Forum RPG, inspiré d'Experience n° 7
 

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Colombe | Ein Vogel Im Kafig | Terminée.
Mer 22 Juil - 14:58

Colombe

• Prénom : Colombe.
• Sexe : Femelle.
• Âge : 3 ans.
• Guilde : Soldate.
• Rang : Seconde ligne.
• Race : Croisée Ragdoll et chat sauvage/chat de gouttière.
• Pouvoir : Malheureusement, j'ignore si j'en ai vraiment un. Pendant l’expérience, la seule chose que j'ai obtenue est un tatouage. A t-il un rapport avec le don que je suis censée avoir ?

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En réalité, Colombe en a un. Mais il est des plus inutiles. Tout simplement lorsqu'elle est soumise à un choc émotionnel puissant, son tatouage sur le dos se met à briller. En gros, tout le monde peut remarquer si elle est mal à l'aise ou pas. Mais comme dernièrement elle n'a pas subit de choc particulier, alors le don ne s'est pas encore déclaré. Depuis, les scientifiques et elle même la pense sans don.


• Physique : Je suis un félin tout à fait banal. Je suis d’une taille normale, j’ai un pelage quasiment uniforme. Il est blanc, comme la pureté, comme les nuages, comme le néant. J’ai des poils longs, doux, mais sincèrement cela ne me sers à rien car je hais le contact.  Je vois plus cela comme un désavantage, car ce poil pelucheux semblable à celui d’un chaton me discrédite plus qu’autre chose face à mes camarades. Je n’ai pas de mèche particulière, je n’ai pas d’ailes, je n’ai pas d’attribut physique  utile si vous voulez savoir. La seule chose que j’ai obtenue de cette expérience n°129 fut un tatouage. Tout comme mon poil duveteux, il ne sert  à rien. Juste à attirer les regards des plus curieux qui se demandent pourquoi j’ai un symbole représentant des ailes alors que je ne sais pas voler. Le côté gauche est d’un bleu royal tandis que l’autre partie est anormalement blanche, encore plus blanche que mon pelage. Pour conclure la description  mon corps qui est d’une banalité des plus ennuyantes, je finirai par dire que mes yeux sont bleus, bleus marines, tout simplement.

Maintenant, passons à une autre petite chose. Pour compenser mes faibles capacités physiques, un homme à décidé de me faire porter un équipement des plus étrange pour permettre de développer mon seul et unique atout qui est ma facilité à me déplacer dans les airs. Pour renforcer cette aptitude, pour  pouvoir donner un sens au fait que je fasse partie des soldats alors que je n’ai pas vraiment de don . Il est constitué d’un harnais de sécurité qui englobe la quasi-totalité de mon corps. Accrochés sur mon dos deux cartouches sont là pour évacuer le gaz qui était comprimé dans les bouteilles. Celles-ci se trouvant d’ailleurs accrochées de part et d’autre de mes flancs, en train de pendre le plus souvent dans le vide. Elles sont très légères.  Je possède aussi de chaque côté deux grappins qui me permettent de viser et tirer des crochets.

Le fonctionnement de cet équipement est simple. Le crochet s’accroche là ou je le souhaite. Je me propulse vers l’endroit ou il est accroché grâce au gaz. Et je recommence le même exercice en utilisant mon autre grappin de l’autre côté de mon corps tandis que celui qui était accroché se décroche. En enchainant tout cela rapidement, cela me permet de me déplacer rapidement dans les airs. On appelle ça la manœuvre tridimensionnelle. Pour activer la libération du gaz, deux sortes de boutons ont été intégrés dans mes coussinets arrière, qui, suite à une forte pression lâchent le gaz.  Puis la même chose dans mes coussinets avant. Pour viser correctement, je dois bien sûr me trouver dans le sens ou se trouve l’endroit où je veux aller, car  les crochets partent tout droit devant moi.  


• Image :
Spoiler:
 


• Caractère (5 lignes minimum):

Je n’ai reçue aucune éducation. Vous le remarquerez bien vite. Les formules de politesse et toutes ces autres choses que l’on dit à quelqu’un, je ne les connais pas. J’ai n’ai jamais vraiment communiqué avec mes semblables.  La plupart du temps, je me mure dans le silence. Je n’ai pas connu autre contact que les coups de griffes. Peut être que si j’arrivais à me souvenir…durant mes premiers jours de vie, peut être ai-je eu une mère attentionnée qui me passait de doux coups de langues sur mon pelage…Peut-être, je ne sais pas. J’agis e plus souvent pour mon propre intérêt, on  ne m’a jamais appris à me soucier des autres et les autres ne ce sont jamais soucié de moi jusqu’à maintenant. Je n’ai pas vraiment de caractère, je suis un être renfermé, ne vivant que dans le seul but de survivre, ne me posant jamais de question. Je me contente d’obéir et d’analyser les gens et les situations. Je n’ai jamais réussi à dissocier le Bien du Mal. Je ne sais pas ce qui est juste ou injuste. Si les autres soldats ne m’aiment pas, je pense que c’est bien pour ça. Je peux faire le mal autant que le bien, sans que je ne m’en aperçoive. Je suis presque sans personnalité. Je ne connais pas ma vraie nature. Le mot « aimer » est inconnu, je n’ai jamais eu cette sensation, enfin, je ne sais même pas à quoi cela est censé ressembler, je ne connais rien, non, absolument rien….Je suis quelqu’un de pathétique. Je fais pitié, je suis adulte et je n’ai jamais prononcé un seul mot, je ne suis qu’un pantin de la nature, ma vie est gâchée. Il est bien difficile d’expliquer mon caractère en plus de cinq lignes alors que je n’en ai pas. Du moins, il ne s’est jamais révélé.

On ne m’a jamais appris à vivre. On aurait dû, c’est triste, c’est du gâchis. Mais c’est comme ça.

Cependant, il y a des choses, des choses qui ont réussis à révéler quelques traits qui me rendent normale. Les Rôdeurs me terrifient plus que tout. Ils sont mes premiers ennemis, ils ont voulu me tuer, je ne les oublierais jamais. Ils ont décapité  mon Clan, ils m’ont fait voir la mort, je les craints plus que tout au monde. Puis il y a cet homme aux yeux verts. Celui qui m’a recueilli. Ce que j’éprouve pour lui semble être au delà des mots. Peut être de la vénération. Peut être encore plus. Ce que je sais, c’est que même si ma vie était en danger, même si mon instinct me dictait de l’attaquer, je ne le ferai pas. Je ne toucherai jamais cet humain. J’ignore ce qui me pousse à le considérer  presque comme mon Dieu, mais il est certain que mes griffes ne rencontreront jamais sa chair tendre.


• Histoire (10 lignes minimum) :

J’ai vu le jour dans une meute. Sur les terres ravagées par la guerre, ce groupe de félin avait décidé d’abandonner ici même le peu d’humanité qu’il leur restait. On ne vivait que pour la domination de la nature, nous étions redevenus animaux, ne vivant que pour un seul et unique but : survivre. La satisfaction de sentir son cœur cogner contre sa poitrine, entendre son sang battre dans les tempes…C’était ce qui me donnait l’envie d’ouvrir les yeux, de me nourrir, de vivre. Parce que c’était inscrit dans mes gênes et que c’était tout ce que je voulais. Je n’avais pas d’autre souhait. Depuis mon premier souffle  je n’ai été que le pantin de la nature, consciente de la loi du plus fort, consciente de l’hostilité de ce monde dans lequel on vivait. Et je me devais de rester en vie le plus longtemps possible, et je devais redoubler d’effort encore plus que les autres, tout simplement parce que le Destin avait décidé de me mettre face à ma première épreuve.

J’étais née avec un pelage blanc. Immédiatement, je fus exclue de la société. Je sentais leur regard posés sur mon échine claire. J’avais très vite compris que mes chances de survies venaient de baisser brusquement. Parce que, comprenez que nous, animaux, nous sommes censés nous adapter à notre territoire. C’est une question de survie. Alors les félidés de ma meute  ont très vite adoptés au fur et à mesure des générations un pelage leur permettant de mieux se camoufler. Un pelage bistre, qui se confondait à la terre et des yeux majoritairement jaune… J’étais trop différente d’eux. Indéniablement, au premier regard ils m’avaient classé dans les plus faibles, les plus inutiles. Comment pourrais-je ne serait-ce chasser avec ce pelage voyant à des kilomètres ? J’étais une erreur de la nature. Un chromosome blanc qui a dominé sur le bistre. Une anomalie qui n’aurait pas dû exister. Et c’est pour cela que ma conviction de vivre n’en fut plus que renforcée.  Je devais absolument survivre, je n’avais pas le droit de mourir, car on doit toujours  réparer ses erreurs. Ainsi, si je ne suis pas réparée, si je ne survis pas, ce sont  d’autres comme moi qui finiront sous la lame de la faucheuse.  Je n’ai pas le droit de laisser la victoire à la Mort.  

Je grandis donc parmi les plus faibles. C’est en observant les autres que j’appris à chasser et a me soigner.  On vivait en groupe, mais en réalité, c’était chacun pour soi. Ceux qui avaient de la chance de ramener une grosse prise n’étaient pas obliger de la partager. De toute façon, ce n’était pas naturel pour des animaux comme nous de laisser nos semblables prendre des forces  en même tant que soi. Rappelez-vous que notre but était de rester vivant le plus longtemps possible. Ainsi, plus il y avait de chats affamés, plus il y avait des chances qu’ils meurent  et cela offrait donc plus de gibier sur le territoire… Alors que je voyais les miens tomber comme des mouches,  moi j’étais toujours debout, aussi maigre qu’un bout de bois mais je tenais. Je chassais du petit gibier, je le mangeais à l’abri des regards. L’idée même d’aller partager ne m’avait jamais partagé l’esprit. Après tout, on m’avait condamnée à la naissance, on ne m’avait jamais élevé. Ma propre mère m’a reniée. Lorsque je voulais boire son lait, elle me griffait. Alors pourquoi aurais-je eu cet élan de bonté envers ces félidés ? Je n’ai jamais connu autre sentiment que le mépris dans leur regard, et mon propre dédain envers moi-même. On ne m’avait jamais enseigné à dissocier le Bien du Mal, la gentillesse ou la méchanceté. Mon comportement me paraissait tout à fait naturel, et ça l’était. Pour ce qui était les maladies, de ce côté de là j’avais très bien remarqué que la Mort s’acharnait sur moi. Elle voulait me faire plier, à chaque saison il fallait que je rende tout ce que j’avais. Nous étions bien ignorant à l’époque, mais si seulement j’avais su…On vivait sur le même territoire depuis des lustres, les cadavres de nos morts pourrissaient à côté de nous, mais jamais  personne n’avait fait le lien que les étranges maladies qui nous prenaient aux tripes venaient de ces corps grouillants d’insectes.  Je fus donc la proie préférée des infections en tout genre. De plus, c’était un cercle vicieux, car plus je tombais malade, moins je mangeais et moins je mangeais, plus je m’affaiblissais et plus je m’affaiblissais, plus je tombais malade et ainsi de suite. Les  maladies m’avaient absolument tout pris, mais il y avait quelque chose qu’elles n’avaient jamais pu m’arracher. A travers ces vomissements incessants et ces migraines qui n’en finissaient pas, rien, absolument rien n’avait pu atteindre ma détermination. Je voulais survivre. C’était mon seul but. Cette conviction qui ne m’avait jamais lâchée depuis ma première inspiration. Elle était si forte, que je crois que c’est grâce à elle si je suis encore là.

Mais un jour, quelque chose faillit bien me retirer à tout jamais ma détermination. Ce fut ce seul et unique jour là que je ressentis la peur. La vraie. Celle qui vous tord les tripes et qui vous fait accélérer votre rythme cardiaque. Celle qui vous fait littéralement hurler. Aucun de nous ne s’y était réellement attendu. Je me souviens, il faisait nuit et les oiseaux étaient brusquement partis du côté opposé ou nous étions. Au départ, on trouvait cela on ne peut plus normal sachant que nous étions un de leur principaux prédateurs. Cependant, j’avais remarqué que lorsqu’ils fuyaient, ils ne nous regardaient pas…Ils regardaient plus loin. Comme si quelque chose arrivait et qu’ils avaient senti le danger. Mais je n’eu même pas le temps de m’éloigner qu’ils déboulèrent sous nos yeux. Je n’avais jamais vu une bête pareille… Leurs yeux rouges luisaient dans la pénombre, ils étaient petits mais leurs crocs étaient meurtriers..Je les voyais découper mes semblables en petits morceaux. Je voyais leurs têtes coupées, leurs membres arrachés et d’autres se faire dévorer vivant. Et dans ce champ de bataille, je m’étais mise à hurler. Je zigzaguais entre  les corps, glissait sur les flaques de sang mais je ne m’arrêtais pas de courir. C’était comme une course contre la mort. Si je gagne, je vis. Si je perds, je meurs. Mais sauf, que je m’étais tellement laissée submergée par la peur, que je ne vis jamais cette ligne d’arrivée. Et dans ma maladresse, un des Rôdeurs m’attrapa par la queue. Un allié de la Faucheuse…il m’avait repéré dans cette pénombre grâce à mon pelage éclatant. Il avait refermé ses crocs sur ma queue qu’il secouait dans tous les sens.  Je hurlais, je cherchais une échappatoire, je ne m’étais jamais battue, mais j’avais ça dans le sang,  je le savais ! Mes griffes sorties, je m’accrochais à chaque morceau de chair que je croisais. J’enfonçais ma seule et unique arme dans le poil rêche  de l’animal. On ne voyait que ses côtes, il mourrait de faim…Lui aussi, il cherchait du gibier, lui aussi il voulait vivre…Mais moi je voulais encore plus que quiconque. Alors je me tordais dans tous les sens  en grimpant sur le dos de la bête en cherchant du regard son point mortel. Je le connaissais instinctivement, mais est ce que je réussirai ne serait-ce qu’a planter mes crocs minuscules dans sa chair si épaisse ? Je savais d’ores et déjà  que je n’y arriverai pas. Tout simplement parce que dans la chaîne alimentaire, les Rôdeurs étaient constitués pour tuer des proies comme moi. Mais je ne voulais pas….non, je refusais ! C’est à ce moment là que mon esprit cessa d’être sous la domination de la nature. Je ne voulais plus écouter cet instinct qui me dictais d’abandonner. Je ne voulais plus me considérer comme chétive. J’étais une personne avec des faibles chances de survie…..mais j’avais cette volonté, plus grande encore que les Rôdeurs, plus puissante que toutes leur meute réunie qui  existait en moi dans chacun de mes mouvements.

Il se coucha brutalement sur le dos et je fus écrasée sous son poids.J’étais aplatie, mes os me brûlaient à tel point..J’étais pathétique, je couinais, je hurlais et je sentais ma cage thoracique compressée..J’avais énormément de mal à respirer, vous ne pouvez pas savoir à quel point…Et la panique de mourir étouffée  emplit tout mon être, si bien que je ne pensais même plus, je ne réfléchissais plus, je me contentais juste de réagir comme me le dictait ma peur. Le souffle fétide de l’animal me terrifiait, puis, brusquement, il m’attrapa par la nuque et me lança en l’air. Pendant une fraction de seconde j’étais en suspension dans les airs, les yeux écarquillés, trop choquée pour réagir. Puis je sentis mon estomac remonter, le sol n’était plus sous mes pattes, j’étais sur le dos et j’ignorais parfaitement que l’horreur  en elle-même était en dessous de moi. Il attendais que je tombe tout simplement dans son énorme gueule. A l’instant ou une parcelle de mon corps rentrerait en contact avec ses crocs, il me mordrait jusqu’à l’os et ne me lâcherai plus. Alors je pencha la tête en arrière et mes yeux clairs croisèrent les yeux rougeoyants de la bête puis mon corps se mit à suivre le mouvement. Ma colonne vertébrale me faisait un mal de chien, mon corps n’était pas habitué à se tourner de la sorte…Alors que je voyais la gueule du chien se rapprocher de plus en plus, un coup de feu retentit, et le Rôdeur s’effondra sous mes yeux.
 
Incrédule, je retombais sur mes pattes tremblantes et me préparai à fuir, quand quelque chose de doux m'attrapa par la peau du cou. Instinctivement je penchais ma tête en arrière pour refaire la même figure exécutée il y a quelques instants, cependant la chose de me laissa pas faire et passa son énorme patte sous mon ventre pour m’empêcher de bouger. Je crachais, je feulais, je ne comprenais plus rien. Je sentais que celui qui m'avait empoignée était un ennemi des plus dangereux. Il devait surement dominer la chaîne alimentaire. Je n’en avais jamais croisé, pourtant une méfiance naturelle m’incitait à le prendre comme un être vivant qu’il fallait nuire.  Alors je croisais son regard perçant et je relâchais toute prise. Je laissais ma tête retomber dans le vide et ne cessait de fixer l’Intelligence même qui me soulevait. C’était un être comme je n’en avais jamais rencontré. Il plongeai ses prunelles vertes dans les miennes, j’étais électrifiée par ce simple échange. Il a su percevoir en moi ce que personne n’avait jamais remarqué. J’ignorais qu’est ce qu’il voyait dans mon corps frêle et ruisselant de sang, mais à partir de ce moment là, je fus comme liée à cette entité. Dévouée à sa race. C’était un être supérieur, je le craignais de toute mes forces, mais je cherchais sans cesse son regard brillant d’intelligence.

J’ouvris les yeux, je me tournais sur le côté avant de vomir. Mon estomac me faisait souffrir, le monde ondulait autour de moi. D’ailleurs, quelle étrange monde ! Des milliers de soleils aveuglant tout autour de moi, des membres clairs et articulés qui bougeaient dans tous les sens. Je tournais la tête de tous les côtés. Je me sentais extrêmement mal, mes pensées étaient entremêlées, je revoyais des souvenirs, des songes, je ne savais pas ce que c’était, mais ça avait l’air si réel…Le sol sous moi était blanc et froid, exactement comme mon corps l’était actuellement. Je reniflais ma propre odeur. J’avais changé de fragrance, une parfum inconnu s’était imprégné sur moi, si bien que je ne me reconnaissais pas. Je fus ma propre ennemie pendant quelques minutes. Je me mis à me mordre, à mordre ce félin inconnu qui ne faisait pas partie des miens. Autour de moi, j’entendais des sons étranges mais je n’y prêtais pas attention. J’étais bien trop occupée à me mutiler moi-même. Mais je n’étais absolument pas consciente de ce que je faisais. Je combattais cette ennemie naturelle avec rage, je lui lacérait les flancs, j’étais soumise à mon instinct qui me dictait de chasser cette chose à l’odeur inconnue.

Tiens, encore l’instinct. Moi qui avait tenté de m’opposer à lui. C’était donc sa vengeance ? Car nul animal ne peut échapper à la loi de la nature. Mais quel monde cruel….Mes iris bleues perçantes se dilatèrent. Mes crocs lâchèrent prise sur cette patte maculée de sang. J’étais une erreur, une erreur irréparable. J’avais tant cherché à survivre, je l’avais tellement voulu que maintenant j’en étais à me tuer moi-même. Si je n’avais pas cherché la vie, si j’avais décidé de mourir comme tous les autres à la première famine,si je n’avais pas eu cette détermination, je n’aurai pas échoué aussi misérablement que là. Je n’ai eu que ce que je méritais. Je ne suis qu’un animal, piètre créature dans ce monde, comment avais-je pu oser croire que je pourrais réparer cette erreur qu’était mon existence ? Comment avais-je pu croire que je pourrais me débarrasser de ce qui faisait de moi une bête ? La nature venait de me donner un coup, un coup plus fort que ce que le Rôdeur m’avait donné. Je ne pourrais jamais me débarrasser de l’instinct. Il ma donné cette envie de vivre, il m’a fait traversé bon nombre d’épreuves…Et une fois arrivée vers le haut, lorsque je pensais pouvoir le surpasser avec ma foutue détermination, il me fait chuter en bas, il me fait toucher le fond, il me montre la vérité en face. C’est une défaite trop lourde à accepter pour moi. Elle ne passe pas, je n’en ai plus la force. Elle m’a humiliée, je me détestais, je me haïssais d’avoir cette chose imprégnée en moi. Elle m’a rabaissée devant moi-même, il n’y avait pas plus terrible douleur que de se tromper à un tel point sur sa personne. Je me recroqueville doucement, tel un nouveau né. Je sens tout mon être s’effondrer, cette sensation est tellement douloureuse elle est au-delà des mots.

Je me met alors à pleurer comme je ne l’avais jamais fait.

Ils m’observent. Les êtres les plus puissants au monde m’observent. Je suis debout, ils me font passer des tests. La douleur à mon estomac s’est dissipée. J’ignore ce qu’il s’est passé avant. Je me souviens juste du moment ou je me suis faite transporter par l‘Intelligence aux iris vertes. Mais je me fiche de ces détails. Ce qui compte, c’est que je sois encore en vie. J’ai réussi a accepter l’idée que je ne serais qu’une erreur irréparable, que je me devais de continuer à vivre en suivant l’instinct animal. Je ne pourrais plus jamais envisager de battre un Rôdeur , ils sont devenus mes ennemis naturels, ils sont destinés à me tuer. C’est tout.Maintenant, je ne souhaite plus penser à autre chose. Je me concentre sur le parcours que j’ai a effectuer. Depuis le moment ou je me suis réveillée, j’ai sentie quelque chose d’étrange changer en moi. Ce n’était pas seulement mon odeur, mais c’était un changement produit dans tout mon être. Peut être que les hommes cherchant à faire réveiller en moi cette chose. Pour l’instant, j’ignore comment la dévoiler. Je me contente d’éviter les obstacles et d’attraper la cible.

Je sais exactement ce que je dois faire, je sais exactement ce qu’ils attendent de moi, ces êtres aux yeux intelligents. Je donne tout ce que je peux, je n’hésite pas à montrer que j’ai des capacités. Je ne veux surtout pas décevoir ce scientifique aux yeux vert. Il a vu quelque chose en moi. Il ne semble pas encore l’avoir trouvé, mais je veux tout faire pour qu’il le découvre enfin. Des objets lourds et volumineux pendus à des chaînes s’approchent vers moi. Je bondis dans les airs, je vois la cible cachée sur une des boules noires. D’autres arrivent, je pivote dans les airs, l’être aux yeux d’émeraude me regarde attentivement. Alors je continue, je me courbe, je fais ma roulade arrière, la même que j’ai faite lorsque le Rôdeur m’a lancé dans les airs. J’aime beaucoup cette sensation d’être en suspension dans l’air et de pouvoir me tourner ou je veux. En vérité, ej n’ai jamais apprécié quoi que ce soit, mais le fait de pouvoir me mouvoir dans l’espace comme je le voulais me procurait une sensation plus forte que de al simple satisfaction. Je me sentais réellement vivante, je sentais mon sang partir dans les côtés de mon corps, surtout quand j’avais la tête en arrière. Et je sentais, que tout ce que je faisais intéressait l’homme. A chaque figure je cherchais son regard, c’était une nécessité. Puis finalement, au bout de quelques minutes, il décida de tout arrêter. Je vis son geste de la main et je retombais immédiatement sur mes pattes.

Les hommes autour de moi ne me considéraient pas comme quelque chose d’intéressant. Ils semblaient même déçus, dégoutés. Je les regardait un à un. Je sentais toujours cette chose en moi, cette chose qui ne s’était toujours pas réveillée. Ils avaient surement espérés que ce fameux je ne sais quoi finisse par se dévoiler au cour de cet test. Je ne savais pas comment réagir, à vrai dire, je me fichais bien de ce qu’ils pouvaient penser de moi. J’étais consciente qu’ils me voyaient seulement comme « l’expérience n°129 ». Je m’intéressais seulement à ce Dieu aux yeux verts. Il me regardait toujours avec son regard étrange, il avait envie de faire quelque de moi et je voulais sincèrement qu’il le fasse. Cela m’aiderait peut être à survivre encore plus longtemps.

Il m’avait choisie. Définitivement choisie.Il avait une idée en tête. Il me terrorisait, mais j’avais besoin de le suivre,de savoir ce qu’il voulait faire de cette expérience n°129 qui avait apparemment échouée.J’étais extrêmement méfiante envers cet humain, mais il m’avait changé la vie, j’avais toujours envie de le nuire, mon instinct le voulait et je ne pouvais pas l’ignorer. Il me plaça dans une pièce vide. Il y avait deux poteaux, deux fils qui pendaient avec un équipement. Il se mit à me soulever, je n’aimais pas du tout ça mais je me laissais faire. Il me plaça dans cette chose. J’avais la désagréable sensation de ne plus être libre de mes mouvements, je me sentais emprisonnée. Je me mit à courir en essayant de briser les lanières, mais l’homme ne voulait pas ça. Il me regardait gravement, puis il avança sa patte articulée pour venir la passer sur mon front et sur tout le long de mon dos. Ce simple contact suffit à me pétrifier sur place . Je n’avais jamais connu une telle sensation d’apaisement, mais en même tant j’avais eu envie de mordre jusqu’à l’os cet inconnu qui osait me toucher. Mais j’étais partagée entre les deux. Donc comme d’habitude, je n’eus aucune réaction. Il se mit à passer derrière moi, je me retournais, je ne voulais pas le quitter du regard. J’étais au moindre affut. Sa main fragile se posa sur un levier. Puis il appuya dessus doucement.

Un cri terrifié m’échappa lorsque je sentis mon corps se soulever sans que j’en ai l’intention. Je forçais le plus possible pour que mes pattes touchent le sol mais c’était impossible. J’étais pétrifiée, mes pattes battaient toute seule dans les airs à mesure que je m’élevais de plus en plus haut. Je gigotais et je finis par basculer en avant en manquant de très près de percuter le sol avec ma tête. Je n’eus même pas le temps de me remettre de ce choc intense que l’humain revint vers moi et me remis en position. Il passa sa mains gantée sur mon front comme il l’avait fait quelques instants auparavant et se remis derrière moi pour faire basculer le levier. Un élan de panique m’envahit à la vue de son geste, instinctivement je voulu mordre les lanières, mais une fois les pattes dans le vide, je fus une fois de plus tétanisée. Je voulais bouger mes pattes, cependant, quelque chose en moi me disait que c’était une mauvaise idée. Je voulais rester stable, je voulais rester immobile. Et avoir les pattes au sol le plus vite possible. Alors je me figeais sur place, tel une statue et me mit à fixer un point invisible devant moi. Les fils avaient arrêtés de trembler mais je ne  bougeais pas d’un poil.

Je ne saurais dire combien de temps passa pendant que j’étais là, en suspension dans un équipement dans le vide. Peu à peu, je sentais mes muscles se décontracter. J’avais compris comment cela fonctionnait, il fallait rester stable , ne pas se pencher en avant, ni trop se pencher en arrière..Il fallait savoir répartir son poids, de manière à ce qu’il y ai un parfait équilibre entre la partie haute et basse du  corps. Un exercice compliqué, mais qui devenait de plus en plus facile au fur et à mesure des entrainements. En effet, devant le succès de ce deuxième essai, l’homme ne voulu plus me lâcher. En dépit de mon expérience qui avait échoué, il avait remarqué à quel point je me déplaçait bien dans les airs et avait voulu tester sur moi cet équipement de son invention. Pour compenser mes faibles capacités, il m’entraina pendant plus d’une année à me servir de cet équipement. Parce qu’une fois l’épreuve de l’équilibre passé, il fallut qu’on apprenne à mon cerveau d’animal à comprendre le fonctionnement des nombreuses spécialités de celui-ci. J’eus le droit à quelques opérations. On plaça dans mes coussinets arrières deux boutons qui, pressés avec une certaine force, enclenchaient la libération du gaz à l’arrière de mon équipement. Puis dans ceux de l’avant, deux mêmes boutons qui  faisaient sortir les crochets du grappin . Il me fallut donc plus d’une année, avec 5 heures de travail par  jour pour que je puisse correctement enregistrer le fonctionnement de l’appareil. J'eus le droit à beaucoup de piqures assez douloureuses qui servaient à stimuler certaines cellules de mon cerveau. Pour que j’apprenne plus vite. Ainsi, cela me laissa quelques séquelles, car depuis les injections j’ai énormément de mal à trouver le sommeil, même quand je suis à bout de force. Puis enfin, il y eut la mise en situation. On me mit dehors et l’humain me demanda d’aller chercher un félin qui s’était caché dans les arbres. On me fit humer son odeur et je me mis à sa recherche. Au début je refusais catégoriquement d’utiliser l’équipement, mais à force, je compris bien vite que je ne pouvais pas capturer le félin en restant uniquement sur terre. Je n’avais utilisé l’équipement que dans un laboratoire, l’utiliser dans le monde sauvage ne m’avais jamais alors traversé l’esprit…Il augmentait considérablement mes chances de survie lorsque je l’utilisais, parce que je savais que dans les airs j’avais moins de chance d’être blessée, cependant il y avait toujours cette peur...Peur du monde sauvage et des Rôdeurs qui s’y cachaient. J’eus beaucoup de mal à me résigner. Pour ma désobéissance aux êtres intelligents, j’eus le droit à plusieurs jours de jeûne. Ils voulaient me faire passer un message très clair. Si je ne me décidais pas maintenant à faire ce qu’ils voulaient, ils n’hésiteraient pas à me laisser mourir.  

La mise en situation débuta enfin, après 4 mois d’hésitation.  J’analysais le lieu autour de moi, j’envoyais mes crochets sur les arbres et je faisais sortir le gaz qui me propulsait vers la cible ou je m’étais accrochée. Je pivotais dans l’espace, l’autre crochet se détachait tandis que je faisais sortir l’autre et naviguait dans la forêt avec de plus en plus d’aisance. Je me décontractais et je laissais faire ma vue et mon odorat. Au bout de quelques minutes, je réussis à retrouver le félin, un chaton. Je l’attrapais entre mes crocs  et revient au point de départ, portant fièrement le trophée devant les hommes. Je me souviens avoir planté mes prunelles bleus dans les vertes de l’homme. Son regard brillait. Il avait vu cette chose en moi et il avait enfin réussit à la récupérer. Les autres ne me trouvaient plus inutiles. Mon don ne s’était peut être toujours pas déclaré, peut être même qu’il était inexistant, mais j’avais réussi à leur prouver qu’on pouvait faire quelque chose de l’expérience n°129.  

Ainsi, on me nomma soldate et enfin, on me donna un prénom. Je fus  nommée Colombe, en honneur à mon équipement qui me projetait dans les airs comme un oiseau et à mon pelage blanc éclatant.



Joueur


• Pseudo : Justepourlesavatars, Juste', Hurricane sur FS....
• Age : 15 ans ( enfin, dans quelques jours ) .
• Comment as-tu découvert le forum ? Vidéo d'Eucalyptus Splash !
• Que penses-tu du forum ? Il est très beau et j'aime beaucoup le contexte.
• Autre chose ? Merci aux admins pour avoir accepté ma requête :D

Base par FieryAmarylis ; Code par xLittleRainbow


Dernière édition par Colombe le Lun 27 Juil - 11:40, édité 4 fois
Mer 22 Juil - 15:28
Bienvenue c:
Le dessin est top, tu maitrises bien les ombres x)
Mer 22 Juil - 17:43
Bienvenue :3
Ven 24 Juil - 15:51
Merchi beaucoup vous deux, il me me manque plus que le caractère et j'ai enfin fini @_@
Ven 24 Juil - 16:03
Mais c'est Juste d'Equideow, ça...Bref, je me tais ! Bienvenue à toi et je suis en admiration devant ton dessin (:
Messages : 530
Date d'inscription : 18/07/2015
Age : 17
Ven 24 Juil - 16:36
Welcome! Tiens, une amie des explorateurs?


Dernière édition par Levi le Ven 24 Juil - 17:33, édité 1 fois
Ven 24 Juil - 17:16
Welcome here. ewe
Lun 27 Juil - 11:49
J'ai finit ! :D
Lun 27 Juil - 12:21
Ahah XD
Je te réserve un rp en tout cas e_e
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