Forum RPG, inspiré d'Experience n° 7
 

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Seule au monde ?
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Sam 8 Juil - 14:08
Il y a quelques minutes, j’étais en compagnie des autres soldats mais je m’ennuyais et ils étaient tous plus grands que moi. J’étais un peu intimidée à vrai dire… J’ai préféré m’éclipser en douce. Je me suis dirigé vers les égouts en espérant ne pas tomber sur une patrouille ou pire, sur des Felinae. Si je tombe sur un Felinae, je ne donne pas chère de ma peau ! Ou peut-être qu’il ou elle m’emmènerait et me sauverait en quelque sorte. Je n’ai jamais voulu être une soldate, j’aurais préféré être libre. Mais ma mère, mon frère et ma sœur ont étés sauvés par les Felinae mais pas moi. Ils m’ont abandonnés ou quoi ?! Mais tout a changé maintenant, je commence à m’attacher aux autres soldats. Bref, je me sortis un peu de mes pensées et je continu d’errer dans les égouts. La puanteur qui règne ici m’attaque les narines mais je suis tranquille et c’est le principal. Je suis seule et c’est bien, j’ai besoin de réfléchir.

Enfin, je pensais être seule…

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Dernière édition par Eukha le Mer 12 Juil - 14:12, édité 1 fois
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Mar 11 Juil - 16:04



Seule au monde ?
Rp Libre

« La solitude, les combats et les méandres de dédales ensanglantés »


Je l'avais senti naître en moi dès l'instant où je m'étais levé. Cette envie, presque ce besoin, d'être seul. J'étais émotionnellement très instable ces derniers temps, me retrouvant frappé de crises de colère puissantes suivies de périodes de léthargie, durant lesquelles j'arrivais à peine à me nourrir. De plus, il n'était pas aisé pour moi de partager avec les autres étant donné que presque tous me craignaient, et que ceux pour qui ce n'était pas le cas étaient soit des soldats à qui se confier était une folie, soit des inconnus. Personne à qui parler somme toute.
J'étais sorti de la caserne le plus rapidement possible, évitant du regard mes camarades et ne répondant aux saluts qu'avec des grognements contrariés. J'avais besoin de m'entraîner. Me dépenser physiquement m'avait toujours aidé à aller mieux, et cette réflexion m'aida à réaliser quelque chose : j'étais en manque. En manque de combat. J'avais besoin de me battre, j'avais besoin de sentir la chair de mes ennemis se déchirer sous mes griffes comme s'ils étaient tout ce qui allait de travers dans ma vie et d'entendre leurs hurlements de douleur comme s'il s'agissait des cris de ma revanche sur mon passé. Mes pattes avaient soif de sang car mon âme en était déshydratée. J'avançais calmement vers le champ d'entraînement lorsque je discernais au loin un frais, encore un chaton, qui partait tout seul en direction des égouts. Curieux, je décidais de remettre mon entraînement à plus tard, préférant suivre ce nouveau soldat qui s'éloignait peut-être un peu trop de son groupe.
Je rasais les immeubles, caché dans la pénombre grâce à mon pelage sombre qui me fondait dans le décor. Il n'était pas très attentif, n'importe qui aurait pu lui tomber dessus pour le tuer à ce rythme ! Je reconnu la route qu'il prenait, pour l'avoir empruntée moi aussi plus d'une fois. Ce frais là se dirigeait vers les égouts. Comme je m'y attendais, il ne tarda pas à s'engouffrer dans l'immense tunnel et je le suivais toujours de près, me demandant s'il souhaitait s'enfuir. Si c'était le cas je devrais le ramener et il passerait un très mauvais quart d'heure, en tout cas je m’assurerais que ce soit le cas. Lorsque son odeur me parvint plus nettement, je fus forcé de constater que je m’étais trompé. Ce chaton crème était une femelle, et non un mâle comme j’avais pu le croire. J’accélérais le pas, jusqu’à la rattraper totalement. D’un habile saut doublé d’un mouvement ample de mes hanches, je passais devant elle, lui bloquant le passage et la transperçant de mon regard jaune vif. Ses yeux, l’un rouge et l’autre turquoise, luisirent légèrement et je vis le reflet de mon visage de seconde ligne s’imprimer sur sa pupille.

« Que fais-tu ici ? Les frais ne doivent pas s’éloigner de trop, et encore moins tous seuls... »
~ Code par Yin ~

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Trembles tu de peur en attendant mon nom ?
Crains tu de m'apercevoir ?
Si ce n'est le cas prépare toi à la peur de ta misérable vie...
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Dernière édition par Yin le Jeu 13 Juil - 23:58, édité 2 fois
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Mar 11 Juil - 20:04
Soudain, je commençais à avoir peur. Je sentais que je n’étais pas seule. Une goutte de sueur coula sur mon front. Mes pattes tremblaient, je sentais l’électricité me traverser. Je me préparais à l’attaque si jamais mon poursuivant me provoquait. Tout-à-coup, un chat passa devant moi. Je sortis mes griffes. Pourquoi faire ça ? C’était un soldat, il avait certainement un pouvoir et mes griffes ne serviraient à rien face à lui. Surtout qu’il était beaucoup plus grand que moi…
« Que fais-tu ici ? Les frais ne doivent pas s’éloigner de trop, et encore moins tous seuls... »
Je restais pétrifier. Je cherchais mes mots mais rien ne vient. J’arrivais finalement à surmonter mon stress.
« Je… Je… Hum… Je me balade… J’ai besoin de me changer les idées. Je ne fais rien ne mal. »
Je baissais la tête et j’aperçus que des petits éclairs bleutés se balader sur mes pattes. Je devais me contrôler. Que m’arriverait-il si, sans le vouloir, j’infligeais une mini décharge à un soldat de seconde ligne ? Ces décharges ne font rien mais il m’en voudrait. Je dois me contenir. Les petits éclairs se déplacèrent sur mon corps et allèrent jusqu’à ma queue. Ils restèrent sur ma queue. Je ne les sens pas vraiment mais j’étais trop nerveuse pour les faire disparaitre. Je continuais de fixer le soldat. Il avait des yeux magnifiquement ambrés dans lesquels je me voyais comme dans un miroir…

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Jeu 13 Juil - 23:58
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Ʃkaemp はは ™

La chatte qui me faisait face était minuscule. Je me demandais même comment elle avait pu avoir le droit de sortir alors qu'elle était si jeune. Ses muscles se raidirent quand elle m'aperçut, et, comme dans un réflexe, ses griffes jaillirent, semblables à de minuscules épines de rose qui devaient probablement être aussi sensibles que du cristal. Devant mes yeux resurgirent les images de mes propres griffes, lorsque, enfant, j'avais essayé de sauver ma mère prisonnière d'une couche de glace et destinée à se noyer. Ces griffes là sont trop fragiles pour que l'on puisse s'en servir. D'un léger mouvement de tête et d'un clignement furtif des paupières je chassais ces pensées sombres. Aujourd'hui c'était à moi d'être de glace.
La petite chercha ses mots, visiblement je la terrifiais. Dans un étranglement, elle arriva enfin à surmonter la panique qui la tenait et à formula une réponse :

« Je… Je… Hum… Je me balade… J’ai besoin de me changer les idées. Je ne fais rien ne mal.  »

Elle baissa la tête, devant trouver le sol moins effrayant que moi. De petits éclairs légèrement bleus couraient sur ses pattes et je me demandais alors s'il s'agissait d'électricité. Il me semblait avoir déjà vu un courant semblable se déplacer sur le corps d'un ancien soldat, mais je ne me souvenais que de son visage, son nom avait disparu au tréfonds des dédales de ma mémoire. Le visage de la chatte crème fut prit d'un léger spasme de concentration et les éclairs qui se concentraient sur ses pattes glissèrent progressivement le long de son corps, jusqu'à atteindre l'arrière de son dos puis remonter le long des poils de sa queue.
Je ne savais pas si c'était mon imagination qui me jouait des tours, mais il me semblait que l'air ambiant était électrique et des frissons descendirent le long de ma colonne vertébrale. Elle releva la tête et commença à me fixer d'une manière perturbante, sans que je ne sache pourquoi son regard me dérangeait tant. Je soutins malgré tout ses deux pupilles rendues sombres par l'obscurité et répondis d'un ton calme et réchauffé :

« Tu sais, ce n'est pas prudent de se promener ici. Et ne te méprends pas, ce n'est pas parce que les égouts ont mauvaise réputation qu'ils sont délaissés, au contraire, en ce moment même nous devrions être une demi-douzaine au moins à parcourir ces galeries. Je suppose qu'on ne t'a pas encore tout appris sur le monde extérieur, mais ce n'est pas un bon endroit pour les chatons comme toi, dehors tu mourrais en quelques minutes. »

Je faisais une pause, le temps de chercher mes mots, essayant de la dissuader du mieux que je le pouvais sans pour autant lui faire trop peur et la pousser à se réfugier dans la Caserne pour le reste de ses jours. Soupirant, je m'assis face à elle, et l'enjoignit à faire de même. Ma voix se fit étonnamment lasse, pleine de rancœur, sans que je ne puisse reprendre le ton plus agréable que j'avais pourtant essayé de faire entendre juste avant. Alors que je parlais mon pouls devint irrégulier, tantôt emballé et furieux, tantôt si faible que j'en venais moi même à douter de ma propre vie.

« Le monde est un endroit ravagé. Les humains et les guerres ont anéanti la nature, ont détruit tout ce qui, un jour, a pu être beau. Dehors tu trouveras des horreurs sans noms auxquelles même les plus braves soldat ne pourront penser sans trembler de frayeur, tu verras des personnes que les transformations et la souffrance ont rendu fous, tu sentiras le parfum de la mort partout où tu t'aventureras, tu effleureras un sol dénaturé qui te rongeras les coussinets si tu t'attardes trop et tu goûteras un air si acide et si âcre que tu en viendras à regretter l'odeur aseptisée des laboratoires. Mais pire que tout, tu entendras les cris de peur et de douleur de ceux qui ne se sont pas assez préparés à tout ça. »

Je fis une pause, tentant de reprendre mon souffle après cette tirade. Jamais je n'aurais pensé avoir tant de choses à dire, mais les paroles étaient venues d'elles-même, se pressant contre mes babines comme en dernier recours pour dire la vérité. Je repris avant qu'elle n'ai eu le temps de me répondre, souhaitant conclure mon monologue pour finaliser ma pensée.

« Il faut te dire, petite, que la nature ne donne pas, elle détruit. Tout ce qui sort de ces murs meurt un jour, surtout ce que nous sommes censés avoir de plus cher et qui de fait manque à tous ceux qui sont ici parce qu'ils ont vu ce qu'il y a derrière : les sentiments. Ne te leurre pas, j'en fais parti. L'amour ne résiste pas aux pluies d'acide et de sang, tout ce qu'il nous reste à la fin ce n'est que la haine et les combats. »

J'avais dis ce qui devait être dit, désormais, plus rien n'avait d'importance. Je me sentais vide, comme si tous ces ressentiments que je portais en moi depuis si longtemps venaient de s'échapper. Je réprimais les larmes qui tentaient d'envahir mes yeux. Il n'était pas question que je paraisse être faible, moi qui, au contraire, faisait parti des plus féroces soldats de ma guilde. D'un battement de paupière le liquide lacrymal qui avait envahi mes yeux disparut et je reprenais mon apparence neutre de soldat désabusé.

[PS : mets ta souris sur la flèche en bas de mon cadre de rp !]

Que dirais-tu de faire venir une créature aléatoirement ?


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