Forum RPG, inspiré d'Experience n° 7
 

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Un peux de compagnie ? (feat Plume Noire)
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Mer 27 Juil - 20:18
Je venais de rentrer d'une ballade matinale que j'avais faite à l'orée. Oui toujours cette endroit fantastique que j'adorais. C'est la-bas que je m'entraînais avec mon pouvoir pour essayer de l'améliorer au mieux que je pouvais. Mais fatiguée par mes ballades incessantes pour ne pas rester coincé ici, j'avais finis par entendre raison. Il fallait que je me repose mais l'endroit le plus sûr n'était autre que la guilde. Ne sachant pas me battre, c'était énormément risqué de rester dehors ne sachant pas me battre. J'étais donc finalement rentrée. La guilde semblait tranquille. Moi je filais droit vers le point d'eau, ignorant tout les chats. Le peu de chat que je connaissais ne semblait pas être présent. Arrivée devant le point d'eau j'en profita pour boire tout mon soul. Ce que ça faisait du bien ! Avec cette chaleur étouffante ces temps-ci, ça ne peut que le faire. Pendant un bref moment je voulus sauter dans l'eau, mais ayant attirer plusieurs regards désapprobateur la dernière fois, je me retins. Presque tout ces chats étaient grognon. Peut-être à cause de la chaleur.

Ou peut-être que je leurs cherches des excuses.

Alors que j'étais assise tranquille, je tournas ma tête au hasard et vis un chat au loin, ou plutôt une chatte car je la reconnus. Elle était noir avec des yeux vert profonds. Et des ailes mais avec d'étranges chose qui les entouraient, l'empêchant de voler.

Ça lui fait mal ?

Pendant un moment, je ne cessais de lui jeter des coup d’œil, en espérant que je faisais cela discrètement tout de même. J'avais entendis dire certains rumeurs à son sujet. Certaines négatives que j'avais vite oublier n'y croyant plus. Non en effet je ne croyais plus beaucoup aux rumeurs depuis que certains avait émis de faux préjugée sur les Soldats. Ils n'étaient pas tous méchants. Certains avaient le cœur bon. Et puis au fond on est tous née gentille ?
Mais la rumeurs positive que j'avais entendus et qu'elle avais sauvé une fois notre ancienne cheffe Elli.
Mais alors pourquoi quand je la croisais elle était souvent à l'écart ? Je décida alors de me levais et de m'approchais d'elle, j'étais intrigué par elle, je ne savais même pas pourquoi mais elle attisait par curiosité.
J'arrivais enfin devant elle, je pouvais mieux la voir. Je vis aussi que ces étranges choses autour de ses ailes rentrer dans sa peau.

Mais ça fait mal ce genre de chose !

C'est bizarre, j'avais l’impression que cette chatte bien qu'elle m'intriguait énormément, elle m'intimidait aussi beaucoup. Je m'assis alors pour clarifier mes idées. J'allais pas rester debout devant elle à la regarder sans rien dire. C'est débile !

J’espère qu'elle ne m'as pas vus au moins la regarder avant !

Je rclais ma gorge, et regagner par un regain d'energie je me lance de ma voix joyeuse :

-Salut ! Moi c'est Terra ! Je t'ai déjà croiser plusieurs fois, mais je ne connais pas ton nom par contre.

Mais comme à mon habitude, je ne pouvais retenir les question qui s'invitait dans mon esprit, et biens que j'essayais de me retenir, je lui lança aussitôt :

-Dis moi, c'est quoi ces trucs qui sont sur tes ailes ? Ça doit faire mal non ?

Je n'avais plus qu'a attendre sa réponse, que j'attendais d'ailleurs impatiemment.

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et garde le Sourire
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Ven 29 Juil - 13:11
Un peu de compagnie ?



« Les ténèbres ont toujours fascinés et effrayés les êtres de la lumière,  car ils ne savent pas ce que cela fait d’avoir un cœur prisonnier de la nuit. »

Les jours se sont écoulés avec lenteurs depuis que l’on m’a fait revenir à l’Oasis suite à ma précédente mission. Les heures sont pour moi d’un ennuie visqueux, tout comme ma fourrure qui souvent me colle à la peau sous cette chaleur à peine supportable, mon pelage d’un noir profond n’aidant pas à me rafraichir. Comme à mon habitude à l’écart des autres, je passe de long moment à méditer sur ma discussion avec Milie, tout en observant la guilde grouiller de vie pendant les moments les plus frais, c’est-à-dire, comme dirais ces saletés d’humains, entre chiens et loup, au crépuscule, quand la nuit glaciale est petit à petit réchauffer par le soleil prenant la place de la lune. A l’ombre de mon buisson favoris, une des rares plantes subsistant dans cet aride désert uniquement grâce au point d’eau leur fournissant le liquide nécessaire à leur survie, je promène mon regard à travers le camp, observant les discussions, les chasseurs ramener des proies, les messagers courir inlassablement sous le soleil, faisant d’inlassables aller-retours. Je commence à ne plus supporter cette vie d’attente. Je ne souhaite que retrouver la fraicheur et l’essence de la forêt empoissonnée, la brume de l’arbre des pendus, mes amis vivant dans la sylve. Vu mon besoin de bouger, de changer d’air, je suppose que j’ai bien fait d’abandonner mon poste de veilleuse pour celui d’Ombre, bien que celui-ci est bien plus dangereux.

Lapant la surface tiède de l’Oasis, j’observe du coin de l’œil un jeune chat, ou plutôt une jeune chatte, s’approcher de moi d’un pas hésitant. Il me semble l’avoir déjà croisé dans le camp. Lorsque celle-ci est à deux longueurs de queue de moi, je me redresse, quelques minuscules gouttes d’eau encore sur mes moustaches, puis recule d’un pas. Il est bien trop risqué pour moi de m’approcher ainsi d’autrui. Je vis dans ses yeux d’un beau vert une certaine curiosité à mon égard, bien qu’elle sembla hésitante à venir à ma rencontre. Je la parcourus du regard, observant sa magnifique fourrure blanche, me rappelant celle de ma sœur dont j’ai été séparée depuis plus d’un an déjà, ainsi que ses étranges ailes semblables à des feuilles. La féline n’ayant pas fait un pas de plus, finit par s’assoir pensive. Elle se racla la gorge, puis s’exclama d’une voix joyeuse auquel j’étais peu habituée :

« Salut ! Moi c'est Terra ! Je t'ai déjà croisé plusieurs fois, mais je ne connais pas ton nom par contre. »

Je m’étais assise à mon tour, la regardant d’un air fermé et distant, mais dont toute froideur avait disparu pour laisser place à une certaine curiosité face à cette femelle emplie d’énergie. Elle semblait si lumineuse, un vrai bonheur sur patte. Mon contraire pour ainsi dire. Avant que je n’eus le temps de me présenter en bonne et due forme, elle continua, toujours aussi radieuse, quoique un peu inquiète :

« Dis-moi, c'est quoi ces trucs qui sont sur tes ailes ? Ça doit faire mal non ? »

Cette chatte verte et blanche semblait aussi impatiente et vivace qu’un jeune chaton, ce qui m’amusa quelque peu. J’étais à présent habituée à cette éternelle question à propos des chaînes métalliques entravant mes ailes d’ébène, mais cela me faisait toujours un certain effet, me rappelant à chaque fois mon échappée du Laboratoire où j’avais été opérée. Un sourire timide et fugace s’affichant sur mes babines, je pus enfin prendre la parole, d’une voix calme, posée et distante :

« Salutation Terra, je me nomme Plume Noire, une des Ombres de la guilde. Il me semble effectivement t’avoir aperçue plusieurs fois. Ce qui entrave mes ailes sont ce que l’on appelle des chaînes, plus précisément des anneaux de métal reliés entre eux pour former une sorte de corde très solide. Cela a tendance à causer des saignements au niveau de mes plumes à cause des frottements, mais avec l’habitude, cela gêne juste un peu. »

Je la regarde dans les yeux de mon regard émeraude, où quelques volutes éphémères rouge sang apparaissent puis disparaissent selon la volonté de mon double. Cette dernière c’était tut depuis un bon moment, sommeillant probablement elle aussi dans cet ennui terrible où je me trouvais. Cependant Démone sembla s’être réveillé à l’approche d’une possible future proie, bien que j’étais bien décidée à l’en empêcher si elle décidait de tenter de prendre le contrôle de mon corps, une fois de plus. Dans mon esprit retentit le ricanement caractéristique de mon autre personnalité, bien que faible, suivit d’une de ses remarques qui m’exaspéraient plus qu’elles ne m’agaçaient à présent :

« Tu crois que si je goutte son sang, celui-ci aura un gout de plante ? Elle me semble plus constituée de chlorophylle que de sang et de chair cette femelle ! Faudrait l’écorcher pour voir comment elle est faîte… »

Je fus très tentée de lever les yeux au ciel à ses paroles, mais la blanche Terra prendrait probablement ça pour son compte alors, je ne le fis pas. Elle me parait d’une joie fragile. Il faut dire que pour moi l’amusement est si rare et délicat que le bonheur lui-même semble s’échapper aussi facilement que de l’eau entre mes griffes. J’attends de voir la réaction de la jeune femelle, me demandant si en me connaissant plus elle osera rester ou si elle me fuira comme tant d’autre quand elle se rendra compte qu’une bonne part des rumeurs courant à mon propos sont vrai.


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La chatte face à moi finis par me sourire et prit parole d'une voix douce mais qui pourtant, je ne sais comment, me parut lointaines, comme si elle était ailleurs ? C'était étrange comme ressentis.

- Salutation Terra, je me nomme Plume Noire, une des Ombres de la guilde. Il me semble effectivement t’avoir aperçue plusieurs fois. Ce qui entrave mes ailes sont ce que l’on appelle des chaînes, plus précisément des anneaux de métal reliés entre eux pour former une sorte de corde très solide. Cela a tendance à causer des saignements au niveau de mes plumes à cause des frottements, mais avec l’habitude, cela gêne juste un peu.

Je venais d'apprendre deux choses sur elle. Premièrement cette chatte se nommait Plume Noire, ce qui me disais vraiment quelque chose. J'avais déjà entendus ce nom plusieurs fois. Était-ce en rapports de certaines rumeurs ? C'est surement bête ! Si j'ai appris une chose ces derniers temps c'est qu'il ne faut pas croire ce que on nous raconte. On ne peut que vérifier soi même. Après tout la seul chose que je connaisse vraiment et que certains chats avaient peur d'elle. Pourquoi ? J'en avais aucune idée. J'allais pas chercher à savoir.
La deuxième chose que je venais d'apprendre c'était que les étranges choses autour de ses ailes étaient des "chaînes". Je venais d'apprendre un nouveau mot dans mon vocabulaire. Mais maintenant que j'y pensais, si cela lui causait des saignement, pourquoi garde-t-elle ça sur elle ? A moins qu'elle ne peut pas. Si cela était si solide, surement que aucun chat ne peut les briser. Et c'est certainement pas à mon avis des petites griffes qui vont les briser.
Ho non ça y est. J'ai de nouveaux plein de questions qui remontent à la surface. Il vaut mieux que j'y aille en douceur. Ça va pas du tout le faire mais alors pas du tout, si je me met a la questionner sans lui laisser le temps de respirer ou ne serait-ce que répondre. Je vais peut-être commencer par la première chose qui me vient même si il s'agit d'une demi-questions.

-J'imagine que personne n'a réussi a te les enlever alors ?  C'est vraiment impossible ?

Mais alors qu je pensais me contenir de mon flot habituelle de questions, je ne pus continuer et reprit parole, sans laisser le temps à Plume Noire de me répondre.

-Enfaite tu es quoi dans la guilde ? Comme range je veux dire. Moi je suis apprentie-guérisseuse ! Lui dis-je de ma voix joyeuse. Je fis une pause pour me calmer. Je devais peut-être aussi parler moins vite. Je repris alors : Désoler si je parle beaucoup, mais je peux m'en empêcher !

J'attendis donc avec impatience sa réponse. Oui peut-être que j'étais étourdie, à demi-amnésique, insouciante parfois et ne cherchant qu s'amuser mais parfois la curiosité prenait plus sur moi. Je voulais tout savoir, pour tout comprendre. Cela semblait si important pour moi.

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et garde le Sourire
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Sam 27 Aoû - 20:43
Un peu de compagnie ?



Cette jeune femelle, visiblement plus jeune et bien plus encore immature, du nom de Terra, semble être un puit intarissable… de questions. Peut-être qu’avec l’âge tout ceci se transformeront en connaissances et sagesse. Sa curiosité dévorante me rappelait curieusement la mienne alors que j’étais encore naïve et… Normale. Un goût amer semblait s’être définitivement installé sur ma langue, et je me maudissais intérieurement. Je ne semblais pas même pouvoir profiter d’un instant de détente et de joie, comme la plupart des autres félins. Toute lumière de bonheur et chaque éclat de rire me rappelle et m’engloutis davantage dans cette visqueuse tristesse, une mélancolie aux saveurs acerbes et salées, oui salées comme les larmes et le sang. Et je m’en voulais davantage avec ce sentiment de culpabilité me rongeant intérieurement, autant que ma double personnalité. Oui, oh combien je m’en veux de ne pouvoir que crier mon malheur et assombrir chaque instant de ma vie. Et tandis que je me lamente intérieurement, j’écoute cette boule d’enthousiasme et d’énergie inépuisable, qui ne savais visiblement que former des phrases interrogatives :


« J'imagine que personne n'a réussi à te les enlever alors ?  C'est vraiment impossible ? »

Je failli pouffer de rire tellement cette situation me semblait comique. Bien sûr, ce court instant d’hilarité ne parut point sur mon visage, ou alors guère plus qu’une lueur d’amusement dans mon regard pendant quelques secondes. Comprendrait-elle que je m’infligeais moi-même ce mal ? Enfin, après plus de douze cycles lunaires à porter ces anneaux de métal, je ne me rendais plus réellement compte de leur poids. Je remarquais la différence uniquement lors des rares fois où je les ais retirés de mes plumes, et encore bien souvent je les portais alors au niveau de mes membres antérieurs, mais cela signifiait alors que l’autre avait pris l’ascendance sur moi, et j’assimilais mes chaînes à une mesure de sécurité, et ce depuis les avoir prises lors de mon échappée du laboratoire. J’entrepris donc de réfléchir à la meilleure méthode pour lui expliquer correctement que ces choses étaient un choix et que malgré le fait que je sache parfaitement m’en défaire –après tout je les installe bien alors pour ne pas savoir faire le contraire ?-  mais que je ne le souhaitais pour rien au monde, ranimant avec d’autant plus de puissance la chose s’agitant au fond de moi. Seulement, je me doutais bien que si je lui expliquais de cette manière exactement, elle m’assaillirait de question à propos de ce corbeau de malheur et cela ne m’arrangerait en rien. Je ne pus réfléchir guère plus longtemps car la féline rouvrit déjà la bouche, quelques secondes après ses paroles :


« Enfaite tu es quoi dans la guilde ? Comme rang je veux dire. Moi je suis apprentie-guérisseuse ! »

Ainsi apprenait-elle à soigner ? Cela ne m’étonna pas plus que ça vu son accoutrement pour le moins végétal, et tous les félins, en liberté du moins, savaient qu’à moins de posséder un pouvoir réparateur, seule les plantes pouvaient être utiles lors de maladies ou de blessures. Pour ma part depuis ma présence chez les Caméléons, je ne suis passé que rarement les voir, agacée et ennuyée de les voir faire de grands yeux ronds devant mes chaînes handicapantes. Toutes ces questions nécessitaient pour moi une certaine réflexion afin de ne pas trop en révéler, et bien que nécessitant de peu de temps pour réfléchir correctement, cette chatte au pelage clair et pure, parfaitement entretenu d’ailleurs, ne m’en laissait pas le temps. A peine eu-t-elle le temps de prendre une inspiration qu’elle recommence à s’exprimer, non pas que cela m’agaçait, mais je n’étais pas habituée à des félins aussi bavard. Au moins, avec elle, je pouvais dire au revoir aux silences gênés, grand habituel de mes discussions.

« Désoler si je parle beaucoup, mais je peux m'en empêcher ! »

Si l’on me demandait, je définirais cette petite femelle comme une comique moulin à parole, parfaite pour alléger la lourde et pesante ambiance régnant sur l’Oasis par cette chaleur. Ça présence commençait sérieusement à me divertir, pas dans le sens que je me moquais de son comportement, mais cela me faisait du bien au fond que l’on ne me regarde pas avec un regard lourd de non-dits. Cependant il restait tout de même dans mon esprit cette tristesse envers ma personne, ah d’une certaine façon qu’est-ce que je pouvais être égocentrique ! Une chose supplémentaire qui faisait que je me détestais, moi et mon Autre, mon Double. Je l’observais, presque à la défigurer avec mon étincelle d’amusement dans la tristesse de mon regard, tandis qu’elle semblait être assise sur une fourmilière tellement elle gigotait malgré qu’elle se soit assise, tentant de prendre son mal en patience, étouffer quelques temps sa curiosité dont elle avait elle-même conscience. Je fini par ouvrir la gueule pour répondre à ses innombrables interrogations, une lueur amusée dans mes pupilles :

« Il me semble te l’avoir déjà dit concernant mon rang, mais peu importe. Je suis une des Ombres de la guilde. Pour te faire simple j’escorte les combattant Felinae dans leurs missions et quelques autres choses de ce genre. J’ai peur de ne pas pouvoir t’en dire plus, désolé pour ta curiosité. »

Je marquai une pause, observant sa réaction face à cette brève explication, je comprendrais parfaitement si cela devait la frustrer, mais en cet instant je n’avais pas envie de me rappeler de mes précédentes péripéties. Je repris ensuite rapidement la parole, avant que de nouvelles questions ne se forment dans l’esprit vif de la Caméléon :

« Et pour mes chaînes, cela t’étonnera peut-être mais je peux parfaitement les enlever avec un mouvement précis. C’est mon choix de les porter. Il n’y a donc pas de question comme quoi il est impossible de les retirer. D’ailleurs je ne préfère pas les délier. »

Une sorte de sourire un peu triste était apparu sur mes babines, un sourire empris d’une certaine nostalgie au souvenir d’une rencontre datant de ma sortie du laboratoire. J’étais presque sûr que cette question allait encore revenir, encore et toujours, aussi inlassablement que la nuit ne tombe chaque soir, presque chaque félin que je croisais finissais un instant ou l’autre à me poser cette interrogation fatidique qui, d’une manière ou d’une autre en fonction de la réaction de celui me faisant face, influencerait toute notre relation. Tandis que je continuais de la dévisager, je pensais aux paroles de Milie me demandant de soigner mes nombreuses éraflures au niveau de mes ailes. Je m’apprêtais à en parler à Terra, cependant elle s’était déjà empressée de prendre la parole.

« Bah… Me dis-je. Voyons comment elle va réagir et puis si ça se passe bien je lui demanderais de m’aider à prendre soin de mes plumes. »
 
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Mer 21 Sep - 19:52
Plume Noire ne met pas longtemps à me répondre :

- Il me semble te l’avoir déjà dit concernant mon rang, mais peu importe. Je suis une des Ombres de la guilde. Pour te faire simple j’escorte les combattant Felinae dans leurs missions et quelques autres choses de ce genre. J’ai peur de ne pas pouvoir t’en dire plus, désolé pour ta curiosité.

Je ne dis rien, mais intérieurement un "Ho" se forme dans mon esprit. C'est vrai, elle m'avait déjà dit son rang, pourquoi ne l'ais-je pas retenue ? J'ai pas fait attentions ? Ou bien j'étais  peut-être trop emballée dans mes questions et mon enthousiasme. Ça m'est déjà arrivé. Une Ombre qui escorte les Felinae lors des missions ? J'avais pas encore entendue cette versions. Je préfère largement celle-ci que celle ou l'on raconte que les ombres usent des coups aussi odieux que les pires des Soldats. Je me demande quelles sont leurs missions. Des missions de sauvetage j'imagine ? C'est héroïque alors ! Mes oreilles se dresse, mais Plume Noire reprend parole a ce moment la.

- Et pour mes chaînes, cela t’étonnera peut-être mais je peux parfaitement les enlever avec un mouvement précis. C’est mon choix de les porter. Il n’y a donc pas de question comme quoi il est impossible de les retirer. D’ailleurs je ne préfère pas les délier.

Un faible sourire apparait sur son visage. Mes pensées défilent comme une tempête d'automne. Puis je les stoppes. D'abord je ne comprenais pourquoi elle laissait cela, mais il devait y avoir une raison bien plus profonde. Je suis soulage de savoir qu'elle puisse les enlever tout de même, mais je n'aime pas le fait que ses plaies saignent tout de même. Ça pourrait s'infecter et avec la saison froide qui viendra prochainement, tomber malade ne serait pas le bienvenue. Si elle est une Ombre, on aura besoin qu'elle soit en pleine forme. Je prend parole alors calmement en la regardant.

-Je comprends. J'imagine que ça doit avoir une significations spéciale pour toi. Tant que tu sais les enlever c'est le principale alors.

Je fais une pause et réfléchit à mes mots, je ne veux pas qu'elle se fâche, mais cela m’embête au fond de moi. Je lève alors ma patte avant droite pour la pointer en directions de ses plaies et reprend parole.

-Par contre ces plaies, tu comptes les soigner non ? Je rajoute aussitôt quelques secondes plus tard.Ho je fais  pas ça du tout pour t'embêter bien sur ! C'est juste que ce serait vraiment bête que cela s'infecte, surtout avec la mauvaise saison qui planent au dessus de nos tête comme un gros nuage.

J'émet un léger rire sur la fin, j’espère qu'elle comprendra et qu'elle ne le prendra pas mal. Je la regard et sourie, attendant cette fois ci patiemment sa réponse. Intérieurement j'espère qu'elle dira oui.

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et garde le Sourire
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Merci Lokiiiiiiiiiiiii :love:

Merci Cyaaaa:
 

Grand merci à Yuëna :3:
 

Merci Neko-chérie ♥:
 

Merci Yinzi **:
 

Merci à Nyria pour ce cadeau de Noël !:
 
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Un peu de compagnie ?



A mes paroles, la jeune femelle se tut, écoutant attentivement mes paroles, peut-être pour la première fois depuis qu’elle avait engagé la conversation. Une intense réflexion semblait se poursuivre dans son esprit, et je vis bientôt une certaine lueur d’admiration, voire d’excitation à travers ses yeux.  Qu’avais-je bien pu dire pour qu’elle ait cette lumière dans son regard ? Le fait de mener des missions semblait si incroyable ? J’observai ses oreilles claires comme une opale se redresser sur sa tête, tandis qu’elle semblait de plus en plus intéressée par mes dires. Lorsque je lui parlai de mes chaînes, elle semblait en pleine concentration, comme si elle analysait le moindre de mes mots. Je me mis à penser avec un certain enthousiasme que sa curiosité dévorante et son énergie semblable à une tempête de neige cachait un esprit affuté, qui fera très probablement de Terra une excellente guérisseuse. Son caractère était rafraichissant pour un esprit torturé tel que le mien, et je me mis à l’apprécier. Lorsque je lui dis que je pouvais retirer à volonté les anneaux métalliques de mes ailes, elle semblait presque se retenir de lâcher un soupir de soulagement. Ses yeux passèrent de mes plaies situées aux origines de mes plumes de corbeau, à mes iris d’émeraude nuancées par des volutes rouge sang. La guérisseuse semblait à présent calme tout en me regardant dans les yeux avec intérêt et respect. Elle déclara de sa voix légèrement aigüe et claire :

« Je comprends. J'imagine que ça doit avoir une signification spéciale pour toi. Tant que tu sais les enlever c'est le principale alors. »

Je fus fort étonnée de voir à quel point elle était compréhensive. Elle était la première personne que je croisais qui ne cherchait pas à savoir mon noir secret ni à me faire changer d’avis quant au port des chaînes. Cela me fit plaisir et me dis que si tous les chats étaient comme elle, cela m’aurait évité nombre de soucis et de combats. Je la fixais, toujours un sourire sympathique doté d’un soupçon de tristesse et de nostalgie sur mes babines. Après quelques secondes de silences, où je ne savais que lui répondre, peut-être lui formuler un remerciement, elle finit par reprendre, pointant de la patte mes ailes endommagées :

« Par contre ces plaies, tu comptes les soigner non ? »


Ce qu’elle venait de me demander m’arrangeait bien, si elle acceptait de soigner quelques instants mes blessures, je n’aurais plus les remontrances de la cheffe quant au fait que je ne prenais pas suffisamment soin de mon corps. Alors que je m’apprêtais à lui répondre, elle continua, comme un peu gênée par sa question directe, que certains félins auraient trouvés quelques peu sèche :

« Ho je fais  pas ça du tout pour t'embêter bien sûr ! C'est juste que ce serait vraiment bête que cela s'infecte, surtout avec la mauvaise saison qui plane au-dessus de nos tête comme un gros nuage. »

Elle émit un petit rire cristallin une fois son dernier mot prononcé, puis me regarda, toujours souriante et de bonne humeur. Je n’allais pas refuser cette occasion et lui répondit très rapidement, d’un ton tout aussi amical, forçant un peu sur mon sourire :

« Je pensais justement aller voir quelqu’un pour penser ces plaies, mais si tu le souhaites tu peux t’en occuper, cela serait très gentil et attentionné de ta part. »

Je fis une pause dans mes paroles, profitant pour prendre une grande inspiration avant de la remercier de sa compréhension par rapport à mes accessoires, il me semblait que c’était la moindre des choses question politesse.

« D’ailleurs, je te remercie de ta compréhension pour mes chaînes. La plupart des félins sont quelques peu invasifs là-dessus en tentant de me forcer à prendre leurs points de vue… »

Je fus un peu gênée en disant ça, j’espérais qu’elle le prendrait bien, moi qui avait –c’est ironique- un super sens de la communication. Je dépliai un peu mes ailes, autant que je le pus avec les chaînes dont les anneaux métalliques cliquetèrent avec le mouvement et se tendirent, dévoilant la quasi-totalité de mes plumes noires comme la nuit, au cas où elle souhaitait les examiner. Quelques gouttes de sang n’ayant pas encore séché coulèrent, soumis à la gravité, pour tomber sur le sable chaud de l’Oasis, formant de minuscules cratères rouges, tandis que les grains de sables absorbaient l’humidité du liquide pourpre. Mes ailes me picotaient légèrement, mais avec l’habitude c’était devenu à peine dérangeant. J’adressai un petit sourire à la guérisseuse après avec jeter un coup d’œil à mes appendices couverts de plumage. A mes gestes, j’ajoutai la parole en déclarant timidement :

« Si tu veux le faire, j’aimerai juste te demander de ne pas délier les chaînes… Merci… »

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P.S : désolée si la qualité du RP est moindre que les précédentes ^^" j'essayerai de faire mieux les prochaines fois

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Mar 17 Jan - 1:39
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Plume Noire me répondit rapidement avec une voix amical et un sourire ce qui me fit une pic de joie, heureuse qu'elle sourie!

-Je pensais justement aller voir quelqu’un pour penser ces plaies, mais si tu le souhaites tu peux t’en occuper, cela serait très gentil et attentionné de ta part.

Ma queue ondula ravie de pouvoir l'aider et soigner ses blessures. Je la vit inspirai avant qu'elle ne reprenne parole.

-D’ailleurs, je te remercie de ta compréhension pour mes chaînes. La plupart des félins sont quelques peu invasifs là-dessus en tentant de me forcer à prendre leurs points de vue…

J'inclinais la tête sur le côté droit, je n'avais compris que la moitié de sa phrase.

"forcer à prendre leurs points de vue", ça veut dire quoi ça ? Encore une expression ou autre chose ?

Décidément j'avais encore beaucoup de choses à apprendre j'imagine. Moi qui pensais avoir rattraper la moitié de ma vie que mon amnésie avait effacé, je pense que je manque encore de plusieurs choses. Bon au moins sur le plan médicinales c'est bon, mais quand même, je voudrait bien savoir. C'est surement important. Enfin je suppose. Mais je revint à la réalité par les mouvement de Plume Noire, ou plutôt ses ailes qu'elle avait ouvert et qui était grande par rapport au miennes. Mes oreilles se dressèrent par ce bruit inhabituel que faisait les chaines sur ses ailes. Ce bruit était étranges. Ce n'était pas un bruit familier qu'on entendait dans la forêt, pourtant ce bruit étranges, avait un son différents à chaque fois. Ça pouvait même être hypnotisant. Mais je vis le liquide rouge à certains endroit couler des blessures pour toucher le sables et finir par s’infiltrer.

Mais ses blessures sont à vif ! Ça peut s'infecter ! Nom d'une noisette !

Je vis Plume Noire me sourire avant de regarder ces ailes et elle déclara d'une voix plus faible je dirais mais pas dans le sens négatifs.

-Si tu veux le faire, j’aimerai juste te demander de ne pas délier les chaînes… Merci…

Je lui souriais avant de lui répondre de bonne humeur.

-Alors de 1, déjà je sais même pas comment on pourrait enlever ces chaines ça a l'air bien compliqué ! Je commença à faire demi tour pour chercher les remèdes et lui lança. Et de 2 tu es une banane !

Je m’élança alors  vers ma tanière évitant au passage de percuter certains félins, puis atteignit la réserves. Alors il me fallait des toiles d'arraignée et de la Brocéliande. Heureusement elle n'a pas trop sécher on va encore pouvoir lui tirer profit. Le temps que je mette tout ca sous mon menton je m'arrêta une seconde.

Attends une minute, c'est quoi une banane ?

Mais après réflexion je pensais que tout ça n'avait aucune importance, et sortit de ma tanière marchant étrangement avec mes remèdes sous le menton. J'arrivai face à Plume Noire et déposa face à elle.

-Bon on va commencer, je vais désinfecter ça , si ça te fait mal tu me le dit d'accord ?

Je pris quelques pétales de Brocéliandes dans ma bouche et m'approcha de l'aile gauche. Déjà désinfecter les petites blessures, ensuite les blessures à vif on les nettoieras. Je mâchouilla la mixture avant de commencer à l'appliquer sur les blessures  qui n'était pas à vif. J'entrepris de lui posais une question :

-Ça fait longtemps que tu fait partie des Caméléons ? Je ne te vois pas souvent.

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Comparazor:
 


Tous vos joli dessin de mon dodo bird !:
 
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Sam 15 Avr - 12:09
Un peu de compagnie ?



Terra semblait vraiment apprécier son travail, en apercevant sa queue onduler de plaisir suite à ma demande. Peut-être un jour trouverais-je un pareil plaisir dans mes activités, bien que je ne craigne que ce soit plutôt le cas de mon Double. Entre nous-deux, elle seule appréciait la violence, les batailles… Je ne disais pas non plus que je détestais ce que je faisais, la plupart du temps je pouvais errer avec la période d’accalmie entre les différentes guildes, ou je devais me contenter de simples missions d’espionnage, de surveiller de loin les agissements des uns et des autres… Quelque part je redoutais les temps futurs où je devrais de nouveau lâcher délibérément le Démon qui sommeillait en moi.

La jeune féline au blanc pelage inclina légèrement la tête à certaines de mes paroles, comme si elle cherchait à en déceler le sens avec précision. Peut-être était-elle finalement plus jeune que je ne le pensais… Ou que mes paroles étaient plus tordues que je ne le croyais et qu’au final, les autres chats ne me comprenais pas si facilement que ça… Après tout, je savais pertinemment que les relations sociales n’étaient pas mon fort. Tout en réfléchissant, j’observais avec attention les faits et gestes de la guérisseuse. Elle avait redressée les oreilles et suivis les gouttes pourpres du regard quelques instants. Suite à mes dernières paroles, elle m’a adressé un magnifique sourire, de ceux qui vont droit au cœur et ébranlent facilement ceux qui, comme le mien, sont fait d’un fragile et sombre cristal. Terra déclara :

« Alors de 1, déjà je sais même pas comment on pourrait enlever ces chaines ça a l'air bien compliqué ! Et de 2 tu es une banane ! »

Ses expressions étranges m’amusèrent, il était fort rare d’entendre parler de « bananes ». Il me semblait vaguement que c’était une nourriture rare et probablement d’origine lointaine. En remontant dans les opaques souvenirs de mon enfance, ce mot avait résonné ne serait-ce qu’une fois de la bouche d’un Soldat. Je n’aimais pas remonter aussi loin dans mes souvenirs, me rappeler de ma famille perdue, de mon ancienne et courte existence précédent ma vie actuelle, libre et dangereuse. Oui, emplie d’une liberté que je n’aurais jamais pu imaginer étant chaton, à m’en donner le vertige. Je repensais, avec un goût amer dans la bouche, à tout ceci tandis que je voyais la Caméléonne s’éloigner avec précipitation en direction des réserves de plantes médicinales et matières utiles en tout genre.

Je la vis revenir très rapidement, guère plus de cinq minutes après ses dernières paroles enjouées, avec de la toile d’araignée et une plante dont le nom m’échappait, mais qui était surement connu de tout guérisseur qui se respecte, le tout coincé sous son menton. Cela lui donnait une allure étrange et faisant facilement sourire. Elle se stoppa devant moi et déposa à terre, avec le plus grand soin, le matériel qu’elle avait apporté. Terra dit alors :

« Bon on va commencer, je vais désinfecter ça, si ça te fait mal tu me le dit d'accord ?»

J’acquiesçai tout en cherchant toujours comment se nommait la plante et à quoi elle servait. Elle prit des pétales de la plante-au-nom-que-j’avais-oublié, les mâchouilla comme si elle l’avait toujours fait, ce qui était peut-être le cas, puis commença à m’appliquer la pâte qui en résultait sur mon aile gauche. Le contact tiède, un poil visqueux, me faisait bizarre, et si cela devait me faire mal, je ne m’en rendais même pas compte à cause de mon habitude à la douleur sourde provenant de mes plaies.  J’avais entièrement confiance en ce qu’elle faisait, et aurait très bien pu la laisser faire sans émettre la moindre parole, rêvassant. Elle m’adressa cependant la parole, sûrement pour ne pas couper la discussion malgré les soins :

« Ça fait longtemps que tu fais partie des Caméléons ? Je ne te vois pas souvent. »

Les questions qu’elle m’adressait ne me demandaient pas une intense réflexion dans le but de cacher quelques-uns de mes noirs secrets, et je pus lui répondre rapidement et sans grand mal :

« Cela doit faire environ un an que je suis… que je vis dans la Guilde. Après je suis assez discrète, sans compter que je voyage souvent dans les environs, du coup je reste rarement plus d’une semaine d’affilé au campement, comme c’est le cas maintenant. »

Je marquai une courte pause, et lui demanda à mon tour :

« Et toi ? Depuis combien de temps vis-tu ici ? Cela fait longtemps que tu es guérisseuse ? »

Je ne pouvais pas me permettre de lui dire que c’était une des premières fois que je la voyais, vu mon taux de présence à l’Oasis, elle pouvait très bien être ici depuis des lunes sans que je ne m’en rende compte. Je l’observais agir avec une certaine curiosité. Elle avait une assurance dans ses mouvements qui lui donnait un air gracieux malgré le fait qu’elle se torde un peu dans tous les sens pour accéder au mieux à mes plaies.

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Dim 16 Avr - 21:09
Tout en continuant mon travail de guérisseuse, après avoir pose cette question dont je dois avouer j'étais curieuse. La réponse de Plume Noire fut claire et rapide.

- Cela doit faire environ un an que je suis… que je vis dans la Guilde. Après je suis assez discrète, sans compter que je voyage souvent dans les environs, du coup je reste rarement plus d’une semaine d’affilé au campement, comme c’est le cas maintenant.

Je ne dis rien, pourtant dans ma tête j'imaginais déjà plein de scène où je voyais Plume Noire qui voyage dans des contrée inconnus. Seule. Se battant seule contre des creatures malefique et malveillante.Prête à ramener la moindre chose. C'était ça une Ombre ? Mais mes nombreuses questions que je me posais dans ma tête furent stoppé lorsque sa voix résonna à nouveaux.

- Et toi ? Depuis combien de temps vis-tu ici ? Cela fait longtemps que tu es guérisseuse ?

Combien de temps je suis ici ? Je penses pas que ça fait beaucoup peut être une lune ou moins. J ai pus assister à la mort de la première cheffe Elli mais je ne connaissais pas celle-ci. Je ne connais que notre cheffe Millie. Avant de lui répondre je passais à son autre aile, cherchant les blessures non vif. Je me remis au travail et repondis alors à sa question.

-Hé bien je suis nouvelle. Quand je suis arrivé là cheffe Elli est partit. Mais j'ignore depuis combien de temps. Et ça fait que depuis que je suis arrivée que j'ai appris à être guerisseuse. Loréley m'a beaucoup appris. J'ai une bonne mémoire pour les plantes comparer à mon amnésie.

Je stoppais mon travail pour observer son aile. Bon une chose de faite. Je marchais pour aller face à elle.

-Je reviens !

Je pris ensuite la mousse que j'avais ramener et alla à l'oasis passant entre les félins pour mouiller la mousse. La trempant dans l'eau limpide de l'oasis. Je vis les nuages se reflétaient dans l'eau qui bougeait. Et je repensais à Plume Noire et ses voyages. J'avais l'impression de la voir courir et voler, frappant et se battant contre des creatures, contre des Soldats tyranniques. Je clignant des yeux et l'eau à nouveau calme faisait écho au ciel.

Je pris la mousse et repartit vers Plume Noire. Je lui fis signe de tête ou cas elle s'inquiétait et m'approchais de son aile gauche. Je tapotant alors les blessure à vif pour enlever le sang, stopper le saignement. A travers la mousse que je tenais je lui marmonnais.

-Tu as dû en faire des voyages. Tu as dû voir beaucoup de chose. Mais seule ça ne te dérange pas ?

Puis je continuais mon travail, évitant de trop toucher les chaînes.

HRP:
 

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et garde le Sourire
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Ven 28 Avr - 12:00
Un peu de compagnie ?



Je pouvais deviner des paysages fantastiques et des scènes de combats  défilé dans le regard à la couleur du feuillage, de la femelle. Non seulement elle était d’une curiosité dévorante et possédait une certaine sagesse, mais son esprit était plein de fantaisies. Cependant, son imagination se trompait bien sur le genre d’activités que je pratiquais. Il n’y avait rien d’épiques, d’incroyables dans mes actes, ils me semblaient plutôt lâches et vicieux. J’avais pour rôle principal en cette période d’accalmies, de surveiller les entrées et sorties des soldats, en périphérie de la ville, et lorsque cela tournait mal, je faisais mon possible pour disparaître dans l’ombre. La forme d’admiration que Terra semblait éprouver à mon égard était faux et provenait seulement de l’idée qu’elle se faisait de moi, sans me connaître réellement.

Ses pensées furent un instant stoppées pour se concentrer sur ma voix.  Cela ne dura cependant pas longtemps, car suite à mon interrogation, elle prit un air réfléchit tout en s’appliquant à sa tâche. Elle semblait fouiller dans sa mémoire, trouver les bons mots. Pendant un instant, elle avait marqué une pause, vérifiant qu’elle n’avait rien oublié sur l’aile qu’elle était en train de soigner, puis s’agita de nouveau, se tournant vers celle qui attendait d’être pansée. Elle déclara alors, toujours de cette voix possédant un côté innocent :

« Eh bien je suis nouvelle. Quand je suis arrivé là cheffe Elli est partit. Mais j'ignore depuis combien de temps. Et ça fait que depuis que je suis arrivée que j’aie appris à être guérisseuse. Loréley m'a beaucoup appris. J'ai une bonne mémoire pour les plantes comparé à mon amnésie. »

Tandis que la guérisseuse vérifiait une seconde fois son travail, j’analysais ses paroles. L’euphémisme qu’elle avait utilisé pour désigner la mort de notre ancienne cheffe  me rappela des souvenirs au goût de larmes et d’amertume. Quelque part, cela me rassura car ces images n’étaient pas si lointaines, et cela signifiait que la féline n’était pas là depuis très longtemps, expliquant le fait que je ne l’ai jamais réellement remarqué auparavant. Embourbée dans les images du passés, je remarquai tard le déplacement de Terra, qui se situait à présent pile devant moi, et j’entendis tout juste un :

« Je reviens !»

Avant de voir son regard se détourner du mien et ses pattes se tourner en direction de l’antre des guérisseurs, de la mousse dans la gueule. Pendant son absence, je continuai de réfléchir sur ses dires, commençant par remarquer la chose anecdotique qu’étais que je ne savais absolument pas de qui elle parlait en évoquant le nom de « Loréley ». J’avais déduis facilement qu’il s’agissait d’une soigneuse expérimentée, mais je ne l’avais, à mon souvenir, jamais croisé… Ou alors je n’y avais jamais fait attention. Une seconde chose me marqua, et je jugeai cela bien plus important : le fait qu’elle évoque une amnésie. Je savais que de nombreux Caméléons faisaient volontairement parti de la guilde pour soigner leurs blessures, physiques comme mentales, mais même si j’étais acceptés parmi eux malgré mon trouble de la personnalité, je n’avais jamais réalisé la diversité des problèmes des chats vivants ici. Ainsi, Terra avait une partie de sa mémoire effacée, et c’était quelque chose d’assez dramatique à mon goût, car perdre ses souvenirs, c’était comme perdre une partie de son identité, de soi.

Les légers bruits de pas sur le sable doux du désert me rappelèrent à la réalité, et je pus de nouveau apercevoir le magnifique pelage clair de la femelle. Elle m’adressa un signe de la tête et s’installa auprès de mon aile gauche, visiblement dans le but d’éponger le sang encore frais. Elle me marmonna, le son de sa voix étouffée par la mousse qu’elle gardait dans sa gueule :

« Tu as dû en faire des voyages. Tu as dû voir beaucoup de chose. Mais seule ça ne te dérange pas ? »

Elle fixa son regard sur mes plaies, concentrée en attendant ma réponse. A ses paroles, je devinais qu’elle s’accrochait à l’idée que je vive des aventures extraordinaires hors de l’Oasis. Peut-être avait-elle elle-même peu voyagé et qu’au fond, elle en rêvait, dérivant son imagination sur moi en attendant. Mais cela suffit les analyses psychologiques a deux moustaches ! Mon esprit distrait cherchant à sortir de l’ennuie du camp se ramena petit à petit à ses mots et je lui répondis sans grand mal :

« La solitude ne m’est pas quelque chose de désagréable, c’est pourquoi cela ne me dérange aucunement de voyager sans compagnons de route. »

Ma réponse était faites, cependant ses idées à mon égard me dérangeait un peu, je lui devais bien un brin de vérité en remerciement à sa sympathie. Après une hésitation, je finis par marmonner :

« Mes marches aux travers de la zone en mutation, de la forêt empoisonnée et du désert, ne sont pas si spéciales que ça… Certes il y a de nombreux paysages et choses étranges, mais l’environnement reste toujours dangereux et imprévisible où que l’on aille. »

Je marquai une pause, me demandant si je n’avais pas mal tourné ma phrase, et que cela risquait de l’encourager à s’imaginer moult choses à mon propos. Je tournai la tête pour observer les expressions de son visage, remarquant en même temps le nombre de blessures ouvertes. Cela ne me dérangeait pas spécialement, mais j’avais conscience que je devais un minimum prendre soin de ces appendices si je ne voulais pas me retrouver un jour avec une grave infection. Il était déjà étonnant que je n’ai jamais eu de problèmes de santés gênants jusque-là… à l’exception de mes maux de têtes, mais j’en connaissais parfaitement la provenance. Inconsciemment, je durcis mon regard à cette idée, et m’empressa de le faire disparaître de peur d’effrayer Terra, ou de ne serait-ce que l’inquiéter. Je finis par rajouter après quelques hésitations :

« S’il te plaît n’espère… n’imagine pas trop de choses. Vraiment, il n’y a rien de particulier à ce que je fais… »

Je fus assez gênée de lui dire mes pensées de cette façon-là, il n’était pas dans mes habitudes d’être timide ou embarrassé de cette façon. Je devais paraître un peu pitoyable, à la supplier de ne pas chercher à s’imaginer ce que je faisais lors de mes « promenades ». Mes oreilles se rabattirent légèrement sur les côtés suite à mon ressenti, et je continuai a dévisager celle qui prenait soin de mes ailes.


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Mer 17 Mai - 16:56
Plume Noire semblait réfléchir, dans son esprit. Peut-être qu'elle se rappelait de certaines choses qu'elle avait vécu. Pour le moment je continuais d'enlever ce maudit sang. J'avais l'impression qu'il y en avait partout, elle n'avait pas mal ? J'entendis sa voix, mais je continuais mon travail tranquillement.

-La solitude ne m’est pas quelque chose de désagréable, c’est pourquoi cela ne me dérange aucunement de voyager sans compagnons de route.

Voyager seule ? A force on doit s'ennuyer à parler à personne ? A moins que c'est un truc de grand. Je ne sais pas. Je sais que moi être trop seule, je me sentirais triste. Je dis pas que des moments à se reposer tranquille c'est pas bien, au contraire, quand je cherche des remèdes j'aime bien être seule. Observer la nature tranquillement. Ça fait du bien.
J'entendis à nouveau Plume Noire parler. Mais c'était pas comme avant. Sa voix était plus basse qu'avant, comme si elle marmonnait pour pas que ça s'entende trop. Je m'arrêtais dans ce que je faisais, pour entendre.

- Mes marches aux travers de la zone en mutation, de la forêt empoisonnée et du désert, ne sont pas si spéciales que ça… Certes il y a de nombreux paysages et choses étranges, mais l’environnement reste toujours dangereux et imprévisible où que l’on aille.

Je tournais ma tête vers elle, et quelques secondes plus tard, je croisais son regard. Son regard profond. Elle ne trouve pas sa spéciale ? Elle passe pourtant plus de temps en dehors du camps, j'en connais pas beaucoup. Presque comme une solitaire enfaite. Et puis seule, la nuit c'est dangereux. C'est sur ce n'est pas comme je l'imaginais, mais tout de même, elle le fait pour le bien de la guilde.
Son regard semblait complétement changé pendant plusieurs secondes, avant de revenir comme avant. Elle c'est souvenue de quelque chose qui lui picote les esprits ? Ou bien elle avait peut-être ressentis une douleur à une de ces ailes. Ça pourrait expliquer ce drôle changement de regards après tout.

-S’il te plaît n’espère… n’imagine pas trop de choses. Vraiment, il n’y a rien de particulier à ce que je fais…

Ses oreilles s'affaissèrent un peu sans que je ne puisse vraiment comprendre. Elle ne comprenait pas que ce que elle faisait était bien plus important ? Je me retournais alors complétement vers elle pour vraiment bien la voir. Tourner ma tête ça faisait mal au cou.
Je lui souris avant de déclarer d'une voix clair.

-Ce que tu fais est bien plus important que ce que tu penses ! Tu aides à la protection de la guilde en étant loin de celle-ci. Tu vaut bien plus que ce que tu crois !

Puis je me retournais, reprenant la mousse et terminais ma tache, en rajoutant.

-C'est mon point de vue en tout cas, je pense pas qu'il changera me connaissant ! Dis-je avec une pointe de rigolade.

Quelques instants plus tard, je constatais que toutes les blessures avait arrête de saigné. Tant mieux, la mousse c'est vraiment quelque chose de miraculeux il faut dire. C'est multi-usage ma fois, on peut faire plein de trucs ! Je me déplacais et me postais à nouveau devant Plume Noire. Posant la mousse imbibé d'eau et de sang prés de mes pattes.

-Voila ! C'est finis ! Par contre sur les blessures à vif, il faudrait que tu reste un peu tranquille le tant que ça sèche. Comme ça les saignement s'arrêteront. Comment tu te sens ?

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Jeu 29 Juin - 12:34
Un peu de compagnie ?



Si elle m’avait écouté longuement, d’une oreille attentive tout en continuant avec un certain automatisme sa tâche de guérisseuse, le ton de ma voix était devenu si bas qu’elle avait marqué une pause dans son travail pour tourner la tête en direction de la mienne, soutenant mon regard. Après mes dernières paroles des plus pitoyables, elle finit par se tourner complètement vers moi. Elle m’adressa un doux sourire, peut-être dans le but de me rassurer. D’une voix claire, sûre d’elle, elle affirma, ayant visiblement fixée son jugement sur mon rôle dans la guilde :

« Ce que tu fais est bien plus important que ce que tu penses ! Tu aides à la protection de la guilde en étant loin de celle-ci. Tu vaux bien plus que ce que tu crois ! »

En observant les réactions qu’auraient des félins à l’écoute de telles paroles, on aurait pu facilement discerner deux catégories : Ceux prenant mal les paroles qu’on leur adressait, les susceptibles, et les autres. Et si à cet instant précis il y avait bien une certitude, c’est que je faisais partie ‘‘des autres’’, ceux pour qui, de telles paroles procuraient une sensation… une dose de reconnaissance, de remerciement, presque d’amitié que l’on recevait en plein cœur. Certains me qualifieraient probablement de féline hypersensible, pour qui le moindre mot pouvait me déchirer ou me réconforter. Je n’aurais alors pas pu le nier.

Deux parties de moi-même, et je ne parlais pour une fois pas de mes deux personnalités, mais bien de deux sentiments, s’opposaient alors. Une gorge serrée face à une personne qui ne voyait que le bien en moi, mais qui aurait voulu crier mille Non pour essayer de lui ouvrir les yeux sur qui j’étais réellement.

Oui, de telles paroles pouvaient provoquer une réelle confusion dans mon esprit. Je devrais probablement améliorer la barrière psychologique que je tentais d’établir afin de ne pas être trop affectée par les dires d’autrui…

Le jeune chatte au pelage d’un blanc pure s’était retournée en direction de mon aile meurtrie, retournant à sa tâche –sans mauvais jeu de mot…-, tout en concluant :

« C'est mon point de vue en tout cas, je ne pense pas qu'il changera me connaissant ! »

Elle venait ainsi de fixer définitivement l’avis positif et la quasi-admiration qu’elle avait à mon égard, m’empêcher de nier une fois de plus les gentillesses qu’elle m’adressait. Ainsi les Non pleins de désespoir, empêchant l’estime de soi, resteront bloqués peut-être à tout jamais dans ma gorge serrée d’émotions. Après quelques minutes où le silence régnait, Terra finit par retirer les restes de mousses imbibés de sang de mes plumes, et elle se déplaça de quelques longueurs de moustache dans le but de se positionner en face de moi. Pendant quelques secondes, je ne savais pas si je devais replier mes ailes ou non, et dans l’ombre du doute je préférai les garder telles quelles, au risque de paraître ridicule… au point où j’en étais de toute façon…

Je fixais les empreintes pourpres qui teintaient le sol là où la mousse reposait, ce sang qui est mien imprégner petit à petit le sable et ses minuscules particules formant ce parterre à la fois stable et mouvant. Je relevai mon regard pour le plonger dans celle qui venait de me soigner en toute bonté, qui déclarait alors joyeusement :

« Voila ! C'est fini ! Par contre sur les blessures à vif, il faudrait que tu restes un peu tranquille le tant que ça sèche. Comme ça les saignements s'arrêteront. Comment tu te sens ? »

Bon, pour l’instant je tenterais de bouger le moins possible mes ailes et puis c’est tout. Je jetai de rapides regards à mes ailes afin d’admirer le travail de la femelle et finit par lui adresser un sourire –j’espère que celui-ci sera remarqué, je commençais à perdre l’habitude de sourire au gens, d’un côté j’avais peu d’occasions de montrer ma gratitude envers les autres…-.

« Bien, même mieux, merci.. ! »

A mes oreilles, ce remerciement paraissait irréel, presque faux. J’avais pourtant fait de mon mieux, et au fond je la remerciais vraiment de m’avoir soigné, voir encore plus de me considérer comme son égal... Je remarquai un peu étonné que je ne me souvenais même plus de la dernière fois que je ressentais une telle gratitude envers quelqu’un… Peut-être envers la cheffe, mais je la considérais avec plus de détachement que Terra. C’était difficile à expliquer.

Mes ailes toujours tendues, je la dévisageais, ne sachant que rajouter d’autre. Je sondais la profondeur de son regard verdoyant, gênée de ne savoir quoi rajouter. Je bredouillai, abaissant mon regard une fois de plus vers la mousse à nos pieds :

« Encore merci… C’était sympa de discuter avec toi… »

Je relevai la tête tout en balayant le sol d’un mouvement horizontal avec ma queue. Décidément j’étais nulle pour terminer une discussion, quand on n’avait aucune raison de partir chacune de notre côté. En fait, je ne savais même pas pourquoi j’avais clos l’échange ainsi. Peut-être parce que l’on avait un peu fait le tour du sujet et que je ne savais quoi aborder. Je devrais vraiment m’améliorer en termes de relations sociales !

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