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Heaven knows || Pv Kaïgaan



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   Ven 19 Jan - 15:49




Pv Kaïgaan
Heaven knows



« Quand tu crois savoir c'est que tu ne sais rien. »





J'étais libre.
Réellement libre.
C'était peut-être une étrange chose, mais je l'étais.
Personne ne pouvait m'arrêter.
Pas même elle.
Bien sûr je sentais sa présence dans mon esprit, je n'avais pas encore trouvé comment me débarrasser d'elle, mais j'y arriverais.
Un jour je la détruirai pour de bon.
J'anéantirais Mhei.



Tu le voyais chasser.
Tu le sentais utiliser ce corps.
Ton corps.
Celui dans lequel tu es né.
Celui dans lequel tu vis.
Celui dans lequel il vit.
Celui que tu aimerais quitter.
Mourir.
Mais il ne te laisse pas.
Tu as beau essayer.
Encore.
Et encore.
Il reste là.
Il s'accroche.
Tu n'as jamais réussi.
Jamais dans la durée.
Pourtant il y a bien eu cette fois, où tu as cru avoir réussi.
Tu avais repris le contrôle.
Ton esprit s'était éclairé.
Lui il avait disparu.
Enfin.
Après des mois de torture.
Mais ça n'avait pas duré.
Parce que ça ne dure jamais.
Il était revenu.
Il avait tué ton bonheur.
Étouffé ta raison.
Les bonnes choses sont décidées à mourir.
Peut-être est-ce pour ça que tu ne meurs pas.
Parce que tu n'es pas bonne.
En attendant il le fait.
Il use de ton corps.
Pour te forcer à survivre.
Il chasse.
Toi tu as soif.
Mais il s'en moque.
Ce n'est pas encore insupportable.
Il veut que ça le soit.
Là seulement il t'aidera.
Il te conduira à un point d'eau.
Dans la forêt ?
Tu ne veux pas y aller.
Dieu non que tu ne veux pas.
Il y a des monstres dans la forêt.
Des monstres de chair et de sang.
Des monstres du passé aussi.
Pourtant il va droit vers elle.
Il continue de s'avancer vers la verdure.
Tu essaie de résister.
Mais tu n'en as pas la force.
Pour le chasser il faut le vouloir.
Et dans le fond tu ne le veux pas.
Tu voudrais t'effacer dans ton propre esprit.
Te noyer dans les recoins de ton cerveau.
Mais tu es prise en otage.
Prisonnière de ton propre corps.
Un mouvement à l'orée te surprend.
Qu'est-ce ?
Quelque chose vient de passer.
Tu ignores encore ce que c'est.
C'était brun.
Ou gris.
Un félin ?
Il est suivi.
Par deux petites choses.
Passie se lèche déjà les babines.
Les choses viennent droit vers vous.
C'est le Marais qu'ils laissent derrière eux.
Il n'attend pas plus longtemps.
Il se jette sur le plus proche.
Il le choppe au cou.
Il secoue, il tire.
Un simple cri de terreur.
Et le voilà mort.
C'est dans un dérapage que l'autre fait demi-tour.
Un rat terrorisé.
Sans attendre il croque dans le corps encore chaud.
Boit son sang.
Tu sens ta soif s'apaiser un peu.
Juste assez.
La fourrure tâché de sang, tu regardes Passie.
Puis le nouveau venu.
Il était probablement épuisé.
Mais ce qui t'inquiète c'est cette lueur.
Celle dans les yeux de Passie.
Il a trouvé un nouveau jouet.

Le goût du rat n'est pas exceptionnel.
Mais au moins c'est nourrissant.
Je sentais son soulagement.
Le sang n'était pas la meilleure des boissons.
Mais c'était comme de l'eau après tout.
Juste un peu plus âcre.
Et encore chaud.
Je relève la tête lentement.
Du sang tâche mon pelage argent.
Mon pelage ?
Le sien plutôt.
Le mien était beau.
D'un gris foncé lustré.
Du blanc harmonieux.
Deux iris émeraudes.
Pas un tapis gris clair crasseux.
Pas deux yeux bleus fuyants.
Pas ce foutu tatouage.
J'étais beau avant.
Avant d'être coincé en elle.
Je relève la tête après avoir mangé quelques bouchées de la chair fraîche.
L'autre est un mâle.
Grand ?
Plus qu'elle en tout cas.
Sûrement de ma taille.
Enfin celle que je faisais avant.
Il a d'étranges marquages bleus. Des rayures.
Il a fuit deux simples rats.
Pi-to-ya-ble.
Pelage fourni.
Musclé.
Et cette petite bosse à la base du cou.
Discrète, mais bien là.

« Alors, qu'est-ce qu'un soldat fait aussi loin de chez lui, coursé par deux pauvres bêbêtes affamées ? »

Mon ton est ostensiblement moqueur.
Je me fous de sa gueule.
Et je me prépare intérieurement.
Parce que je vais bien me débrouiller pour que lui aussi ai envie d'arracher la peau de Mhei.
Pour qu'encore une fois elle loupe sa chance.
Comme d'habitude.
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   Ven 19 Jan - 20:58


L'hiver était bien installé et la neige recouvrait désormais une immense partie des terres où Kaïgaan avait l'habitude de poser les pattes. Et ce, pour son plus grand agacement. Le froid, l'humidité sur ses coussinets qui l'empêchait d'utiliser correctement son pouvoir, les flocons lui tombant sur le poil, rien n'était pire pour lui que cette maudite période de l'année. Quoiqu'une bonne grosse averse en avait les mêmes effets. Mais le soldat n'était pas parti de la ville pour se plaindre de la météo, même si de toute façon il se plaignait toujours de tout. Non, à vrai dire, Kaïgaan avait tout simplement eu une journée de congé, rien de bien faramineux. Mais entre rester à la caserne à subir les discussions stériles de ses collègues restant au chaud et sortir en espérant croiser un ami, le choix avait été vite fait.
Il était donc sorti de la ville, son pelage se gonflant pour se protéger du froid. Par chance, il n'y avait pas vraiment de vent et le ciel était clair. Seul l'air glacé venait picoter le museau du mâle gris. Il se dirigeait automatiquement vers la forêt, laissant ses empruntes félines marquer la neige. En soit, tout aurait pu se passer parfaitement bien. Il aurait marché, rencontré un ami Felinae ou Caméléon et lancé une discussion facilement plus intéressante que celles qu'il avait rarement avec les autres soldats. Il en méprisait la majeure partie, oui. Mais bien entendu, rien ne s'était passé comme il l'aurait voulu.
A peine arrivé dans la forêt, humant doucement l'air hivernal, il entendit des couinements derrière lui. Se retournant précipitamment, il pu voir avec horreur une petite dizaine de rats courir vers lui. C'était peut-être la première fois qu'il voyait des rats hors des égouts mais sur le coup, vous comprendrez qu'il se fichait bien de comprendre si la raison de leur sortie était la faim, le froid ou quoi ou qu'est-ce. Il n'était qu'un chat, incapable de leur donner le choc électrique qu'ils méritaient. Il ne lui restait plus qu'une option, et pas la plus classe : Courir.

C'était si indigne de lui. Le soldat priait que personne ne le voit fuir quelques petits rongeurs, mais il ne pouvait ni utiliser son pouvoir, ni se battre contre une dizaine de rat en même temps. Il avait clairement l’impression, assez véridique finalement, qu'il n'était qu'une simple proie devant fuir pour sa vie, espérant que les prédateurs allaient abandonner. Mais dans la neige épaisse, le chat s'enfonçait, incapable de les distancer, là où les rongeurs couraient sans problème.
Sans penser à où il allait, Kaïgaan entra dans les marais, espérant peut-être y perdre quelques-uns de ses poursuivants. Mais les couinements le suivaient toujours et il n'osait pas tourner la tête pour en vérifier le nombre. La poursuite dans les marais ne dura pas longtemps. Rapidement, la lumière froide du soleil hivernal l'éblouit quand il sorti de la forêt, atteignant le désert. Il avait couru si loin que ça ? Mais alors qu'il allait enfin daigner regarder combien étaient encore ses poursuivants, le soldat entendit un couinement de douleur, puis le silence. Il se retourna d'un bon, le coeur battant la chamade après une course aussi éprouvante.
Un félin se tenait à quelques mètres, se nourrissant du rongeur qu'il venait de tuer. C'était une femelle gris perlée aux yeux bleus, plus petite que lui. Naturellement, Kaïgaan tenta d'apprendre de quelle guilde elle venait mais son odeur était étrangement neutre. Une solitaire ? Elle aussi le regardait, intensément, si bien qu'il avait l’impression d'être étudié.

- Alors, qu'est-ce qu'un soldat fait aussi loin de chez lui, coursé par deux pauvres bêbêtes affamées ?

Kaïgaan plissa les yeux, n'appréciant pas le ton moqueur et dédaigneux de la femelle. Il plissa les yeux en relevant la tête, fer, soufflant du museau en signe d'agacement. Deux pauvres rats, voilà ce qu'elle avait vu. Tsss, la rencontre pouvait difficilement être plus honteuse pour le soldat.

- Tu peux toujours essayer de retrouver les huit autres dans les marais.

Il fouetta l'air de la queue pour appuyer son ton froid. Puis, méprisant, il la regarda de haut en bas, jugeant son physique un peu frêle.

- Je crois qu'ils ont besoin de cure-dents.

Il la fixait droit dans les yeux, froid mais demeurant méfiant. Il ne la connaissait pas, ni sa force, ni son pouvoir. Il valait mieux rester prudent, même s'il n'était pas d'humeur à parlementer. Si elle voulait l'énerver, elle n'allait pas avoir à pousser bien loin, Kaïgaan était plutôt à cran ces derniers jours.

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   Dim 21 Jan - 21:23




Pv Kaïgaan
Heaven knows



« Quand tu crois savoir c'est que tu ne sais rien. »





Oh, touché !
Le mâle plisse les yeux, se redresse, tente de se faire paraître encore plus grand qu'il ne l'est déjà.
Comme si ça allait lui rendre sa dignité tout juste perdue.
Je reniflais d'amusement, alors que lui soufflait fort.

« Tu peux toujours essayer de retrouver les huit autres dans les marais. »

Oh le pauvre petit, on dirait bien que je l'ai vexé !
Le voilà en train d'essayer de justifier sa course effrénée.
Quel ironie n'est-ce pas ?
Un soldat qui tente de s'expliquer.
Je n'avais jamais douté de sa raison, des rats se déplaçant en groupes de deux étant rares, mais c'était si drôle de le voir patauger dans ses propres excuses que ç'aurait été dommage de s'en priver.


« Je crois qu'ils ont besoin de cure-dents. »

Ouch.
Là c'était fort.
Un fou rire incontrôlable m'avait pris.
C'était même probable q...


Souffrance.
Le maître-mot.
Tu vois le regard de l'autre.
Brûlant.
Vexé.
Tu ne voulais pas.
Tu n'as jamais voulu.
Toi tu n'y es pour rien.
Tu es coupable de tant de choses.
Mais pas de ça.
Puis vient l'insulte.
Une gifle.
Saisissante.
Elle te secoue.
Pour une fois.
Te donne la force.
La volonté.
De t'échapper.
De te battre.
Contre celui qui hante ton esprit.
Un sursaut de colère.
Suffisant.
Tu reprends ta place.
Ton corps était en train de rire.
Mais toi tu ne ris pas.
Alors tu t'étouffes.
Honte.
Tu as honte.
De toi.
De tout ce que tu fais.
Le cadavre te dégoûte.
Et ce chat te fait peur.
C'est un soldat.
Et s'il est en colère.
Tu n'auras pas la force de te battre.
Tu n'as même plus envie de te battre.
C'est à peine si tu as la force.
Celle de tenir debout.
Tu voudrais t'effondrer.
Ce serait plus simple.
Abandonner.
Chuter.
Pour toujours.
Si seulement tu pouvais.
Si seulement il te laissait faire.

« Je... je suis réellement désolée, je ne voulais pas... »

Ta voix se brise.
Plus aucune volonté.
Plus aucun désir.
Juste celui de lui échapper.
Tu aimerais te mettre en colère.
Te bouleverser.
Pour enfin le faire taire.
Mais tu n'y arrives pas.
Tu n'as pas la force.

« J'ai... J'ai essayé de lui échapper, mais... c'est comme... comme... comme si... comme si le ridicule finissait toujours par se retrouver en face de moi ! Enfin en l’occurrence c'est toi qui me fait face, mais après tout l'un n'empêche pas l'autre. »

Je lui fais un petit clin d'oeil insolent.
Mon sourire est large alors que je dévisage l'inconnu.
Dire que Mhei a failli tout faire capoter !
Heureusement qu'elle a autant de volonté qu'une huître.
Reprendre sa place n'a pas été dur.
Ça ne l'est jamais.
Je m'avance doucement.
Je suis curieux.
Est-ce que son pouvoir marchera même si ce n'est pas elle aux commandes ?
Son pentagramme s'allume.
Il semble que la magie opère finalement !
Mais pourtant son physique ne change pas.
Sûrement un pouvoir de naissance.

« Alors mon petit coco, dis moi tout, qu'est-ce que c'est ton petit pouvoir ? Je suis sûr qu'il est inoffensif. »

Provocation.
Encore.
Est-ce que ça marche ?
J'ai hâte de voir l'autre se ridiculiser.
Parce que ça les perturbe tous.
De perdre leurs dons.
Et il se trouve que j'ai vraiment envie de le voir essayer de l'étriper...
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   Jeu 25 Jan - 21:23


La femelle grise éclata de rire, ce qui ne manqua pas de mettre encore plus en rogne le soldat. Pour qui elle se prenait cette pimbêche ? Il sentait sa mâchoire se serrer alors qu'il tentait malgré lui de garder son sang froid. Soudain, le rire cessa brutalement. Un peu trop d'ailleurs. Kaïgaan se raidit, s'imaginant que quelque chose de dangereux venait de surprendre ce sac d'os. Mais c'est alors que le sac en question prit la parole d'une voix si brisée que le mâle se demanda s'il n'entendait pas des voix.

- Je... je suis réellement désolée, je ne voulais pas...

C'est quoi ça encore ? Le matou électrique plissa les yeux, l'observant du coin de l'oeil mais ne pu se retenir de dresser les oreilles, intrigué. Quel numéro lui jouait-elle ? Il était hors de question qu'il se laisse bêtement avoir par une femelle jouant la culpabilité. Pourtant, elle avait l'air si sincère, si triste et brisée que cela déstabilisa grandement le félin. Le changement avait été brutal mais son attitude semblait vraiment honnête, si bien que Kaïgaan ne pouvait savoir si tout cela était réel ou une nouvelle façon de se foutre de lui. Il resta donc silencieux, les yeux plissés. Il avait imperceptiblement rapproché sa tête de la femelle, incapable de cacher son désarroi.

- J'ai... J'ai essayé de lui échapper, mais... c'est comme... comme... comme si... comme si le ridicule finissait toujours par se retrouver en face de moi ! Enfin en l’occurrence c'est toi qui me fait face, mais après tout l'un n'empêche pas l'autre.

La petite voix triste et cristalline de la grise reprit son assurance brutalement, aussi vite qu'avait eu lieu le changement précédent. Un large sourire insolent étirait son visage alors qu'elle s’approchait sans peur du soldat. Celui-ci recula, voulant gardez son espace, mais tout de même moins vite que l'inconnue avançait. Elle gagnait lentement du terrain, il faut dire que son numéro avait assez déstabilisé le soldat. Cela pouvait se sentir, son regard était un peu moins assuré et il était moins campé que ses pattes. Pourtant, il fixait toujours la solitaire d'un oeil froid, agressif, les crocs à moitié découverts. A ce stade, tout pouvait déraper très vite.

- Alors mon petit coco, dis moi tout, qu'est-ce que c'est ton petit pouvoir ? Je suis sûr qu'il est inoffensif.

Bon, du coup, tout dérapa très vite. Kaïgaan feula et ses griffes sortirent presque automatiquement alors qu'il montrait les crocs, tout à fait transparent sur ses émotions cette fois ci. Il n'y avait plus de plissage de yeux, de questionnement ou de méfiance. La solitaire l'avait cherché, et elle l'avait trouvé. Facilement. Très facilement, c'était un fait. Mais que voulez-vous, avec le coeur brisé, Kaïgaan était bien plus à fleur de peau qu'il ne l'était normalement. Il sauta sur la femelle, toutes griffes dehors.

- Je vais t'électriser la gueule, tu viendras me redire ça quand t'auras finis de ramasser tes dents.

Son ton était un subtile mélange de froid glaçant et de colère bouillonnante. Pour le coup, tous ses habituels questionnements sur le fait d'être un soldat et de s'attaquer à des chats innocents s'étaient envolés. Elle avait beau réussi à l'avoir déstabilisé un moment avec ses étranges changements de comportement, il n'allait pas se laisser insulter sans réagir. Il lui griffa l'épaule en guise de commencement mais bien évidement insatisfait de ce coup, il plaça immédiatement son coussinet sur le cou de la félin. C'était assez amusant ce minuscule instant où le félin attaqué pense que son piètre adversaire à raté une simple griffure, qu'il a oublié d'incliner sa patte pour que les griffes pénètrent la chair. Mais une minuscule seconde après vint le choc, le cri de douleur et le sourire fier du matou tigré.
... Sauf ce jour là visiblement. Le soldat n'avait pas fait attention au pentagramme qui s'était éclairé. Il n'avait pas non plus fait attention à l'absence de fourmillement dans les pattes qu'il avait d'habitude lorsqu'il s'énervait trop et que son pouvoir le travaillait. Il aurait certainement dû, cela lui aurait évité un grand moment de solitude.

- Mais...

Kaïgaan, abasourdi, laissa ses pattes avants retomber lourdement au sol. Son esprit, qui était obnubilé par la solitaire, venait d'avoir un nouveau sujet de questionnement. Complétement stoppé dans son action, il leva la patte, observant son coussinet avec la bouche légèrement entrouverte. La surprise se lisait allégrement sur son visage et on pouvait apercevoir un soupçon de peur dans son regard. Pour l'instant, il ne savait pas que Mhei était la responsable de ce changement. Totalement perturbé, il fallait le dire, il en oublia presque le combat qu'il venait de déclencher alors qu'il se trouvait encore en face du flanc de la demoiselle, qui pouvait en profiter à tout moment.

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   Sam 27 Jan - 18:59




Pv Kaïgaan
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« Quand tu crois savoir c'est que tu ne sais rien. »





Pff...
C'était beaucoup trop simple.
À vrai dire ça perdait un peu de son intérêt.
C'était plus drôle de toujours être sur la corde.
Parce que plus ils résistaient et plus drôle c'était.
Voir leurs muscles se contracter à chaque nouvelle pique.
Entendre leurs souffles se saccader au fur et à mesure que monte la colère.
Mais plus que tout...
Sentir la peur de Mhei grimper en flèche.

« Je vais t'électriser la gueule, tu viendras me redire ça quand t'auras finis de ramasser tes dents. »

Il faut beaucoup de volonté pour ne pas bouger.
Le matou sauta, furieux, un peu trop peut-être.
Son premier coup se porta directement sur mon épaule.
Enfin l'épaule de Mhei.
Aurait-il loupé son coup ?
Ou alors il n'a aucune force ?
Parce qu'honnêtement je n'ai presque rien senti.
Sauf qu'il fit alors une manœuvre incongrue.
Dans un geste assuré et précis, il appliqua sa patte à la base de mon cou.
Bien trop assuré pour que ce soit une attaque improvisée.
Bien trop précis pour que ce soit une attaque au hasard.
Mon sourire se fit large.
Visiblement quelqu'un allait être surpris.

« Mais... »

*Pouf*
Le chat retomba lourdement au sol.
Il ne me regardait même pas.
Il ne faisait qu'observer son coussinet, avec un air d'abruti collé sur le visage.
À découvert.
C'était une trop belle occasion.
Tant de manière de le faire souffrir.
Alors quoi ?
Un truc simple ?
Genre lui arracher des poils ?
Un truc plus dur ?
Comme lui sauter dessus ?
L'univers des possibilités qui s'ouvrait à moi était infini.
J'en avais presque la tête qui tournait.
Il fallait que je me décide, vite.
Je fis donc ce qui me paraissait le plus logique et le plus fourbe.
Je n'étais certes pas très fort.
Enfin ça c'était à cause de son corps à elle.
Mais au moins elle avait un excellent mérite : ses dents étaient aussi fines, longues et pointues que des épines.
*KROK*
C'est le bruit qui sortit de sa queue lorsque je mordis violemment dedans.
De toute mes forces.
Je reculais immédiatement.
Parce qu'il avait beau être idiot, un soldat ça doit avoir des réflexes.
Je crachais son sang qui avait envahi ma bouche.
Beurk.
Je lui fis un clin d'oeil et lui lança :

« Alors, tu viens te battre ou tu veux rester là à regarder tes patounes toute la journée ? »

Je commençais à courir sur quelques mètres, m'éloignant suffisamment de lui.
J'étais prêt.
Je fermais les yeux, inspirais, avant de me laisser tranquillement partir...


Pourquoi ?
Quel est son but ?
Encore et toujours ?
À quoi ça peut bien lui servir ?
Tu te le demandes n'est-ce pas ?
Pourquoi veut-il te voir souffrir ?
C'est vrai après tout, vous partagez le même corps.
Le même cœur.
Les mêmes muscles.
Le même cerveau.
À quoi cela l'avancerait si l'on te tuait ?
Tu ne voulais pas te battre.
Tu ne voulais pas fuir.
Tu savais qu'il ne t'écouterait pas.
Pas après que tu lui aies volé du sang.
Pas après que tu l'aies blessé dans son ego.
Pas après que tu aies laissé Passie agir.
Puis elle te prit.
La colère.
Une rage froide.
Contenue dans tes veines.
Contre ce soldat.
Contre ce goût dans ta bouche.
Contre Passie.
C'était ton premier cri.
Le premier assuré.
Depuis des mois.
Peut-être même des années.
D'une colère incontrôlable.

« MAIS QU'EST-CE QUI VA PAS CHEZ VOUS TOUS ? »

Passie rigola.
Dans un coin de ta tête.
Tu l'entendais se moquer.
Tu voyais son visage partout où tu portais le regard.
Tu n'en pouvais plus.
C'était fini.
Tu explosas intérieurement.
Et tout changea.

C'était blanc.
Tout blanc.
Quelle étrange sensation.
Ce silence.
Ce calme.
Ce confort.
C'était unique.
Beau.
Rassurant.
Et tu étais seule au monde.
Le soldat ?
Ne comptait plus.
Tout ce qui importait c'était ce calme.
Le calme des sains d'esprit.
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   Lun 29 Jan - 23:20


Trop abasourdi par ce qu'il venait de se passer, ou plutôt l'absence de ce qui aurait dû se passer, Kaïgaan ne faisait plus attention au combat, alors qu'il était évident qu'une riposte allait être faite. Son adversaire aurait pu en profiter pour le blesser très gravement, voire lui porter le coup fatal s'il était assez fort, mais c'est une tout autre douleur qui sortie le soldat de sa transe. Quelque chose de très pointu se referma violemment sur sa queue alors que le matou poussa un hurlement mêlant surprise et douleur. Immédiatement, il se tourna et griffa, un peu au hasard, l'être qui avait osé l'attaquer. Manqué, la solitaire avait reculé. Sur ce coup, elle avait été plus maligne que lui, mais il n'allait pas se faire avoir une deuxième fois. Elle osa lui faire un clin d'oeil.

- Alors, tu viens te battre ou tu veux rester là à regarder tes patounes toute la journée ?

Kaïgaan grogna. Il ne fallait pas lui dire deux fois. Cette pimbêche l'avait poussé à bout -assez facilement il faut dire- et il avait de toute façon besoin de se défouler. Pas de pouvoir ? Très bien, il allait faire sans. Il était un soldat après tout, son don était loin d'être sa seule arme.
Il vit la femelle reculer puis fermer les yeux. Qu'est-ce qu'elle faisait encore ? Le mâle s'imaginait que la perte de son pouvoir était peut-être dû à elle, mais il ne pouvait encore rien affirmer. Peu importait, il n'avait pas besoin d'électricité lui lui mettre la misère. Griffe sorties, il commença à avancer, préférant tout de même être prudent. Il ne connaissait ni sa force, ni ses capacités, et son pouvoir n'était pour l'instant qu'une hypothèse. Il avait été idiot en restant vulnérable face à elle tout à l'heure, mais hors de question qu'il ne se laisse encore avoir bêtement. Il commença donc à tourner autour d'elle, ne la quittant pas des yeux, guettant le moment propice pour attaquer. Ne pas se précipiter. Attendre une ouverture.
Maintenant. Kaïgaan se mis à courir vers la solitaire, toutes griffes dehors, prêt à la faire tomber au sol. Il allait lui faire sa fête, lui faire regretter de l'avoir cherché, humilié et moqué. Mais alors qu'il était à un petit mètre de bondir sur elle, la femelle hurla d'une colère palpable, ce qui stoppa net le félin.

MAIS QU'EST-CE QUI VA PAS CHEZ VOUS TOUS ?

Bon, ça va bien cinq minutes les surprises mais là ça devenait chelou. Entre ses changements soudains de comportement et son pouvoir noté aux absents, cette rencontre était tout sauf banale. Mais cette fois, hors de question qu'il se laisse intimider par les brusques changements de la féline. Elle avait l'air soudainement plus calme, comme ailleurs, mais peu importait, cela devait encore être une ruse pour le surprendre.
Kaïgaan lui sauta sur le flanc avant de lui faucher les pattes, un peu trop facilement à son goût, ce qui lui confirma que la chatte ne faisait plus attention à lui. Très bien, il allait la réveiller. Le soldat la plaqua au sol, tenant ses épaules avec ses pattes avants. Puis il hurla à son tour, toujours agressif même si on y sentait toute son incompréhension.

- Toi ! Qu'est-ce qui ne va pas chez toi ?!

Il ne savait pas vraiment ce qu'il attendait comme réponse. Une explication sur la disparition de son pouvoir ? La raison de ses changements de comportements ? Se foutait-elle juste de lui depuis le début ? Si oui, elle allait passer le pire moment de sa vie. Qu'elle ose se moquer une dernière fois et il allait sérieusement lui faire regretter. Kaïgaan la regardait droit dans les yeux, sa colère clairement visible. S'il ne lui avait pas déjà sauté au cou, c'était uniquement parce qu'il voulait les réponses à ses questions.

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   Mer 31 Jan - 0:43




Pv Kaïgaan
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« Quand tu crois savoir c'est que tu ne sais rien. »





La liberté n'avait pas duré longtemps.
On te l'avait reprise.
Volée.
Tu aurais voulu pleurer.
Pleurer de fatigue.
Tu étais fatiguée.
Fatiguée de te battre.
Fatiguée de vivre.
Et Passie qui te forçait à continuer.
Il était bien trop cruel.
Il te laissait tremblante.
Il te laissait vaincue.
Tu te fis une promesse.
La promesse que tu ne le laisserai plus choisir.
Plus choisir de faire de mal.
C'était là qu'il y avait eu le choc.
Douloureux.
Violent.
Tu t'étais effondrée.
Tes pattes sans force.
Couchée sur le sol.
Le soldat au dessus de toi.
Il t'avait hurlé dessus.
Et des larmes avaient envahi tes yeux.

« Toi ! Qu'est-ce qui ne va pas chez toi ?! »

Tu n'avais pas retenu son ton.
Ni ses paroles.
Juste sa colère.
La force de son cri.
Toute cette haine.
Une haine contre Passie.
Devenue une haine contre toi.
Une haine à te faire pleurer.
La haine qu'on ressent toujours à ton égard.
Celle qu'on t'a toujours jeté en pleine face.
La même que tes parents d'ailleurs.
Tes yeux scintillent.
Ils débordent presque.
De toute cette tristesse contenue.
Des milliers d'étoiles pleurent dans tes iris.
C'est plus que ta peine à toi.
C'est la peine du monde.
De toutes les créatures ressentant cette émotion.
Une larme de tous les âges.
Une seule.
Vint glisser sur ta joue pour s'écraser dans la poussière.
Une bourrasque de vent froid vous secoua.
Tu devais lui répondre.
Il devait savoir la vérité.

« Tout. »

Et c'était vrai.
Rien n'allait bien chez toi.
Jamais.
Et rien n'irait jamais bien.
On t'a privé de ton âme.
De ta famille.
De ton corps.
De ton essence même.
On t'a détruite lâchement.
Et tu ne peux que t'en plaindre.
Lui aussi en est victime.
Tu sens son sang.
Son goût reste dans ta bouche.
Un goût amer et âcre.
Un goût laissé par Passie.
Un goût dont tu ne veux pas.
Bizarrement il a encore disparu.
Tu es folle pourtant.
Ton pentagramme est allumé.
Mais lui n'est pas encore revenu.
Peut-être qu'il s'est encore éteint ?
Il faudra attendre un peu.
Une heure ?
Un jour ?
Mais il y arrivera.
Il surgira de ton esprit.
Il reviendra se venger.

« Partez. Avant qu'il revienne. Je... Je n'ai pas la force de lui résister. »

Quand il n'est pas là tu restes lucide.
Pas saine d'esprit.
Juste... Lucide.
Assez pour savoir ce que tu dis.
Assez pour que tes pensées se suivent.
Assez pour que tu saches le bien et le mal.
Assez pour avoir peur qu'il revienne.
Et en ce moment tu es terrorisée.
Tu trembles.
Comme une feuille.
Tu essaie de ne pas penser à lui.
Mais bien évidemment c'est terrible.
Car moins il faut moins tu peux y résister.
Et dans les méandres de ton esprit, tu attends qu'il se réveille.
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   Mer 31 Jan - 22:52


La femelle, plaquée au sol, mis du temps à répondre. Ou alors Kaïgaan était-il si impatient et agacé que les secondes paraissaient des heures. Il la fixait droit dans les yeux, prêt à en découdre. Pourtant, la solitaire n'était pas décidée à se battre. Ses yeux brillèrent, la lumière se reflétant dans leur humidité. Une larme coula lentement de sa joue et le soldat pu la voir embrasser chacune des courbes de son visage avant de tomber au sol. Mais il restait de marbre. Sa colère actuelle et les évènements qui l'avaient menés à perdre l'amour de sa vie l'avaient rendus plus froid, bien moins empathique. Une bourrasque de vent vint faire danser les poils des deux félins immobiles.

- Tout.

Un grognement se dit entendre. C'était Kaïgaan, impatient et surtout insatisfait de cette misérable réponse. Elle ne voulait rien dire, ce n'était pas ce qu'il attendait. Il voulait des explications, des raisons précises. Quelque chose que ses pensées pourraient lui hurler quand il allait lui faire payer ses moqueries et sa morsure.

- Partez. Avant qu'il revienne. Je... Je n'ai pas la force de lui résister.

Kaïgaan feula sans sommation, montrant ses crocs à la demoiselle grise. Comment osait-elle se foutre de lui ? Ce n'était pas en faisant la petite pleurnicharde et en tremblotant qu'elle allait se faire pardonner ce qu'elle avait fait. Il en était hors de question. Il n'allait pas se faire avoir par une manipulation aussi idiote ! Actuellement, il était totalement fermé une autre idée, incapable de prendre du recul, de prendre sur lui. Ce qu'il ne faisait pas souvent d'ordinaire.
Il posa sa patte sur la gorge de la femelle, sans appuyer afin qu'elle puisse toujours parler. C'était clairement une menace, la plus basique et compréhensible qui soit. Il commençait à avoir la cruelle impression que cette chatte était complétement timbrée. Pas dans le sens de la folie, qui finalement ce serait rapproché de la vérité, mais plutôt dans le sens où elle jouait son personnage à fond, qu'elle se fichait de mourir et ne chercher que le frisson de l'adrénaline en jouant avec les nerfs d'un soldat hargneux. Il n'était qu'un jouet pour elle, il en était persuadé.

- Explique toi ! Pourquoi mon pouvoir ne fonctionne plus ?! Arrête tes conneries !

Il lui hurlait dessus, si fort qu'il en avait lui-même mal aux oreilles. Kaïgaan était inquiet pour son pouvoir, il voulait absolument savoir si elle était la cause de sa disparition. Mais également, il voulait que la femelle admette qu'elle se foutait de lui, que tout ces changements de comportements, que cette larme et ces phrases sans queue ni tête n'étaient qu'une manœuvre pour se moquer de lui. Ainsi il pourrait la démolir sans se poser de question. C'était gentil quand même wo.

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   Mer 31 Jan - 23:49




Pv Kaïgaan
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« Quand tu crois savoir c'est que tu ne sais rien. »




Il ne t'a pas cru.
C'est normal bien sûr.
Il t'a prit pour Passie.
Il est ignorant.
Il ne comprend pas.
Il n'imagine même pas.
À vrai dire comment pourrait-il ?
Les gens comme toi ne courent pas les rues.
Les gens fous.
Les gens hantés.
Les gens perdus.

«  Explique toi ! Pourquoi mon pouvoir ne fonctionne plus ?! Arrête tes conneries ! »

Tu aimerais lui expliquer.
Mais tu ne peux pas.
C'est ton pouvoir après tout.
Qui sait comment il marche ?
On a voulu te tuer pour ça.
On a essayé de te tuer pour ça.
On a tué ceux que tu aimais pour ça.
On a détruit ce que tu étais pour ça.
On.
Les humains.
Et leur tuyau de fer et de souffre.
Lui il leur obéit.
Lui il s'est plié à leurs ordres.
Lui qui t'a sous ses pattes.
Il mets ses griffes sous ta gorge.
Il appuie légèrement.
Juste assez pour que tu sentes la pression.
Tu aimerais qu'il le fasse.
Tu aimerais qu'il appuie réellement.
Qu'il abrège tes souffrances.
Tu aimerais lui dire.
Le supplier.
Pour qu'il te tranche la gorge.
Une douleur vive.
Brève.
Pour abréger une douleur sourde.
Interminable.
Mais ton souffle s'emballe.
Ce que tu voulais dire se perd.
Tu te retrouves à pleurer.
Pleurer comme un chaton.
Comme un enfant.
Les larmes coulent par centaines.
Par milliers.
L'eau de ton corps te fuit.
Tu hoquètes.
Convulse.
Tu tousses.
Ton souffle est faible.
Tu voudrais le supplier.
Tu tends toutes tes tripes dans cette action.
La moindre parcelle de ton corps.
Toute l'énergie que tu possèdes.
Tu la canalises.
Puis tu arrêtes de pleurer.
Pas par choix.
Mais parce que tu n'as plus de larmes.
Tes yeux sont gonflés.
Rouges.
Humides.
Ta truffe coule.
Ta poitrine te fait mal.
Ton pelage est trempé.
Et tu arrives à parler.

« Ton pouvoir marche plus à cause du mien. Je t'en supplie. »

Tu n'as pas la force de finir la phrase.
Peut-être parce que tu l'as espérée ?
Ou parce que tu as peur.
Après tout tu ne sais pas ce qu'il y a après la mort.
Le vide ?
Ou au contraire, tout ?
Le blanc ?
Ou du noir ?
Ta famille ?
Ou la solitude ?
Mais tu ne veux plus rester.
Pas en souffrant ainsi.
Pas en appréhendant le jour qui doit se lever.
Tu as peur de demain.
Petite tu croyais en l'avenir.
Aujourd'hui il te terrorise.
Tu n'as plus confiance en lui.
Il t'a trahi.
Il t'a livré aux griffes des humains.
T'as fait prisonnière de celles de Passie.
Mourir serait une vengeance.
Une revanche à prendre sur le futur.
Une manière de lui dire "Eh tu ne m'as pas eu".
Mais crois moi Mhei.
Le futur t'as bien eu.

« Il va revenir me torturer... dans ma tête... pitié...  tuez moi. »

Mais c'est déjà trop tard.
Tu aurais du le savoir.
Que tu es stupide.
Que tu es folle.
Il est déjà là.
Passie apparaît au loin.
Il marche vers toi.
Tu recules.
Tu rampes.
Tu veux lui échapper.
Tu es terrorisée.
Mais Mhei, voyons.
On échappe pas aux démons dans sa tête.
Plus tu le vois se rapprocher plus tu paniques.
Tu ne regardes même plus le soldat.
Il est trop tard pour qu'il te délivre.
Passie est de retour.
Et il ne se laissera pas faire.
Cependant il y eu un sursaut.
Peut-être était-ce trop de frayeur d'un coup ?
Ce qui est sûr c'est qu'il fut bienvenu.
Car dans un souffle tu lui échappas.
Tout ton monde se brouilla.
L'univers devint noir et trouble.
Ton corps retomba, flasque et faible.
Ta tête s'écrasa sur le sol sableux.
Et Passie tomba dans les pommes avec toi.
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   Jeu 1 Fév - 15:22


Le soldat attendait une réponse et il était bien déterminé à la garder sous ses griffes tant qu'elle ne lui aura pas tout avoué et ne sera pas prête à payer pour ce qu'elle avait dit et fait. Il n'était pas d'humeur à jouer à une petite bataille de moquerie, et encore moins à être patient avec ce genre de chat. Mais au lieu d'enfin se plier à sa volonté, la solitaire commença à pleurer. Ce n'était pas une petite larme unique coulant lentement sur sa joue comme auparavant. Non, cette fois, il s'agissait d'une véritable rivière qui s'écoulait de ses yeux, entrecoupée de hoquets et de soubresauts.
Kaïgaan sera les dents, refusant de se laisser attendrir. Pour lui, elle cherchait encore à le prendre par les sentiments. Et même s'il essayait désespérément d'être dur et froid, le mâle gris était loin d'être insensible aux émotions des autres. Il tentait de se persuadait qu'elle se foutait encore de lui, que ce n'était qu'un jeu pour qu'il la prenne en pitié.

- Ton pouvoir marche plus à cause du mien. Je t'en supplie.

Kaïgaan entrouvrit légèrement la bouche. Elle s'était coupée ou était-ce une simple impression. Le mâle était soulagé, même s'il ne le montrait pas. Son pouvoir était encore là. Seule la présence de la femelle posait problème donc. Pour un félin rationnel comme lui, une explication était nécessaire, vitale. Il devait savoir, être au courant.
Enfin, ce problème d'électricité résolu, il devait maintenant faire ace à une nouvelle difficulté : Que penser de la femelle qu'il tenait entre ses griffes ? Ses larmes s'étaient stoppées mais n'importe quel idiot aurait pu remarquer qu'elle ne les avait nullement contrôlées. Sa voix brisée par les sanglots était pénible à entendre, aussi dur était le coeur de Kaïgaan. Enfin, ce qu'il aurait voulu.
Raah, mais quel abruti il faisait, incapable de tenir ses propres émotions. Il voulait jouer les insensibles, se foutre totalement de cette femelle et uniquement se venger de ce qu'elle lui avait fait. Il le voulait, vraiment. Mais avec toute la volonté dont il pouvait faire preuve, le félin n'était pas foncièrement mauvais. Il ne pouvait pas rester de marbre face à ce genre de situation.

- Il va revenir me torturer... dans ma tête... pitié... tuez moi.

Kaïgaan n'eut presque pas le temps d'être surpris, de se poser des question. La femelle grise perlée ne le regardait plus. Pourtant, elle paniquait violemment et sa peur emplissait le museau du mâle. Mais bon sang qu'est-ce qu'il se passait ?! Mais avant qu'il ne puisse lui parler, lui demander quoi que ce soit, elle s’évanouit entre ses pattes.
Le soldat ne savait pas quoi faire. Lentement, il retira ses griffes de la gorge de la femelle. Évidement, il restait méfiant, c'était Kaïgaan après tout. Il ne quittait la des yeux la belle endormie tout en réfléchissant à toute vitesse. Les paroles de la solitaire étaient presque incompréhensibles pour le matou. Quelque chose dans sa tête ? C'était irréaliste, complétement fou. Néanmoins, cela expliquerait parfaitement ses changements soudains de comportement, allant d'un extrême à un autre sans aucune transition. Le soldat serra les dents, en proie à un conflit. Il était réaliste, terre à terre. Il ne croyait que ce qu'il voyait. Et voilà qu'il devait appréhender qu'une personne puisse ne plus avoir le contrôle de son propre corps ? Kaïgaan pouvait faire un effort, mais il allait lui falloir du temps et sa méfiance n'allait se dissiper que très lentement.
Mais une chose était certaine : Elle l'avait supplié de le tuer. Et ça, ce n'était pas quelque chose d'abstrait ou d'incompréhensible. Peu importe ce qu'elle vivait, peu importe si elle était effectivement prisonnière d'un autre être, c'était assez douloureux pour qu'elle veuille mourir sur le champs. Le félin électrique grogna, contre lui-même cette fois. Il s'en voulait d'avoir mis tant de temps à comprendre. Enfin, il se méfiait encore, rappelons-le. Disons qu'il était prêt à s'ouvrir un peu l'esprit, à essayer. Il recula lentement, lâchant prise. Il ne la tenait plus entre ses pattes, mais elle était toujours endormie. Hum. Du bout de la patte, il lui toucha doucement l'épaule.

- Hey ? Tu comptes te réveiller ? T'es censée t'évanouir après que je t'ai fait payer ta morsure.

Il parlait durement et on pouvait sincèrement douter de sa bonne volonté. Mais Kaïgaan n'allait pas devenir un gentil chaton compréhensif en quelques minutes, il ne fallait pas pousser. Cette situation le mettait assez mal à l'aise. Il ne savait pas comment réagir, comment la réveiller, savoir s'il devait faire quelque chose ou la laisse comme ça. Il ne savait pas non plus comment elle serait une fois réveillée. Une femelle pleurnicharde ou une autre ayant un égo surdimensionné ? Le deuxième cas se prendrait une belle baffe, c'en était certain.
Kaïgaan s'assit à côté du corps endormi, ne la quittant pas des yeux. Pas parce qu'il se souciait de son sors, c'était encore trop tôt pour qu'il ai autant de compassion, mais plutôt parce qu'il ne voulait pas se faire surprendre si il lui prenait l'envie de le mordre à nouveau. En cela, il était plutôt tendu.

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   Ven 9 Fév - 22:25




Pv Kaïgaan
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« Quand tu crois savoir c'est que tu ne sais rien. »




C'était toujours un étrange sentiment.
Celui de partir.
De se sentir plonger.
La tête qui tourne.
Le monde qui se trouble.
Et d'un coup le vide.
Ça ne dure pas.
Pas pour toi.
Des heures qui pourraient durer un instant.
Un instant après lequel tu te réveilles.
Aurais-tu cligné des yeux ?
Tu pourrais croire que c'est le cas.
Et pourtant ça ne l'est pas.
Mais combien de temps dans ce cas ?
Une minute ?
Deux peut-être ?
Ou était-ce une heure ?
Tu te sens perdue.
Comment savoir ?
Tu n'oses pas demander.
Il t'intimide ce soldat.
Sa tête méfiante.
Au moins tu es en vie.
C'est dommage.
Mourir aurait été un soulagement.
Mais les soulagements ne sont pas fais pour toi.

« Attention, cette fois-ci tu ne pourras pas t'échapper ! »

Passie.
Encore et toujours Passie.
Tu as arrêté de vivre pour lui.
Comme si tu étais morte.
Sauf que tu n'es pas morte.
Tu es en colère.
Très en colère.
Comme jamais.
Pas une colère brusque.
Une colère froide.
Sourde.
Elle pulse dans tes oreilles.
Tu les couches quand il arrive.
Il approche.
Fronce les sourcils.
Il ne comprend pas.
Tu résistes.
Tu as la force de le faire.
Tu te lèves.
Lui fais face.
Tu le fixes.
Intensément.
Il pose sa patte sur ta tête.
Pour une fois tu n'as pas peur.
Il force.
Essaie de rentrer.
Mais il n'y arrive pas.
Tu ne le laisses pas faire.
Tu es calme.
Lui s'énerve.
Il force.
Toujours plus.
Mais tu l'ignores.
Tu es implacable.
La colère est forte.
Plus forte que la peur.
Pour une fois.
Il force.
Mais ça ne fait rien.
Pour une fois.
Il rentre dans une rage folle.
Il ne comprend pas.
Depuis quand es-tu assez forte ?
Soudain c'est unique.
Tu le vois.
Et Passie explose.

Un frisson parcourt tout ton dos. Libérateur. Ce n'est plus de la colère. Ni de la peur. C'est de l'assurance. Et tu parles avec ce même calme.

« Il est partit. »

Tu parles pour l'autre qui n'a pas vu tout cela. Il n'a pas l'air idiot visiblement, il aura sûrement compris. En cet instant tu n'es plus la même. Tu as changé du tout au tout. Qui ne s'est jamais demandé comment tu aurais été sans lui ? Dès le début de ta vie il t'a formaté. Il t'a conditionnée. Pour que tu vives dans la peur. Même après sa mort il a continué. Aujourd'hui tu es libre. Loin de tout cela. En cet instant tu es celle que tu aurais toujours dû être. Tu jetes un regard sur ton corps, tu distingues tes pattes maigres et ton pelage souillé.

« Désolée pour ma piètre apparence, je n'ai pas eu le temps de m'intéresser à mon pelage ces derniers temps. »

Tu aurais bien aimé laisser l'autre parler mais tu avais besoin de combler ce vide, ce manque qui s'était insinué dans tes paroles.

« Je suis sincèrement navrée pour tout ce qu'il s'est passé depuis notre rencontre. Ce n'est pas moi qui t'ai insulté et mordu, je ne suis pas comme.... Comme lui. Ça peut paraître étrange mais à vrai dire je n'ai pas été très responsable de mes actes et paroles depuis... Depuis un sacré bout de temps. Je m'en excuse encore. »

Tu es jeune, pourtant tu es mature. Après tout tu viens de sortir de l'enfance, mais c'est une enfance que ty n'as jamais vécue. Toute ta vie tu es restée enfermée par les regards des gens. Pour une fois tu es libre d'être toi même. C'est la première fois. C'est émouvant. Tu es libre d'être toi même. Enfin. Tu te penches sur toi même et essaie de nettoyer ce sang qui tâches ton pelage. Tu as honte de toi et de ce que tu es devenue. C'est pour cela que tu rougis de ton apparence. Pour la première fois depuis ta transformation tu t'inquiètes de ce à quoi tu ressembles. Tu as si honte. Tu sens ton visage rougir au fur et à mesure que le sang afflue dans tes joues. Tout ceci ne t'as jamais préparée à la vie en société. Le contact avec les autres ? Disons que ton premier test se fera aujourd'hui !
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   Mar 13 Fév - 22:27


La femelle ne se réveilla pas tout de suite, ce qui ne manquait pas de stresser le soldat. Kaïgaan dû attendre quelques secondes avant de la voir émerger. Elle était un peu perdue, cela se voyait en plus d'être évident. Cependant, la solitaire n'eut pas exactement la réaction la plus logique qui soit dans une telle situation. Elle baissa d'abord les oreilles, ce qui fit penser au soldat qu'elle allait être agressive. Lorsqu'elle se leva, il recula immédiatement, par réflexe, voulant maintenir une petite distance de sécurité entre lui et celle qui lui avait bien mordu la queue. A qui avait-il affaire ? La froussarde qui passait son temps à s'excuser et voulait mourir ou celle à l'égo surdimensionné faisant tout pour le pousser à bout ?
Il la fixait, méfiant, mais elle fixait une tout autre chose. D'un regard en coin, le soldat tenta de savoir ce qui attirait tant l'attention de cette étrange chatte. Rien. Le vide. Pourtant, elle regardait et réagissait à quelque chose, que Kaïgaan ne pouvait pas voir. Cela ne manqua pas de le tendre encore plus, comme s'il n'était pas déjà assez en tension. Y avait-il vraiment quelque chose, une sorte de fantôme, ou se foutait-elle encore de lui ? Il avait beaucoup de mal à s'ouvrir à ce genre de choses étranges. Des esprits, des hallucinations, des double-personnalités, cela lui semblait irréaliste, complétement improbable. Mais devant la détresse de la femelle, il avait accepter de faire un effort. Ou du moins d'essayer.
Le doute était donc très présent dans l'esprit du soldat. Il allait lui falloir une preuve tangible pour qu'il croit à toutes ces choses. Et bien entendu, cette preuve arriva miraculeusement en face de ses yeux. Soudainement, une forme féline apparut devant la solitaire. Kaïgaan, sûrement trop surpris, n'eut pas le temps de bien discerner son pelage ou d'autres caractéristiques physiques, car l'apparition explosa une seconde plus tard.
Le mâle ne put prononcer aucun mot, choqué par ce qu'il venait de voir. La bouche entrouverte, il regardait la femelle grise. Cela ne pouvait pas être une illusion qu'elle aurait provoquée puisque son pouvoir était d'empêcher le fonctionnement de celui des autres, du moins c'est ce qu'il avait compris. C'était donc réel, et cela bouleversait totalement les croyances du félin.

- Il est partit.

Raaaah, mais tais-toi ! Comme si c'était déjà pas assez flippant, il fallait qu'elle parle de ça comme si c'était un esprit vengeur ou il ne savait quoi. Kaïgaan n'avait certainement jamais vécu quelque chose d'aussi étrange. Il restait sans voix, laissant la femelle -visiblement la moins timbrée du lot- reprendre contact avec son propre corps.

- Désolée pour ma piètre apparence, je n'ai pas eu le temps de m'intéresser à mon pelage ces derniers temps.

C'est uniquement lorsqu'elle le fit remarquer que le mâle prit conscience de l'état de la femelle. Son pelage gris perle était mouillé, poussiéreux à certains endroit, tâché de sang. Il ne respirait pas la vitalité d'un chat en bonne santé prenant soin de lui. Elle semblait maigre, bien loin d'être aussi ronde que le soldat, nourrit quotidiennement. Etait-ce dû sa condition de solitaire ou ce chat qui la hantait ? Et qui était-il vraiment ? Une deuxième personnalité ou une sorte d'esprit venant l'habiter ? A chaque question suivait une nouvelle et bien que Kaïgaan n'aimait pas vraiment jouer les curieux, il allait devoir se lancer. Mais l'étrange chatte avait encore des choses à dire.

- Je suis sincèrement navrée pour tout ce qu'il s'est passé depuis notre rencontre. Ce n'est pas moi qui t'ai insulté et mordu, je ne suis pas comme.... Comme lui. Ça peut paraître étrange mais à vrai dire je n'ai pas été très responsable de mes actes et paroles depuis... Depuis un sacré bout de temps. Je m'en excuse encore.

Sa voix calme détendit un peu le félin électrique, même s'il allait mettre bien plus de temps à lui accorder sa confiance. Mais au moins il avait la satisfaction d'obtenir des excuses et voyait que la femelle voulait commencer sur de bonnes bases. Il tiqua cependant sur la dernière partie de sa réplique. Depuis un sacré bout de temps ? Ils étaient trois ou ça se passait comment ? Arf, tout ça était bien trop tiré par les cheveux pour un terre-à-terre tel que lui. Il allait donc commencer par les choses simples.

- Tu te doutes bien que je vais te demander un peu plus d'explications n'est-ce pas ?

Il parlait un peu froidement, comme s'il s'adressait à un ennemi avec qui il avait convenu une trêve. Kaïgaan s'était assis mais ne la quittait pas des yeux, plissant un peu ces derniers. Il restait néanmoins un peu tendu, prêt à réagir au moindre mouvement suspect. Avant qu'elle ne se lance -il l'espérait- dans l'explication logique de ce qu'il venait de se passer, il lui posa une dernière question, d'un ton un peu moins froid.

- Je peux savoir ton nom ?

Comprenez bien qu'il vivait certainement là le jour le plus étrange de sa vie. Le terre-à-terre se mettait à accepter les situations de possession ou il ne savait quoi. Bon sang. Sacré journée.

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   Mer 14 Fév - 0:44




Pv Kaïgaan
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« Quand tu crois savoir c'est que tu ne sais rien. »




C'était nouveau.
C'était grisant.
Sentir pleinement le vent ébouriffer ton pelage. Voir les fins nuages cacher le soleil dans un ballet éclatant. Sentir les grains de sable glisser sous tes coussinets. Inspirer profondément sans avoir peur qu'il ne vienne soudainement brutaliser ta conscience. Être libre. Pleinement libre. Ce monde peut être horrible autant qu'il le veut, jamais tu ne l'as autant aimé.

« Tu te doutes bien que je vais te demander un peu plus d'explications n'est-ce pas ? »

Ça te paraissait effectivement logique.
C'était son droit après tout, il n'avait pas pu voir tout ce que toi avait vu depuis le début de votre rencontre. Et il n'avait pas tout entendu non plus. Mais comment résumer tout cela ? Résumer l'histoire de ta vie en elle même ? Car où que tu sois allée jusqu'ici il ne t'a jamais laissé profiter de ta liberté.
Il a fait de toi l'esclave de ton passé. L'esclave de ton esprit. Et du sien par la même occasion. Où était-il passé ? Même toi tu l'ignorais. Peut-être parce que tout ceci ne t'était jamais arrivé ? Jamais tu ne t'étais débarassée de lui de cette manière. Et jamais tu n'avais ne serait-ce qu'envisagé que ce serait possible.

« Je peux savoir ton nom ? »

Et ta tête tourne presque.
Ton nom.
Un nom que tu portais comme un fardeau depuis toujours. Pendant un instant tu envisages presque de t'en inventer un. Mais tu es trop jeune. Tu es faible. C'est ça ton défaut. Même si tu es libre tu n'es pas encore prête.
Mature de l'intérieur. Capable de reconnaître les bonheurs simples. Incapable de savoir comment en profiter. Capable de parler. Incapable de communiquer. Capable de ressentir. Incapable de te contrôler.

« J... je m'appelle Mhei. »

Voilà ton assurance qui s'effrite comme neige au soleil. Étonnant que ce soldat ne t'ai pas déjà tué.
Ressentir c'est grisant. Mais c'est aussi très dur. De tout accumuler. De tout assimiler. De tout cacher. Des larmes perlent aux coins de tes yeux. Mais on ne s'y trompe pas : cette fois, ce sont des larmes de joie. Tu es heureuse. Heureuse de sortir enfin la tête de l'eau. Heureuse de pouvoir crier haut et fort ce que tu as vu et d'où tu viens. Heureuse de pouvoir affirmer qui tu es sans contrainte et sans limite. Exister est la plus belle chose sur Terre et tu commences tout juste à comprendre ce que ça fait.

Toute ta misérable vie tu as été brimée de tous côtés. D'abord tes parents qui t'aimaient moins que les autres pour seulement quelques tâches aussi bleues que le ciel. Puis Passie qui est arrivé et s'en est prit à toi parce que tu étais faible, seule, indéfendable. Atalante qui le regardait faire en riant. La bonne soeur. Et toi tu étais coincée entre les deux.
Ensuite les humains qui t'ont enfermée dans une cage des jours durant, au point que la folie s'était déjà mise à étendre ses tentacules autour de ton cerveau à ce moment. Puis ce pouvoir qu'ils t'ont infligés. Celui qui te sépare de tous les autres.
Ainsi sont venus ces Felinae qui ne voulaient pas de toi, qui te traînaient comme un boulet, comme un poids gênant dont on souhaite plus que tout se débarrasser mais que l'on ose pas jeter dehors par pitié.
Et enfin lui. Passie. De nouveau. Revenu des limbes pour toi. T'empêchant d'être celle que tu aurais aimé être.
Mhei a signifié erreur.
Mhei a signifié faible.
Mhei a signifié paria.
Mhei a signifié folle.
Mais en cet instant, Mhei ne signifie rien d'autre que Mhei.

« Disons que j'étais juste hantée par un vieux, très vieux démon. Et qu'aujourd'hui, pour je ne sais quelle raison, je viens d'en venir à bout.»

C'était décidément très abstrait. Tu ne savais pas comment l'expliquer. C'était tout simplement ton identité. Tout comme le bout de tes oreilles était bleu, Passie habitait ton esprit. Il en avait toujours été ainsi et il en sera ainsi jusqu'à ta mort. Enfin tu croyais que c'était le cas.
Aujourd'hui tu n'étais plus sûre de rien.
Plus sûre de vouloir mourir.
Plus sûre de vouloir abandonner.
Parce qu'il y a toujours quelque chose dans lequel on est bon.
Et même si tu n'avais pas encore trouvé ta voie, tu excellais à être heureuse.
Et on a jamais vu un aussi beau sourire que le tien.
Peu importait l'état de ton pelage.
Peu importait l'atmosphère étouffante.
Peu importait la lumière froide et diffuse.
N'importe qui qui aurait été présent aurait pu en témoigner : ces yeux pétillants d'intelligence et de béatitude, ce sourire clair ouvert sur des dents fines, faisaient rayonner tout ton être.
Pour la première fois de ta vie on aurait pu le dire.
Dire que tu étais belle.
Et ta voix n'avait jamais été aussi claire :

« Et toi ? Comment tu t'appelles ? »

Parce que pour la première fois tu étais libre de poser la question.
Et qu'en cet instant connaître son nom semblait être la chose la plus importante sur Terre.
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   Mer 14 Fév - 17:59


La dernière question eut l'air de la secouer et Kaïgaan commençait sérieusement à penser qu'avec elle, rien ne serait simple. Donner son propre nom avait l'air totalement fou pour la solitaire. M'enfin, ce n'était pas lui qui avait été possédé par une sorte de chat étrange. Il patienta donc.

- J... je m'appelle Mhei.

Son ton était loin d'être assuré que durant sa dernière réplique. Redevenait-elle la peureuse d'auparavant ? Non, c'était différent. Les yeux de la femelle brillèrent de larmes, mais elle ne semblait pas triste pour autant. Le soldat la regarda silencieusement, la laissant gérer ses propres émotions. Il ne la connaissait pas assez pour se mettre à sa place ou la comprendre, et se disait que elle n'avait effectivement pas été au contrôle depuis un certain temps, chaque action devait être très spéciale. Il devait donc se montrer patient.
Mhei donc. Cela ne lui disait rien. Enfin, ce n'est pas comme si il faisait vraiment attention aux autres. Mais elle avait l'air d'avoir à peu près son âge et pas mal de chats passaient par la case des Hommes avant de réussir à se barrer. S'il l'avait déjà croisé quelque part, il n'y avait pas fait attention. Certains chats s'amusaient à tout observer, à en apprendre le plus possible sur tout ce qui les entouraient. Kaïgaan, lui, s'en fichait royalement. Il s'occupait de lui et c'était déjà bien assez. Il n'avait jamais demandé à Terra de lui apprendre les herbes médicinales, il n'avait jamais demandé à Gwei de lui décrire précisément sa guilde. Son peu de curiosité était assez tragique.

- Disons que j'étais juste hantée par un vieux, très vieux démon. Et qu'aujourd'hui, pour je ne sais quelle raison, je viens d'en venir à bout.

Bon, c'était bien moins détaillé que ce qu'il avait espéré, mais cela avait au moins le mérite d'être compréhensible. Le soldat aurait aimé savoir qui était ce très vieux démon, histoire de lui faire la peau si par chance il le recroisait. Oui, Kaïgaan aimait bien l'idée de vengeance. Un coup de crocs et des moqueries, c'était ce qu'il allait lui faire payer.
Enfin, il dû mettre sa collecte d'informations de côté. Même s'il n'était pas un félin très sensible, il arrivait au moins à comprendre qu'il ne fallait pas trop pousser la solitaire maintenant. Cependant, il avait tout de même très envie de savoir comment deux entités pouvaient habiter un même corps et se le "partager" à tour de rôle. Tout cela était nouveau pour Kaïgaan, et surtout très abstrait. C'était un peu comme voir un tour de magie pour la première fois. Cela semble surnaturel, irréel mais on sait, on cherche où est l'explication. Le soldat était exactement dans cette posture et ne pas savoir le frustrait un peu.

- Et toi ? Comment tu t'appelles ?

Sa question le ramena dans la réalité de l'instant. Ça au moins, ce n'était pas abstrait. Il redressa le regard vers Mhei. Elle arborait un sourire sincère et lumineux, contrastant avec toute la tristesse et le désespoir qu'il avait put y lire quelques temps plus tôt. Ses yeux bleus turquoise étaient encore un peu humides de ses dernières larmes, ce qui rendait son sourire magnifique, débordant d'émotion. Kaïgaan finit par répondre calmement, la froideur de sa voix disparaissant un peu plus à chaque nouvelle réplique.

- Kaï. Je m'appelle Kaï.

Malgré son ton assuré, il se répéta, comme s'il avait été surpris de sa propre voix. Il ne savait pas quoi ajouter. Lui redemander des précisions ? Non, il ne voulait pas la brusquer. Comment le vouloir face à un sourire pareil ? Il ne voulait pas qu'il s'efface par sa faute. Cela devait faire bien longtemps qu'elle n'avait pas souris ainsi. Il n'était pas non plus assez à l'aise pour lui faire une discussion banale et stérile, encore choqué de ce qu'il venait de vivre. Et après tout, il pouvait très bien laisser Mhei mener la danse pour le moment.

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   Ven 16 Fév - 12:55




Pv Kaïgaan
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« Quand tu crois savoir c'est que tu ne sais rien. »




Le soldat te regardait étrangement, cette pointe d'animosité qui l'animait depuis le début de votre rencontre cessant peu à peu de briller dans son regard.
Il était calme, un peu trop peut-être pour être totalement détendu, mais sa voix ne cessait de se réchauffer.

« Kaï. Je m'appelle Kaï »

Tu n'avais jamais entendu un nom semblable.
Il était court, on pouvait presque le prononcer en un souffle, mais étrangement complexe. Ce n'était pas un de ces noms que l'on prononce sans y réfléchir, sans en ressentir la puissance et l'implication. C'était un beau nom, d'une certaine manière lourd de sens à tes yeux, d'autant plus qu'il ressemblait au tien. En effet le sien était plus sec, plus agressif, plus cassant, comme le soldat qu'il était se devait d'être, alors que le tien était plus doux, plus tendre, plus simple. Mais ils se finissaient sur ce même son, un petit "aye" pour lui, un léger "èye" pour toi. Et cette ressemblance, tu l'aimais beaucoup.
Tu t'attendais à ce qu'il continue à parler. Tu aurais surtout voulu qu'il continue à parler. Mais il s'arrêta là, fixant ton visage de ses deux grands yeux bleux mystérieux. Quelles mystiques pensées pouvaient bien défiler dans son crâne ? Était-il toujours secrètement en colère contre toi et Passie ?
Passie. Le disparu.
Où était-il donc passé ?
Ç'avait été un soulagement mais c'était aussi terrifiant.
Comme si on avait fini par voler une partie de toi.
À partir de maintenant tu ne pourrais plus te cacher derrière des faux semblants, tu ne pourrais plus te dédouaner des horreurs qu'il a fait sous ton nom. Être responsable de ses actes est désormais de ton ressort. Rien qu'en repensant à cela tu as terriblement honte. Tellement honte que tu n'oses plus faire autre chose que t'excuser.

« Je suis tellement, tellement désolée. Je te jure que si j'avais su comment l'en empêcher, jamais je ne l'aurais laissé faire. »

Allait-ce donc être ton destin ? Continuer de t'excuser pour ses actes à lui ? Tu espérais bien évidemment que ce ne serait pas le cas, mais cette culpabilité troublante de n'avoir rien su faire continuait de te hanter. Comment lui pouvait-il supporter tout ce poids de ses actions ? Comment pouvait-il continuer de se réjouir en apportant la tristesse et la désolation ? Ne risquait-il pas d'y perdre son âme ? Peut-être était-ce déjà le cas. C'était même sûrement le cas. Peut-être même que toi aussi tu avais déjà perdu ton âme, qu'il l'avait détruite avec la sienne. Ou peut-être que tu n'en as tout simplement jamais eue. C'était probablement le cas à vrai dire. Tous ceux qui ont un jour été à tes côtés en sont morts ou en sont ressortis troublés ou en colère. Que du négatif. Jamais un bonjour. Jamais un merci. Jamais un au revoir. Jamais un mot gentil. Jamais rien. Rien qui ne puisse te raccrocher aux autres. Jamais d'amour. Jamais de compassion. Jamais d'inquiétude. Seulement de la froideur et une répulsion vive.
Ton sourire commença à s'effacer. Tu n'étais plus assez heureuse pour te souvenir la voix plus chaleureuse de Kaï ou même sa détente peu à peu amorcée. Tu ne te souvint que de son ton agressif et de ces griffes posées sur ta gorge. Être folle était tellement plus simple. Tu n'avais pas besoin de te soucier de toutes ces choses. Toutes celles qui comptent vraiment. Dans ce cas est-ce ta quête d'amour inachevée qui t'a menée ici aujourd'hui ? Tu te souviens toujours de quand tu les avais quittés. Ils étaient indifférents à l'idée de te voir partir. Kaï le serait probablement aussi.

« Je... je crois qu'il vaut mieux que nos chemins se séparent dès maintenant. »

Tu baissas la tête, les joues rougies, n'osant même plus soutenir son regard en face. C'était une bien triste position que la tienne. Lentement tu te détournas pour retourner là d'où tu venais : dans le désert. Tu seras réellement seule cette fois. Ce serait à toi de survivre. De chasser. De trouver à boire. De te défendre. De trouver un endroit où dormir. À toi de trouver ton chemin. Sans Passie. Sans personne.
C'était triste. Mais tu savais que c'était le bon choix. Pourtant tu ne pu t'empêcher de murmurer, alors que tes pas lourds t'emmenaient entre les dunes à contre cœur, la plainte de ton coeur.

« Mieux pour toi... »

Tu espérais presque qu'il t'appelle, te fasse revenir sur tes pas.
Tu passas la barre des quatre mètres entre vous, le voilà qui retrouvait son pouvoir. C'est en réalité ça ton pouvoir : tu prives les gens. Tu leur retire ce qu'ils ont de plus cher pour avoir un peu d'amour. Tu es égoïste en restant. Et Passie, à cause de cela, aura définitivement été ton seul ami.
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   Sam 17 Fév - 20:55


La femelle mit du temps à lui répondre et semblait être dans l'attente. Elle s'était peut-être dit que le soldat allait relancer la conversation, ne pas laisser un silence s'installer. A vrai dire, des myriades de questions lui brûlaient encore les lèvres, mais il préférait laisser la femelle récupérer et éviter de passer pour un arriéré en enchainant les répliques interrogatives. Il attendit donc qu'elle parle de nouveau. A vrai dire, il avait l'unique impression d’assister à une renaissance. Comme si chaque mot prononcé par Mhei durant les minutes qui allaient suivre étaient importants, uniques. C'étaient ses premiers mots, ses premières phrases prononcées sans être infâme derrière la moindre pensée, depuis bien longtemps. Enfin, d'après elle.

- Je suis tellement, tellement désolée. Je te jure que si j'avais su comment l'en empêcher, jamais je ne l'aurais laissé faire.

Rooh, c'était une manie chez elle de constamment s'excuser ? Il avait l'impression qu'elle ne pouvait pas dire trois phrases sans que son sourire ne vire en regard honteux. Bien évidement, c'était totalement compréhensible et à vrai dire, le soldat aurait été certainement agacé qu'elle ne le fasse pas au moins une fois. Son alter-ego démoniaque lui avait tout de même bien croqué la peau.
Enfin, maintenant qu'il y pensait, il trouvait cela complétement injuste. Comme elle venait de le dire, Mhei n'avait rien pu faire et n'importe quel diot comprendrait qu'on ne retire aucun plaisir à donner son corps à un être aussi abominable. Elle se sentait néanmoins responsable de ses actes. Mais pourquoi ? Ce n'était pas elle, juste son corps. Pourquoi se sentait-elle obligée de tout prendre sur elle, de tout supporter ? Kaïgaan avait de la peine pour elle, s'intensifiant au fur et à mesure qu'il essayait de comprendre le calvaire qu'elle avait vécu durant ces nombreux mois.

- Je... je crois qu'il vaut mieux que nos chemins se séparent dès maintenant.

Sa voix attristée et ses joues rougies pincèrent presque le coeur du soldat. Il faut dire qu'avec le départ d'Opaline, il était devenu bien plus agressif et moins sensible, se protégeant presque inconsciemment pour ne pas affronter sa propre douleur. Mais face à celle de la solitaire, il ne pouvait que s'incliner. Il se sentait ridiculement petit devant la force qu'avait Mhei pour avoir supporté tout ça. Mais bon, c'était maintenant fini.
Il serra la mâchoire quand elle se retourna, ne sachant pas quoi lui dire. Peut-être aurait-il dû relancer la conversation au lieu de la laisser croire que tout cela se finissait ici et maintenant. Elle murmura quelque chose mais le soldat ne pu l'entendre, ce qui le frustra un peu plus. Il se rassurait vainement en se disait qu'au moins, elle n'avait plus son démon collé aux pattes et qu'elle pourrait maintenant reprendre une vie plus tranquille.

- Wouah bordel de merde qu'est-ce que je fous là moi ?

Kaïgaan dressa les oreilles et écarquilla les yeux, se retournant d'un bond en entendant une voix étrangère derrière lui. C'est avec une immense surprise qu'il découvrit un chat gris foncé et blanc, plutôt proche de lui. Bon sang, comment n'avait-il pas pu entendre ses déplacements ? Comment avait-il pu se rapprocher autant du soldat sans que celui-ci ne s'en rende compte ? L'inconnu aux yeux verts sembla seulement remarquer Kaïgaan, ce qui le surpris d'avantage.

- Oh ! On dirait bien que j'ai un nouveau jouet.

Le matou électrique se tendit immédiatement, en position de défense, crocs découvert. C'était qui ce guignol ? Il n'avait pas du tout l'air d'avoir peur du soldat, ni même de s'en méfier un minimum. De nouvelles questions -décidément, ce n'était pas sa journée- se bousculaient dans le crâne du félin. Comment était-il arrivé aussi discrètement ? Pourquoi cet air si confiant et cette appellation de jouet ? Tout s'enchaînait alors que Kaïgaan subissait chaque évènement dans l'incompréhension la plus totale.

- T'es qui toi ?!

Kaïgaan lui grognait dessus, babines retroussées et griffes sorties. Avec ce qui venait de se passer avec Mhei, il était loin d'être d'humeur à plaisanter avec un tel abruti. Il avait intérêt à lui répondre vite et bien et se barrer dans la seconde.

- Celui qui va faire de toi la même loque que Mhei je suppose ? Enfin j'vais pas avoir grand chose à faire t'en es déjà pas loin.

Ah l'batard. Dans d'autres circonstances, le soldat aurait peut-être apprécié être face à quelqu'un maniant bien les mots acides, s'amusant à lui rendre la pareille sans tomber dans le combat. Mais Kaïgaan venait de vivre quelque chose qu'il ne comprenait pas encore et la perte d'un être cher l'avait rendu moins tolérant dans ce genre de joutes verbales.
Mais c'est alors qu'il écarquilla les yeux, comprenant. Ce chat... C'était le félin qui avait hanté Mhei ? Comment pouvait-il le voir ? C'était impossible... Non, son esprit ne pouvait plus supporter d'autres questions. Le matou feula rageusement et sauta immédiatement sur cette merde vivante. Il l'avait insulté et mordu, c'étaient deux raisons suffisantes pour lui faire la peau. Mais plus que ça, Kaïgaan allait maintenant pouvoir venger Mhei et ses mois de calvaire. Toute sa rage était justifiée et ses griffes se préparaient déjà à trancher la chair de cette ordure.
Mais c'est dans un hoquet de surprise que le soldat passa à travers son adversaire, s'étalant au sol. Décidément, ce n'était pas la journée de la classe. Il se releva immédiatement, se postant face au matou bicolore. Son coeur commençait à accélérer lorsqu'il compris l'évidence.
Il était le nouvel hôte de ce tortionnaire.

Quelque chose tomba soudainement sur son museau. De la pluie ? Non, cela avait une odeur particulière que Kaïgaan connaissait bien. Du sang. Il toucha sa truffe de la patte, observant le liquide vital alors que le temps semblait comme suspendu. Le félin leva la tête, son coeur battant au rythme de la chute des gouttes qui ne faisait qu'accélérer. En quelques secondes, c'était devenu une véritable averse. Mais ses peines ne s'arrêtèrent pas là.
Lorsqu'il voulu de nouveau regarder le félin fantôme, son souffle se coupa devant ce qu'il vit. L'orée de la forêt était inondée de sang, l'odeur lui emplissait le museau et bientôt, il se sentit embourbé, incapable de bouger les pattes. Il commençait à paniquer, incapable d'avoir une pensée claire. C'est à ce moment qu'il remarqua qu'alors qu'il s'enfonçait lentement dans la terre ensanglantée, des choses flottaient à la surface. Elle se rapprochaient lentement de lui, comme poussée par une force magnétique et rapidement, il pu deviner leurs formes. Des cadavres.
Les corps sans vie de dizaines de chats se rapprochaient lentement de lui. Kaïgaan sentait sa respiration accélérer et la peur lui faisait tourner la tête. Ses pattes remuaient vainement dans la mélasse, l'enfonçant encore plus, si bien que son ventre touchait déjà le liquide précieux. Le soldat hurla de panique, incapable de fuir devant ses peurs. Il criait, laissant toute la peur l'envahir, prendre possession de lui.

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   Sam 24 Fév - 20:56




Pv Kaïgaan
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« Quand tu crois savoir c'est que tu ne sais rien. »




Tu marchais lentement.
Très lentement.
Une chappe de tristesse venait d'étrangler ton coeur et la douleur, comme toutes celles que tu avais un jour ressenti, te donnait envie de disparaître. Juste arrêter de  vivre ça. Pourtant tu venais de retrouver la liberté, pourquoi n'arrivais tu pas à être heureuse ? Était-ce parce que ce goût de liberté te laissait dans une nouvelle forme de prison ? Celle de tes actes et de tes capacités. Tu aurais préféré être un de ces imbéciles heureux. Ils sont peut-être ceux qui souffrent le moins. Mais qui serais-tu si tu ne souffrais pas hein ?

Soudain un cri te glaça le sang. C'était de la terreur, pure.
Un son que tu pourrais reproduire à la perfection tant tu le connaissais par coeur. Au point même que tu te demandais sincèrement si ce n'était pas dans ta tête que résonnait ce hurlement. Le retour de Passie et des hallucinations ? Pourtant ce n'était pas sa voix. Ni la tienne d'ailleurs. C'était celle de l'autre. De Kaï. Celui que tu venais juste de quitter.
Tu te retournes avec peur. Que lui arrive-t-il ? Que se passe-t-il ? Tu t'inquiètes pour lui. Pour la première fois ce n'est pas égoïste. Jusqu'ici tu ne t'inquiétais que pour toi. Comment ils le prendraient quand tu partirais, s'ils essayaient de te rattraper ou te regarderaient partir sans broncher. Mais ça c'était tout autre. Ton instinct t'aurait fait partir. Oublier ce cri. Oublier ce chat. Mais tu ne pouvais pas. Ses deux yeux bleus brillaient trop dans ton esprit. Deux yeux que tu mourrais d'envie de revoir. Tu n'as même pas pris le temps de réfléchir.

Là bas, sur le sol, couché, il convulsait en spasmes de terreur. Terrifiée à l'idée qu'il soit en train de souffrir, tu bondis sur lui, le secouant à l'épaule.

« Oh non, Kaï ? Kaï ? Qu'est-ce qui t'arrive !? »

Tu étais inquiète. Terriblement inquiète. Que lui arrivait-il ? Tu aurais pu en pleurer tant cette angoisse te tiraillait le ventre. La gorge nouée. Le coeur écrasé. Comme si un vieil obèse était tranquillement assis sur ta poitrine sans se soucier de la douleur que tu ressentais. Pourtant tu le connaissais à peine, pourquoi sa santé t'importait tant ? Tu étais si concentrée sur lui que tu ne vis même pas la chose se faire. Tu ne vis pas le frémissent léger des moustaches, l'inutile respiration qu'il reprit, ni les bulles qui se formèrent dans la flaque de sang coagulée. Tu ne vis pas non plus la lueur mauvaise qui s'alluma sur ces yeux vides, pas plus que tu n'entendis le frottement bref et léger de sa queue contre le sol sableux. Tout ton corps, toutes tes pensées, toute ton âme étaient dirigés droit vers lui. Droit vers le premier que tu venais de rencontrer et auquel tu t'étais désespérément accrochée dans l'espoir de ne pas replonger. Tes yeux se remplirent de larmes inquiètes à l'instant même où les nuages reprirent leurs droits. Une pluie fine commença à couler, ruisselant rapidement qur ton pelage. Elle était peu acide pour une fois, à peine plus qu'une légère chaleur là où tes poils étaient les moins nombreux. Tes larmes se mêlerent à la pluie tandis que tu cherchais avec angoisse un signe de l'autre qui te montrerait qu'il allait bien. Que tout irait bien.

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   Dim 25 Fév - 18:34


Le cauchemar se poursuivait, emplissant ses sens. Le sang touchait son pelage, bousculait son odorat, terrifiait sa vue. Il entendait des gémissement des corps se battant encore un peu pour vivre dans le flot rouge. Le nombre incalculable de stimulations le rendait fou, il était comme enseveli. Son esprit était brouillé par la panique, il ne pensait plus à rien. Le cauchemar sembla durée une éternité, tout semblait fonctionner au ralenti, contrastant avec le coeur du soldat qui battait à tout rompre.
Puis, tout cessa.
Il était couché, haletant, transpirant. Quelque chose lui secoua l'épaule. La sensation réelle le fit sursauter faiblement et il tourna la tête vers l'ombre sur son côté. Ses yeux étaient encore écarquillés, sa vision était un peu flou. Comme si son regard se remémorait sans cesse ce qu'il venait de voir. Le souffle emballé, il ne reconnu l'être que lorsqu'il entendit sa voix lointaine.

- Oh non, Kaï ? Kaï ? Qu'est-ce qui t'arrive !?

Elle semblait crier, mais sa voix semblait fantomatique. Kaïgaan cligna plusieurs fois des yeux, tentant de se calmer même si son regard affolé et sa respiration en disait long sur son état d'esprit. Il était complétement sous le choc. Même si les hallucinations n'étaient plus là, il ressentait encore la peur persistante qui venait de le terrasser. Ses yeux balayaient Mhei sans vraiment la voir. Elle n'était qu'une forme avec un nom.
Il se passa quelques secondes avant que le soldat ne puisse parler. Sa bouche était sèche, son coeur battait encore bien trop vite même si la disparition du cauchemar le calmait petit à petit. Lentement, le mâle retrouvait ses esprits.

- M-Mhei...

Sa voix était saccadée, tout comme sa respiration. Il était essoufflé, respirant encore difficilement. Finalement, sa vision redevint normale, moins floue. Son regard se posa immédiatement sur la solitaire, plongeant presque instinctivement dans son regard turquoise. Mhei le regardait, apeurée, ou plutôt inquiète. Malgré cela, la voir aussi près de lui le rassurait un peu.

- Il y avait du sang... Des morts...

Il déglutit avec difficulté, fermant les yeux en gémissant pour ne pas que cette vision de cauchemar réapparaisse autour de lui. Kaïgaan ne comprenait pas ce qu'il venait de se passer. Il était totalement perdu, terrifié. Il ne s'était d'ailleurs toujours pas relevé, comme s'il avait peur que bouger un seul muscle pouvait faire revenir les horreurs. Chaque parcelle de son corps respirait la peur.

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   Lun 26 Fév - 0:32




Pv Kaïgaan
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« Quand tu crois savoir c'est que tu ne sais rien. »




Cet instant aurait pu durer des millénaires. Bien sûr ce ne furent que quelques secondes volées, mais elles te semblaient tellement plus que ton coeur perdit tout sens du rythme. Quand soudain il se tu. Il arrêta de crier aussi soudainement qu'il avait arrêté. Son regard glissa sur toi sans te voir et il sembla s'apaiser peu à peu, son corps restant tendu mais son esprit se calmant.

« M-Mhei... »

La jeune chatte soupira de soulagement lorsqu'il se fixa enfin sur elle et réussit à se souvenir de son nom. Elle avait eu si peur de l'avoir perdu pour toujours qu'elle ne savait si elle aurait su s'en remettre. Ses deux yeux couleur saphir plongèrent dans ceux de la solitaire et ce qu'elle y vit la déboussola. De la peur, de la douleur, de l'incompréhension. Tout ce qui la caractérisait elle aussi

« Il y avait du sang... Des morts... »

Les larmes qui s'étaient taries sur les joues de Mhei remontèrent instantanément au bord de ses yeux. Lui ferma les siens, tremblant  légèrement, comme si le simple fait de raconter la vision d'horreur qu'il venait de subir allait le faire replonger tout droit dans l'enfer.
Mais tu savais ce qu'il ressentait. Quand on voit ça, ça nous rend faible. Ça nous rend fou. On se perd soi-même. C'est impossible à éviter. Sinon tu aurais su comment faire. Su comment y échapper, après toutes ces années. Ces visions.
Était-il réellement possible que ce soit encore lui ? Tu avais cru t'en débarrasser mais avait-il pu t'échapper ainsi ? Tu avais toujours pris Passie pour une invention de ton esprit, un mort que ton cerveau torturé aurait ramené à la vie avec ton pouvoir dans le seul but de te faire payer pour tes péchés. Mais si c'était autre ? Et si Passie n'était pas que dans ta tête ? Ça paraissait absurde. Ça paraissait fou. Pourtant ça ne l'était pas beaucoup plus que l'idée d'un félin capable de s'enflammer ou de se transformer en monstre. Pourtant jusqu'ici tu avais vu les deux de tes propres yeux. Alors pourquoi avais-tu tant de mal à imaginer qu'il ai été réel tout ce temps ?
C'était terrifiant tant les choses allaient en ce sens. Les réflexions. Les pensées. Même sa disparition s'emboitait parfaitement avec les autres pièces du puzzle. C'était un soulagement aussi. Tu n'avais pas créé ce monstre, tu l'avais gardé, contenu du mieux que tu pouvais. Était-il toujours dans le corps de Kaï ? Ce qui était sûr c'était qu'il allait avoir besoin de réponses.

« Écoutes moi bien j'ai besoin que tu te concentres pour comprendre. Là où je suis née j'ai subi les brimades d'un camarade nommé Passie. Quand nous avons été capturés et soumis à l'expérience, j'ai cru qu'il était mort avec les autres. Je me suis enfuie mais mon pouvoir, comme tu as pu le constater, m'éloigne plus des autres qu'il ne m'en rapproche. Cette solitude dans laquelle j'ai été plongée de force m'a poussée dans les retranchements de mon cerveau et c'est à ce moment là que la voix a fait son apparition. J'ai toujours cru que c'était mon pouvoir qui causait ça, que c'était ma punition pour ceux que je n'avais pas pu sauver. Avec lui sont venues de nombreuses et douloureuses hallucinations. Pendant des mois j'ai baigné dans mes pires cauchemars, incapable de distinguer le vrai du faux, à errer sans but. Sauf que là, maintenant, je crois que j'ai compris quelque chose : ce Passie, là, dans ma tête, n'a jamais été une création de mon esprit. Je pense que celui que j'ai connu enfant est le même que celui qui aujourd'hui vient de se faire expulser de mon esprit. »

Tu fis une pause, tentant de reprendre ton souffles. C'était terrifiant de faire un tel point sur ta vie, te demandant où étaient en train de couler très belles années. Tout ce que tu étais venait d'être résumé en quelques phrases et ça t'étourdissait presque. Tu te demandais néanmoins si l'autre serait capable d'assimiler tant d'informations d'un coup. Tu le savais mieux que quiconque, la sortie brutale du rêve fait affreusement mal. Elle laisse démuni, apeuré et avec une seule idée en tête : pitié, que ça n'arrive plus jamais. C'est pour cela que tu étais prête à mourir. Ça faisait des mois. Des mois de torture. Incapable de te fier à tes sens, incapable de t'enfuir de cette prison de terreur élevée entre toi et le monde réel. Ces hallucinations sont bien plus qu'un simple moyen de pression pour te pousser à pleurer, ils sont aussi ce qui t'a empêché de te rendre compte de la chose la plus importante : tout ceci n'était pas que dans ta tête.

« Je... Je crois qu'il est dans ta tête. Passie. Je crois qu'il s'est accroché à ton esprit et que c'est à cause de lui que tu as vu tout ce sang et tous ces morts. Mais il faut que tu comprennes une chose très, très importante. Tu es plus fort que lui, plus fort que ça. Ce que tu viens de voir ce n'est qu'une invention de ton propre esprit pour te torturer, ce n'est en aucun cas réel. Tout ce qu'il souhaite c'est te briser et tu n'as pas le choix de te battre parce que c'est ça ou la mort. »

Ce n'était pas un discours fait pour être rassurant. C'était tout simplement celui que tu aurais rêvé entendre si un jour quelqu'un avait pu comprendre ce que tu ressentais. Toi tu n'avais pas réussi à te battre et pour cela il était hors de question que tu le laisses lui aussi sombrer, peu importe les ressentiments qu'un jour il finirait par ressentir ou la difficulté de la tâche. À cet instant tu t'étais fait une promesse. La promesse de ne jamais, jamais laisser quelqu'un vivre ce que tu avais vécu.

Pauvre Mhei. Si seulement tu avais su.
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   Mar 27 Fév - 19:18


La solitaire ne semblait pas aussi secouée que Kaïgaan, comme si elle comprenait parfaitement ce qu'il se passait. Et cela ne faisait que terrifier encore plus le soldat, se sentant totalement perdu. Mais comme si elle savait ce dont il avait besoin à cet instant précis, elle commença à lui expliquer dans une tirade.

- Écoutes moi bien j'ai besoin que tu te concentres pour comprendre. Là où je suis née j'ai subi les brimades d'un camarade nommé Passie. Quand nous avons été capturés et soumis à l'expérience, j'ai cru qu'il était mort avec les autres. Je me suis enfuie mais mon pouvoir, comme tu as pu le constater, m'éloigne plus des autres qu'il ne m'en rapproche. Cette solitude dans laquelle j'ai été plongée de force m'a poussée dans les retranchements de mon cerveau et c'est à ce moment là que la voix a fait son apparition. J'ai toujours cru que c'était mon pouvoir qui causait ça, que c'était ma punition pour ceux que je n'avais pas pu sauver. Avec lui sont venues de nombreuses et douloureuses hallucinations. Pendant des mois j'ai baigné dans mes pires cauchemars, incapable de distinguer le vrai du faux, à errer sans but. Sauf que là, maintenant, je crois que j'ai compris quelque chose : ce Passie, là, dans ma tête, n'a jamais été une création de mon esprit. Je pense que celui que j'ai connu enfant est le même que celui qui aujourd'hui vient de se faire expulser de mon esprit.

Le soldat ne comprenait pas vraiment. Son esprit n'avait pas encore retrouvé sa clarté, il était certainement encore trop sous le choc pour voir où elle voulait en venir. Les mots s'enchainaient sans que les phrases n'aient de sens. Pourquoi parlait-elle de son enfance ? Le chat dont elle parlait était-il celui qui lui avait mordu la queue puis avait disparu ? Cette histoire l'embrouillait encore plus, ne sachant quoi en retirer. Cependant, il regardait Mhei, attentif, captivé par sa voix calme. Il se forçait à se concentrer pour distraire son esprit, incapable de comprendre la gravité de ce qu'elle lui disait.

- Je... Je crois qu'il est dans ta tête. Passie. Je crois qu'il s'est accroché à ton esprit et que c'est à cause de lui que tu as vu tout ce sang et tous ces morts. Mais il faut que tu comprennes une chose très, très importante. Tu es plus fort que lui, plus fort que ça. Ce que tu viens de voir ce n'est qu'une invention de ton propre esprit pour te torturer, ce n'est en aucun cas réel. Tout ce qu'il souhaite c'est te briser et tu n'as pas le choix de te battre parce que c'est ça ou la mort.

Kaïgaan écarquilla les yeux pendant que tout s’éclaircissait. Le démon qui l'avait rendue folle était maintenant à l'intérieur de lui. Cette simple pensée lui fit tourner la tête, le coeur se remettant à battre rapidement. Mhei continuait à lui expliquer qu'il devait se battre, que tout cela n'était que dans sa tête. Lui ne pensait qu'au cauchemar. Allait-il continuer d'en vivre ? La panique reprenait doucement possession de lui alors qu'il comprenait la gravité de la situation.
Le souffle court, il n'avait qu'une envie : Fuir. Courir. Comme si cet endroit était maudit, comme si tout cela n'était qu'un rêve dont il allait sortir, comme s'il pouvait échapper à quelque chose qui était dans sa propre tête. Il voulait ne jamais avoir rencontré Mhei, ne jamais être sorti de la caserne ce jour là. Il voulait tout oublier.
Kaïgaan se leva lentement, les pattes tremblantes. Son regard balaya les alentours, le coeur battant, comme s'il craignait que le ciel se remette à saigner. Puis, il regarda Mhei, la bouche entrouverte, la peur se lisant clairement dans ses yeux bleus. Le mâle ne savait pas quoi dire. Il voulait uniquement partir loin d'ici, la fuir. Il était bien trop sous le choc pour se mettre à sa place, se dire qu'elle avait subi cela pendant des mois alors que lui n'avait qu'une seule hallucination l'espace d'un instant. Non, dans la terreur, Kaïgaan devenait le plus égoïste et lâche des chats. Tsss, et dire qu'il pensait avoir changé. Enfin, il était loin d'être capable d'une introspection maintenant.

- C'est un cauchemar, c'est...

Sa voix était tremblante et ses émotions n'avaient jamais été aussi visibles. Il regardait Mhei, comme s'il espérait du réconfort, une porte de sortie, quelque chose qui allègerait son fardeaux. S'il avait été plus fort, il aurait pu essayer de se battre, de supporter, se dire qu'au moins, Mhei était tranquille. Mais il ne la connaissait pas assez pour être prêt à un tel sacrifice pour elle. Le soldat avait l'air d'un chaton perdu, pleurant pour retrouver son foyer. Pathétique.
Kaïgaan était un soldat, entrainé depuis sa naissance pour se battre. Il pouvait blesser n'importe qui, griffer et mordre avec une rage démesurée. On lui avait appris à ne pas avoir pitié, à ne vivre que pour la guerre. Son monde n'était que combats et batailles. Il pensait être prêt à tout encaisser. Mais jamais il n'avait appris à faire face à quelque chose d'immatériel, de mystique. Tout cela lui était inconnu il y avait quelques minutes. Ce n'étaient que des légendes idiotes, finalement réelles et terrifiantes. Les possessions, les hallucinations, les esprits. Son monde venait de s'élargir, beaucoup trop vite. Il n'était pas prêt, il n'avait pas été préparé.  
C'est durant cette scène lamentable qu'un bruit étrange se fit entendre à leurs pieds. Toujours paniqué et persuadé qu'un nouveau cauchemar commençait, il sursauta, respirant avec difficulté. Un mouvement, enfin. Le cadavre du rat que Mhei, ou plutôt Passie, avait tué. Il bougeait. Non, il devait rêver. Cet animal était mort, ce n'était qu'un corps sans vie. Et voilà qu'il commençait à se relever, à les regarder de ses yeux noirs et vides. Etait-ce encore le fruit de son imagination, une nouvelle torture de Passie ? Pourtant, Mhei avait tourné le regard au même endroit. Mais.. Cela ne pouvait pas être réel !
Kaïgaan n'eut pas le temps de réfléchir plus longuement sur la véracité de ce qui se déroulait devant lui. Le rat fraichement ressuscité couru vers eux avant de sauter sur le mâle. Pourtant, au lieu de paniquer, le félin électrique réagit rapidement, presque par réflexe. Il donna un puissant coup de patte avant, laissant le rongeur s'écraser au sol dans un couinement. Désormais, le combat était réel, physique. Le soldat était de nouveau opérationnel, sentant une sorte de soulagement d'adrénaline monter en lui en sachant qu'il pouvait de nouveau se battre contre ce qui le terrifiait. Il n'était plus prisonnier d'une illusion mentale, mais face à un adversaire de chair et d'os. Même si la vie de se dernier restait à vérifier.
Paré pour se défendre, Kaïgaan ne fut pas pris de cours quand le rat attaqua de nouveau. Cependant, celui-ci changea de cible, sautant directement sur la solitaire grise. Mais elle semblait figée, tétanisée.

- Mhei bon sang réveille toi !

Il hurla d'une voix puissante et autoritaire, ayant totalement retrouvé le contrôle de lui-même. Mais il devait réagir immédiatement s'il ne voulait pas que la femelle se fasse gravement blesser. Le félin sauta devant elle, bloquant la route au rongeur qui s'accrocha à son pelage, lui mordant rageusement l'épaule. Ses minuscules griffes tranchantes lui arrachaient des poils alors que le matou tentait de l'attraper entre ses crocs. Feulant en n'y parvenant pas, il se jeta au sol pour l'écraser. Plus malin, la bête ne se laissa pas avoir et sauta au dernier moment, laissant Kaïgaan tomber seul sur le sol poussiéreux. Le rat tenta de le ré-attaquer aussitôt, lui sautant au visage dans un cri strident. Le soldat parvint miraculeusement à attraper le mammifère en vol, le prenant entre ses crocs. Sans perdre de temps, il serra la mâchoire et secoua la tête rageusement, le projetant à quelques mètres quand il ne l’entendit plus crier.
Haletant, le soldat regardait le corps poilu, tendu. Du sang coulait lentement de son épaule droit mais l'adrénaline lui coupait la douleur. La blessure ne devait pas être très profonde. Mais sa morsure était le dernier des soucis du félin pour le moment. En effet, le rat se relevait déjà, comme dirigé par une force inébranlable.

- Purée...

Les crocs serrés, il ne quittait pas des yeux son adversaire. Mais si le rat était déjà mort, pouvait-il vraiment être vaincu ?

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   Dim 4 Mar - 18:59




Pv Kaïgaan
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« Quand tu crois savoir c'est que tu ne sais rien. »




Kaï était déstabilisé. Kaï était déstabilisant. Il semblait à peine reprendre conscience de la terme ferme sous ses pattes, comme si le rêve allait lui retomber dessus au moindre instant. Pourtant dans les faits tu étais à côté de lui, si Passie utilisait bel et bien un pouvoir tu venais de le rendre inefficace. Ta simple présence retenait cette épée de Damoclès au desssus de la tête du soldat. Malgré tout, même si tu étais parvenue à cette conclusion dans un esprit clair, le sien ne l'était pas. Tout son corps traduisait son envie de fuir, sa peur et son incompréhension.

« C'est un cauchemar, c'est... »

Sa voix tremblait, instable, légèrement couverte par le bruissement de la pluie légère qui s'abattait sur vous. Il te regardait comme s'il avait besoin de soutien et de réconfort et cela te toucha. Jamais on ne t'avait regardé ainsi, tu avais toujours été le problème mais jamais la solution. Cependant tu sentais trop sa douleur pour te permettre de te réjouir de cela. Tu n'aimais pas le voir souffrir. Tu n'aimais pas voir quiconque souffrir. C'était étrange à quel point les choses allaient vite, à peine quelques minutes avant Passie était encore aux commandes de ton corps et que maintenant tu le combattais dans le corps d'un autre. Alors que tu allais dire un mot, un mouvement attira ton attention. Kaï aussi tourna la tête, observant avec les yeux ronds le cadavre déchiqueté aux petits yeux noirs vitreux qui se redressait. Ton coeur s'emballa, te laissant abasourdie et paralysée.
C-comment ? Comment était-ce possible ? Tu avais cru lui échapper mais il devait être toujours là. Et si tu avais imaginé tout cela ? Et si ce n'était qu'une hallucination de plus, un abîme encore plus profond dans lequel ta conscience venait de plonger ? Une réalité dans laquelle tu avais cru rencontrer quelqu'un de bon. Une réalité dans laquelle l'espoir n'était pas définitivement mort. Tu ne voyais pas l'intérêt de continuer à faire semblant dans ce cas. Tu savais déjà comment cela allait finir. Le rat allait s'attaquer à vous deux, touchant vos points névralgiques, jusqu'à ce que lui soit mort et toi mourante. Là seulement Passie se relèvera en riant, tandis que toi tu t'écrouleras sur le sol en pleurs. À quoi bon se battre.
Kaï -ou plutôt le chat que tu avais imaginé- s'attaqua au rat, l'envoyant s'écraser à quelques mètres. Le rongeur se releva en couinant avant de se jeter sur toi, toutes griffes dehors. Tu étais prête à ressentir cette fausse douleur, pour peu que les choses aillent vite par la suite. Mais ce ne fut pas comme d'habitude. Il y eu le cri de Kaï.

« Mhei bon sang réveille toi ! »

Q-quoi ? Jamais tes hallucinations n'avaient été semblables. Le matou se plaça soudainement devant toi. Il venait de te protéger. Il venait de se faire volontairement blesser pour toi. Pour te sauver. Tu ressentis un drôle de sentiment. Un pincement au fond de ton coeur lorsque tu regardais le matou pourtant encore inconnu. Il n'avait pas hésité à te défendre lorsque tu avais cru faire face à une hallucination. Il devint alors ton espoir. Littéralement idéalisé à tes yeux, tu voyais en lui ton sauveur, le seul que tu ne pourrais jamais aimer. Car dieu seul sait à quel point en cet instant la vague d'amour qui déferla sur ton coeur était violente et sincère. Tu n'arrivais pas à distinguer les détails du combat à cause de la pluie, mais tu vis du sang couler sur le pelage du soldat et le corps du rat voler à plusieurs mètres. Il devait être mort. Sauf qu'il était déjà mort. Comment pouvait-il encore se battre ?

« Purée... »

La voix du soldat renforça ton angoisse. Si un combattant tel que lui était impuissant, jamais vous ne réussiriez à vous en sortir ! C'est pourtant là que tu réalisas une chose. Si le rat était déjà mort, alors qu'est-ce qui l'animait ? Et si c'était... Passie ?
Il fonça de plus belle sur le soldat, esquivant un coup de patte et s'accrochant de sa puissante mâchoire à la gorge de Kaï. Si cela continuait il allait le tuer. Tu fis donc la seule chose que tu pouvais faire. Tu encaissais. Tu étais prête à mourir pour lui tant tu l'aimais. Et tu étais prête à vivre un calvaire pire que la mort.

« Passie arrête ! Laisse le tranquille, ce n'est pas lui que tu veux. »

Tu aurais tellement voulu que tes derniers instants de lucidité soient emplis de courage, pourtant tu ne pu t'empêcher de pleurer. Le rat s'arrêta de bouger, fixant ton visage de ses yeux noirs et perçants. Tu ne voulais pas retourner à cette folie, tu ne voulais pas qu'il recommence à te torturer et reprenne cette place dans ta tête. Pourtant tu aurais tout fait pour lui. Pour le sauver.

« Tu sais aussi bien que moi que ce n'est pas ce que tu veux. C'est une bataille entre toi et moi et tu n'as pas besoin de l'impliquer. D'autant plus qu'il n'a aucun intérêt à mes yeux, le tuer ne servirait à rien d'autre que te piéger pour toujours dans le corps de ce rat. »

Les pleurs dans tes yeux démentaient tes paroles. Tu lui lanças un regard désespéré, espérant qu'il comprenne tpn mensonge. Tu ne voulais que son bonheur et la mort n'était pas vraiment quelque chose qui aidait les gens à être heureux. Tant pis pour toi.

« Vas-y, reviens en moi, si t'en as le courage. »

Le rat poussa un couinement satisfait, pas besoin d'être un génie pour comprendre qu'il riait. Il s'approcha, traînant sa carcasse éventrée sur le sol, ses babines retroussées sur un sourire sanglant. Il fut assez proche pour te toucher lorsque tu sentis une légère pression dans ton crâne. Une pression de laquelle tu ne résistas pas un instant. Un voile noir couvrit furtivement ton regard et le corps sans vie s'écroula de nouveau, dans un état qu'il n'aurait jamais dû quitter.

Tu le sentais encore loin, en train de retrouver ses marques, tu devais aller vite. Très vite.

«Je suis tellement désolée pour tout. J'aurais tellement aimé que tout ceci... Tout se passe différemment... P-pour toi et moi... »

Tu n'avais pu empêcher ta voix, à plusieurs reprises, de se briser. Un balbutiement extirpé à la force du désespoir. Tu l'aimais tellement, réellement, si profondément. Mais Passie était plus fort que cet amour.


Tout était perdu pour toi Mhei.
À tout jamais.
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   Ven 9 Mar - 22:49


Le soldat ne quittait pas le rat des yeux, haletant. La bataille venait de commencer, mais le mâle fatiguait déjà après tout ce qu'il venait de vivre. Pourtant, il restait ferme sur ses pattes, concentré. Une légère pluie lui tombait sur le pelage, quelques gouttes pendaient mollement à ses moustaches. Il faisait de plus en plus sombre, comme si le ciel lui-même craignait cet être infernal prenant possession des morts. Le vent soufflait plus puissamment, sans tomber dans une tempête. Mais peut-être qu celle-ci se rapprochait.
Le rat bondit soudainement, soulevant quelques flocons de neige au passage. Kaïgaan voulut le jeter à nouveau au sol avec un coup de patte, voulant maintenir le plus de distance entre cet être immortel et les deux félins. Mais le rongeur esquiva, agrippant la gorge du mâle électrique. Ses incisives se refermèrent sur la peau du félin, déjà vulnérable suite à une précédente blessure. Il sentait le sang quitter son corps, alors que la bête refusait de lâcher prise.

- Passie arrête ! Laisse le tranquille, ce n'est pas lui que tu veux.

Le rat s'immobilisa, avant d'ouvrir la gueule, tombant au sol en libérant le soldat. Il regardait Mhei, intéressé. Kaïgaan, lui, reprenait difficilement son souffle, les pattes tremblantes. Il tourna faiblement la tête, le regard presque vitreux, afin de regarder la femelle. Elle pleurait, hurlant de nouvelles paroles au rat.

- Tu sais aussi bien que moi que ce n'est pas ce que tu veux. C'est une bataille entre toi et moi et tu n'as pas besoin de l'impliquer. D'autant plus qu'il n'a aucun intérêt à mes yeux, le tuer ne servirait à rien d'autre que te piéger pour toujours dans le corps de ce rat.

Le matou gris fit un faible pas vers Mhei, comprenant lentement ce qu'elle voulait. Mais il n'avait plus la force de lui hurler d'arrêter. De se taire et de fuir. Il était désespéré, certainement pas autant qu'elle, mais cette situation le rendait fou de désespoir. Il savait ce que tout cela signifiait. Elle allait de nouveau être l'hôte de ce monstre, vivre chaque jour ce qu'il venait de vivre quelques minutes.

- Vas-y, reviens en moi, si t'en as le courage.

Il voulu hurler, mais sa gorge meurtrie l'en empêcha. Seul un gémissement ridicule s'en échappa, suivi d'un murmure désespéré.

- Mhei... Non...

Il se sentait affreusement inutile, incapable de protéger une simple chatte. L'adversaire, même immatériel, était démesurément plus fort qu'eux. Ils ne pouvaient que se soumettre à sa volonté, pauvres pantins d'un monstre. Il avait eu ce qu'il voulait, Kaïgaan le su en entendant le grondement satisfait du rongeur. Il toucha le doux pelage de la solitaire, avant de s'écrouler. Voilà, Passie avait gagné. Le mâle releva le regard, le plongeant dans celui de Mhei. Il la regardait comme s'il ne la reverrait jamais, comme s'ils passaient leurs derniers moments ensemble. Car après cela, il savait qu'elle ne serait plus réellement la femelle qu'il venait de rencontrer, celle qui venait de lui sauver la vie. Quand elle s'adressa à lui, il sentit une boule se former dans sa gorge, restant silencieux pour ne rater aucun mot qui allait sortir de sa bouche.

- Je suis tellement désolée pour tout. J'aurais tellement aimé que tout ceci... Tout se passe différemment... P-pour toi et moi...

Il s'avança vers elle, la gorge nouée, tout en sachant qu'elle n'était déjà plus la même. Silencieusement, il se plaça contre elle, mélangeant leur deux pelages gris. Il ne pouvait rien faire sinon la soutenir. Il s'était sacrifiée, elle avait donné son existence pour lui. Lui n'avait rien pu faire pour la sauver. Il lui devait tout. Doucement, il plaça sa tête dans le creux du cou de la femelle, avec une tendresse marquée. Il ne savait que penser de ses dernières paroles, mais il pouvait au moins comprendre qu'elle l'appréciait beaucoup. Et même s'il n'avait pas pu lui répondre immédiatement, il lui faisait maintenant comprendre qu'elle comptait elle aussi beaucoup pour lui.
La pluie continuait de tomber, chaque goutte perçant leur pelage ébouriffé. Peut-être s'était-elle intensifiée. Kaïgaan saignait encore, mais la blessure n'était pas mortelle. Il n'était cependant pas impossible que la puce ait détecté sa santé meurtrie et que des ailes d'argent fassent leur entrée dans quelques minutes.

- Mhei... Merci...

Que pouvait-il dire de plus ? Chaque mot serait insignifiant face à la grandeur de cet acte. Sa douleur physique devait être misérable face à la souffrance psychologique de la femelle. Alors il se serra un peu plus contre elle, mêlant reconnaissance et profonde culpabilité.

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   Mer 14 Mar - 20:52




Pv Kaïgaan
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« Quand tu crois savoir c'est que tu ne sais rien. »




Tu te perdis.
Indéniablement.
Inévitablement.
C'était trop tard.
C'était déjà fini.
Ce combat était achevé avant même d'avoir commencé.
Quel déchirement cela te faisait ressentir.
Tu pouvais le sentir.
Comme un poison.
Comme un cauchemar.
Une ombre grandissante.
Un cancer de ton esprit.
Passie a toujours été là.
Passie sera toujours là.
Il ne te laissera jamais.
Pourras-tu un jour t'échapper ?
Le laisser derrière comme un mauvais souvenir ?
Tu voudrais y croire.
Puis ton regard se pose sur le soldat.
Voilé.
Sans plus d'espoir.
Tu avais failli le perdre.
Il avait failli se perdre lui-même.
Il ne le savait pas.
Il n'avait pas idée.
Toi tu le sais.
Tu l'as senti.
Tu l'as vu.
Il ne s'en serait jamais sorti.
Il ne s'en serait jamais remis.
Parce qu'on ne peut pas se remettre de ça.
C'est inimaginable.
C'est trop violent.
Trop brut.
Trop fort.
Ce n'est pas justifiable.
Ce n'est pas un pouvoir.
Ce n'est pas de la science.
C'est le mal sous sa forme la plus pure.
Personne n'a le droit de faire ça.
Pas impunément.
Il y a forcément un prix à payer.
Mais ce prix est pour toi.
Lui s'en moque.
Toi seule sait.
Tout ceci finira mal.
Très mal.
Tu aurais voulu y échapper.
Tu as cru que tu pourrais y échapper.
Mais l'amour est plus fort que la raison.
L'amour est plus fort que ta peur.
S'il avait osé se sacrifier pour toi...
S'il avait osé te sauver...
Tu devais lui rendre la pareille.
Peu importait la valeur de ta vie, la sienne valait indéfiniment plus.
Tu sentis sa tête se poser au creux de ton cou.
Tu aurais voulu pleurer.
Tu n'en avais juste plus la force.
Plus la lucidité.
Ton être entier était noyé.
Sans aucun espoir de ressusciter.
Tu coulais sans essayer de nager.
Maintenir la tête hors de l'eau était trop dur.
Il était trop tard pour te sauver.
C'est à cet instant que tu es morte.
Que tu as offert ta vie pour sauver Kaï.
Que tu as fait l'ultime sacrifice.
Comme une histoire d'amants maudits.
Ton destin était écrit depuis toujours.
Toute ta vie t'a guidée vers cette rencontre.
Rien ne peut arrêter cette marche funèbre.
Pas même l'espoir.
Encore moins l'amour.
Le plus terrible dans tout cela est peut-être ce fait délirant.
Tu recommencerai.
Sans aucune hésitation.
Pour lui.
Pour te sentir utile.
S'il était mort tu n'aurais pas survécu.
Passie n'aurait pas eu à te tuer.
La culpabilité aurait instantanément eu raison de toi.
Mais il parla.
La noyade devint plus douce.
Elle devint utile.
Reprit tout son sens.

« Mhei... Merci... »

C'était pour cela que tu t'étais noyée.
Pour que lui puisse rejoindre la berge.
Il n'était pas encore trempé jusqu'aux os.
Il ne le serait pas.
Pas comme toi.
Toi tu étais une cause perdue.
Quelque chose dont personne ne veut.
Quelque chose de négligeable.
Quelque chose d'oubliable.

« Tu l'oublieras. Moi aussi tu m'oublieras. Tout comme je t'oublierai. Ça vaudra mieux comme ça. »

Tu n'étais pas réellement défaitiste.
Tu n'avais juste jamais connu la victoire.
Et celle-ci te paraissait inatteignable.
La défaite était indéniable.
Passie ne connaissait que la victoire.
Même dans la mort.
Même sans son corps.
Il te restera supérieur.
Celui qui a tous les droits.
Celui qui te détruira.
Qui écrasera ton coeur.
Qui détruira ton âme.
Un pacte de sang funeste.
Un frisson qui te parcourt.
Un tremblement furtif dans ton corps.
Et voilà.
C'est fini.
Tu sais ce que tu dois faire.
Le retour en arrière sera impossible.
La pluie qui s'abat sur vos corps te pique.
Comme une pluie d'épine.
Rien de comparable à celles qui transpercent ton coeur.
Tu sais quelle comédie tu dois jouer.
Tu recules subitement.
Tu aurais voulu le faire encore plus brusquement.
Tu n'as pas réussi.
Ce contact tu aurais voulu le prolonger.
Encore un peu.
Laisser cet instant se prolonger indéfiniment...
Puis voilà le plus dur.
Mentir.
Pour le protéger.
Pour disparaître sans un bruit.
Pour qu'il t'oublie.
Pour qu'il survive.
Pour que tu ne le détruise pas.
Tu titubes légèrement.
Tu le fixes les yeux écarquillés.
Tu joues bien la comédie.
Juste assez.
Ta voix tremble.
On pourrait croire à de la peur.
On dirait de l'incompréhension.
Au fond ce n'est que de la peine.

« Q-Qui... Qui êtes-vous ? Qu'est-ce que... qu'est-ce que je fais là ? »

Tout cela était feint.
Tu savais qui il était.
Tu savais où tu étais.
Tu savais tout.
Pour une fois.
Un air profondément horrifié sur le visage.
Voici le dernier spectacle que tu lui laissa.
Avant de courir.
Loin.
De sentir les grains de sable entre tes coussinets.
De t'enfoncer entre les dunes.
Tu ne le voyais pas.
Tu ne l'entendais pas.
Ton pelage se fondait trop bien dans le gris du ciel.
Tu te cachais trop bien derrière les gouttes de pluie.
Peut-être te courra-t-il après ?
Pourtant tu ne voulais pas qu'il essaie.
Il n'essaierait pas de te protéger ainsi.
La culpabilité ne le rongerait pas.
Tu devais faire ça.
Il devait t'oublier.
Oublier son cauchemar.
Et toi tu devais souffrir en silence.
L'amour peut-il partir aussi vite qu'il est venu ?
Il vaut mieux pour toi.
Sinon tu souffriras encore plus.
Parce que lui en aime une autre.

Ton coeur bat la chamade.
C'est la course qui fait ça.
Ton corps entier ressent l'effort.
Tu cours pour le protéger.
Tu cours comme si tu étais lui.
Car désormais ton coeur ne battra jamais plus que pour lui.
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   Sam 7 Avr - 20:27


La pluie tombait dans un cliquetis régulier, mouillant le pelage des deux félins. Leur coeur reflétait la tristesse du tableau, quoique bien plus dévasté. L'inutilité, la culpabilité, la honte. Toutes ces émotions se bousculaient dans l'esprit du soldat. Après des années d'entrainement au combat, il n'avait rien pu faire. Cette défaite amère et tout ce qu'elle engendrait allat certainement le travailler. Mhei parla, brisant le silence, scellant peu à peu son destin.

- Tu l'oublieras. Moi aussi tu m'oublieras. Tout comme je t'oublierai. Ça vaudra mieux comme ça.

Jamais. Il aurait voulu lui répondre ce simple mot au sens puissant, mais aucun son ne sorti de sa gorge nouée. Comment pourrait-il un jour oublier ces quelques minutes, plus intenses que bien des batailles ? Son monde avait été transformé, ouvrant de nouvelles portes, de nouvelles questions. Il avait combattu quelque chose dont il ignorait l'existence même. Un fantôme du passé dans un esprit malmené. La logique même réfutait tout ce qu'il venait de se passer en ce lieu, comme coupé du monde. Cela pouvait s’apparenter à un cauchemar. Mais lui seul pouvait se réveiller, contrairement à celle qui sacrifiait sa raison pour un piètre félin. La solitaire recula brusquement. Kaïgaan ne comprit pas tout de suite.

- Q-Qui... Qui êtes-vous ? Qu'est-ce que... qu'est-ce que je fais là ?

Il écarquilla les yeux lentement, dans l’incompréhension la plus totale, se rendant petit à petit compte de la portée de ces paroles. Elle recula encore, alors que le mâle s'avançait, voulant absolument réduire l'espace qui les séparait. Il la sentait apeurée, perdue et cela lui brisait le coeur, une fois de plus. Tout ce qu'ils venaient de vivre venait d'être effacé de sa mémoire ?
Comment ? Pourquoi ? Quelle était cette vie incertaine dont Mhei ne pouvait se soustraire, la laissant éternellement dans une abominable solitude ? Il serra les dents, à l'instant où elle partit en courant sans même se retourner.

- Non attend !

Il la poursuivit, courant sous la pluie et le léger brouillard. Il ne voulait pas la perdre. Pas à cause de sentiments, mais parce qu'il avait maintenant une dette gigantesque. Il devait, il voulait aider cette femelle. Il ne pouvait concevoir de la laisser seule une minute de plus, quitte à supporter les attaques de Passie. Il courait, soulevant de la terre humide à chaque foulée, sentant son coeur pomper toujours plus violemment. Mais sa blessure à l'épaule le ralentissait et Mhei était décidée à mettre la plus grande distance possible entre elle et le soldat. Lorsqu'il perdit sa trace, la laissant disparaitre dans la tempête, il s'arrêta, soufflant.
Etait-ce la pluie ou quelques larmes qui ruisselaient sur ses joues ? Son coeur battait au rythme de l'averse, mais la plus grande douleur n'était pas physique. Peut-être l'avait-elle oublié, mais lui, il ne l'oublierai jamais.

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   Dim 8 Avr - 14:05


Nyuhuhu, rp fini, j'archive ;u;





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