère en tout cas que ce que je lui ai raconté lui suffira car la bouffée d'angoisse qui me saisit me coupa toute force de parler. Mon coeur battait vite et fort, mes mouvements étaient fébriles et je sentais une étrange douleur dans mon ventre. L'immeuble est presque là. Je le vois devant nous, j'ai l'impression que je pourrais presque le toucher en tendant la patte, bien qu'ils nous reste encore au moins une centaine de mètres à faire. Une centaine de mètre avant le désert.

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   Mar 24 Juil - 15:35


Opaline
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Schrödinger
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Nouvelle vie, nouvelle rencontre

Trottinant aux côtés de mon nouvel ami, j’attendais patiemment qu’il me raconte son passé auprès des Felinae. Il prit d’ailleurs un air surpris. Il s’attendait sûrement à ce que je lui pose des questions sur des guildes dont je n’avais encore jamais fait partie. Mais étonnamment, les Felinae m’intéressaient vraiment plus. Ils me manquent horriblement finalement. Entendre Schrödy raconter ses souvenirs réveillerait sûrement les miens.

« Je ne me souviens pas si bien de mon arrivée chez les Felinae quand j'étais jeune, j'avais moins d'un an. Ce sont trois félins qui nous y ont conduit, moi, ma mère et mon frère, ils s'appelaient Armeht, Coral et Cassiopée. Tu as peut-être connu Armeht d'ailleurs ! C'est un chat tout petit, au pelage crème, et il a deux grandes cornes rouges ! Très réservé mais excellent combattant et un coeur en or. Aux dernières nouvelles il est toujours membre des Caprae. Par contre Coral les a quitté pour devenir un Caméléon et Cassiopée est décédée il y a bien longtemps de cela. »

Armeth ? Je devais l’avouer, ce nom ne me disait rien. Je n’avais pas fait connaissance avec tous les membres de mon ancienne guilde, ceci dit j’avais dû le croiser plusieurs fois sans vraiment m’en rendre compte. Peut-être l’aurai-je vraiment rencontré si je n’avais pas été enlevée. J’eus un petit pincement au cœur en y repensant, mais je ne laissai pas pour autant mes pensées négatives envahir mon esprit.
Schrödy ne me laissa pas répondre, emporté par ses souvenirs il continua son discours :

« Je suis parti de chez les Felinae que quelques mois après, ma mère n'ayant pas aimé que mon frère et moi ayons été mêlés à une bataille. Je n'ai pas remis les pattes chez les Felinae avant longtemps, près de trois ans après, tu te rends compte ! C'était il y a un presque deux ans déjà... »

Trois ans séparés des Felinae… Et dire que je me plains parce que je n’y suis pas retourné depuis quelques mois. Sur le moment mes oreilles se chauffèrent davantage par la honte, mais celle-ci fut bien vite oubliée quand le matou brun miaula de nouveau :

« Je sais pas si tu étais là quand je me suis réveillé pour la première fois chez les Felinae, mais on a parlé de moi pendant au moins une bonne semaine comme celui qui est tombé depuis le haut d'un champignon en hurlant comme un chaton ! Bon j'avoue c'était pas glorieux, mais à ma défense mon dernier souvenir était un combat contre un korth, qui m'a valu ces quelques cicatrices. En tout cas là bas j'avais pas vraiment de rôle, j'avais un arrangement avec Dariel. En échanges de quelques heures passées à surveiller la sylve, comme une Sentinelle, j'avais le droit de partir à l'aventure. Des fois je ramenais des proies ou des plantes médicinales, rien de bien exceptionnel souvent, mais j'aimais bien cette vie... Je crois que c'est ce qui me manque en fait. J'étais à la fois libre et en sécurité là bas... Après j'ai pas tellement de choses à raconter je dois l'avouer, si ce n'est que c'est moi qui ai ramené Bali, tu sais, le chat limace ! C'est un peu ma fille maintenant, m'enfin, elle est restée aux côtés d'Alec. Tu te souviens aussi de la fois où une libellule a fait irruption dans le camp ? Eh bien c'était aussi après moi qu'elle en avait... J'suis un peu un aimant à catastrophes. »

Je ne pus m’empêcher de rire en imaginant ses nombreuses mésaventures. C’est vrai, je me souvenais d’un chat maladroit connu pour ses petites bêtises. Je n’étais pas très présente dans le camp, je revenais souvent pour y déposer les proies que j’avais capturé pour la guilde mais je ne m’attardais que rarement. La plupart du temps je dormais à la belle étoile et je fréquentais d’autres chats. Mais ça n’empêchait pas les rumeurs d’arriver à mes oreilles de feu, et c’est comme ça que j’ai entendu parlé de Schrödy. Ceci dit, j’étais présente lorsque la libellule géante est entrée dans la Sylve, ç’avait été un événement plutôt effrayant. Par contre je ne savais pas que c’était lui qui l’avait ramené.
Tout en parlant, le matou brun me montra ses jolies cicatrices sur son flanc ce qui me valu un regard aussi inquiet qu’admirateur.

« Oh waw, en effet. Maintenant que tu le dis, je me souviens un peu de toi et des tes nombreuses catastrophes. »

Je tournai alors mon regard vers le matou, amusée, mais c’est un air gêné que je vis apparaître sur son visage. C’est vrai que ces petites mésaventures avait été plutôt dangereuses sur le moment, mais c’était il y a bien longtemps maintenant. Je penchai alors la tête en souriant et lui donnai un petit coup d’épaule amical.

« Eh, c’est du passé désormais. Mieux vaut en rire qu’en pleurer, tu ne crois pas ? »

Sur ces mots, je relevai le museau et fus assez étonnée de voir que nous étions partis si loin. Je ne m’étais pas attardée sur l’environnement pendant que nous parlions, si bien que je ne savais pas vraiment où nous avions atterris. Je ne reconnaissais pas vraiment cette endroit, je crois n’y avoir jamais posé les pattes. L’air était un peu plus sec que tout à l’heure et un immeuble se dressait devant nous. Un frisson de hâte parcouru mes pattes et ébouriffa un instant mon pelage. Je le sentais, nous étions presque arrivés.

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Dernière édition par Opaline le Mer 1 Aoû - 22:42, édité 1 fois



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   Mer 25 Juil - 23:20




Elle rit.



C'est un rire clair et ouvert, sincère et rassurant. À la fois tout à fait nouveau et parfaitement familier. Un rire qui me donne envie de rire avec elle.

« Oh waw, en effet. Maintenant que tu le dis, je me souviens un peu de toi et des tes nombreuses catastrophes. »

Cela me fait plaisir. Bien sûr j'aurais bien plus aimé qu'elle se souvienne de moi pour autre chose que les ennuis que j'ai ramenés au camp, mais bon, on ne peut pas tout avoir dans la vie ! Je crois que ça me rassure aussi. Nous avons vécu pendant plus d'un an dans la même guilde sans même nous croiser et si moi j'avais entendu parler d'elle, le contraire n'était pas vrai. C'est vexant quand même. Savoir que les gens ne se souviennent pas de vous ce n'est pas particulièrement agréable... J'ai beau avoir conscience que, de nos jours, les félins vont et viennent sans arrêt et que si l'on suit la logique des pouvoirs je ne suis pas particulièrement remarquable ou original, je ne peux m'empêcher de regretter ne laisser aucune trace derrière moi. Vivre toutes les vies c'est aussi être très seul. Personne n'a envie de n'être rattaché à rien, personne n'a envie de trahir ceux qui l'ont nourri et logé. Personne n'aime les au revoir. C'est pour ça que ça me plait tellement qu'elle se souvienne de moi, même vaguement.

« Eh, c’est du passé désormais. Mieux vaut en rire qu’en pleurer, tu ne crois pas ? »

Oh oui, laissons le passé où il est ! Après tout il ne devrait pas me déranger, ce qui est fait est fait, n'est-ce pas ? Mais si c'est le cas, pourquoi me sens-je si mal que j'ai l'impression que je vais perdre connaissance d'un moment à l'autre ? Foutus souvenirs. Il me semble qu'Opaline sait que nous sommes bientôt arrivés, instinctivement sa foulée s'est ralentie pour prendre le temps d'apprécier la distance finale. Pourtant je suis incapable de lui répondre pour le moment. Je me contente d'hocher la tête, un sourire, sincère mais crispé, affiché sur mon visage. Les sentiments qui me bousculent en cet instant sont si violents que je peine moi même à les distinguer et les appréhender. Je ne suis venu ici que deux fois au final. La première fois était à ma naissance, bien évidemment, et j'y suis resté près de trois mois. Trois mois pendant lesquels j'ai vécu dans la plénitude la plus totale, bercé par l'insouciance et les rêveries. Quand j'y suis retourné, pour la seconde et dernière fois, j'étais tout seul. Toute ma famille était morte ou disparue. D'abord Franklin, Payne et Einstein que j'ai vu ici même pour la dernière fois, lorsque les humains en noir ont débarqué en faisant tout exploser. Meitner qui nous a quitté dans la forêt, emportée entre ses serres par un cruel oiseau qui s'en était originellement pris à moi. Puis ce fut notre mère, terrassée par le Syndrome des Pattes de Glace. Et enfin Heisenberg qui ne connu jamais sa famille par ma faute. Ses petits doivent déjà être des adultes maintenant que j'y pense... Quel crétin j'étais. Je me serais giflé si Opaline n'était pas à côté de moi.

Le temps que je me remémore tout ça nous sommes déjà arrivés devant l'entrée. Cet immeuble n'est plus habité depuis longtemps. Il se situe à la limite du quartier est, à seulement une ou deux rues de là on peut entendre quelques bruits de l'activité humaine. C'est là bas que les humains chargent leurs armes de guerre et s'entraînent au combat, enfin c'est ce que j'ai entendu dire, il nous est interdit d'y aller. Ça doit être un peu comme les félins dans l'arène je suppose. La rue dans laquelle nous avançons se termine non loin, nous emmenant dans les prémices de la Ville Engloutie. De ce que j'ai entendu ce serait désormais le repère des Caméléons, même si j'ai aussi entendu qu'ils avaient eux aussi changé de nom. Notre monde ne sera plus jamais le même. Je ne sais pas comment, je ne sais pas pourquoi, mais j'arrive à prendre sur moi. Suffisamment.

« Après vous, Mademoiselle. »

Je m'incline à moitié devant Opaline, lui désignant l'entrée du bout de la patte. Mon air est très solennel. Trouverais-je actuellement le moyen de faire de l'humour ? Je crois bien. Mieux vaut ça que vomir mes tripes devant le bâtiment, je ne vais pas me plaindre. D'un coup tout prend une autre couleur. Le soleil qui inondait la rue n'est pas encore rentré ici, laissant l'immeuble dans une atmosphère sombre et apaisante. Quand je monte enfin les escaliers au côté de ma nouvelle amie, nous soulevons une épaisse couche de poussière. Personne n'est venu ici depuis des mois. Peut-être même des années ? Ça se pourrait, ça se trouve je suis même le dernier à être venu. Il y a deux ans. Deux années entières avant que je remette les pattes ici. Que je laisse de nouveau mes coussinets effleurer ces escaliers de pierre froide, que je respire un air aussi sec que fleurant l'ancien. Ça peut paraître ridicule, surtout à l'échelle humaine, quand je pense qu'ils peuvent vivre 10 fois plus longtemps que moi et mes semblables ! Pourtant j'ai mûri en deux ans. Il s'en est passé des choses, pour chacun d'entre nous. Pour Opaline aussi. J'ai envie de lui faire découvrir. Moi qui suis normalement si méfiant, j'ai envie de m'ouvrir tout entier à elle. J'ai ce sentiment à la fois profond et complètement irrationnel que je peux lui faire confiance. Peut-être parce que j'ai l'impression que l'on se comprend dans le fond. À croire qu'elle m'a hypnotisé !

« Allez viens ! Il faut monter tout en haut, courage, on en est au troisième, on est déjà à la moitié ! »

Je ne laisse pas beaucoup Opaline parler à vrai dire, le rythme que j'impose est éprouvant, même pour moi. Pourtant je sens que cette pièce m'appelle. J'ai envie d'y aller. J'ai hâte d'y aller. Moi qui, il y a quelques minutes, l'appréhendait au point d'en faire un malaise ! Décidément il n'y a pas grand chose qui soit très constant chez moi. Me voilà qui court sur les marches glissantes, essayant d'échapper aux trous cachés sous la couche de poussière, prenant de l'élan sur les parties un peu plus rêches. D'étranges dessins sont visibles sur les murs, autrefois probablement chatoyants mais désormais ternes et à moitié effacés. Sûrement un art humain, on en voit beaucoup dans les endroits désaffectés comme celui-ci. Je crois que ça s'appelle un "Zag". En tout cas on n'est pas là pour faire de la découverte artistique humaine.

Quand j'arrive enfin au dernier étage j'ai tellement pris l'habitude de courir qu'il me faut quelques mètres pour m'arrêter, réalisant qu'il n'y a plus de marches. Eh bah, ce n'a pas été de tout repos ! Même si prendre le temps de faire une pause, que nous reprenions notre souffle, n'aurait pas été une mauvaise idée, je suis incapable de me stopper actuellement. Je déborde d'énergie, si je ne m'active pas j'ai l'impression que mon corps pourrait exploser. D'ailleurs il me semble qu'elle a parlé. Enfin je n'en suis pas sûr, pour être honnête, le sang qui bat dans mes oreilles m'empêche d'entendre quoi que ce soit. Je m'enfonce dans le couloir, évitant d'un gracieux mouvement la poutre de ferraille au milieu du passage. Quelle porte est-ce... Ah ! Celle là ! Je la reconnais aux anciennes marques noires laissées sur le montant après qu'ils aient fait sauté la porte. Dire qu'ils ont fait ça pour une pauvre portée de six chatons. Je pousse légèrement le battant de la porte restée entrouverte, l'entendant s'ouvrir dans un immonde grincement. Devant nous une nouvelle pièce se dessine, emplie de lumière grâce aux rayons du soleil qui rentrent par l'unique ouverture. Elle est rectangulaire, ses murs sont de béton nu et son sol est en vieille moquette beige. La vitre de la fenêtre est poisseuse mais ouverte, laissant passer avec le jour un air frais et chargé des senteurs du désert. Les fissures du bâtiment se retrouvent ici aussi, Elles courent sur le mur extérieur. Je murmure dans un sourire :

« Bienvenue chez moi... »

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   Dim 29 Juil - 22:52


Opaline
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Nouvelle vie, nouvelle rencontre

Schrödy ne me répondit que par un simple hochement de tête. Il avait l’air inquiet, nerveux, plongé dans ses pensées. Quelque chose le tracassait sérieusement, ce qui m’inquiétais à mon tour. Peut-être l’avais-je blessé sans le savoir ? Je l’avais sûrement vexé parce que je ne me souvenais plus très bien de lui… Ou alors je n’aurais pas dû l’interroger sur les Felinae ? Même s’il avait tourné ses paroles à la rigolade, en y repensant, ce ne sont pas de très joyeux souvenirs qu’il m’a partagé. Je fis une légère grimace à cette pensée. Je m’en voudrais beaucoup si c’était le cas. Je ne souhaitais pas le déranger, l’extirper de ses pensées ne me semblait pas être une très bonne idée.
Alors je baissai légèrement la tête, le regard tourné droit devant moi, me remémorant également quelques souvenirs de mon ancienne guilde, bien que plus joyeux que les siens.

Quelques instants plus tard, nous arrivions devant l’entrée de l’immeuble. Un vif coup d’oeil m’apprit qu’il n’était pas en très bon état, les murs s’effritaient et les vitres étaient presque toutes cassées. Au loin, on pouvait entendre les fortes voix des Hommes et les cris des leurs petits. Je n’appréciais par les humains, mais ils étaient bien trop loin pour que je m’en méfie, si bien que je finis par ignorer leur brouhaha.
Un peu plus loin encore, nous arrivons dans un lieu qui m’est un peu plus familier : La Ville Engloutie. J’avais fait partie de l’expédition pour découvrir ce nouveau territoire en tant que Felinae. Revenir ici me fit chaud au cœur, si bien que je me remis à sourire.

« Après vous, Mademoiselle. »

Je clignai des yeux, presque surprise en entendant la voix Schrödy. En même temps, après son long discours il n’avait plus rien dit jusqu’à maintenant. Tout en tendant la patte et en s’inclinant d’un geste galant, il prit un air solennel qui, comme tout à l’heure, ne lui allait pas très bien. Amusée, je levai les yeux en l’air avec un petit sourire en coin, avant de passer devant. A l’intérieur, l’atmosphère était fraîche, c’était agréable. La journée venait à peine de commencer et le soleil tapait déjà fort dehors. Quoi de mieux qu’un bâtiment plongé dans l’obscurité pour se rafraîchir ? Je secouais ma fourrure immaculée, gouttant l’ombre d’un air ravi. C’était comme s’il faisait encore nuit, ici. Les escaliers étaient encore froids, eux aussi. Par contre ils paraissaient interminables. A chaque étage de nouvelles marches apparaissaient. Moi qui suis légèrement rondelette, ce fut assez éprouvant.

« Allez viens ! Il faut monter tout en haut, courage, on en est au troisième, on est déjà à la moitié ! »

« La moitié ? Juste la moitié ? » répondis-je d’un ton désespéré.

J’étais déjà essoufflée à la moitié… Exaspérée, je me dis qu’il fallait absolument que je me remette à courir. La chasse au lapin me permettait de garder la ligne, avant. Désormais je chasse plutôt les croquettes qui osent s’enfuir de ma gamelle. La séance minceur allait commencer dès aujourd’hui d’ailleurs ! Reprenant du courage, j’accélérais juste après Schrödy, courant derrière lui dans les escaliers.

Enfin arrivée au derniers étage, je haletai presque. Eh bien, j’espérais au moins que la vue était aussi belle que Schrödy me l’avait promis. Plusieurs portes se dressaient devant nous, mais le matou brun fit rapidement son choix. Je glissai alors timidement mon museau à l’intérieur en clignant des yeux, aveuglée par les rayons du soleil qui léchait les murs fissurés de la pièce. Curieuse, je finis par rentrer entièrement, suivant de près Schrödy. Cette maison n’était pas très jolie, mais ce sont les humains qui l’ont construite après tout. De toute façon, ils ont toujours de très mauvais goûts quand il s’agit de bâtir un foyer, ces humains.

« Bienvenue chez moi... »

Je relevais mon museau vers lui, intriguée.

« Chez toi ? Tu aurais pu faire un peu plus attention au ménage. » miaulai-je avec un air taquin dessiné sur le visage.

Sur ces mots, je me détachai du matou pour m’aventurer un peu plus dans la pièce. Posant mon regard à droite et à gauche, la fenêtre finis par attirer mon attention. Allons voir si la vue est belle… D’un bond, j’atterris sur le rebord, plissant les yeux pour faire face aux rayons du soleil. Quand ma vue s’habitua à la lueur du jour, j’ouvris grand les yeux en souriant d’un air un peu bête. Nous étions si haut ! Je n’avais encore jamais vu le désert sous cet angle. C’était plutôt… époustouflant ! Si bien que j’en eu le souffle coupé pendant un instant.

« Impressionnant… soufflai-je avant de tourner mon regard ébahit vers le matou. Viens voir Schrödy ! »

C’était assez stupide de ma part, après tout cette vue il devait déjà la connaître. Mais je fus si étonnée et fascinée par la scène que j’oubliai ce détail. Sans plus tarder, je reposai mes prunelles de feu sur le décor tout en attendant que Schrödy vienne me rejoindre.

[HRP → Désolée, il risque d'y avoir pas mal de fautes, je les corrigerai demain]

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"Le feu qui semble éteint souvent dort sous la cendre"



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   Ven 3 Aoû - 14:52




Elle semble... perplexe.



J'espère que ça lui ira comme lieu, car d'un coup j'en doute. Elle semble intriguée par cet endroit si particulier, qui, il y a cinq ans de cela, fut ma maison, mais pas enthousiasmée. Oups. Ou non ? Quand elle me parle c'est pourtant avec un sourire taquin :

« Chez toi ? Tu aurais pu faire un peu plus attention au ménage. »

Ah ? Encore une pique sur mon hygiène de vie ? Décidément elle doit avoir quelque chose à redire sur la manière dont j'entretiens ma chambre. Enfin, bien que j'ai présenté ce lieu comme ma maison, cela fait bien longtemps que ça ne l'est plus. Là, elle m'a eu. Je lâche un petit rire frais. C'est vrai que l'appartement aurait bien eu besoin d'un petit coup de plumeau ! Je ne me souviens pas avoir vu mon humain le nettoyer un jour, mais mes souvenirs de cette époque sont flous et peu nombreux. Pourtant, vu la différence entre les deux états, il devait bien en prendre soin. On ne sent même plus son odeur à lui. Elle me manque un peu, enfin je crois, comment quelque chose dont on ne ne peut pas se souvenir peut-il venir à nous manquer ? Opaline fouille du regard la pièce, avant de bondir vers la fenêtre. Elle ne dit rien pendant un instant, moment que je mets à profit pour courir vers elle à mon tour. J'atteins le bas du mur lorsqu'elle reprend finalement la parole, dans un unique souffle :

«  Impressionnant… Viens voir Schrödy !  »

Elle me jette un bref coup d'œil et, avec un sourire, je saute à mon tour sur le rebord de la fenêtre. Je connais bien la vue pourtant c'est un vrai bonheur de la revoir encore une fois. À perte de vue s'étend le sable, jusqu'à l'horizon, où le désert et le ciel se mélangent dans un brouillard ocre. Seraient-ce les monts rocheux que l'on distingue au loin ? Ça se pourrait bien. D'après ce que j'ai entendu sur cet endroit, le paysage est grandiose et immense. Par contre la marche doit être longue, très longue, et il ne faut pas avoir peur de l'effort. Un peu impulsivement, je demande à Opaline :

« Ça te dirait, un de ces jours, qu'on aille là bas ? »

Quand je réalise un peu la stupidité de ma question j'émets un petit rire nerveux, avant de sauter au bas du support. Ce n'est pas réellement que j'ai honte, juste que je me sens un peu bête. Nous, les soldats, sommes très contrôlés à l'intérieur de la ville et à ses alentours. Alors s'éloigner autant pour aller visiter des montagnes ? Même pas en rêve si j'ose le dire. Jamais les humains ne permettraient ça, nous finirions assommés à coup de chocs électriques avant même d'avoir mis une patte hors de la Ville Engloutie. Chienne de vie. Et quant bien même nous aurions réussi à avancer malgré les coups de jus, une nuée d'ailes d'argent nous aurait probablement foncé dessus, mettant fin très rapidement à notre fuite improvisée. Je soupire en faisant le tour de la pièce. Avant, quand je vivais encore ici, mon rêve était de voyager partout dans le monde. Maintenant j'ai toujours ce désagréable sentiment d'être prisonnier, peu importe où que j'aille. Quand je pousse doucement sur la tranche d'une cloison entrouverte celle-ci coulisse lentement, presque sans un bruit. Son ouverture révèle la présence d'un placard, dans lequel ne se trouvent que quelques toiles dévorées par les mites et un vieux carton au fond duquel repose un vestige de couverture. Troublé, je touche cette boîte étrangement familière du bout de la patte. Hmm. Avec le temps elle ne dégage plus d'odeur mais je pense que c'est celle qui a servi à nous accueillir, notre mère, mes frères et sœurs et moi, alors que nous venions juste de naître. Je ne pourrais jamais en être sûr. Quand je recule pour sortir du placard je marche sur quelque chose de piquant.

« Aïe ! »

Aucun piquant ne s'est enfoncé dans ma patte, heureusement, mais je regarde, perplexe, la plante sur laquelle j'ai marché. On dirait un cactus avec une étrange feuille qui passe dessus. J'ai jamais vu rien de tel mais, dans un grognement, je donne un coup de patte dedans pour le faire rouler dans le placard. Saleté de plante.

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Dernière édition par Schrödinger le Ven 3 Aoû - 14:55, édité 1 fois

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