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Samaël - Quelle voie choisiras-tu ? | Soldat, frais -> troisième ligne.
Mer 22 Juil - 1:42

Samaël

• Prénom : Samaël
• Sexe : Mâle
• Âge : Deux années et un mois, 25 mois.
• Guilde : Soldat. Du moins, jusqu’à présent
• Rang : Frais, ou Soldat de troisième ligne
• Race : Une pure abomination. Alias, un chat des gouttières
• Pouvoir : Il peut perturber les systèmes vitaux des êtres vivants, en les regardant avec son œil unique. Cela crée un lien psychologique entre lui et sa victime. Il peut faire en sorte qu’un chat cesse de respirer autant qu’il peut faciliter la circulation du sang ou qu’il peut tenter de créer des caillots. Il peut assouplir les muscles autant qu’il peut les figer en pleine course. Le problème majeur est qu’il ressent ce que sa victime vit. Que ce soit la peur, la douleur, la panique, la colère ou le bonheur, le soulagement, la gratitude, l’amour. Il est donc plus prudent de couper rapidement ce lien entre esprits, car ces sentiments le surchargent et le rendent malade ou anxieux. Si la mort survenait chez la victime, cela risquerait de lui causer un choc nerveux qui le plongerait dans l’inconscience, dans le coma ou, au pis, dans la mort à son tour.

• Attributs physiques : Son corps est presque entièrement couvert de robustes écailles reptiliennes qui sont blanches à la lumière et noires dans l’ombre. Elles recouvrent sa mâchoire inférieure et son poitrail, mais ne touchent pas à ses pattes avant. La ligne d’écailles coure le long de sa colonne vertébrale et s’achève à mi longueur de sa queue. Son flanc gauche en est cependant exempt. Dans son dos, il a deux excroissances blanches arquées qui semblent avoir été cassées. Elles ressemblent à des os, ou à des simulacres d’ailes aux plumes arrachées. Elles mesurent une quarantaine de centimètres et Samaël les garde collées près de ses flancs. Il peut les bouger comme il le veut, mais elles semblent le faire souffrir.

• Physique : Sans la beauté, mais doté d’une effroyable dureté, ce corps musculeux et écailleux rend mal à l’aise les observateurs. Il n’y a nulle normalité dans cette silhouette aux angles acérés et il y a tout pour perturber. On ne peut décemment pas être seulement à demi-monstrueux. Cependant, Samaël l’est encore plus qu’il ne l’a jamais été. Imposant, il est désormais presque complètement couvert d’écailles blanches à la clarté et noires dans les recoins sombres. Autant dire qu’à l’endroit où il vit, il est désormais presque toujours à moitié noir ! Son poil très court est heureusement resté blanc en toutes circonstances, mais ça ne change rien que son corps est couvert d’écailles. Écailles qui sont loin d’être souples et qui lui donnent l’impression d’avoir une mâchoire d’acier et de pouvoir fouetter à mort des félins avec sa queue comme arme. Le pire, dans son apparence qui est restée pareille qu’avant sa capture, c’est son visage. À l’endroit où devrait se trouver l’œil droit, il n’y a que fourrure lisse. Seul un léger creux marque l’emplacement où tous les autres ont un deuxième œil. Son unique œil est extrêmement pâle et est d’un bleu cristallin. La seule touche colorée chez lui, où tout est blanc et noir, jusqu’à son humeur. Le fait qu’il soit borgne et qu’il ait des squelettes d’ailes estropiées, comme un oiseau de mauvais augure, n’attire pas spécialement les autres. Encore moins dès qu’ils savent de quoi il est capable…

• Image :
Spoiler:
 


• Caractère (5 lignes minimum): Samaël oscille entre le bien et le mal, l’amour et la haine. Il se trouve sur une frontière invisible, qui bascule chaque jour dans une teinte de gris différent, du plus clair au plus sombre. Il voudrait bien croire les Soldats, sa nouvelle famille, mais n’est-ce pas eux qui l’ont transformé en créature écailleuse ? N’est-ce pas eux qui sont guidés par une foi fanatique, ou un simple désir contrôlé, d’arrêter ces Guildes adverses ? Il ne sait plus faire confiance et il n’accorde même pas celle-ci à lui-même, depuis qu’il a changé. Une telle modification de son corps a entrainé une seconde dans son esprit. Ila l’impression d’avoir des pulsions malsaines, dès qu’il pose le regard sur quelqu’un, ennemi ou allié. Il souhaite tester ses limites et n’est pas certain de vouloir les connaître.

Samaël était amoureux. Il aimait sa belle et celle-ci le déteste. Il a donc réfréné ses ardeurs, ce qui l’a poussé à couper une petite part de lui-même. Anciennement joueur et rusé, il est plus sérieux, plus posé, plus dur. Il ne veut pas commettre des atrocités en son propre nom, mais ne veut pas non plus risquer de partir et de provoquer la mort d’Issa. Pourrait-on le considérer comme un lâche ? Peut-être. Il est diplomate, d’ailleurs, et est très caustique. Ou l’était beaucoup, il a peu. Ça lui reviendra sûrement rapidement. Il sait jouer sur les mots sans être insultant et préfère calmer le jeu que provoquer les disputes.

Samaël ne s’aime pas, d’ailleurs. Son œil est souvent fixé dans le vide, à broyer du noir. Il a tendance à bouger ses simulacres osseux pour se rappeler sa monstruosité. Il ne s’est jamais réellement remis des calomnies dans son dos, malgré la douceur d’Issa. Le fait qu’il l’a menée à son emprisonnement ne l’a pas aidé à regagné son estime de lui. Il veut pouvoir se prouver qu’avec sa grande volonté, il peut réussir à faire de grandes choses qui effaceront ses crimes. On ne peut pas dire qu’il est très sûr de lui, en tout cas !


• Histoire (10 lignes minimum) : Quelque part près de la ville, il y avait ce qui s’apparentait à un bosquet fané, où la vie n’avait laissé que troncs et branches dénudés de verdure. Il n’y avait que quelques rares touffes de fougères jaunes et sèches, qui faisaient de biens piètres litières pour la chatte qui avait décidé de s’y abriter pour une nuit. Elle avait un ventre bien rond et peinait à arracher les herbes qui composeraient sa couche. Elle ne souhaitait pas que sa progéniture, quel que soit son nombre, ne vienne au monde sur le sol pollué. Sa silhouette grise parfaitement formée et à laquelle les mutations n’avaient eu aucune prise se déplaçait de manière chaloupée. Elle se fatiguait vite et elle savait que la mise ne tarderait plus.

Épuisée, Ashera finit par se coucher dans son nid de fortune, dans le creux des racines d’un grand arbre toujours debout. Elle n’avait nulle assistance à ses côtés pour l’encourager à mettre au monde ses chatons. Personne pour l’encourager et pour lui changer les idées. La femelle était peut-être paralysée par la souffrance, les pupilles dilatées, mais son esprit possédait encore toute sa vivacité. Elle était tourmentée par la culpabilité d’offrir à ses petits une existence si désolée sur une terre dévastée. Elle n’avait pas de famille et était elle-même une solitaire, depuis la mort de ses frères et la capture de ses parents. Quant à un éventuel compagnon, celui-ci était mieux de ne pas la chercher ! Elle préférait mourir que de le rejoindre et de lui permettre de choisir un avenir monstrueux pour ses chatons ! Elle ne voulait rien savoir de ces chats mutants. Pour elle, ils étaient des âmes perdues dans des corps possédés et capable de l’impossible.

Cette nuit-là, alors que le ciel estival était couvert par des nuages sombres, Ashera aperçut pour la première fois son unique petit. Elle le discerna mal dans l’obscurité, mais elle s’assura malgré tout qu’il n’avait pas une troisième paire de patte, une double queue ou des ailes de moineau. Éreintée par l’effort qu’elle venait de faire, elle rapprocha le chaton d’elle pour le réchauffer et pour qu’il puisse téter. Elle s’endormit avec un sourire sur le museau, chuchotant pour elle-même dans la nuit :

- Oh, Samaël, je suis si heureuse que tu ressembles à un ange et non pas au monstre qu’est ton père.

Dans la nuit, elle n’avait pas vu que son ange qu’elle pensait si parfait n’avait qu’une seule paupière, un seul œil fermé. Elle le découvrit le lendemain matin, dans la pénombre de l’aurore. À ce moment-là, elle eut un cri de détresse et elle recula, horrifiée. Elle avait permis à une nouvelle aberration de voir le jour. Son ange de pureté n’était qu’un réceptacle pour l’esprit d’un démon. Son Samaël serait l’horrible fils de son père, un mutant borgne ! À partir de ce jour, elle transmit la haine et la colère qu’elle avait envers le père sur son fils. Elle le traita comme il se devait pour qu’il ne soit pas perverti. Et peu importe l’âge et la candeur du chaton, il devrait y survivre, dans cette réalité cruelle où sa mère était la seule maîtresse à laquelle il put se fier.

†.†.†

Samaël grandit dans sa laideur, petite boule de poil blanc au regard pénétrant d’un bleu innocent. Il apprit à se recroqueviller devant sa terriblement austère mère qui gérait sa vie dans les moindres détails. Doté naturellement d’un penchant rebelle et ivre de liberté, il comprit tout aussi rapidement que pour ne pas se faire écraser par les croyances idiotes de sa mère, il devait lui fausser compagnie. Même s’il avait honte de la fuir de la sorte, il étouffait à rester auprès d’elle. Elle le médisait et lui interdisait les bonheurs simples de la vie. Chaque matin, à l’aube, elle le réveillait pour qu’il aille chasser, pour qu’il reste en santé et ne devienne pas un ingrat paresseux. À son retour, elle l’inspectait de toute part pour se tranquilliser sur le fait qu’il ne soit pas devenu un «ignoble mutant dépourvu d’âme comme ton père». Elle regardait s’il n’avait pas des ailes, s’il n’avait pas de longs crocs, s’il n’était pas capable du jour au lendemain de cracher de l’acide. Elle l’obligeait à nettoyer la litière chaque jour en posant sur lui un regard craintif et coléreux.

Sa mère ne l’aimait pas et il le savait depuis toujours. Il avait remarqué et en avait été fort malheureux, mais son instinct de survie persistait. Peut-être était-il aux yeux de sa mère une horreur mutante, mais il méritait de vivre, non ? Il n’avait rien fait de mal et ne cherchait à tuer personne. Il n’empoisonnait pas la nourriture qu’il offrait à sa mère et ne mettait pas de ces bardanes grosses comme des pattes dans sa litière. Sa seule erreur était de n’avoir qu’un œil.

Ashera, au contraire, était des plus méchantes, s’il avait bien compris la notion du bien et du mal. Quand il était jeune, elle le laissait grelotter dans les nuits fraiches, sans le réchauffer avec sa fourrure. Elle ne l’avertissait jamais quand il y avait un obstacle dans son angle mort et le regardait avec mépris quand il trébuchait. Elle le traitait d’enfant de démon et lui dictait les milles raisons pour lesquelles il n’était qu’une souillure mutante, le rabaissant sans cesse dans sa piètre estime. Cela avait fonctionné pour un temps. Mais le chaton qu’il était avait vieilli. Il était parti à l’aventure, la queue basse et déprimé, et avait trouvé des chats à qui il pouvait parler librement. Certains regardaient son côté droit anormalement lisse avec inquiétude, mais il ne le rejetait pas totalement. D’autres, par contre, l’injuriaient et lui priaient de partir, car il amènerait sur eux ses compagnons Soldats.
Samaël n’avait jamais rencontré de ces Soldats. On les disait sans clémence et capable d’enlever les chatons à leur mère. Et aussi capable d’emmener la mère et son compagnon. On disait aussi qu’ils travaillaient à la solde des humains et que c’était ceux-ci qui créaient les aberrations de son genre. Il ne crut d’abord pas à ces ouï-dire, mais n’eut plus trop le choix quand il en vit un pour de vrai. C’était un grand matou au pelage moucheté comme celui de faon. Sur son crâne, il avait deux répliques miniatures de bois de cerfs. Et ce chat sautait anormalement haut. Il peina à croire que cela fut possible et s’empressa de se cacher quand un autre félin arriva, regardant dans sa direction. Le chat avait dans sa gueule ce qui ressemblait étrangement à un chaton. Il eut l’impression que son cœur cessait de battre.

Après ce jour, Samaël devint beaucoup plus prudent. Il n’avait pas envie de se faire emmener. Il n’avait pas envie de devenir encore plus un être maléfique, comme se plaisait à dire certain. Il supportait les moqueries et les insultes, mais il ne voulait pas devenir un tueur. Secrètement, il savait aussi que ce n’était pas là la seule raison : il n’avait pas envie d’être encore plus hideux. D’être encore plus mutant.

†.†.†

L’amour est une émotion que Samaël ne se crut jamais capable d’éprouver. Pourtant, c’est cette force qui enserra son cœur à force de fréquenter une jeune femelle. Elle se nommait tout simplement Issa et elle avait un pelage blanc pareil au sien. Cependant, ce qui l’attirait le plus chez elle et qui pouvait le captiver pendant des heures, c’était son regard rose pâle. D’une douceur et d’une compréhension hors-norme, la belle ne recula même pas la première qu’elle vit son visage. Cette acceptation était plus qu’un signe et le jeune mâle fut émerveillé qu’une inconnue si jolie et si parfaite puisse ne pas être horrifiée face à lui.

Ils se fréquentèrent pendant des mois. Ils étaient tous les deux hardis et s’amusaient à courir dans les ruines de la ville. Ils discutaient longuement de ce qu’ils entendaient parler. Les mutants étaient-ils réellement mauvais comme le prétendait sa mère ? Où était-ce seulement les Soldats ? Qu’advenait-il des chatons kidnappés ? Existaient-ils d’autres regroupements de félins, comme on entendait souvent dire par des vieux matous fous ?

Certaines questions étaient plus personnelles et Samaël adoraient toujours autant ces débats. Il était passionné et de plus en plus, il souhaitait pouvoir faire quelque chose pour ces chats qui disparaissaient. Il restait malgré tout peureux de se faire prendre lui-même et de se retrouver modifier contre sa volonté en une créature difforme ou un être capable d’enflammer comme la foudre des herbes.

Une journée, alors qu’Issa et lui se promenaient près du bosquet de sa naissance, ils virent avec horreur des humains. Ils fuirent et s’empressèrent de se cacher, mais durant cette même journée, ils aperçurent aussi des Soldats. Leur petit monde paradisiaque avait été envahi par les Soldats. Ils n’étaient plus en sécurité.

- Nous devons partir ! Partons vers le désert, au risque d’y mourir de soif. Ou trouvons refuge dans la forêt, mais pitié, Samaël, partons dès ce soir !

Samaël était tout à fait d’accord avec elle. C’est ce qu’il aurait fait s’il n’avait pas voulu avertir sa mère de la présence des humains et des soldats. Il ne la voyait que rarement, s’étant affranchi d’Ashera et de ses propos cruels, mais il tenait à ce qu’elle puisse échapper à son pire cauchemar, celui de devenir une mutante. Il se rendit donc avec Issa chez sa mère. Peu importait qu’elle ne le mérite pas, il ne souhaitait pas qu’elle devienne ce qu’elle haïssait tant depuis toujours.

Ils entendirent fréquemment les voix des Soldats et craignirent chaque fois que l’un d’entre eux posséda un don leur permettant de les découvrir. Ils finirent par arriver sains et saufs chez Ashera qui se terrait dans un tronc creux en psalmodiant des propos inintelligibles. Elle les regarda avec épouvante, comme s’ils étaient des Soldats et non pas des fuyards venus l’avertir du danger.

- Mère ! Vous devez partir d’ici, vous n’êtes plus en sécurité ! Les Soldats rôdent et risquent de vous emporter à la Ville s’ils vous trouvent. Partez, je suis simplement venu vous mettre en garde

Elle le dévisagea sans un mot, l’air dépitée.

- Mais il est trop tard Samaël, tu as attiré tes congénères jusqu’ici. Tu n’as jamais été capable de dévouement, n’est-ce pas ? Tu préfères la trahison ?

Samaël écarquilla son œil unique en la fixant, médusé. Que racontait-elle, qu’essayait-elle de dire dans son délire qui semblait bien trop lucide ? Il se rapprocha d’Issa en reculant et il les entendit. Il sut aussitôt que sa mère avait raison en quelque sorte. En voulant la sauver d’une destinée monstrueuse, il avait conduit les Soldats chez elle. Il ne put rien faire quand vinrent les humains et leurs aiguilles qui se plantèrent douloureusement en eux. Il se haït instantanément, alors qu’il plongeait dans l’inconscience, souhaitant de tout de son cœur de ne pas se réveiller différemment qu’il ne l’était déjà. Puis, ce fut l’obscurité.

†.†.†

Transformé. Voilà comment il se retrouva à son réveil, le corps douloureux et irrémédiablement changé. Il semblait sentir le sang couler dans ses veines et son souffle lui paraissait plus fort que le vent. Son pelage jadis immaculé ne représentait plus que le tiers de sa présente «fourrure». Ses écailles reflétaient même la nuit la piètre lueur qu’il captait dans sa cellule. Son dos le brûlait et il avait l’impression que quelque chose voulait en sortir. Nuit et jour, il haletait en sentant lentement sa peau s’étirer, puis se fendre pour laisser sortir deux os, deux excroissances luisantes qui oscillaient dans le vide. Comme les ailes coupées, déplumées, d’un volatile. Privé de liberté, qui ne pourrait plus voler, voilà à quoi se résumerait sa nouvelle existence.

Dans son désespoir et dans sa haine de lui-même, il se questionna sur ce qu’il était advenu d’Issa. Il sentait à proximité les cœurs pomper du sang, les poumons se vider d’air pour aspirer à nouveau la vie, les muscles se tendre pour avancer d’un pas. Il sentait la maladie dans la carcasse décharnée d’un voisin et savait que ce félin mourrait tout bientôt. Il avait l’impression que tous ces corps pleins de vie l’appelaient et le priaient de les aider, de les priver de leur fluide, de leur procurer la mort qu’ils attendaient. Il se pensait fou. Délirant dans la fièvre que lui procuraient sa douleur et la poussée de ses excroissances.

Il eut un matin la force de se lever pour explorer les alentours. Il titubait à moitié et voyait brouillé, mais il tint à pouvoir sortir de lui-même, en quête de la femelle de ses rêves. Dès qu’il la verrait, tout irait mieux. Elle lui murmurerait des encouragements, lui certifierait que ce corps écailleux et ces os blancs ne la dérangeaient pas. Qu’ils partiraient d’ici et s’exileraient très loin. Il vagabondait dans cet endroit qu’il ne connaissait pas, déglutissant en sentant tous ces corps qui fonctionnaient autour de lui. Ce n’était pas normal de voir qu’un certain avait le cœur fatigué et qu’un autre couvait une toux violente. Il n’y avait rien de naturel à sentir les chatons dans le ventre d’une femelle à quelques mètres de lui, à sentir qu’ils bougeaient et qu’ils étaient presque à terme. Il avait envie de voir ce que ça ferait, de pousser le sang à se précipiter trop rapidement dans les vaisseaux sanguins d’une victime. Il avait envie de voir ces petits chatons se débattre dans le ventre de leur mère, condamnés à mourir sans avoir connu l’existence.

Il détourna le regard, dégoûté par ses pensées morbides qui le captivaient et l’horrifiaient à la fois. Et devant lui, il la vit. Un splendide pelage blanc, des yeux rose pâle et, étrangement, de la même couleur, de fines rayures sur sa fourrure. Seulement, quand elle riva son regard sur lui, il n’y décela nulle douceur. De la dureté et une sorte de colère étouffée le poignarda et il se figea, attendant qu’elle fasse n’importe quoi. Elle le jaugea et sans dire un seul mot, elle lui tourna le dos, marchant plutôt vers un groupe de femelles aux regards apitoyés.

Il sentit un souffle dans son dos, des pas légers et une grâce guerrière. Il ne prit pas la peine de détailler son interlocuteur, qui lui susurra lentement à l’oreille des mots qui le glacèrent.

- À ce que je vois, ta femelle te déteste. Tu le mérites certainement, mais je ne suis pas là pour te juger. Je fais simplement t’avertir. Si tu tentes de fuir, ta jolie Issa mourra lentement, après une longue agonie, brisée par une existence stérile où chacun de ses petits lui sera enlevé. Elle n’est ici qu’une pouliche bonne à enfanter. Si tu restes, elle sera traitée du mieux possible au vu des conditions qui règnent ici. Fais-ton choix, Samaël. Serviras-tu la bonne cause ou préféreras-tu périr comme un lâche en fuite ?

Samaël regardait toujours en direction d’Issa. Il sentait le cœur de sa belle, qui avait battu pour lui il y a une semaine, mais maintenant, il avait seulement envie de le faire cesser. Il n’y avait plus d’amour, de tendresse et d’amitié entre eux. Il n’y avait plus que de la haine pour sa personne. Parce que, par sa faute, ils se retrouvaient ici, prisonniers des Soldats. Il n’eut plus envie de sourire et il considéra les paroles du Soldat derrière lui.

- Ton pouvoir nous sera utile, sais-tu ? Tu pourras laisser aller tes envies, personne ici ne te jugera. Après tout, nous sommes tous dans le même bateau, non ? Nous saurons être ta nouvelle famille. Et tu nous aideras à détruire nos ennemis. Qu’en dis-tu ?

Samaël bougea la tête vers la gauche, pour ne plus voir son ancienne aimée. Il prit une grande respiration qu’il sentit gonfler ses poumons. Des aberrations toutes comme lui. Une nouvelle famille qui ne l’injuriait pas, malgré ses étrangetés. Il bougea ses excroissances osseuses, tressaillant sous la vive douleur. Qu’en avait-il à faire, du bien et du mal ? Après tout, ne l’avait-on pas fait suffisamment souffrir toute sa vie durant simplement parce qu’il avait un œil en moins ? C’était au tour des méritants de sentir leur sang se figer dans leurs veines.

- Je veux être des vôtres.

†.†.†

Samaël, t’es-tu précipité dans ta chute ? Ou trouveras-tu la voie du paradis ?





Joueur


• Pseudo : Soupe, ou Souac
• Age : 15 ans
• Comment as-tu découvert le forum ? Grâce à Euca sur sa chaîne.
• Que penses-tu du forum ? J’adore la bannière et je trouve l’histoire superbe. L’ambiance est vraiment attrayante !
• Autre chose ? Je suis sur les horaires québécois, alors je vais tenter de connecter aux mêmes moments.

Base par FieryAmarylis ; Code par xLittleRainbow


Dernière édition par Samaël le Sam 25 Juil - 23:36, édité 8 fois
Mer 22 Juil - 6:57
Bienvenue. \o/
Mer 22 Juil - 9:29
Bienvenue c:
Yon chat à l'air vachement intéressant *^*
Jeu 23 Juil - 3:08
Merci ! Et ce n'est pas tout, je n'avais aucune inspiration hier au soir x)
Jeu 23 Juil - 9:32
J'imagine las quans tu es inspiré XD
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Age : 17
Ven 24 Juil - 14:37
Welcome!

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Alec vous détruit en #663300



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Ven 24 Juil - 16:46
Il ne te manque qu'une image pour être validé.

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Ven 24 Juil - 16:58
D'accord, ça s'en vient bientôt !
Ven 24 Juil - 23:30
J'adore comment tu écris ! Pauvre chat.... j'ai mal pour lui ^^.
Ven 24 Juil - 23:32
Merci (: Il a pas la vie facile, le Sama !
Et j'ai mon image, maintenant !
Messages : 519
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Age : 19
Dim 26 Juil - 3:54
J adore ton personnage !
l histoire est trop bien !
il a beaucoup souffert le pauvre

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Ne perds jamais Espoir

et garde le Sourire
Dim 26 Juil - 3:58
Merci Crystal !
Et oui, c'est un martyr né x)
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Date d'inscription : 25/02/2015
Age : 26
Dim 26 Juil - 12:20
C'est bon, je valide =)

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