« Sur cette terre déchue, seule la survie prime » - Le Passeur.
 
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it's all over but the crying |ft.June|



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   Mer 24 Jan - 20:53


« Poor little dreams that keep trying to come true »

Le soleil sombre avait éclairé ton insomnie. Ce sentiment étrange déchirait ta poitrine, tant que tu peinais à respirer. Tu t'éloignas rapidement des autres, bien que tu savais que tu avais à faire aujourd'hui. C'était d'un fort ennui, c'était là probablement un second état dû à ton corps malade ; probablement un second glas qui sonnait, un peu plus proche de cette comédie mortelle qui t'attendait irrémédiablement. Tes poumons semblaient comme traversés par quelque chose d'étrange, même si la douleur t'avait quitté avec la réelle vie. Tu étais parti loin, très loin. Assez loin pour être certain de ne pouvoir être trouvé si l'on cherchait à troubler ta quiétude. Au-delà des terres, par-delà l'esprit d'une Terre condamnée. Tu songeais au moment rampant qui s'approchait, tu pouvais sentir sa respiration contre ta nuque ; à cette mort terrible qui t'attendait. Tu la porterait probablement peu longtemps, et tu irais chercher ta propre cessation de vie aux portes de l'enfer toi-même, peu importe ce que cela t'en coûtait. Mais ce n'était pas encore l'heure de mourir. C'était l'heure de se taire et de disparaître quelques temps, pour que ton corps supporte cette sensation et qu'elle fusionne avec les cicatrices qui avaient déjà défiguré ton âme. Et celles qui avaient rendu ton cœur filiforme, et qui avaient rendu ta vie d'une telle misère. Tu sentais le poids de la vieillesse, et de la haine, et de toute la négativité que ta vie portait en son sein ; et tu te demandais ce qui te retenait encore dans l'angoisse que dans un jour proche tu fusse forcé de porter ton corps au-delà de ta propre respiration. C'était là un destin inéluctable et cruel, tu songeais. Puis tu cessais.

Tu avais été dans cet endroit de nombreuses fois. Tu y avais croisé peu de monde. Samäel, qui était probablement mort depuis longtemps. C'était une des premières fois où tu avais été dans cet endroit, tu te souvenais. Néanmoins, tu y avais peu trouvé de vie par la suite ; et certes son étreinte t'était familière, mais elle ne t'était pas peu hostile pour autant. Tu te sentais de plus en plus éreinté par une étrange fatigue ; quelque chose d'anormal brûlait tes veines. Tu t'étais posé au sol. Tu contemplais les vitraux brisés, les restes de civilisation. Tu faisais face au bassin, et y plongeas une patte. L'eau s'était mise à saigner d'un sang brun, sale, mauvais. Tu jetais un regard dédaigneux à ton propre reflet. Qu'était-ce donc que cela ? Un espèce de tas de pierre, un espèce de tas de terre qui essayait de ressembler à un être vivant ? Le ciel t'avait puni d'un bien hideux corps, d'un bien laid visage. Tes traits semblait étrangers, et tu te sentais hors de ton esprit, hors de ton corps. Tu avais pourtant un corps propre, pour une des rares fois où tu avais eu ce soin particulier ; mais il restait ce qu'il était. On peut maquiller et tromper une âme, on ne peut cacher la vérité d'une telle laideur à la réalité. On ne peut masquer cette mascarade. Tu avais perdu tant, tant. Cet ancien corps, tu ne l'avais jamais aimé, mais cela ne t'avait jamais vraiment importuné, tant que quelqu'un d'autre se donnait la peine de le faire pour toi. Mais June n'était plus là. Elle était, mais elle n'était plus là pour toi. C'était ce que tu avais voulu. C'était ce que tu avais voulu.

Quel était ce dieu qui permettait tant de maux ? Il n'y avait plus aucune réponse. Pourquoi te sentais-tu si perdu dans cet espace vide ? Pourquoi sentais-tu le vide s'ancrer aussi profondément dans tes veines ? Quelque chose te troublait à cet instant présent. Parce qu'il y avait un fantôme à tes côtés, et que tu songeais à ce fantôme, et que ce fantôme n'était plus.

Il était là.

Le ciel s'était déjà couvert de nuages épais et peu épars, qui avaient commencé à pleurer. On entendait la chute de quelques gouttes à travers les trous du plafond. Une cadence angoissante, et désespérante. Une triste et jolie cacophonie. Mais le fantôme était toujours là. Tu sentais que l'air s'était alourdi. Qui donc était venu troubler tes réflexions qui rendait ta mélancolie si fertile ? Ah, c'était donc cela. C'était un de ces jours qui s’annonçaient, fiers de leurs scénario terrible et implacable, et qui se tordaient de rire. Ces jours-ci qu'on ne pouvait plus évincer et qu'on subissait en se taisant, car c'était tout ce qu'il y avait à faire quand le diable avait prit tant de charmantes libertés. C'était terrible, vraiment. Tu n'avais pas envie de de tourner et de regarder le fantôme.

Qu'il te reconnaisse, ou qu'il ne te reconnaisse pas, les deux te semblaient impensablement mauvais. Ou peut-être qu'il aurait prit en horreur ta nouvelle enveloppe charnelle, qui n'était plus qu'une maladroite interprétation de l'ancienne. Rien ne t'allait plus que le silence et l'absence.

Mais ce fantôme t'avait tant manqué qu'à tes yeux, tu savais qu'il était nécessité.

Ton regard limpide et mort avait accompagné ton corps dans un mouvement gracieux pour te tourner vers lui. C'était terminé, et cela ne servait à rien de sangloter sur un passé perdu. Il ne restait rien d'autre que des petits rêves brisés qui tentaient leur ascension une dernière fois.

Une dernière fois.

June se tenait devant toi, et après ces deux ans, ta gorge te brûlait d'une douleur nouvelle et étrange. Une douleur peu familière, pour une dernière fois.

« Sommes-nous vivants ? »

La réalité autour de toi semblait tant filiforme que la confusion avait guetté ton esprit, et l'avait plongé dans de sombres augures.


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   Mer 24 Jan - 23:14


24 janvier 2067


Exil n°2. Désert. Le lieu, la place, la Chapelle en elle-même.
Après quelques jours passés ici -peut être même une semaine- dans le plus grand des silences, tu te sentais seule. Du moins, plus que d’habitude. Ne pas avoir parlé pendant si longtemps t’avais amené à penser aux choses qui te tourmentent le plus dans ta vie, à commencer par ta solitude. Elle ne te dérangeait pas tant que cela il y a peu, mais toute ta haine alors chassée de ton petit cœur, plus aucune lumière brûlante ne peut plus t'aveugler. Tu pensais aller bien, tu te leurrais. Tu as perdu tant d’années à te morfondre, à hurler à la mort, à jurer de te venger… mais te venger de quoi exactement. Tu ne savais même pas à qui rejeter la faute, qui était responsable de tes maux depuis si longtemps. Dieu? Foutaises, il n’existe pas, au même titre que la justice.

Tu t’es rendue compte au bout de quelques temps que ta voix se perdait peu à peu et se faisait doucement au silence du désert. Tu épousais les formes des dunes sur lesquelles tu sommeillais, tu regardais à quel point la vie est laide, et comment elle subsiste à travers le temps. Tu te demandais pourquoi elle tient tant à s’accrocher à chaque fois, puisque ça n’en vaut pas la peine. Tous nos proches meurent un jour, certains plus tôt que d’autres, certains d’une manière plus cruelle et c’est tout. Quoiqu’il arrive, la vie continue apparemment. Et c’est bien lorsqu’on s’en aperçoit que c’est trop tard. Tu as perdu tout ton temps, maintenant tu es vieille et aigrie, tu es devenue laide et tu peines à esquisser un sourire. Tu ne faisais plus de différence entre la poussière et les larmes qui brûlait tes yeux.

Les nuits étaient beaucoup plus longues que les jours. Tu sortais de nuit, quand les étoiles pointent alors le Nord, quand voltigent les étoiles filantes, quand serpentent les constellations dans le bleu du ciel; et quand, enfin, le soleil commençait à te réchauffer la peau, quand enfin les nuages devenaient roses à l’horizon, alors seulement là, tu commençais à somnoler et te dirigeais en direction de la Chapelle.

Mais aujourd’hui, ce fût différent.
Une personne t’attendais alors. Tu croyais à une hallucination, mais peu à peu tu te rendais bien compte que ce qui te faisait face était fait de chair et d’os. Tu n’étais pas encore tout à fait réveillée, et ta voix était encore sourde, mais tes membres ne te lâchait pas en cet instant. Pour une raison que tu ignorais alors, tu sentais que cette personne était… étrange. Très étrange. Tu n’as pas d’autres mots. Tu ne sais pas qui est cette personne. Elle n’avait pas l’air dans son état normal, c’est tout ce que tu pouvais dire.

« Sommes-nous vivants ? »

Comme dans un état second, elle ne semblait pas te voir, tout en fixant un point sur toi. La traversée pour la désert n’est pas toujours facile, cette personne devait être fatiguée.

« Tout ce qu’il y a de plus vivant. »

Tu t’éclaircissais la gorge. Tu avais beaucoup de difficultés à élever la voix.
Tu ne savais pas trop quoi faire. Vraiment pas du tout. Tu ne réagissais pas. A cette heure-ci, tu dors. Le soleil se lève, tout rose. Tu regardes autour de toi, une fois, deux fois, déglutis et regardes, enfin, en face de toi.
Qui est-ce?

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   Mer 24 Jan - 23:43


Tu la contemplais dans un silence auquel tu avais choisit de t'adonner. Elle aussi avait vieilli, après tout. On ne distinguait toujours pas ses yeux, mais cela t'aurait étonné qu'après ce jeu funéraire elle eut été d'humeur à regarder la réalité avec plus d'entrain. Tu l'enviais, de pouvoir en un sens masquer une partie du monde, l'altérer, assombrir son sourire mesquin. Son corps était vieux, son corps était blessé, marqué par un temps sombre, elle avait certainement toujours une certaine allure, mais avait perdu beaucoup de son jeune charme insouciant. Ce chat qui avait perdu l'esprit, qui semblait si simple et heureux d'un monde solitaire et paisible était parti en même temps que cet autre chat que tu fus, cet ancien soldat au service d'une cause plus noble que toutes celles qu'il n'aurait jamais pu trouver de sa longue vie de servitude. La réponse à toutes tes questions se trouvait devant toi. Sa forme réverbérait ton passé et tes erreurs, qui se mêlaient avec tout le plaisir que tu avais jamais pu ressentir à ses côtés. Elle avait été une compagne merveilleuse, et avait tant représenté pour toi que tu retrouvais un sentiment familier te gratter la gorge et les yeux. Mais ton corps avait perdu toute capacité de pleurer, alors tu restais de marbre, calme, froid, éthéré et irréel face à ce fantôme qui se tenait devant toi. Elle avait une figure pâle, et tu ressemblais probablement à une de ces horreurs qui sortait de terre. Vraiment, un jour vous aviez toutes deux été charmantes et jolies, mais ce n'était plus le cas désormais ; vous aviez été battues par un temps violent et sec, et il vous avait sculpté de cette manière. Mais, peu importe à quel point tu tentais de dissiper ton esprit à ce propos, elle était toujours aussi belle que lorsque tu l'avais rencontré il y a quelques années. Elle pouvait, de n'importe quelle manière que ce fut, changer autant que son esprit et son corps le lui permettaient, elle resterait nymphe à tes yeux.

L'intérêt que tu lui portais devait lui livrer un regard lourd et insistant, tu supposais. Mais cela ne t'importait pas. Tu retraçais ses marquages, ses cicatrices qu'elle avait encore ; ton regard glissait là où son pelage ne poussait plus depuis longtemps, là où on avait un jour osé la blesser. Une rage faible mais notable te brisait le cœur, tant tu désirais punir tous les impudents qui avaient touché à son corps. Elle t'avait manqué, tu y songeais tant. L'idée que tout redevienne comme avant ; toi et elle, errant dans des terres calmes malgré la désolation constante ; vous deux, face au monde. Mais le présent te frappais à nouveau ; ce n'était plus possible. Les monstres ne te rateraient nullement une seconde fois. Rien ne serait jamais comme avant. Tu avais les felinae, et tu devais les user pour lui forger un monde plus sûr, même si cela la blessait, même si cela te blessait ; tu devais continuer à conserver cette tâche ardue et ingrate. Elle le méritait tant. Elle méritait tant qu'on fasse pour elle un monde exceptionnel. C'était la seule raison pour laquelle tu te battais, pour laquelle tu t'étais enfermé dans une cruauté sans faille et sans fin. Elle était la raison de tant de maux et de souffrances pour tant d'êtres, mais cela ne t'importait pas. Elle régnait bien au-delà de tous ces idiots et ces inutiles déchets, et si il fallait tuer le monde pour qu'elle respire, ce serait ce que tu ferai jusqu'à ton dernier souffle.

« Tout ce qu’il y a de plus vivant. »


Entendre à nouveau sa voix t'aurait fait frémir, si tu n'avais pas eu ce corps défectueux. Elle semblait faible et fatiguée, et ton cœur s'était de nouveau alourdit d'une peine indicible. N'avait-elle pas trouvé une manière de se soigner ? Bien que ce fut d'un égoïsme notable, cela t'avait rempli d'une horrible joie, car toi seul avait des droits sur elle. Si tu l'avais surpris avec quelqu'un d'autre, tu l'aurais tué sans te poser aucune question, car personne n'avait le droit de poser un atome de sa personne sur elle. Elle regardait autour, semblait confuse, perdue. Elle ne te reconnaissait pas, c'était établi et certain, bien qu'elle semblait se douter de quelque chose d'anormal. Ce qui se tramait, était bien plus gros que cela. Mais tu ne doutais plus de rien. Le temps semblait s'être figé, avec la poussière et le froid et la saleté qui régnait en ces lieux. Tu approchas, toujours avec une grâce étrange. Ton corps avait peut-être changé, mais elle était toujours là, après tout. Elle était toujours là et tu étais toujours là. Voyons, n'allait-elle pas t'accorder encore quelques danses, tant que vous viviez toutes les deux ? N'allait-elle pas comprendre ce que tu étais à ses yeux, que tu étais revenue de loin dans le but de lui construire un monde juste et beau ? Tu compensai tout cela en te disant que cela ne saurait tarder.

« J'en doutais. Car si nous ne sommes pas dans les limbes, toi et moi sommes vivantes. »

Cette simple phrase signa la cessation de ton avancée. Tu étais proche d'elle, assez pour que ce soit étrange, mais pas assez pour qu'elle se sente agressée, probablement renforcé par ta lenteur. Quoi qu’à regarder ton enveloppe charnelle, il suffisait de peu pour comprendre qu'il n'était pas bon de commencer un combat stupide et futile contre ta personne.

« Il s'est écoulé tant de temps, après tout. »

Tu marquas une pause avant de lui donner un sourire triste.

« M'as-tu tant oublié que tu ne puisse pas reconnaître mon corps ; qu'il fut victime des affres de la mort et du temps?»

Tu n'arrivais pas à simplement dire que c'était toi. Tu ne voulais pas, vraiment pas de réponse. Mais tu en voulais une aussi, d'une certaine manière. Alors tu attendais et ralentissais la scène, tout en la jouant tout de même.

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   Lun 29 Jan - 13:38



« J'en doutais. Car si nous ne sommes pas dans les limbes, toi et moi sommes vivantes. »

Tu ne savais pas qui te faisais face, tu peinais même à deviner son sexe. Mais, par la grâce de ses gestes tu avais pensé que c’était une femme, dont l’âge t’étais totalement inconnu. Elle semblait de connaître. En fait, c’était soit ça, soit un délire parmi tant d’autres. Elle avançait vers toi, mais pour une raison que tu ignores, tu n’as pas reculé. Complètement dans tes pensées, comme dans un rêve, tu ne pensais pas être vulnérable un seul instant. Lasse, ta tête ne faisait que pendre à ton cou, rien de plus.

« Il s'est écoulé tant de temps, après tout. »

Un étrange sentiment parcourait le long de ton corps. Tu avais comme une impression de déjà-vu. Pourtant, jamais tu n’as entendu une voix pareille à celle-ci. Jamais. D’ailleurs, si des personnes qui t’avaient rencontré te faisaient face à nouveau, elle ne te parleraient pas aussi calmement. Non, c’était une rencontre positive. Ou un délire? Les deux étaient tout aussi improbables et pourtant possibles. Après tout, cela fait longtemps que tu es dans ce désert, il ne serait pas étonnant que tu aies sauté un ou plusieurs repas.

Tu décidais de ne pas répondre, surtout pas. Tu attendais un signe, un indice qui pût te permettre de te rappeler ne serait-ce que le nom de cette personne. Un profond malaise s’installait, ou alors ce n’était que toi, qui sait.

« M'as-tu tant oublié que tu ne puisses pas reconnaître mon corps ; qu'il fût victime des affres de la mort et du temps?»

C’était un mirage.
Les morts ne reviennent pas à la vie.
Par ailleurs, il n’y avait qu’une personne sur cette terre dont tu connaissais la tragique fin. Pandémie? Stupéfiée, en plein délire, tu ne savais pas si la chaleur était due au soleil levant ou aux perles de sueur que tu sentais couler sur ta nuque alors gelée. Les morts ne reviennent pas à la vie; tu délirais voilà tout. C’était son fantôme qui était venu te hanter; te sentirais-tu encore coupable? Elle vient peut-être te prendre doucement par la main pour t’emmener en enfer. Que pense-t-elle? Tu secouais la tête, elle ne pensait pas, puisqu’elle n’était pas là. Et puis qu’est-ce-que cette personne a en commun avec elle? Rien du tout. Pas même ses yeux d’or, ni son pelage rouge. Ses cornes? Non, elles sont bien plus claires, cendrées qui s'enroulent lentement autour de ses oreilles.

« Tu n’es pas Pandémie. »
tremblante, tu doutais toi-même de ce que tu venais de dire. Tu avais envie d’y croire après tout.
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   Lun 29 Jan - 18:57


« Tu n’es pas Pandémie. »

Ces mots avaient sonné à tes oreills comme un glas de désarroi. Pourtant, cela ne t'avait pas déstabilisé. Après tout, tu avais vécu pire que quelques mots. Et ce n'était pas cela qui allait te perturber tant. Qui aurait pu être assez naïf pour croire le contraire; en ces terres on est tant trompé, tant violenté, qu'il est tout naturel d'être incrédule quand un mort revient à la vie. Cela serait, bien entendu, trop fâcheux pour que cela dure. Tu inspectais sa stupéfaction, essayant vainement de comprendre si, oui ou non, elle avait pris quelqu'un d'autre en ton absence. C'était une interrogation majeure après tout; l'avait-elle fait? T'avait-elle déjà trompée? Tu l'ignorais. Mais cela te torturait plus l'esprit que le présent instant. Ne pouvais-tu point être Pandémie à cause du fait qu'elle ne croit nullement à ta renaissance? Ou était-ce parce que tu n'étais qu'un fantôme du passé revenant hanter sa vie, lui chantant qu'elle allait dès à présent perdre tout ce qu'elle avait peiné à reconstruire? Oh, non. Pour toi, le temps avait comme rampé jusqu'à tomber dans les abysses. Il ne s'était, pour elle, rien passé depuis ton départ. Tu n'émis aucun doute sur la question. Sans toi, ce n'était pas une vie. Et sans elle, tu avais tant construit que tu n'avais pas eu le temps de penser aux conséquences de tes actions; au retard que tu avais accumulé sur sa vie et sur ses mœurs.

Pourtant, à l'annonce de ces mots, et ce après les quelques secondes qui te séparaient du vide, tu repris un air satisfait. Le vide, celui qu'elle avait créer, était parti. Parce qu'après tout, il était impossible qu'elle t'ait déjà remplacé; elle était simplement sceptique et à raison, dans un tel endroit et dans un tel monde. Et car, même si elle niait reconnaître ton identité, elle l'avait dit. Elle l'avait dit, n'était-il pas? Pandémie. Tu n'avais jamais dit une seule seconde qui tu étais. Et si son cerveau avait, de lui-même, trouvé la force de parvenir à cette conclusion, alors elle savait, au plus profond d'elle, et ce peu importe à quel point elle ne voulait pas accepter une telle réincarnation, elle le savait; que tu étais là, devant elle, pour de bon et pour toujours. Que tu avais trompé la mort, et que tu étais quelque part entre les vivants et ceux qui étaient partis loin, parce que ni l'enfer ni le paradis avaient daigné ouvrir leurs portes à ton âme, et que tu étais coincée dans cet édifice charnel, et que tu étais là, simplement là, juste là. Alors, tu lui adressas malgré tout un regard tendre. Tendre, et blessé, qu'elle ne veuille pas te croire. Elle t'avait pourtant toujours cru. Mais pour cette fois, juste cette fois-ci, tu accepterais qu'elle mette ta parole en doute. Ce n'était pas une chose aisée avec laquelle agir, il fallait le reconnaître.

« Je n'ai jamais dit que je l'étais. Si tu es parvenue à cette conclusion, et j'entends par cela, seule, c'est que tu connais déjà la réponse, n'est-ce pas? Ce n'est pas une affirmation que tu as fait. »

Ce n'était pas, une bonne affirmation. Tu ne voulais même pas reconnaître que ce ne fut pas une question ou d'une nature semblable. Tu l'avais enfin retrouvée après tout ce temps, et tu ne laisserais aucun doute, aucune zone trop obscure où rien n'est plus visible, tu ne laisserais rien se mettre en travers de votre route. Pas même elle, et pas même toi. Il n'était plus là le temps des regrets, ou des erreurs, ou ce temps insupportable où l'on craint, ou l'on imagine des maux insurmontables. Il était simplement là le temps de vivre, et, en l'occurrence, le temps de vivre à nouveau ce que tu avais vécu. Ou, tout du moins, faire cela en une partie tordue, difforme. Parce que tu resterais chez les Felinae. Tu pourrais peut-être la convaincre de vous rejoindre, et, de là, tu la protégerai de tout ton saoul. Mais ce n'était pas encore une chose atteinte, car elle ne te reconnaissait toujours pas le droit d'être Pandémie à ses côtés. Après tout, tu ne l'étais plus. Il fallait qu'elle apprenne tout, la vérité et ce qui allait avec. Ce serait long, ennuyant et fort ardu, mais c'est à faire. Et c'était quelque chose que tu devais faire dans des délais brefs et efficaces. Ainsi, tu ne lui laissais pas le temps de réfléchir, avant de renchérir sur les mots que tu venais juste de lui confier, sans laisser un silence trop lourd, trop dramatique ou trop révélateur s’immiscer entre deux paroles :

« Ce serait une charmante coïncidence, June. Qu'un chat connaisse ton nom, qu'il ait des cornes -certes brisées-, le même corps, le même visage, la même taille; ne reconnais-tu donc pas mes traits? Mon corps est brisé, certes. Laid, voilé par la mort. J'en suis revenue avec les plus grandes difficultés. Mais je suis là, maintenant. »


Ta voix s'était remplie d'un espoir nouveau avec tes propres mots. Tu lui exprimais tous ces sentiments affreux qui alourdissaient ton cœur et tu te sentais trop léger pour cesser cela, quoi que ce fut une vision très pathétique à tes yeux.

« Je suis là, et tu es également là. J'ai changé de nom, et mon corps n'est plus ce qu'il fut. J'ai changé d'occupation, tant je me suis attachée à construire un monde meilleur pour toi. Mais je t'ai retrouvée, et c'est là le plus important. »

Tu t'avançais une dernière fois, la regardant là où ses yeux verts se trouvaient.

« Allons, ne veux-tu pas me reconnaître à présent? Ou la mort m'a-t-elle tant abîmé dans son embrasement que je ne puisse plus jamais clamer ce droit ?»

Tu la fixais, dans un lourd, lourd silence. Chaque seconde, chaque dixième de seconde, chaque parcelle de temps te torturait de sa présence.

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   Sam 10 Mar - 0:42


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   Mar 13 Mar - 15:03



« Ce serait une charmante coïncidence, June. Qu'un chat connaisse ton nom, qu'il ait des cornes -certes brisées-, le même corps, le même visage, la même taille; ne reconnais-tu donc pas mes traits? Mon corps est brisé, certes. Laid, voilé par la mort. J'en suis revenue avec les plus grandes difficultés. Mais je suis là, maintenant.Je suis là, et tu es également là. J'ai changé de nom, et mon corps n'est plus ce qu'il fut. J'ai changé d'occupation, tant je me suis attachée à construire un monde meilleur pour toi. Mais je t'ai retrouvée, et c'est là le plus important. »

Tu brûlais mais un frisson parcourait le long de ton corps.

« Allons, ne veux-tu pas me reconnaître à présent ? Ou la mort m'a-t-elle tant abîmé dans son embrasement que je ne puisse plus jamais clamer ce droit ? »

Est ce que c’était vraiment elle? Etait-ce un affreux tour joué par ton imagination?
Tu n’avais plus vraiment cette impression de rêve ; la voix que tu entendais était bel et bien celle de ta compagne, tu la reconnaîtrais entre mille. Et si tu devais rêver d’elle, il serait clair que tu l’aurais imaginer telle qu’elle était avant de mourir. Plus jeune, plus belle, les yeux vifs, le pelage roux. Elle avait l’air si fatiguée, l’oeil terne, cassée, brisée. Tu doutais encore un peu, mais très vite, ce doute laissait place à un amour étouffé, qui s’était terré pendant trop longtemps. Et pourtant, il brillait toujours de la même intensité.
Tu la dévisageais un peu, puis tu cherchais chaque petit trait susceptible de ressembler à Pandémie telle que tu la connaissais. Tu avais beau chercher, tu ne retrouvais pas cette jolie couleur ambré dans ses yeux ; mais, peu à peu, on voyait se dessiner quelques expressions, quelques gestes. Tu savais qu’elle te connaissais, plus encore, elle te reconnaissais.

Tu n’avais pas vraiment envie de parler, alors tu t’avançais, le plus proche possible, et t’assis en face d’elle. Tu continuais de la regarder en plissant les yeux, en vain. Ta vue n’était de toute manière plus ce qu’elle était, n’est ce pas?

« Comment était-ce, la mort ? »

Tu ne savais pas ce qu’on pouvait ressentir; et tu te demandais qu’est ce qu’il s’était passé depuis ce jour là. A-t-elle souffert? Est-ce que nos souvenirs sont altérés?
Franchement, tu avais un peu peur à cet instant, à l’idée d’imaginer quelqu’un sortir de sous terre, de revenir d’entre les morts.

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   Sam 14 Juil - 16:20



« Comment était-ce, la mort ? »

Tu la considéras un instant, songeant vaguement à une réponse claire. Mais rien ne venait gratter ton cerveau, et tes souvenirs formaient une espèce de bouillie spongieuse peu charmante. Tu avais toujours pensé qu'il n'y avait rien d'autre qu'un vide orbe et profond après la mort, dont la conséquente taille défiait la logique. Il n'y avait ni dieu, ni paradis, rien qu'un trou noirâtre et béant qui aspirait tout : l’existence devait cesser, sans suite, sans autre forme de procès. C'était ce qui était arrivé, pour toi. En un sens, tu avais plongé dans cet abîme privé de lumière, lentement, comme si le temps se fractionnait, tout en dilatant tes pensées, à un point tel qu'elles s'allongeaient avec le temps. Tu n'eus jamais assez de secondes pour former une pensée cohérente, et ton corps eut le temps de faire un avec la terre, avant que tu n'émerge à nouveau.

« Tu sais bien qu'il n'y a rien après la mort.»

C'était cela : un tour, un piège de l'esprit, qui étirait les pensées, et faisait simplement cesser tout ce qui ne pouvait entrer dans le spectre lumineux de ce trou.
L’atmosphère était lourde, et semblait t’alourdir encore plus que June. Tu n'aimais pas ce sentiment de gêne : tu n'étais jamais gêné, et l'embarras n'était qu'une théorie pour toi. Mais à ce moment là, tu te sentais si étranger à sa personne, que tu n'avais pas le droit de te trouver là. Mais tu ne désirais pas non plus partir. Ton humeur ne parvenait pas à se fixer sur quelque cohérence que ce fut, si bien que ta confusion était telle que tu ne savais plus quoi dire. Mais tu étais assez charismatique et intelligent pour trouver quelque sujet que ce fut; et il fallait parler.

« La chapelle est un endroit assez étroit. Et exposé, qui plus est.»

Tu te rapprochas de June, avec une démarche plus sûre que tout ce dont tu avais pu faire preuve auparavant. C'était une invitation, posée sur un ton qui ne laissait aucune place à une réponse négative.

« Nous avons beaucoup à nous dire, pas vrai? »

D'un air un peu charmant, qui rappelait la pandémie que tu étais avant, tu passas à côté d'elle, vers la sortie. Peut-être pouvait-elle distinguer, dans la lueur de dehors, une aura rougeâtre soulignant tes traits vieillis, quand elle prit la décision de te suivre, et de revenir vers le passé avec toi.

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