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Petite balade dans la ville (libre)

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   Ven 5 Jan - 23:41


Ah, quelle belle journée. Je me promena dans le quartier nord de la ville, avec la folle envie de m'amuser avec de gens. Le seul problème étant que, ayant été admis il y a peu, je ne connaissait ni les lieux, ni beaucoup ses occupants. Du coup, pour passer l'ennui qui me guettais, je sauta dans les décombres. J'essayais d'imaginer à quoi pouvais ressembler chaque espace détruit, chaque parcelle de poussière. J'imaginais les humains qui devait s'amuser. Ou bien même les miens si il n'y avait eu ce qui fait que ces bâtiments se soit effondré. Épuisé mais rayonnant de bonheur, je continua ma route.
En chemin, je tomba sur le "cimetière". Il me semblait triste. Néanmoins, je m'y aventura. Lorsque je commenca à voyager entre les tombes, j'essayais au mieux de distinguer des informations. Sur certaines des tombes a peu près lisibles, je pus décerné un nom, un prénom, ou encore une date. Ceci me fis perdre ma joie. Je me mis à imaginer le pire. Finir ici, enterré, avec une tombe en lambeaux. Lorsque je vis la partie haute du cimetière, je me suis arrêté. Si je continuais, j'allais finir par ne plus sortir de ce cimetière et de disparaître parmi les tombes. Mais une petite voix en moi me dit: " vas y, tu ne crains rien, tu pourras toujours courir à la caserne te planquer."
Alors je m'élança. Je parcouru ces tombes, bien plus anciennes. Cela produisit un drôle d'effet sur mon corps. Je n'eus plus peur. Je me suis même étonné a voir envie de sauter sur les tombes. Cependant la fatigue sonna la fin de ma balade. Je trouva un coin, un trou entre 2 tombes et je m'y installa. Bercé par le vent qui sifflotait à mon oreille, je m'endormis

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   Sam 6 Jan - 1:15




Ce n'était pas commun pour toi de sortir en ces temps-ci. Ce qui était une de tes vieilles habitudes était devenu quelque chose de ces jours si rares, que cela t'étouffait presque, d'une mélancolique nostalgie. Tes pas t'avaient guidé en ville, ce qui n'était pas un territoire fréquentable pour ta faction. L'habitude, tu supposais, t'avait reconduit en ces terres autrefois tiennes; aujourd'hui elles te paraissaient semblables à n'importe quel autre jour. Tu te souvins de ces visites inopportunes qui troublaient tes actes, et tu supposais ardemment qu'encore une fois, cela allait arriver. L'histoire se répète, et tes propres visions allaient en ce sens.

Alors, pour éviter ces interruptions grotesques, et probablement des ennuis dus aux possibles patrouilles de soldat, tu t'étais dirigé vers le cimetière. C'était un lieu d'isolement et, tu en étais certain, moins visité que le cœur de la ville; et s'il l'était, les chances de trouver un chat seul étaient élevées. En l’occurrence, c'était le choix le plus sécurisé si tu voulais traîner en territoire ennemi; et si tu voulais, notamment, t'attaquer à un errant peu prudent.

Tu avais une confiance parfaite, après tout, en tes propres chances de survie. Et la chance ne tardait pas à te sourire avec une sanité douteuse.

Un chat était là, roulé en boule entre deux tombes, inconscient de sa propre présence. Un vent froid soufflait, et hérissait ton poil. Tu ne ressentais plus le froid, sous ta carapace de pierre, et cela te manquait un peu. Avant ton espèce de mort, les choses étaient très différentes.

Et ce chat était un soldat. Au pelage stupide et blanc, et au visage encore rond et enfantin : il était jeune, bien plus jeune que toi. Il était musclé; mais pas profondément. C'était clairement un de ces idiots pris et entraînés dans le tas, tu songeais. Il avait, certes, un grosse cicatrice, mais cela montrait qu'il avait probablement un jour vécu un faible et négligeable traumatisme.

Il dormait. Inconscient. Sa position, cependant, lui permettait de survivre à tes coups. Tu ne pourrais pas lui briser la nuque, c'était certain, et une blessure à la tête ne l'empêcherait pas de courir. Or, après ce coup non fatal, il se réveillerait. Tu pourrais prendre le temps de l'éventrer, de le tuer certes, mais ce n'était pas intéressant pour le moment. Pour le moment, tu allais lui faire regretter d'être un soldat et un impudent. Mais aussi jeune, ça pouvait très bien servir à d'autre chose que servir les soldats. Alors tu allais lui casser les pattes, pour qu'il ne puisse plus fuir.

Ta peau était déjà de matière si dure que ton coup suffirait à la briser. D'un seul coup, tu abattis tes pattes sur les siennes; et ses pattes avant se tordaient en un bruit horrible qui t'aurait presque fait trembler tant il te semblait que le craquement troublait tes oreilles. C'était un réveil agréable et des plus efficaces; tu le surplombais, lui jetant un regard mauvais et supérieur, sur tes gardes cependant, avec de jolis appuis au sol : tu t'attendais à sa répartie, s'il était capable d'utiliser un pouvoir cependant, car l'usage de ses pattes avant était désormais impensable.

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   Dim 14 Jan - 15:06


Korvo, tu subis une dislocation et une fracture de tes deux pattes avant. Tu es dans l'incapacité de bouger ou d'utiliser ton pouvoir. Tu as donc une blessure grave de niveau 3 qui devra impérativement être soignée à l'infirmerie des Soldats et cette blessure est recensée sur ton profil jusqu'à ce qu'elle guérisse.

Il faudra également que tu recenses ta blessure sur ce sujet : Je suis blessé, malade.

Ta blessure pourra être guérie dans ce RP même si tu te rends à l'infirmerie directement ou bien tu peux faire un RP à part pour cela.

Bon jeu et bonne chance !

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   Lun 15 Jan - 17:58





lost souls.

« avec Lecter et Korvo »

L'étendue de pierres tombales engloutissait le paysage à perte de vue. À l'horizon, les gigantesques immeubles de la ville surplombaient tous les autres bâtiments, pour la plupart estropiés par le poids du temps et de la guerre. Chaque tombeau était relativement similaire, quoique ils étaient presque tous différenciés par leur état, plus ou moins ruinés par la négligence humaine. C'était le genre d'endroit qui aurait pu plaire à Anchanté, de par son atmosphère mélancolique, étrangement calmante. Le silence de la mort aurait été réconfortant, dans d'autres circonstances. Pourtant, Anchanté était terriblement anxieux. Et ce depuis trois ans maintenant, à chaque fois qu'il revenait en ces lieux.

Il s'était légèremment blessé sur son chemin, par une bête erreur d'inattention qui aurait pu être grave si son pouvoir n'était pas ce qu'il était. Les boyaux de la ville étaient remplis par des amas de rochers et de métal tranchant et l'une de ces pierres avaient réussies à lui râper la peau de sa patte avant, là où se trouvait une veine. Instinctivement, son pouvoir s'était déclanché et avait réduit la gravité de la coupure mais ce petit incident n'avait fait qu'amplifier son anxiété grandissante. Sa traversée ne fut pas semée de plus d'embuche. Il connaissait parfaitement la Ville et ses recoins, et parvenir au grillage de fer du cimetière ne fut pas si difficile une fois cet accro passé. Son agilité et ses connaissances avaient suffi à lui faire éviter les obstacles grouillants des rues et il était finalement parvenu à son but. Là encore, il savait parfaitement où se rendre. Même si une année entière séparait sa dernière visite d'aujourd'hui, il se rappelait toujours du petit bosquet -gelé par le froid hivernal- où il l'avait enterré. Le cœur battant, le pelage frissonnant et le visage crispé par une sorte de hinte qu'il n'osait pas avouer, il avança jusqu'à son but. Oui, c'était bien là que reposait le corps de son ancien ami. Celui qu'il avait tué de ses propres pattes, il y a trois ans de cela.

Son corps tremblotait, ralenti par l'inaction que lui valait cette visite et par les émotions qui le frappaient de plein fouet. Il n'était pas vraiment le genre de personne à aimer les traditions ou même à respecter une promesse mais rester dans sa chambre était impensable; il aurait été dévoré par la culpabilité et le regret honteux de ce qu'il avait commis. Alors, il venait se recueillir près de son vieil ami. Et, malgré tout, il ne le quitterait pas jusqu'à la tombée de la nuit.

Un bruit, presque un craquement, si infime qu'Anchanté crut un instant qu'il était le fruit de son imagination, l'alerta. Il avait été trop perturbé par ses propres pensées pour soupconner la présence d'un autre dans le calme solitaire du cimetière mais sa paranoïa suffit à le convaincre de vérifier de quoi il s'agissait. Il fit rouler ses muscles, prit une grande inspiration à travers son masque à gaz et trouva un point plus élevé que le reste du cimetière, où il pourrait aisément repérer un quelconque perturbateur.

Il scruta les environs d'un œil inquisiteur, son regard fixé sur l'étendue vaste du cimetière. Quelques secondes suffirent. Il les repéra. Ce n'était pas compliqué, après tout, de voir cette petite tâche blanche un peu broyée, immobile et cette silhouette plus sombre qui se tenaient à une quarantaine de mètre de là. La situation paraissait un peu étrange; l'un des deux chats semblaient comme figé dans la roche, dans une position incongrue, tandis que l'autre le dominait incontestablement par sa simple présence. À cet instant précis, il aurait pu simplememét ignorer leur existence, passer à autre chose et se contenter de redoubler d'attention par la suite mais un sentiment le retint. Cependant, étrangement, il s'avança vers eux. Peut-être était-ce la curiosité ou l'appréhension de ce qui allait se passer mais il se sentit poussé vers l'endroit où se trouvait les deux félins. Pas de raison d'avoir peur, après tout. Il était dans son territoire, n'est-ce pas ?

Cette fois-ci, alors qu'il entra dans leur champ de vision, il put observer plus méticuleusement la scène. Et, aussi étrange que cela puisse paraître, il s'avérait que les pattes avant du chat immaculé étaient réduites en une sorte de bouillie dégueulasse. Le soldat fit une petite grimace surprise sans pour autant que ça l'atteigne, arquant légèremment le sourcil en direction du deuxième, assurément celui qui avait agressé l'imprudent de la sorte. Il huma l'air pour identifier leur appartenance et ses pupilles se réduisirent un peu quand il reconnut l'odeur métallique des Soldats chez le chat à terre et quelque chose d'encore plus perturbant chez le chat grand et imposant qui avait brisé le premier. Il crut à un Solitaire aux premiers abords, parce que, concrètement, il empestait la terre. Mais c'était bien un Felinae qui se trouvait face à lui, c'était bien lui qui avait complètement détruit les pattes avant de l'imbécile qui s'était mis là. La stupeur s'empara d'Anchanté, le laissant sans mot un instant, le temps que la brute puante le voit complètement. C'était un félin de carrure immense, surplombant aisément le corps svelte du Soldat et dont les poils foncés étaient particulièrement long, avec deux cornes qui trahissaient son passage au Laboratoire. Et ce regard. Ses yeux émeraudes se plongèrent dans ses yeux vitreux, vides de couleur ou même d'émotion. Lui qui avait l'habitude d'user de son éternelle arrogance pour moquer, écraser, les Felinaes de sa sorte, était totalement paralysé. Bien sûr qu'il était capable de se battre en cas d'attaque, malgré sa patte blessée et le flot de peur et de doute qui l'écrasait mais le fait était que la simple présence de ce chat, de cette chose le perturbait au-delà de ce qu'il pouvait contrôler. Il allait devoir le confronter, et même s'il en était tout à fait capable, l'idée même qu'il avait eu l'imprudence de se rendre à lui le dégoûtait encore un peu plus de lui-même, sentiment qui fut amplifié par lorsqu'il pensa à ce qu'il était venu faire à la base. Ce chat avait été capable de détruire complètement l'autre Soldat, qu'est-ce qui l'empêchait d'essayer la même chose avec lui ?

Il fallait bien dire quelque chose, quoi que ce soit. Il réussit finalement à se mettre dans une position qui lui serait un peu plus avantageuse, face à face avec l'autre, oubliant presque la présence effacée du petit Soldat blanc écrabouillé dans son agonie.

« Bonsoir. »

C'était une sorte de réflexe de politesse plus qu'autre chose, vraiment. Ses yeux étaient toujours rivés sur lui, observant la moindre esquisse de mouvement. Il marqua une pause, puis repris avec un ton presque aussi impassible qu'il ne l'aurait été dans une autre situation, bien que la fin de ses phrases étaient un peu appuyées.

« C'est étrange, vraiment, de vous addresser la parole alors que vous avez apparemment fait votre petit plaisir de détruire les pattes d'un autre Soldat, il jeta son regard vers le blessé, mais, maintenant que nous sommes là, autant demander. »

Il grimaça nerveusement.

« Qui êtes-vous et que cherchez-vous, bordel ? »

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Dernière édition par Anchanté le Ven 19 Jan - 22:35, édité 3 fois

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   Lun 15 Jan - 21:35


Tu te désintéressais du soldat au sol, tant il avait à tes yeux peu d'importance face à la seconde personne qui vint vous interrompre. Tes yeux s'étaient accordés avec facilité à l'ambiance morne de ses lieux, et tu n'eus aucun mal à discerner l'être filiforme et lointain qui avançait vers vous. Indifférente aux cris de douleur du soldat à tes pieds, tu te concentrais tant sur le chat qui s'avançait qu'à tes oreilles cela se confondait avec le bruit du criard vent qui se levait. C'était étrange, qu'il te captive, qu'il te vole ton attention; que tes yeux vides et blancs se détournent de ta victime, malgré toute la matière qu'il lui restait à être tordue; malgré tout le temps et l'occasion qui ne manquait point. Malgré tout ce qui pouvait être, c'était lui qui avait pris tes iris et les avait concentré sur sa silhouette sombre. Et sa démarche étrange et son odeur ne t'étaient pas inconnus. C'était cela; c'était cela : vous vous connaissiez déjà, et si vous n'étiez pas assez proche pour que cela ne te saute aux yeux, c'était quelqu'un de notable de ton passé. Et si c'était un soldat, il en voulait probablement après la personne à laquelle tu venais de t'attaquer. Et tu connaissais de nombreux soldats très, très dangereux. Mais tu étais toi aussi une arme redoutable, après tout.

Tu le reconnus immédiatement lorsque son visage fut assez près des vôtres; lorsqu'il fut assez près pour stopper son ascension peu naturelle vers vos corps figés dans cette scène amusante. Sa taille ridicule, ses traits certes vieux mais enfantins pour toi; ce petit être qui avait vieillit sans grandir : il s'agissait d'Anchanté. Un soldat que tu avais apprécié de vos quelques rencontres; tu n'avais jamais été assez proche de lui pour décrire la teneur de son âme, mais tu savais qui il était, ce qu'il représentait. Un potentiel danger; mais il n'était pas stupide, et s'il ne t'avait déjà pas attaqué avec la scène qu'il pouvait observer, il était parfaitement logique d'en conclure que cela n'était, sans obligation au préalable, pas dans ses projets. Et cela ferait mieux de rester de cette manière. Il était blessé, et ta carrure et ton pouvoir et ta force n'étaient pas à son avantage. Il n'était, évidemment, nullement en reste, mais il n'allait probablement pas chercher à se battre en prenant en compte les dégâts conséquents que vous pourriez tous les deux causer sans aucun mal et avec une prenante sûreté à l'adversaire. Ce serait un de ces combats épuisants et vains, et stupides et disgrâcieux. Ainsi, tu te retrouvais à plonger tes yeux dans les siens, sans que ton regard ne s'élève ou ne tombe ou ne soit distrait par quelque particule dans l'air sale.

« Bonsoir. »

C'était, tu songeais là, une bien étrange politesse que de se causer le trouble de saluer une personne qui venait de causer tant de maux à son allié. Mais il ne se souciait probablement pas de cet idiot et il ne te reconnaissait pas. Tu te sentis un instant inconfortable à l'idée que ton corps se soit tant changé en une affreuse chose, et tu songeas à June, et ton regard se perdit un court instant. C'était quelque chose de très, très désagréable. Cette illusion du passé était bien réelle, et elle apportait avec elle tant d'autres réminiscences que cela te ferait presque perdre la notion du temps. Mais force était de constater que lui, ne te reconnaissant pas, et constatant les faits sous ses yeux, n'était probablement point charmé par l'idée de te laisser du temps pour te reprendre mentalement; si par l’idée général de perdre du temps, considérant également la possible agressivité dont tu pourrais t'armer afin d'en faire un malchanceux témoin. Ainsi, tu demeurais calme et impassible, tentant de ne pas être perturbé par quoi que ce fut. Alors, une nouvelle fois, il brisa le silence; après une pause, et s'adressa à nouveau à ta personne avec ce ton qu'il voulait probablement filtré de toute émotion :

« C'est étrange, vraiment, de vous adresser la parole alors que vous avez apparemment fait votre petit plaisir de détruire les pattes d'un autre Soldat, mais, maintenant que nous sommes là, autant demander. »

Tes oreilles se tendirent, de curiosité. Que voulait-il donc pour tarir sa curiosité naturelle? Il fit une moue de nervosité.

« Qui êtes-vous et que cherchez-vous, bordel ? »

Ta bouche légèrement entrouverte se mua en un sourire amusé, ce qui était rare chez ta personne. Peut-être était-ce là la première fois depuis que tu étais sortir de terre que, sincèrement, tu souriais d'amusement. Avec ce ton des personnes qui en savaient plus, tu t'éloignas de l'infirme, et t'approchas un peu d'Anchanté et t'adressais à lui :

« Tu ne me vouvoyais nullement avant, Anchanté »

Tu te posais sans gêne au sol, quoique indiciblement sur tes gardes, et le considérait d'un air presque supérieur tant tu étais enrôlée dans cet espèce de jeu.

«Et tu n'étais point affublé de cette parodie de visage. »


Tu marquas à ton tour une pause, mais ne lui laissa pas le temps de réagir.

« Ahhh, certes il est vrai que je n'ai, pour ma part, pas négligé de changer. Ces faits semblent te causer une certaine confusion cela dit, et cela ne peut que m'attrister. Où peut-être le monde autour de toi est-il trop sombre pour que tu ne puisse te souvenir de ces anciennes années? »


Tu attendais là, avec la même posture droite et militaire, et ce même regard que tu avais retrouvé rien qu'en voyant Anchanté te faire te souvenir de ces vieilles années; ces mêmes choses qui avaient un jour fait de toi Pandémie.

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   Lun 15 Jan - 22:11


Mais quel espèce d'abruti dépourvu de cerveau je suis. Il fallait vraiment que je décide de m'endormir à un tel endroit. Me faire attaquer parce que j'ai manqué de vigilance. Et le comble, c'est que je peux rien faire. Ce chat m'écrase avec ces pattes en pierres mes pattes avant, qui ne sont plus qu'un mélange de sang, de chair et d'os pulvérisés. Donc impossible de pouvoir utiliser mon pouvoir. Et impossible de l'attaquer car je ne suis clairement en position de faiblesse et il me semble qu'il ne lui aurai suffit que d'un seul coup pour me tuer. Je ne faisais que crier, hurler de douleur et prier pour que, par chance,on me tire de là.

Cependant, je remarqua qu'il avait cessé de me regarder, j'en conclût donc que quelque chose ne tournait pas rond. Tout en continuant de crier, je tourna un peu la tête et aperçu un chat qui s'approchait de nous. La première idée qui me vint à l'esprit était que ce chat était aussi un Félinae. Mais, lorsqu'il fut un peu plus proche, je reconnu l'odeur de la guilde. Je me suis dit ouf. Puis je me demanda pourquoi a t-il approché à découvert. Alors débuta une conversation entre mon agresseur et ce chat dont le nom et le visage ne m'étaient pas familié. Ce dernier interrogea mon agresseur sur son identité. C'est alors que je me mis à ne plus rien comprendre. Mon "sauveur" vouvoyait mon agresseur et celui ci lui répondit en le tutoyant. Ils se connaissaient. Malheureusement, à cause de mes blessures, je finis par m'évanouir.

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   Ven 19 Jan - 22:34





« Pandémie. »

avec Lecter et Korvo

L'autre s'était approché du Soldat et, à ses mots, l'esquisse d'un sourire se dessina sur le visage vieilli de l'inconnu. Anchanté avait instinctivement décalé sa patte en arrière, pas vraiment par peur mais plus parce qu'il ne souhaitait pas s'approcher encore plus qu'il ne l'avait fait. C'est d'ailleurs alors qu'il remarqua la bizarrerie de son physique; ce n'était pas seulement ces yeux vitreux qui étaient troublants mais surtout ces intestins enroulés autour se sa taille que l'obscurité avait pris le soin de cacher jusqu'à présent. Il avait vu un bon nombre de physiques insolites jusqu'à maintenant mais ça, jamais. Son dégoût et sa peur persistèrent à chaque nouvelle surprise. Il devrait mettre son mépris pour les Felinae de côté, même si cela fouettait horriblement sa fierté. Mais après tout, il n'était pas si courageux que ça finalement.

Il était donc pris au piège par sa propre négligence et se vit maudire un instant la curiosité enfantine qui l'avait fait prendre un tel risque. Vraiment, ça ne lui ressemblait pas d'agir aussi peu sensiblement. Ses oreilles se plaquèrent subitement alors que celui qui faisait partie des siens gémissait insupportablement au sol, dans une agonie tellement profonde qu'Anchanté grinça un peu des dents. C'était agaçant, c'est vrai, et il était légèrement désolé pour la pauvre chose qui languissait au sol à côté d'eux, mais toute son attention était à présent braqué sur le Felinae, sur ce que celui-ci allait faire. Son semblable était secondaire, et s'il avait assez de pitié et de moralité pour s'occuper de lui ensuite -quoique l'idée de devoir se le trimbaler jusqu'à l'infirmerie était désagréable-, celui qui se trouvait face à lui était une priorité.

Mais les mots que le félin prononça bousculèrent tout ce qu'Anchanté avait pensé auparavant. Si facilement et si brutalement que son amusement en était presque irritant.

« Tu ne me vouvoyais nullement avant, Anchanté,
- elle marqua une légère pause - Ahhh, certes il est vrai que je n'ai, pour ma part, pas négligé de changer. Ces faits semblent te causer une certaine confusion cela dit, et cela ne peut que m'attrister. Où peut-être le monde autour de toi est-il trop sombre pour que tu ne puisse te souvenir de ces anciennes années? »


Et tout devint clair. En un instant cette petite grimace moqueuse, ce ton si familier et cette manière de parler si particulière, tout lui revint. Il ouvra la gueule, tentant de rétorquer quelque chose, assurément trop bouleversé pour que sa répartie habituelle fasse surface. Il ravala sa salive, regarda le sol comme s'il y trouverait une quelconque réponse puis replongea son regard dans les yeux de celle qui fut autrefois Pandémie. Tout ça, tout n'avait aucun putain de sens. Et Anchanté, dont l'esprit était pourtant d'habitude assez ouvert pour assimiler des idées étranges, était totalement brouillé par la possibilité même que la Soldate d'autrefois se tenait en face de lui, fière et droite. La Pandémie qu'il avait connu n'était plus de ce monde. Il avait été attristé de l'apprendre avec June, il y a quelques jours de cela. Alors pourquoi diable ladite défunte se trouvait-elle en face de lui en ce moment même ?

Un flot écrasant de questionnements le transperçait sans lui laisser le temps de comprendre ce qu'il se passait et il se sentit insupportablement submergé par tout ce qui se déroulait devant lui. Se mêlait à ça les cris stridents et constants de l'autre à côté. Il avait mal à la tête et le moindre petit mouvement lui infligea une nausée horrible. Pandémie était morte. Pandémie n'était plus et pourtant c'était bien elle, présente, vivante, matérielle, sans aucun doute. Si ce n'est qu'elle était maintenant à moitié éventrée.

Lui qui ne laissait jamais rien transparaître, lui qui était toujours si calme et si posé, lui qui dominait toujours ses paroles était, à vrai dire, absolument écrasé par tout ce qu'il venait d'encaisser. Et ses pattes tremblantes, son regard fuyant, anxieux, son pelage soudainement hérissé et le silence qui suivait la réplique de sa connaissance d'antan traduisait tout cela. Il s'était encore plus éloigné, et s'il était presque aussi droit qu'il l'était avant, sa position était bien moins stable. Enfin, sans vraiment à réfléchir, il inspira un moment et parla, sa voix rendue rauque par l'émotion qui lui était monté à la gorge.

« ..June m'avait dit. »

Il avait baissé la tête, à nouveau, mais la releva presque instantanément, la regardant sans vraiment rencontrer ses yeux.

« Que tu étais morte. »

Il pensa à cette solitaire qu'il avait rencontré à la décharge. C'était elle qui lui avait fait comprendre la prétendue mort de celle-ci et elles avaient semblé exceptionnellement proches, toutes les deux. Il ignorait si, depuis, elles s'étaient trouvées. Mais cette journée était bien trop trouble pour qu'il puisse réellement poser la question. Et puis, finalement, malgré tout, il était heureux de retrouver son ancienne camarade. Cela devait bien faire deux ans, maintenant.


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   Sam 20 Jan - 18:06


Anchanté semblait des plus surpris, mais cela ne t'étonnait pas vraiment. A sa place, tu aurais également été troublé, de constater qu'un collègue disparu revenait ainsi affublé, d'une nouvelle voix, d'un nouveau corps, d'une nouvelle et sinueuse route; et qui n'avait conservé que son regard et ses paroles amères, et qui avait perdu tant, tant qu'il n'était plus qu'une fade ombre de sa grandeur. Mais tu avais une nouvelle grandeur, qu'il ne pouvait pas encore distinguer entre le brouillard du cimetière et la souffrance de son camarade. Quelqu'un qui aurait pu être sous ton joug, quelqu'un que tu aurais pu éduquer à ton tour, mais qui semblait si jeune qu'il était probablement né après ton départ. Et tu lui avais causé tant de maux qu'il était peu crédible de penser que vous aviez un jour été du même côté, et qu'aucune chose ne t'avait, apparemment, obligé à le blesser à ce point. Mais c'était fait, et c'était un fait que tu avais apprécié causer. Son trouble se propagea légèrement à ton être, et tu fus parcouru d'une once d'empathie rapidement, en ressassant les souvenirs que t'inspirait le petit soldat. Avait-il toujours été si petit? C'était une question étrange que tu te posais, essayant de distraite ton malaise avec ce que tu pouvais voir de plus stupide chez lui.

« ..June m'avait dit. »

Ce fut à ton tour d'être parcourue d'une vague de surprise. Cela faisait tellement, tellement longtemps que tu n'avais pas entendu ce nom. Ni de ta bouche ni de celle de personne. Deux ans, au moins, que ce nom n'avait plus effleuré tes oreilles. Mais aucun jour sans qu'il n'effleure tes pensées. Dans la bouche du soldat, il semblait impur, couvert de crasse. L'avait-il connu? Comment? Pourquoi? Elle ne t'en avait jamais parlé, et c'était là bien étonnant pour toi. Tu supposais que leur rencontre avait dû arriver durant cette période de confusion et de troubles, et cela te confirmait qu'elle était probablement vivante. Tu n'en avais jamais vraiment douté, tant l'idée qu'elle puisse avoir quitté ce monde te détruisait. Alors tu avais simplement supposé que sa personne était en vie; qu'elle le resterait toujours, jusqu'à ce que tu vienne la trouver, et cueillir son sommeil. Mais là n'était pas la question. Ces souvenirs cependant te blessaient quelque part, et malgré ton calme extérieur, tu te brisas pendant un court instant, où seul ton visage se décomposant trouvait le moyen certain d'exprimer ton malheur. Tu te demandais jusqu'à où allaient les informations que possédait Anchanté; s'il savait tout ce qu'elle était pour toi, et pourquoi cela te faisait tant d'effet.

« Que tu étais morte. »

Ahhh... Tu avais oublié ce sombre mensonge, cette petite tromperie avec laquelle tu avais forcé June à se battre. Tu te demandais ce qu'elle ressentait à ce moment-là. Tu te questionnais sur la nature de sa peine, et l'idée te traversait un moment : si elle avait accepté ta mort et avait trouvé quelqu'un d'autre? Tu le tuerais, sans hésiter une seule seconde. La pensée froide avait coulé comme une larme, coincée dans ton œil. Elle était à toi, et peu importe si cela lui causait de la peine, tu n'accepterait pas qu'elle soit heureuse avec quelqu'un d'autre. S'il le fallait, tu l'entraînerait dans un charmant et très théâtral suicide. Ce n'était pas une pensée très saine, mais c'était ce que tu ferais, tu en aurais la foi et le pouvoir. Alors cela ne te troublait pas. Mais tu préférais évidemment la trouver seule, triste encore de ton départ, et la rendre à nouveau tienne par un moyen ou par un autre. Tu trouverais ce moyen, tu la charmerait à nouveau, et tu agirais en conséquence. Tu plongeas tes yeux, plus troublés, dans ceux d'Anchanté. Tu faisais face au petit soldat, et tu te relevas, faisant une espèce de petite ronde autour de lui, t'exprimant d'une voix grave, rauque, mais qui était redevenue calme sans aucun doute, et épurée de tout sarcasme.

« C'est vrai. Je ne suis pas vivante. Mais je ne suis pas morte. Et je ne suis ni un fantôme, ni un songe, ni un mort-vivant, ni un cadavre animé; je suis un funambule qui n'est pas encore tombé du fil entre la vie et la mort, et qui maintient son équilibre.»

Tu cessa ta ronde quelques instants après avoir marqué une pause.

« Il est vrai cependant que cela fait presque deux ans qu'elle est trompée. »

Tu parlais de June, bien entendu. Revenant sur ce sujet, tu continuais.

« Avant que tu ne me pose la question, j'avais quitté les soldats il y a trois ans pour des raisons très claires. Leur combat est vain, et leurs valeurs n'existent pas; elles se confondent dans la masse de leur stupidité. Je n'avais rien à y gagner, en tout égoïsme. Quand aux Felinae, leur nouveau chef, Alec, est des plus charmants. Je ne sais nullement si tu l'as déjà rencontré, mais seul un roi tel que lui peut apporter ce que le bourreau désire. Et j'en suis le bourreau. »

Tu continuas ta ronde.

« Quand à June, je l'ai accompagné pendant quelques mois, jusqu'à ce que la mort nous sépare. C'était une très jolie vie, mais elle a fini aussi brusquement que faire se peut. Ce n'était pas ce que j'imaginais. » ton ton faiblissait. « ce n'était pas la fin que je voulais.» ta voix remonta. « Car maintenant j'ai cette enveloppe laide, si laide. »


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